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Ces gens-là nous frôlent
comme de véritables zombis. Nous percevons rarement leur ombre et
pourtant, à notre insu, sans bruit, ils marquent notre existence.
Nous en connaissons tous, mais nous les ignorons avec dédain comme
s’ils nous étaient étrangers.»
Livre où la vérité éclate, où des situations, dures à admettre dans
notre nouveau millénaire, nous giflent au passage. L’auteur décrit
les circonstances actuelles dans toute l’étendue du malheur qu’elles
sèment. Il fallait de l’audace pour dénoncer une certaine misère du
monde. Des êtres qui souffrent et tentent, avec rien, de se donner
un semblant d’espoir. Ils luttent dans tous les domaines et essaient
de faire face aux adversités.
«Ces gens-là? Oui des éprouvés que personne ne voit ou évite de
voir… sauf un destin implacable, qui lui, va constamment à leur
rencontre. Elsa, George? Une femme et un homme remplis de courage,
de fierté, capables de partage et de compréhension.»
Plus qu’un roman, ce livre est un document qu’il faut absolument
lire même si certaines conditions de la destinée humaine font mal et
révolte.
Michèle Pichery
Ces gens là nous frôlent comme de véritables zombis. Nous percevons
rarement leur ombre et pourtant, à notre insu, sans bruit, ils
marquent notre existence. Nous en connaissons tous, mais nous les
ignorons avec dédain, comme s’ils nous étaient étrangers.
Ces gens là n’auront jamais leur nom gravé au coin d’une rue et
encore moins à l’angle d’une place publique. De leur passage parmi
nous, tout s’effacera très vite dans le néant de l’oubli, bien avant
même, que le premier de leurs ossements ne soit tombé en poussière
dans la fosse commune où on les aura relégués. Et pourtant... Ils
s’appellent Pierre, Jean, Jacques, Odile Marie ou on ne sait trop
comment. Nos pas foulent le pâle filigrane de leurs traces. Trop
pressés de conduire nos vies, nous les snobons de toute notre
indifférence. Pire ! A peine ont-ils disparu de notre horizon, notre
société composée de gens bien comme il faut, tous du meilleur bon
chic bon genre, notre société s’empresse de gommer tout vestige
susceptible de nous les rappeler. Un rapide coup de bulldozer ici ou
là, un bon nivelage, un building flambant neuf, permettent de
tourner définitivement la page. Et faute d’héritiers, le tas de
meubles branlants, les vieilles hardes et effets personnels n’auront
même pas la faveur d’un recyclage chez les chiffonniers d’Emmaüs.
― Qu’on brûle tout !
Pensez ! On ne peut laisser subsister le moindre indice sur leur
existence d’hier, cela fait trop incongru. Et puis... ! Et puis, que
représentent ces gens-là face à l’actualité ?
Les affaires de cœur d’un grand dirigeant, la mort tragique d’une
princesse, les attaques terroristes, la montée de l’intégrisme, la
bourse qui se casse la gueule et surtout le sport, on se doit d’être
au courant. Les scandales du dopage, la drogue, un nouveau pacte de
concubinage, sans oublier les ravages d’un SIDA qui nous empêche de
courir la gueuse ; des voitures qui ne cessent de polluer, des
affaires juteuses de recel d’abus de biens sociaux, c’est important.
Vraiment beaucoup plus important que ces gens-là !
Les trente minutes d’informations d’un journal télévisé, écourté en
raison du match de football qui suit, les seize pages des
quotidiens, saturées de tous les hauts faits politiques et divers,
noyés dans huit pages de résultats sportifs, il ne reste pas le plus
petit instant ni la moindre place à accorder à ces gens là.
― Ah ! Ces gens-là ! Mais qu’ils nous foutent la paix !
Engloutis dans le tourbillon frénétique de nos occupations
quotidiennes ; angoissés par la peur du manque, du chômage,
poursuivis par notre soif de confort, de bien-être, ou plus
simplement accrochés à un portable, perdus dans une conversation
animée au milieu d’une foule de passants anonymes, quand nous ne
surfons sur Internet : ― Pourquoi nous préoccuper de ces gens-là ?
Notre esprit est bien trop absorbé pour que nous puissions leur
accorder une quelconque attention !
Alors, ils passent près de nous et, comme des spectres, ils nous
effleurent en catimini. Nous ne les voyons même plus. Mieux : nous
les ignorons !
Éternels inadaptés à notre société, pareils aux mauvais clichés
tirés des négatifs voilés, qui viennent grossir la pile des rebuts
voués à la rognure des rats, ces gens-là sombrent, disparaissent...
n’existent plus ! A peine si nous leur concédons une ligne, une
ligne et demi tout au plus :
― Décès de Monsieur Untel en sa énième année à l’hospice
Sainte-Anne, dans la mesure toutefois où il reste encore un peu de
place inutilisée en bas de la rubrique nécrologique.
...Enfin, nous respirons !
Un, deux, dix, vingt, trente ans... ou plus ! Le temps s’est écoulé
et nous avons construit notre vie. L’enfant a grandi ; l’adolescent
a mûri ; l’adulte s’est assagi. Repu, comblé, gavé, heureux, il
contemple sa vie, il plonge dans ses souvenirs… Les images défilent
dans sa tête : mariage, naissances, amours, réussite
professionnelle, voyages, des rires, de rares soucis, quelques
pleurs... Une aura de bonheur, une félicité presque parfaite... Il
rêve. Il remonte le temps. Dans un univers intemporel, il retrouve
ses amis, les lieux... Le décor s’organise...
