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Germain Brillon nous propose son premier roman, Le parcours,

inspiré d'une histoire vraie poignante !

 

LE PARCOURS

 

 

GERMAIN BRILLON


Roman biographique

Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2013, 200 pages.

 

ISBN 978-2-89612-447-3
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Couverture souple couleur

Format 6 X 9 pouces

Reliure allemande

 

 

Exemplaire papier : 24.95$ (Canada)

Exemplaire numérique : 7.00$ (Partout)

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Le parcours, roman biographique,

Germain Brillon, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

 

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PRÉSENTATION

 

Le parcours, roman biographique,

Germain Brillon, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

Largement inspiré d’une histoire vraie qui pourrait ressembler à bien d’autres, il s’agit ici du récit d’une vie chambardée dès son aurore par l’intervention imprévue d’un agresseur. Le lecteur comprendra que les noms des personnages, des lieux, et la chronologie des événements ont été modifiés. L’imaginaire surfe sur la réalité de cette tragédie. Il en résulte un gâchis de vie d’où suintent jusqu’à son crépuscule l’absence de confiance en soi et une tristesse infinie que rien ne pourra tarir.

 

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EXTRAIT

Le parcours, roman biographique,

Germain Brillon, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

PREMIÈRE PARTIE - LA CHUTE

 

CHAPITRE I - LE RETOUR


— T’en fais pas, ça va aller…

 

Il s’empressa de raccrocher le combiné, n’osant avouer à sa sœur qu’il n’y croyait plus beaucoup, à ce : « ça va aller! »

 

Ces derniers mots de Jacques à Diane la rendirent perplexe. Un nuage sombre embua ses yeux. Machinalement, elle releva une mèche de ses longs cheveux noirs, laissant deviner une ride d’inquiétude sur son front. Elle se doutait bien qu’il était en difficulté plus qu’il ne voulait le laisser croire. Jacques lui paraissait si seul… si loin, et elle le savait sans aide.

 

Comme un vieil orme oublié au milieu d’un champ en jachère, Jacques assumait seul sa vieillesse au sein d’une maison enfouie sous la forêt à l’extrémité d’un rang peu fréquenté de la campagne. Fuyant la société qu’il avait du mal à côtoyer, il y vivait depuis une vingtaine d’années.

 

Diane peinait à comprendre cette vie de reclus.

 

« Enfin, se dit-elle, à demi résignée, puisqu’il me dit de ne pas m’inquiéter. » 

 

 

* * *

 

 

Pensif, Jacques jeta un regard inquiet par la large fenêtre devant lui. Une neige lourde et mouillée n’en finissait plus de tomber. La forêt se laissait habiller de blanc en silence. Déjà, l’herbe de la terrasse ne représentait plus qu’un souvenir.

 

Dans sa tête, des pensées lourdes et mouillées aussi.

 

« Une neige à bonhomme, » se dit-il avec un brin de nostalgie en se remémorant, l’espace d’une seconde, les jeux d’hiver de son enfance, pendant qu’une larme se détachait de sa paupière, errait un moment dans le sillon creusé par l’âge près de son nez et s’arrêtait à la commissure de ses lèvres.

 

Il l’attrapa de sa langue et en goûta le sel avec émotion.

 

« Ça va aller… Ça va aller… Oui, oui, » se répéta-t-il comme pour se convaincre.

 

La journée tragique de décembre qu’il venait de vivre tiraillait ses pensées. Tout ce qu’il avait cru solide comme le roc, subitement si fragile. La dernière courbe de sa vie tracée avec tant de conviction et maintenant si brumeuse. Un sombre pressentiment perché en lui comme un oiseau de malheur laissait maintenant présager le pire. La neige qui s’amoncelait aujourd’hui, celle d’hier et celle de demain hâteraient-elles sa décision? Allait-il quitter ce lopin de terre qu’il avait choisi, abandonner cette forêt qu’il aimait tant? Elle était son refuge, loin de la méchanceté des hommes. Il en connaissait tous les recoins comme s’il les avait façonnés. Il ne pouvait concevoir un autre mode de vie. C’était sa manière à lui d’éviter les regards réprobateurs et de cacher la honte qui l’habitait encore. Dans ce paradis perdu et privé, il avait tenté de remettre à flot cette confiance qui lui avait si cruellement fait défaut sa vie durant.

 

Il se voyait maintenant engagé sur la pente du déclin, croulant sous le cumul des ans comme une vieille grange dont la charpente fléchit sous le poids de la neige. Ses forces, jadis sans limites, lui échappaient, fuyaient par tous les pores de sa peau. Ces derniers mois, il avait noté sa démarche plus hésitante. Sa mémoire aussi. Oui, sa mémoire, elle se délabrait. Elle chancelait au point que cet automne, il avait perdu sa route, pour la première fois, dans sa propre forêt… sans y rien comprendre. Pourtant jusque-là, il avait cru en connaître chaque arbre, mieux que le fond de sa poche! Et, il avait éprouvé une incompréhensible peur. Peur des arbres qui subitement se ressemblaient tous. Un labyrinthe imprévu. Il avait failli y laisser sa peau. Il avait dû s’arrêter, s’asseoir sur une souche, tenter de s’orienter. Un moment, le soleil qui se couchait en s’agrippant au sommet des sapins avait guidé son choix. Il avait marché vers lui, à tâtons, jusqu’à sa disparition complète derrière les hautes ramures. Puis, à travers l’obscurité, il avait continué à avancer, dans une direction imaginée. Au petit jour, entre les arbres encore barbouillés de nuit, sa maison était soudainement apparue, à quelques mètres de lui.

