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Nuages à l'horizon, nouvelles du prochain monde, Chantal Gevrey,

Fondation littéraire Fleur de Lys

 

 

Nuages à l'horizon
 

CHANTAL GEVREY

 

Nouvelles du prochain monde,

Fondation littéraire Fleur de Lys,

Montréal, 2008, 200 pages.
 

ISBN 978-2-89612-229-5

 

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Chantal Gevrey

 

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Nuages à l'horizon, nouvelles du prochain monde, Chantal Gevrey,

Fondation littéraire Fleur de Lys
 

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PRÉSENTATION

Nuages à l'horizon, nouvelles du prochain monde, Chantal Gevrey,
Fondation littéraire Fleur de Lys
 

L’actualité nous bombarde d’images, de commentaires et de chiffres sur les effets du réchauffement climatique : le dernier record de chaleur, la force des ouragans, le recul des glaciers et autres phénomènes liés à l’environnement.

Pour ma part, je me suis demandé comment les individus et les sociétés allaient évoluer, comment nous nous adapterions, de l’intérieur, à cette crise. Sans prétendre jouer les prophètes, j’ai tenté d’imaginer quelques scènes d’un futur possible. Il ne faut voir dans mon propos ni un réquisitoire contre les gaz à effet de serre (la question est tellement plus vaste !) ni des clameurs d’apocalypse, mais plutôt une interrogation sur ce que nous devenons peut-être insensiblement.

Chacune des onze nouvelles composant ce recueil constitue une séquence de l’avenir que pourraient connaître les plus jeunes d’entre nous. Où vivront-ils, que mangeront-ils, quelles priorités mettront-ils de l’avant, comment envisageront-ils leur futur, sur quelles bases réaménageront-ils le contrat social ? Quelles idéologies les opposeront ou les rallieront ? La Terre demeurera-t-elle vivable ?

Je propose, sous forme d’histoires, quelques réponses. J’exagère ? Sans le moindre doute. Comme nous sommes très myopes face à certaines réalités, il faut parfois une loupe pour mieux voir. L’imagination a grossi, en les déformant un peu, de nombreux faits bien documentés. Mais la récolte est déjà semée. Si la réalité rattrapait la fiction ? Elle court vite, quand elle veut...

 

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TABLE DES MATIÈRES

Nuages à l'horizon, nouvelles du prochain monde, Chantal Gevrey,
Fondation littéraire Fleur de Lys

 

AVANT-PROPOS
LA CONVERGENCE DES PARALLÈLES
UNE PETITE FUMÉE BLEUE
L’ÉPIDÉMIE
CHOISIR SON CAMP
LE BANQUET, VERSION 2086
MÉMORABLES FESTINS
DERNIÈRES NOUVELLES DU PARADIS
L’ÂGE DE LA LUMIÈRE
APRÈS LA PLUIE, LE DÉLUGE
NUAGES À L’HORIZON
VOUS SEREZ COMME DES DIEUX
AU SUJET DE L’AUTEUR
AUTRES TITRES DU MÊME AUTEUR
COMMUNIQUER AVEC L’AUTEUR

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EXTRAIT

Nuages à l'horizon, nouvelles du prochain monde, Chantal Gevrey,
Fondation littéraire Fleur de Lys
 

CHOISIR SON CAMP


En sortant de la cité d’Eulis, on prend le monorail vers l’Est et le parc est là, tout de suite après la grande courbe. Le domaine bâti fait place à une sorte de plateau désert au fond duquel, lorsque le train penche dans la courbe, on devine les baraquements. Puis le convoi glisse devant de hautes clôtures en treillis métallique sur lesquelles sont fixés des panneaux d’avertissement de toutes les couleurs : voltage d’enfer, défense d’approcher, défense de toucher, danger, interdit de... (on n’a pas le temps de lire en passant). Finalement le monorail s’immobilise avec une légère secousse, se laisse descendre jusqu’au niveau du sol et on en sort devant un imposant portail de fer forgé – un luxe vraiment hors saison.


