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Page personnelle de l'auteur Alix Boucard

 

La communauté haïtienne de Montréal

Essai de sociologie, 168 pages.

 

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Cet ouvrage présente les principales caractéristiques de la communauté haïtienne de Montréal, devenue la troisième en nombre au sein de la métropole après celles des Juifs et des Italiens. En 1960, on comptait à peine 200 personnes d’origine haïtienne sur l’île de Montréal. Aujourd’hui, près de 50 ans plus tard, ce nombre s’élève à 54 485.

Dans un premier chapitre, il nous faut poser la problématique de l’identité haïtienne. Peut-on parler d’un tronc commun haïtien valable pour tous les Haïtiens vivant en Haïti, en République dominicaine, à Cuba, aux îles Bahamas, à Miami, à Boston, à New York, à Paris et à Montréal? Il s’agit alors de structurer des pistes de réflexion et de soulever différentes modalités d’approche.

Dans un deuxième chapitre, basé sur une conception du groupe ethnique selon Statistique Canada, nous présentons quelques données sociodémographiques.

Les troisième, quatrième et cinquième chapitres présentent la communauté haïtienne de Montréal dans ses dimensions socio-culturelles, socio-économiques et sociopolitiques.

 

 

Un livre qui fait du chemin
 


 

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Conclusion

 

Dans cette production nous avons tenté de présenter la communauté haïtienne de Montréal dans ses principales caractéristiques. Cette communauté, qui serait forte de 60 000 personnes, est, au point de vue numérique, la troisième plus importante parmi la centaine de communautés ethnoculturelles de Montréal ( après celles des Italiens et des Juifs).

 

Dans un premier chapitre, après avoir averti que présenter une communauté humaine n’est pas chose aisée en raison des multiples facettes inter - reliées de la vie sociale, nous avons élaboré sur l’identité haïtienne. Qui est Haïtien ou Haïtienne d’après les Haïtiens et Haïtiennes eux-mêmes (autodétermination)? Comment les autres groupes ethnoculturels caractérisent-ils l’identité haïtienne (hétéro-détermination). Nous avons fait mention de trois dimensions de l’identité haïtienne : la dimension géographique (être né en Haïti ou ailleurs), la dimension bio-parentale et la dimension culturelle. Il semblerait que la dimension bio-parentale, pour l’Haïtien et l’Haïtienne, soit si déterminante que les personnes, quel que soit le pays où elles sont nées à partir du moment où elles sont nées de parents haïtiens pourraient être considérées comme des Haïtiens ou Haïtiennes.

 

Nous avons également discuté de la caractérisation de la culture haïtienne par les Haïtiens et Haïtiennes eux-mêmes. À cet égard, nous avons proposé de tenir compte de trois axes d’analyse :

  1. il faut tenir compte de différents sous-groupes caractérisés par des variables comme l’âge, le milieu de naissance et de première socialisation, le statut socio-économique. À travers ses expériences dans le temps et dans l’espace, chaque Haïtien ou Haïtienne développe une représentation socio mentale particulière de la culture haïtienne;

  2. il faut également considérer les sous dimensions de la réalité sociale en ce sens que le socioculturel, le socio-économique et le sociopolitique constituent trois différentes aires d’analyse de la culture haïtienne;

  3. il ne faut pas oublier que la culture est une notion dynamique et diachronique. Ce que les Haïtiens et Haïtiennes pensent maintenant de la culture haïtienne ne correspond pas à ce qu’ils en ont pensé à l’époque l’indépendance d’Haïti et peut changer dans l’avenir.

Dans un deuxième chapitre, nous avons fait état de trois types de données socio-démographiques, à savoir :

  1. nombre de la population haïtienne au Canada, au Québec et à Montréal;

  2. répartition de la population haïtienne à Montréal selon le sexe et l’âge;

  3. répartition spatiale de la population haïtienne de Montréal dans les 27 arrondissements.