Il avait fondu en larmes en la découvrant.

 

Il vivait seul dans cette maison, bâtie par lui, près d’un lac artificiel creusé aussi par lui. Depuis au moins vingt ans, il cherchait à comprendre le mal de sa vie, à en recoudre les bouts effilochés. Cette maison, il l’avait plantée là, au milieu de la forêt, comme un arbre dont les fenêtres auraient été percées par le bec effilé d’un grand pic. Chaque matin, le ricanement de cet oiseau qui s’affairait non loin de là à mitrailler le squelette d’un vieux hêtre le faisait frémir. Les fenêtres, il les avait voulues larges; pour pouvoir suivre et s’intégrer à l’activité bourdonnante du sous-bois. Avec soin, il avait choisi de grosses pierres pour en ériger les murs; un mélange harmonieux de vert et de gris qui lui donnaient un air frondeur, capable d’affronter les pires tempêtes hivernales. Pour ajouter à son efficacité, il l’avait aussi coiffée d’un toit pointu. « Comme le faîte d’un sapin, se disait-il, afin que la neige ne puisse s’y accrocher. » 

 

À l’intérieur, un foyer, affublé de ces mêmes pierres, occupait le mur en angle droit avec celui des fenêtres. Devant, il avait installé un fauteuil basculant en cuir patiné par l’usure. Il aimait s’y prélasser durant les longues soirées d’hiver. Il pouvait alors tout à la fois admirer la forêt et les flammes du brasier qui se caressaient. Ces moments savoureux devenaient pour lui des occasions de méditations et de rêveries inépuisables.

 

Il passait la plupart de son temps dans cette pièce, à la fois son salon et sa cuisine. Tout au fond, un poêle à bois, jadis très utile, avait maintenant l’air de s’ennuyer. Il ne s’en servait plus, ne sachant plus très bien comment se concocter un repas. Il préférait de loin se réchauffer du « tout prêt » sur le feu de son foyer ou, en été, sur un petit brasier allumé près du lac.

 

Mais, ce soir rougeoyant d’automne, tout avait basculé. Il s’était égaré sur sa propre terre, dans cette forêt qu’il avait pourtant sillonnée tant de fois, en tous sens, parvenant toujours à retrouver sa route. Pendant un instant, il avait craint ne plus jamais revoir sa maison. Elle s’était volatilisée parmi les arbres, comme dans un mauvais rêve.

« Comment cela a-t-il pu m’arriver? » se demandait-il, incrédule.

 

Et comme si cette journée n’avait été qu’un prélude à ses déboires, hier encore, il en avait vécu une autre, plus traumatisante que la première. Pour tenter de dénouer son angoisse et sur un ton qui se voulait rassurant, il venait d’en parler à Diane. D’un trait, il avait débité sa mésaventure.

 

L’avait-elle bien reçu? Il n’en était pas certain.

 

Pendant que les larmes continuaient de glisser une à une sur ses joues, il repassa à nouveau le film de ce drame.

 

La journée avait débuté par un coup de fil à sa voisine la plus proche; celle qu’il se plaisait à nommer sa chauffeuse de taxi et qu’il appelait chaque fois qu’il avait à sortir. Depuis le décès de son mari, elle aussi vivait seule dans une maison délabrée, à un kilomètre de chez lui. Elle possédait une voiture brinquebalante encore plus abîmée que sa maison, mais qui tenait toujours la route. Elle s’en accommodait. Mis à part son viraillage dans le rang en quête des derniers ragots, elle n’allait jamais très loin. Une fois la semaine, elle s’en servait pour faire ses courses au village et une fois l’an, elle se rendait à l’Hôtel de Ville pour acquitter ses taxes. Ses seules sorties; mis à part bien entendu les quelques sous qu’elle pouvait tirer de Jacques en le conduisant où il le désirait.
 

 

 

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AU SUJET DE L'AUTEUR

 

Germain Brillon

 

Germain Brillon arpente les plaines en banlieue sud de Montréal depuis son enfance. Son imaginaire est imprégné par les vastes espaces qui bordent le fleuve Saint-Laurent. Très tôt, il développe un intérêt pour les arts et surtout pour la littérature.


Toutefois, après des études universitaires, il met de côté son penchant pour l’écriture et se laisse attirer par l’aspect humain de la médecine. Il devient pédiatre et exerce cette profession à Boucherville pendant de nombreuses années. À la retraite, il effectue un retour à la littérature et publie en 2007 un premier livre : ERRANCE, un recueil de poèmes qui sera finaliste au prix Génie de la même année. Deux de ses poèmes se rendent aussi en finale de concours internationaux. Le premier, en 2008 à l’occasion du XIIe Sommet de la Francophonie. Il est publié dans une anthologie intitulée : Là où se rétrécit le fleuve, éditions Écritout. Le deuxième, en 2011, lors du concours international de poésie : « L’encre bleue » de Cavalaire sur Mer, France. Entre temps, il publie aussi quelques histoires et nouvelles pour des revues littéraires.

 

 

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