Ce n’est que la première enceinte. Des gardes en uniforme, armés et casqués, se précipitent pour fouiller les touristes avant de les escorter, la mine menaçante, vers un véhicule autoguidé appartenant au camp. Chaque passager franchit un tourniquet équipé d’un détecteur, après quoi un voyant vert s’allume et la porte se déverrouille. Une fois à l’intérieur, le visiteur est automatiquement sanglé sur son siège. Dès que l’engin, qui sait ce qu’il a à faire, se met en route, un message sonore explique le déroulement de la tournée, débite la liste des consignes de sécurité et souhaite une excellente visite au moment où les sangles se détachent. Les portes se déverrouillent aussi. Une nouvelle escouade, guère plus engageante que la première, prend en charge le groupe quelque peu interloqué par ce cérémonial. La plupart des visiteurs viennent pour la première fois et il faut reconnaître que l’endroit a de quoi impressionner le civil ordinaire, même averti. C’est grand, propre, nu. Il règne un ordre glacé plus effrayant que toutes les menaces des écriteaux.


Depuis son ouverture au public, le camp connaît un succès qui ne se dément pas. On vient de fort loin pour y passer quelques heures, parfois quelques jours. Différents forfaits, allant de la visite rapide à une combinaison de thématiques, permettent de séduire les plus difficiles : «Nourrissez vous-même un prisonnier», «Assistez à une séance de torture», «Découvrez l’atmosphère d’un camp de rééducation», «Prisonnier d’un jour», «Vivez l’expérience du cachot»… on n’a que l’embarras du choix. À leur sortie, les visiteurs consignent leurs impressions, habituellement enthousiastes, dans un registre. Les autorités utilisent, pour la publicité, les passages où l’émotion s’exprime avec le plus de force. Procédé un peu racoleur, mais diablement efficace, puisqu’à peu près tout le monde opte pour un séjour long du type multiattractions.


Pour ma part, au risque de me distinguer, j’ai choisi le programme «Visite rapide», car il permet d’aller partout et j’espérais secrètement apercevoir mon ancien ami – je devrais plutôt dire mon ancien voisin – Ignaz.


Ignaz n’est pas à proprement parler un esprit subversif ou un élément dangereux. Il a tout de même pris cinq ans d’isolement civique pour n’avoir pas soutenu la cause industrialiste avec suffisamment de conviction, lors du coup d’État des Verts. En fait, c’est sa naïveté qui l’a perdu. Avec le poste qu’il occupait, il aurait dû s’apercevoir que les temps n’étaient pas mûrs pour une révolution environnementaliste. On chuchotait que le système en place ne pourrait pas se maintenir, et je le croyais, mais Ignaz, en attendant, est allé croupir dans un baraquement loin de la civilisation, soumis aux privations et aux brimades de toutes sortes, alors qu’il lui aurait suffi de démontrer un peu de fermeté au bon moment. Il aurait pu vivre dans le quartier réservé aux nouveaux potentats de l’économie industrielle, confisqué à ceux de l’économie verte. Celui-là, on ne le visite pas : seules quelques familles riches et influentes peuvent y accéder en montrant patte blanche.


Personnellement, je suis plutôt neutre politiquement, et je me suis arrangé pour ne déplaire ni à droite ni à gauche. J’ai toujours eu un comportement écologiquement correct, tant que celui-ci restait compatible avec les objectifs de production, me gardant bien de tout zèle voyant. Ainsi, quel que soit le parti qui l’emporterait à la longue, je ne figurerais pas au sommet de la liste des suspects. Trop de retournements soudains se sont succédé pour qu’on n’apprenne pas à cultiver une certaine ambiguïté. La première fois que les environnementalistes ont failli prendre le pouvoir, la répression contre eux a été féroce, et ils ont bien sûr usé de la même médecine envers leurs adversaires le jour où ils ont accédé au gouvernement, jusqu’à ce qu’un putsch économiste rétablisse l’ordre ancien, et ainsi de suite.


Ignaz n’est pas assez compromis pour risquer la torture et la peine de mort, me disais-je, mais s’il sort jamais de son internement, il n’aura plus d’avenir. Ce sera un paria, un pestiféré. Ses anciens contacts l’éviteront, nul ne voudra l’employer ou le loger. Il finira ses jours dans la zone d’exclusion et ce sera pire que dans le camp car, s’il n’y a pas de clôtures autour de celle-ci, il n’y a pas non plus de dortoir et de cantine. Même sans avoir accès à la puce d’infamie greffée sous leur peau, on reconnaît facilement les Exclus à leur teint coloré de sans abri, à leur allure fuyante et à leur accoutrement démodé. On les pointe du doigt, on les hue, on les chasse. Il arrive qu’un Exclu, encerclé, fasse les frais de la fureur populaire. Il faut donc prendre bien soin non seulement de ne pas encourir de sanctions, mais encore de ne pas ressembler à ceux qui en ont encouru !


