Les romans policiers de Guy Dussault

Les enquêtes du surintendant Jonathan Elliot

Des oiseaux de mauvais augure

Fondation littéraire Fleur de Lys,

Lévis, Québec, 2009, 310 pages.

ISBN 978-2-89612-292-9 

Exemplaire numérique : 7.00$ CAD

 

 

PRÉSENTATION

Des oiseaux de mauvais augure, roman policier, Guy Dussault,
Fondation littéraire Fleur de Lys

L’ornithologie est un passe-temps normalement peu dangereux. Du moins, c’est habituellement le cas dans le réputé marais de St. Andrew. Mais quand un passionné d’oiseaux se fait sauvagement assassiner, le surintendant Jonathan Elliot, de la police métropolitaine de Philippsburg, lui-même ornithologue amateur, doit délaisser ses vacances pour prendre charge de l’enquête, assisté de l’inspecteur Gordon Birchin.

 

Ce qui, au départ, constitue un fait divers, deviendra rapidement le premier maillon d’une chaîne étrange pour Elliot et Birchin. Au-dessus de St. Andrew comme de Georgetown, la ville avoisinante, volent des oiseaux de mauvais augure.

 

L’auteur nous présente ici son premier roman policier, mêlant avec humour l’ornithologie et le suspens.
 

TABLE DES MATIÈRES

Des oiseaux de mauvais augure, roman policier, Guy Dussault,
Fondation littéraire Fleur de Lys

Personnages identifiés dans le roman

 

Prologue

 

Chapitre 1 − La pêche de la grande aigrette

 

Chapitre 2 − L’accouplement des gallinules

 

Chapitre 3 − Le plongeon de la douce colombe

 

Chapitre 4 − La danse hautaine du paon

 

Chapitre 5 − La parade de l’érismature rousse

 

Chapitre 6 − Le doux chant des grenouilles

 

Chapitre 7 − Un passé douloureux

 

Épilogue

 

Au sujet de l’auteur

 

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EXTRAIT

Le Smiling Duck, roman policier, Guy Dussault,
Fondation littéraire Fleur de Lys

 

Prologue

 

Il l’attendait déjà depuis près de vingt minutes. Il savait qu’elle finirait par passer à cet endroit, car ses observations des jours précédents lui avaient permis d’établir son itinéraire avec précision. Cependant, elle était en retard et cela l’irritait au plus haut point. La chaleur et l’humidité le faisaient suer à grosses gouttes. Sa chemise collait à sa peau. Il l’imaginait dans le même état, sa poitrine moite visible à travers le tissu mouillé de sa blouse blanche. Elle payerait pour son retard. Il avait préparé un scénario de rencontre fortuite qui devait les amener là où il souhaitait aller. Plus le temps avançait, plus la chaleur l’accablait et plus son imagination délirait. Le scénario se modifiait dangereusement.

 

Lorsqu’il la vit arriver, il ne se contenait plus.

 

 

 

Extrait du Chapitre 1

 

La pêche de la grande aigrette

 

Les premières lumières de l’aube n’étaient pas encore apparues que les oiseaux avaient déjà fait entendre leurs chants. Dans le territoire du marais de St. Andrew comme au bord de la route y conduisant, des couples de carouges à épaulettes[1] volaient de branche en branche à travers les arbustes et les buissons. Les mâles, superbes avec leur livrée noire et leur tache rouge et or aux épaules, poursuivaient gaiement les femelles brunâtres, au dessous fortement rayé. Parfois, l’un d’eux se posait au sol pour y capturer un insecte. Au loin, une grande aigrette s’approchait en volant au-dessus de la rivière. Le ciel, lentement, prenait des couleurs annonçant que la journée serait fort belle. Quelque part dans les bois entourant le marais, un grand pic, un mâle aux moustaches rouges, tambourinait sur un arbre mort et le bruit raisonnait à la grandeur du marais. De rares hirondelles bicolores attrapaient au vol, dans un ballet incessant au-dessus de l’eau, les insectes constituant leur premier repas de la journée.

 

Plus tard, après son vol de reconnaissance, la grande aigrette s’était posée dans l’eau et était restée pratiquement immobile. Elle se tenait maintenant légèrement penchée, dans la partie moins profonde et plus calme de la rivière, le cou étiré et son long bec jaune près de la surface de l'onde. Son reflet lui apparaissait clairement et elle semblait se contempler. En réalité, elle était à l'affût d'un poisson qui se préparait à commettre l'erreur de passer à sa portée. Le jeune homme, lui, contemplait l'aigrette. Agenouillé derrière un buisson tout près de la rive, il l'admirait depuis au moins dix minutes. En raison de la rosée, ses pantalons étaient trempés aux genoux, il était légèrement transi et comme il n’avait pas pris le temps de déjeuner avant de partir, son estomac lui signalait bruyamment qu'il avait faim. Mais il patientait. Pour lui, pouvoir observer cette magnifique aigrette blanche en ce beau jeudi matin frisquet du début de mai valait nettement ces quelques inconvénients auxquels il lui serait facile de remédier plus tard. Il se voulait donc ignorant de tout stimulus qui n'avait de lien avec son observation.

