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Mazurka
Rien ne
captive autant que ce particulier
Charme de la musique où ma langueur s'adore,
Quand je poursuis, aux soirs, le reflet que mordore
Maint lustre au tapis vert du salon familier.
Que j'aime entendre alors, plein de deuil singulier,
Monter du piano, comme d'une mandore,
Le rythme somnolent où ma névrose odore
Son spasme funéraire et cherche à s'oublier !
Gouffre intellectuel, ouvre-toi, large et sombre,
Malgré que toute joie en ta tristesse sombre,
J'y peux trouver encor comme un reste d'oubli.
Si mon âme se perd dans les gammes étranges
De ce otif en deuil que Chopin a poli
Sur un rythme inquiet appris des noirs Archanges.
Émile
Nelligan
Ce
poème est du domaine public. |
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