Soudain, un léger brouillard se forme, vient se superposer
doucement. Indissociable ; gravé quelque part dans l’inconscient,
tiré d’un coma profond, inoubliable, le fantôme de ces gens-là
reprend forme, retrouve toute sa plénitude.
Alors que les noms, les prénoms, les visages même, de la plupart des
personnes autrefois intimement liées à notre existence, se sont
estompés, alors que leurs profils incertains se perdent dans le flou
des méandres d’une mémoire capricieuse, ces gens-là, ces gens de
rien, réapparaissent avec une curieuse netteté.
Sur le tableau d’une misère généreuse, dans la froideur des couleurs
du dénuement, de la pauvreté, ils ne reflètent pas la tristesse. Non
!
Étrangement, ces gens-là, ces petites gens, qui jamais ne tendirent
la main pour mendier un minimum vital auquel ils auraient pu
prétendre, qui, sans geindre, ployèrent sous le joug d’une destinée
implacable, ces gens-là, ces proscrits de notre bien-être, revivent
dans notre esprit. Les pièces du puzzle de leur existence
laborieuse, entassées pêle-mêle sous le tas de poussière mentale de
tous nos grands principes d’égoïsme bourgeois, s’organisent, se
marient, se combinent. Comme animées par l’effet d’une magie
rocambolesque, elles chassent tout ce qui peut encombrer leur passé.
Mais, ces gens-là, qui sont-ils donc pour oser ainsi perturber notre
tranquillité débonnaire de parvenu grassouillet et comblé ? Soulevez
le voile posé sur vos souvenirs ! Dans les méandres de votre mémoire
fatiguée, partez à la recherche de leur ombre...
Êtres sans âge, ces gens-là, dos courbé, cassés par le
fonctionnement imparfait de l’horloge de leur vie, sont les éternels
grands gagnants de la roue de l’infortune. Relégués, ignorés de
tous, intouchables de nos sociétés civilisées, nous les écrasons
sans regret, ni remords, tout en ignorant la grande noblesse de leur
âme.
Homme de peine, tâcheron, bonne à tout faire, larbin, souillon, ils
se drapent dans leurs habits de gala. Chaussés de leurs galoches,
dans la lueur vacillante de nos illusions, pèlerines accrochées aux
patères, en robe de grosse toile rêche, ou en cotte de velours
élimé, ces gens-là activent leur balai, manient la hache et la scie.
Ils enfoncent le clou, fendent le tronc de notre indifférence.
Et, certains soirs, quand Salem est désertée, ces gens-là nous
hèlent et nous dévoilent l’oasis de leur cœur...
Originaire
de Langres, j'ai grandi en
Lorraine, pour émigrer à
Paris pour ma vie
professionnelle, puis je me
suis fondu dans la douceur
angevine. Avant de m'adonner
pleinement à l'écriture,
j'ai attendu ma complète
maturité. Et, dans le
tumulte d'une existence
mouvementée, sans cesse,
j'ai emmagasiné souvenirs
sur souvenirs au fond de ma
mémoire. Ces souvenirs,
aujourd'hui, se décantent
peu à peu jusqu'au moment,
où, je les assemble pour
vous offrir de magnifiques
feux d'artifices.
En janvier 1995, j'ai
publié, à compte d'auteur,
PSYCHOSES Ou Les Droits De
L'Esprit , un recueil de 196
pages où, à travers des
poèmes, des réflexions, des
maximes et des chansons,
agrémentés de mes
illustrations, tout lecteur,
de 7 à 77 ans, peut trouver
sa part de rêve, d'humour.
A partir de cette période,
comme un torrent trop
longtemps retenu, un flot de
mots fuse de mon esprit. Ils
s'enchaînent, se marient,
les images s'ordonnent,
brossent des tableaux. Pour
couronner le tout,
parallèlement à une cascade
de poèmes, contes pour
enfants, nouvelles, je me
lance dans la grande
aventure du roman.
Que ce soit il y a 10, 20,
30 ans et plus, ou
maintenant, tout ce que l'on
vit au fil des pages de mes
romans, est toujours
d'actualité.
Ecrivain Romancier, Poète,
Je n'ai pas été, ne serai
pas, Je suis !
Mes écrits dans leurs élans
de vérité ont des éclats
d'éternité, ils ne
vieilliront pas.
Des informations
complémentaires concernant
mes ouvrages, couvertures,
extraits..., ou moi, sont
disponibles sur mon site web
:
http://www.planetexpo.fr/fgirard/
François Girard se fera un plaisir de lire
et de répondre à vos courriels.
Voici son adresse électronique :
Fran2sol@aol.com
Sites Internet:
http://www.planetexpo.fr/fgirard/
http://www.members.aol.com/fran2sol/mapage/Accueilx.htm
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Bonjour,
Auteur, (lauréat de nombreux prix littéraire), avec un deuxième roman prêt à être édité : "Le Chant du Coucou" dont le manuscrit fut primé trois fois, désireux de faire connaître mes écrits au-delà des mers, dans les pays francophones je dis :
"Bravo ! Enfin, une méthode inédite pour porter des oeuvres littéraires, dignes d'intérêt, à la connaissance de lecteurs lointain."
François Girard, Mozé sur Louet, France.
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