 

Jimmy Arnold s'était promené au bord du marais et de la rivière pendant près d'une heure avant de finalement apercevoir la grande aigrette en vol au moment où elle faisait un virage et amorçait sa descente en vue de se poser dans l'eau. Il s'était doucement approché et s'était agenouillé pour mieux la voir sans être remarqué et risquer de l'effaroucher. Ses jumelles neuves aux yeux, il pouvait nettement voir l’œil doré de l’oiseau et son lore vert, situé entre le début du bec et l’œil, qui montrait que l’oiseau était un adulte en plumage nuptial.

 

Arnold était fier de ses jumelles achetées à gros prix. C’était là une dépense nettement exagérée qu’il avait faite en cachette de son épouse, mais cela en valait tellement la peine. Il avait dû économiser des mois pour se les offrir et, toujours sans le dire à sa femme, il avait même encaissé les quelques obligations du gouvernement héritées de son père pour couvrir l’achat. Preuve que Dieu, à tout le moins, lui pardonnait cet excès, il pouvait les étrenner en contemplant le plus bel oiseau qu’il avait vu jusqu’à ce jour.

 

Juchée sur ses longues pattes noires, la grande aigrette se préparait à piquer son long bec vers le poisson. Finalement, pensait l'ornithologue amateur, il aurait enfin quelque chose de formidable à raconter à la prochaine réunion du club dont il faisait partie et son heure de gloire serait au rendez-vous. Tout en s'imaginant la scène dans sa tête, il se prit à sourire. Il avait bien perçu distraitement quelques bruits derrière lui, mais n'en avait pas tenu compte, son esprit étant trop absorbé par ses rêves. La barre de fer le frappa fortement à l'arrière de la tête et il bascula lourdement vers l'avant, le haut de son corps plongeant dans la rivière avec un bruit soudain. Il mourut sans même le réaliser. Apeurée par le bruit au moment même où elle se préparait à l'attraper, la grande aigrette manqua le poisson et s'envola aussitôt. La gorge de Jimmy Arnold fut tranchée puis son corps fut poussé entièrement dans l'eau et se mit très lentement à la dérive.

 

[1] Dans le roman, les oiseaux sont identifiés selon la désignation des espèces ayant cours en 2006 plutôt que celle utilisée à l’époque où se déroule l’histoire.

 

AU SUJET DE L'AUTEUR

 Guy Dussault

 

 

Fils unique, Guy Dussault est né à Québec le 18 septembre 1952. Il a fait ses études secondaires au réputé Collège des Jésuites (devenu depuis le Collège Saint-Charles-Garnier) et ses études collégiales au Collège François-Xavier-Garneau.

 

Licencié en droit de l’Université Laval en 1974, il est assermenté comme avocat au Barreau du Québec en décembre 1975.

 

Il a exercé sa profession durant plus de trente ans dans différents organismes du gouvernement du Québec, mais principalement à la Société de l’assurance automobile, d’abord comme avocat puis comme cadre juridique à compter de 1992, pour finalement prendre sa retraite au début de l’année 2009.

 

Il a développé au cours des années plusieurs champs d’intérêts pour des loisirs qui peuvent tout aussi bien être pratiqués en solitaire qu’en groupe, dont plus particulière­ment la généalogie et la photographie. Au début des années 2000, il a renoué avec l’ornithologie à laquelle il s’était adonné quelque peu dans sa jeunesse, en y ajoutant le défi de photographier les oiseaux qu’il peut admirer dans les nombreuses régions du Québec.

 

Avec sa conjointe d’origine vietnamienne, il a par ailleurs effectué divers voyages en Europe qui leur ont permis de visiter ensemble tant les villes importantes comme Paris, Londres, Amsterdam, Rome, Vienne, Athènes et Istanbul que des régions plus romantiques comme la Côte d’Azur, l’Italie du Nord, la Toscane et les îles grecques.

 

Meublant beaucoup de ses heures de loisir par la lecture, particulièrement celle de romans policiers, il s’est laissé tenter par l’expérience de l’écriture, sans pour autant abandonner ses autres champs d’intérêt.

 

 

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