Dans un troisième chapitre nous avons tenté de présenter les principales caractéristiques de la dimension socio-culturelle de la communauté haïtienne de Montréal. À partir d’un modèle de réalité sociale à cinq dimensions - besoins, guides, pratiques, ressources et, entités socio - spatiales - nous avons structuré un modèle de présentation de la dimension socioculturelle de la communauté haïtienne de Montréal en quinze paramètres, à savoir :

  1. famille;

  2. amour et partenariat sexuel;

  3. amitié;

  4. éducation;

  5. religion;

  6. usage de lieux publics;

  7. mass médias;

  8. arts,sports et loisirs;

  9. déviance;

  10. action communautaire;

  11. langue;

  12. modèle culturel de consommation -nourriture;

  13. modèle culturel de consommation -vêtements;

  14. modèle culturel de consommation -logement;

  15. modèle culturel de consommation -transport.

Nous avons, dans ce chapitre, tenté d’évoquer les points de ressemblance et de différence entre les culture haïtienne et québécoise (celle des Québécois et Québécoises de souche). L’un des points à signaler est que la communauté haïtienne de Montréal ,contrairement à ce qu’on pourrait penser en raison de la surreprésentation de jeunes Haïtiens dans la population des gangs de rue, est, d’une façon générale, une communauté ethnoculturelle non -problématique se trouvant parmi les groupes ethniques les moins versés dans les différentes activités criminelles.

 

Dans un quatrième chapitre, nous avons présenté la dimension socio-économique de la communauté haïtienne de Montréal en six points, soit :

  1. implication des Haïtiens et Haïtiennes dans différents secteurs de l’industrie;

  2. types de leur revenu;

  3. clientèle haïtienne prestataire de l’aide sociale;

  4. petites et moyennes entreprises haïtiennes;

  5. implication des Haïtiens et Haïtiennes dans l’industrie du taxi;

  6. commentaires sur cette dimension socioéconomique
    On peut aisément relever la concentration des Haïtiens et Haïtiennes dans trois secteurs d’industrie -manufacture de vêtements, soins de santé et, taxi. Cette aisance est loin d’être évidente quand il s’agit de déterminer les différents facteurs de la précarité relative de la dimension socioéconomique de la communauté haïtienne de Montréal. Il faut signaler que dans l’univers des représentations sociales des Haïtiens et haïtiennes en rapport à cette précarité, l’exclusion à connotation raciste ne serait pas le seul paramètre.

Dans un dernier et sixième chapitre relié à la dimension socio -politique de la communauté haïtienne de Montréal, nous avons soulevé le manque de contrôle par un leadership concerté de la dynamique de l’action collective de la communauté haïtienne de Montréal (autocontrôle/politique groupal) et le manque de participation de cette communauté au contrôle du système politique (politique systémique).

 

En fin de compte, des atouts de la dimension socioculturelle de la communauté haïtienne de Montréal on peut s’attendre à un renforcement de ses dynamiques économique et politique.

 

 

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PRÉSENTATION

CHAPITRE 1 - L’identité haïtienne


1. Un modèle de réalité sociale, base de détermination ethnique

 

1. 2 Besoins / Objectifs

 

1. 3 Guides / Contraintes

 

1. 3. Ressources

 

1. 4. Pratiques sociales et comportements

 

1. 5. Les entités socio-spatiales

 

 

2. Auto-détermination

 

2. 1 Détermination

 

2. 2 Auto-caractérisation de la culture

 

 

3. Hétéro-détermination
 

 


CHAPITRE 2 - Quelques données sociodémographiques


1. Population

 

2. Population selon le sexe et l’âge

 

3. Répartition spaciale à Montréal

 

3. 1 Dix arrondissements de forte concentration

 

3. 2 Arrondissements de faible concentration

 

 

 

CHAPITRE 3 Dimension socio-culturelle

 

3. 1 Thèmes de mini-milieux

 

3. 1. 1 La famille

 

3. 1. 2 L’amour

 

3. 1. 3 L’amitié

 

 

3. 2 Thèmes de milieux intermédiaires

 

3. 2. 1 Éducation / scolarité

 

3. 2. 2 Religion

 

3. 2. 3 Arts, loisirs, culture

 

3. 2. 4 Action communautaire

 

 

3. 3 Les thèmes du maxi-milieu

 

3. 3. 1 Les mass médias

 

3. 3. 2 La langue

 