Ignaz est un mou. Je suis sûr qu’on ne peut lui reprocher aucun des méfaits pour lesquels les misérables peuplant ce camp étaient incarcérés. On a dû le dénoncer.


Je me souviens de son attitude lorsque nous étions enfants, à l’occasion des exercices de dénonciation. Il ne savait pas qui désigner. Il ne se décidait pas. Il fallait le pousser. Il est comme ça, Ignaz. Flottant. De là à l’accuser de traîtrise à la cause nationale, il n’y avait qu’un bien petit pas. Quel imbécile, tout de même ! Pourquoi ne pas faire semblant ? Il n’est pas bien difficile de trouver un coupable à dénoncer de temps à autre. On démontre ainsi que l’on est un bon citoyen et on nous laisse en paix pendant un bon moment.


Je pensais l’apercevoir peut-être dans le quartier des délinquants rééducables, où il y a une cour avec un point d’eau et où les détenus peuvent circuler. J’ai été surpris par la propreté méticuleuse de cet endroit, que les prisonniers nettoyaient sans relâche, alors que les détritus s’amoncellent dans la cité.


Une clameur s’est élevée tout à coup. Les touristes, agglutinés le long d’un corridor grillagé, injuriaient une colonne de prisonniers qui, escortés de leurs gardiens, se traînaient d’un pas lourd vers un autre baraquement. À mort les réactionnaires qui veulent bloquer le progrès et tuer l’économie ! À mort les enrichis de l’économie durable ! Voleurs d’emplois ! Gâcheurs de niveau de vie ! Briseurs de confort ! Ça se construit des châteaux sur le dos des chômeurs ! Ça déguste de la laitue biologique pendant que le peuple crève de faim ou engraisse à l’amidon ! Ça respire dans des oasis d’air filtré pendant que les autres inhalent des vapeurs toxiques à pleins poumons ! À mort ! La foule semblait déchaînée. Je me suis approché pour voir ce qui se passait.


Je n’ai pu m’empêcher de songer que les mêmes touristes, dans peu de temps, seraient peut-être prisonniers, et les prisonniers touristes. Car l’équilibre des pouvoirs ne tenait qu’à un fil, un fil terriblement usé. Le gouvernement a eu beau mettre les environnementalistes sous les verrous, il était incapable de redresser la situation. Trop de dégâts avaient été commis – des dégâts irréversibles. La colère qui grondait à ce moment contre les prisonniers soufflerait dans la direction opposée à la première occasion. Nombre de problèmes, qui déchaînent les passions, ne sont toujours pas réglés. Que faire, par exemple, des immenses aires bétonnées servant au stationnement des véhicules individuels ? À présent, personne ne veut de ce type de véhicules, qui rouillent par milliers aux abords des cités – ou plus exactement personne ne peut se permettre d’en utiliser, à l’exception de quelques nantis –, alors qu’on manque de place pour construire. Les uns prônent l’édification de nouveaux hôpitaux sur ces emplacements. Les autres soutiennent que les hôpitaux occupent déjà la moitié de la ville et que cela n’avance à rien puisque de toute façon, faute d’argent, on soigne de moins en moins les malades. On met au point de magnifiques instruments, des médicaments quasi miraculeux, des traitements qui nous garantissent la jeunesse éternelle pour après-demain, tandis que le commun des mortels peine à s’acheter deux comprimés pour soulager une affection banale, retrouve les vieilles recettes de sorcellerie ou meurt d’une appendicite qui traîne. Non, les apôtres de la consommation ne seraient pas toujours au pouvoir, je le savais bien. C’est pourquoi être vu voyant Ignaz pouvait avoir son utilité... tant que le gouvernement se maintiendrait. Voir Ignaz, certes, mais ne sembler à son égard ni hostile ni amical pour ne pas me compromettre. Au cas.