3. 3. 3 La fréquentation des lieux publics

 

3. 3. 4 Déviance et criminalité

 

 

3. 4 Thèmes de modèle culturel de consommation

 

3. 4. 1 La logique de la consommation

 

3. 4. 2 Le profil de la consommation

 

3. 4. 3 Les principaux types de consommation

 

3. 4. 3. 4 Transport

 

 

 

CHAPITRE 4 - Dimension socioéconomique

 

4. 1 Implication dans les différents secteurs de l’industrie

 

4. 2 Les différents types de revenu

 

4. 3 La clientèle prestataire de l’assistance-emploi ou de l’aide sociale

 

4. 4 Les petites et moyennes entreprises

 

4. 5 L’implication dans l’industrie du taxi

 

4. 6 Commentaires

 

 

 

CHAPITRE 5 - Dimension sociopolitique

 

5. 1 Auto-contrôle du groupe haïtien

 

5. 1. 1 L’action collective

 

5. 1. 2 Le manque de contrôle de l’action collective

 

5. 1. 3 Le caractère non-conflictuel

          du «collective action frame» de l’action collective

 

 

5. 2 Participation au contrôle du système politique

 

5. 2. 1 Niveau municipal

 

5. 2. 2 Niveau provincial

 

5. 2. 3 Niveau fédéral

 

5. 2. 4 Commentaires

 

 

 

RÉSUME ET CONCLUSION

 

AU SUJET DE L’AUTEUR

 

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FORMATION ACADÉMIQUE


Maîtrise en Criminologie ou Master en Police, Université de Montréal, 1972;
Licence en Droit, Inscription au Barreau de Port-au-Prince, Haïti, 1978;
Maîtrise en Sociologie, Université de Montréal, 1996;
Doctorat en Sociologie, Université de Montréal, 2002.

EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE

1971 :STAGIAIRE EN CONTACT AVEC DES MEMBRES DU HAUT-ÉTAT MAJOR DE LA POLICE DE MONTRÉAL. Dans le cadre de mes études en Criminologie-Option Police, je réalisais des entrevues avec quelques membres du Haut-État Major de la Police de Montréal, pendant une année, afin de mieux connaître les structures, stratégies et tactiques de ce service de Police.

1980-1986 : DIRECTEUR DE MULTI-AIDE HAÏTIENS. Cet organisme était voué à ider les Haïtiens de Montréal à résoudre une série de problèmes (Logement, Délinquance juvénile, Chômage, Immigration, etc.).En tant que directeur de cet organisme ,ma tâche consistait à mettre sur pied des structures de manière à ce que les Haïtiens profitent de toutes les ressources gouvernementales et communautaires dans leur tentative de résoudre ces problèmes.

1986-1990 : DIRECTEUR DU CENTRE DE DÉVELOPPEMENT D’HAÏTI. Cet organisme qui opérait en Haïti était voué à la mise en œuvre de structures de résolution de problèmes (Coopératives de logement, Coopératives agricoles, Comités de quartier). Cet organisme avait le statut d’Organisme non-gouvernemental selon la loi afférente de la province du Québec.

1987 (Janv.-déc.): DIRECTEUR TECHNIQUE D’UN MOUVEMENT DE 10 000 VOLONTAIRES. Ce mouvement appelé MOVELH (Mouvement de Volontaires pour des Élections Libres et Honnêtes) organisait sur toute l’étendue du territoire des comités de citoyens (120) qui s’évertuaient à sensibiliser l’ensemble de la population sur l’importance de participer massivement aux élections et qui veillaient également à la sécurité dans différents quartiers. Le docteur Louis Roy était le directeur général de ce mouvement.

1996-1998 : CRIMINOLOGUE-ÉVALUATEUR (POLICE DE MONTRÉAL). Pendant ces deux ans,j’ai eu à travailler avec une cinquantaine de jeunes de dix origines ethniques afin d’évaluer l’impact d’un projet « Jeunes à Cœur » sur le processus de leur socialisation.

2002 : SOCIOLOGUE-CONSULTANT. Depuis janvier 2002 j’œuvre en tant que consultant auprès de quelques organismes communautaires ethniques.
 

 

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