Que s’est-il passé au juste ? Je ne l’ai pas bien compris. Faire circuler les dernières nouvelles ne semble pas une priorité pour la direction du camp. Toujours est-il que les gardes se sont mis à courir dans tous les sens, les touristes à refluer vers le terminus des véhicules de transport des visiteurs, les prisonniers à s’agiter et à hurler. Curieusement, eux avaient l’air de savoir. Personne ne pouvait nous dire où aller ni quoi faire. Une panique de toute beauté ! Au bout de deux jours de l’anarchie la plus totale, plongés dans un maelström de rumeurs contradictoires, hirsutes, sales, affamés, égarés puis rassemblés au hasard, nous avons vu arriver de nouvelles patrouilles, armes au poing, d’autant plus redoutables qu’elles crevaient visiblement de peur. Des ordres ont été aboyés : tout le monde debout, les mains au-dessus de la tête ! dos au grillage ! silence ! pas un geste ! suivez-nous !


Pas question de miniwagons, cette fois. Il a fallu marcher. Ceux qui n’en avaient pas l’habitude ou que les journées éprouvantes que nous venions de vivre avaient affaiblis trébuchaient, tombaient. Les gardes les relevaient sans ménagement ou les traînaient à l’écart. J’ignore ce qu’il en est advenu. À l’entrée du camp, un véritable comité de salut public vérifiait les identités, consultait les fiches biométriques, interrogeait. Cela a duré des heures. Nous étions épuisés et nous ne comprenions toujours pas.


Nous avons été répartis en différents groupes et conduits, par colonnes escortées de gardes, vers différentes sections du camp. Quel cauchemar ! Après avoir tant marché, voilà que nous retournions sur nos pas. «Silence !» criaient les gardes, si d’aventure quelqu’un essayait de demander ce qui se passait, pourquoi on nous traitait ainsi et où nous allions.


C’est bien plus tard que nous l’avons appris, lorsque de nouveaux prisonniers sont venus grossir nos rangs. Un putsch environnementaliste a finalement renversé le gouvernement. Tous ceux qui visitaient les camps de rééducation, étant forcément du mauvais parti politique, y sont restés – cette fois de l’autre côté des grilles. Heureusement, mon cas ne compte pas parmi les plus graves. Mon grand-père possédait autrefois une usine de tapis de fibres recyclées, cela plaidera en ma faveur, et Ignaz fera peut-être quelque chose pour moi. Ce serait bien de sa part.

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BIOGRAPHIE

Chantal Gevrey

 

Chantal Gevrey est née à Dijon, en France. Elle a grandi dans une famille dont le père valorisait plus que tout la liberté, ce qui n’était pas très fréquent à l’époque, du moins pour les filles. On y appréciait aussi la bonne chère et les vins fins, ce que le lecteur pourra vérifier dans les menus de la nouvelle «Mémorables festins».


Enfant, Chantal Gevrey ne rêve que dessin, sculpture et décoration mais sa mère, qui ne partage pas tout à fait les idées libérales de Papa, tremble de voir sa fille devenir une dévergondée dans le milieu des Beaux-Arts. Le plan B n’a pas plus de succès : une crise d’appendicite survient la veille du concours d’entrée au lycée. Reste donc le collège avec ses techniques (Maman est ravie : ça, c’est du solide!). À l’issue de ces études durant lesquelles les chiffres lui font la
vie dure, Chantal Gevrey peut enfin gagner les rangs des «lettreux» à l’université, non sans avoir testé auparavant, durant quelques mois, le travail en secrétariat. On ne sait jamais, affirmait Maman, il faut essayer avant de dire que tu n’aimes pas ça. Désastreuse expérience, de laquelle Chantal Gevrey émerge plus morte que vive et allergique pour toujours à la sonnerie du téléphone.


À l’université, elle opte pour la géographie plutôt que pour les lettres. Question d’affinités avec les professeurs, d’aversion pour le formalisme, besoin de tenter le sort ? C’est en géographie qu’elle obtient sa meilleure note en Propédeutique, c’est donc en géographie qu’elle s’inscrira. Il faut dire qu’elle sent l’appel du large, voyage l’été avec les copines et toute l’année avec les atlas. Il y a un pays en particulier qui lui semble fait pour elle : le Canada. Il nourrit ses fantasmes depuis toujours, allez savoir pourquoi, et il est alors en pleine évolution.


Sa licence et une amorce de maîtrise en poche, Chantal Gevrey fait ses débuts dans l’enseignement. Mais le projet d’aller passer un an à l’étranger, histoire de se dépayser un peu avant d’entamer une carrière sérieuse, histoire aussi d’éprouver ses limites personnelles, prend forme. Ce sera d’abord un court séjour à Montréal à l’occasion d’Expo 67, puis on verra. Chantal Gevrey fait paraître des annonces dans diverses revues (Internet n’existe pas encore), pour trouver des contacts et se documenter avant de traverser l’océan. Elle ne veut pas consommer du paysage et des clichés mais découvrir aussi les gens, dépasser les apparences. Une seule personne lui répond, et ce jeune homme deviendra son mari. Il se trouve, Maman, que c’est un artiste peintre !


De retour en France à la fin de l’été, Chantal Gevrey se demande pourquoi attendre davantage pour découvrir ce pays dont elle n’a encore pratiquement rien vu. Aussi reprend-elle aussitôt l’avion en sens inverse, débarque une nouvelle fois à Montréal, trouve une chambre avec pension et se met à la recherche d’un travail, n’importe lequel.


Retour aussi au secrétariat, puisque la rentrée scolaire a déjà eu lieu. Toutefois, ce métier réserve bien des mésaventures à celle qui n’avait déjà pas la moindre affinité pour lui. Au bureau médical où elle a trouvé un emploi à 25 dollars par semaine (la pension en coûte 20), Chantal Gevrey découvre des tâches inusitées, comme préparer les patients pour leurs examens. Elle découvre aussi, mortifiée, que les claviers des machines à écrire sont différents d’une rive à l’autre de l’Atlantique. Adieu les automatismes, bonjour les erreurs de débutante !


Après quelques semaines, un poste d’enseignant devient disponible dans une école secondaire voisine. C’est le début d’une carrière qui, quarante ans plus tard, se poursuit.


Le dépaysement, c’est aussi la solitude. Le démon de l’écriture revient au galop. Il a toujours été là, à guetter toutes les occasions de se manifester, mais que de choses il a tout à coup à dire ! Il a bien fait de se laisser aller, puisque par la suite le travail au cégep, de nouvelles études à l’Université de Montréal et la naissance de trois enfants ne lui ont pas souvent laissé les coudées franches.


Aujourd’hui grand-mère de trois petits-enfants, Chantal Gevrey se prépare à la retraite, se promettant bien de pratiquer enfin à temps plein le métier d’écrivain, dans la liberté que donne l’absence d’ambitions carriéristes. Bonheur tatol, comme dit Barcelo.


Chantal Gevrey est membre de l’UNEQ (Union des écrivaines et des écrivains québécois) et de l’AAM (Association des auteurs de la Montérégie).

 

 

Prix Robert-Cliche, premier roman, 2000

 

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BIOBLIOGRAPHIE

Chantal Gevrey

 

PUBLICATIONS «TRADITIONNELLES»

 

Ô 450 ! Scènes de la vie de banlieue (récits).

Montréal, Marchand de feuilles, 2005.

 

IMMOBILE AU CENTRE DE LA DANSE (roman).

Montréal, VLB éditeur, 2000 et Québec-Loisirs, 2001. Prix Robert-Cliche.

 

VENTS CONTRAIRES (poèmes).

Paris, Les Paragraphes littéraires de Paris, 1968.

 

 

PUBLICATIONS EN LIGNE

 

NUAGES À L'HORIZON (nouvelles du prochaine monde),

Montréal, Fondation littéraire Fleur de Lys, 2008.

 

ZOÉ INACHEVÉE (roman),

Paris, éditions en ligne Le Manuscrit, 2007.

 

LES NOUVEAUX CANNIBALES (Contes politiquement incorrects),

Montréal, Fondation littéraire Fleur de Lys, 2006.

 

TRAJETS (triptyque urbain),

Québec, Fondation littéraire Fleur de Lys, 2005.

 

NOTRE-DAME DU CLOU (roman),

Paris, éditions en ligne Le Manuscrit, 2004.

 

RÉCITS DE L’EN ALLÉ (nouvelles),

Québec, Fondation littéraire Fleur de Lys, 2004.

 

 

DIVERS

 

UN MONDE EN MOUVEMENT (manuel de géographie), sous le nom de Chantal Grenier, en collaboration avec Nathalie Thibault. Laval, Études Vivantes, 1995. Mention au Prix du Ministre de l’Éducation.

 

Plusieurs nouvelles et essais dans les revues MŒBIUS, ZINC et VIRAGES.

 

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COMMUNIQUER AVEC L'AUTEUR

Chantal Gevrey

 

Chantal Gevrey se fera un plaisir de lire
et de répondre personnellement à vos courriels.

Adresse de correspondance électronique :

chantalgevrey@hotmail.com

 

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