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Page personnelle de l'auteur Henri Vario

Le temps des bâtards

Roman, 118 pages.

 

 

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Créer la fiction à partir d’une sorte de réalité à la fois historique et individuelle : ces nouvelles s’intègrent dans un courant littéraire caractérisé par un travail sur la mémoire, une recherche identitaire distortionnée jusqu’au fantastique.

 

Dans" Le Temps des Bâtards", un enfant crache et entend : " Ne me ressemble pas, ne me touche pas. Je ne te comprends pas, tu n'es pas des miens et tu es mon fils, une excroissance maudite de mon exotisme lubrique. Un mollard sur du pain. "

 

Momo, chômeur dans " Un Bouquet pour Lisbeth", affirme "Il est d'autres liants (du couple) plus subtils, beaucoup moins avouables. Le véritable combustible de la flamme amoureuse demeure l'intégration sociale."

 

A chaque récit, une descente aux enfers avec, en filigrane, l'angoisse de l'échec des métissages sociaux, culturels ou raciaux. Un cauchemar bien actuel.

 

 

Avertissement de l'auteur

Selon la formule consacrée, force m’est de préciser clairement que toute ressemblance entre les personnages ou organismes, cités dans cette œuvre de pure fiction, avec des personnes physiques ou morales existantes ou ayant existé ne serait que fortuite et de pure coïncidence.

 

Ceci étant, nul doute que certains paltoquets, quasi-mongoliens et autres pastèques creuses ne manqueront pas d’avoir l’outrecuidance d’imaginer se reconnaître.

 

Qu’ils sachent que j’attends avec impatience leurs citations à comparaître ainsi que les diverses condamnations qui ne manqueront pas d’en résulter ! J’escompte, en effet, tirer de leur action quelque avantage financier indirect : augmentation du tirage, publicité gratuite etc.…

 

Mais je n’ignore pas que la conception française de la pudeur interdit à l’artiste toute allusion aux profits financiers que pourraient lui procurer son œuvre.

A ce jour, je n’ai pas réussi à chasser la cupidité qui, dans les moments où les personnages refusent d’obéir à ma plume, m’empêche de les massacrer pour en façonner d’autres. Il y a aussi qu’il n’est pas assuré que de nouveaux acteurs seraient plus dociles, moins cruels, conformes à l’imagerie littéraire stéréotypée. Je ne suis donc pas responsable des insanités qui hantent mes textes. Elles me sont dictées par des individus que le simple fait d’exister sur papier transforme en tyrans.

Il est constant qu’écrire ce qui va suivre ne m’a pas procuré les subtiles satisfactions avouées par certains auteurs. Quant aux insinuations, diffamations proférées par mes créations, je ne doute pas qu’à leur propos, on songera à se venger.

Accoutumé à souffrir les sarcasmes doucereux et les hypocrites étonnements, je manipule aisément la réalité. Aussi, me garderai-je de dire la vérité. D’ailleurs, franco-arabe de naissance, je parviens difficilement à exprimer, dans l’une ou l’autre de mes langues maternelles, certaines sensations. Parfois, il n’y a pas de mots, seulement des images Prenez par exemple le figuier de Barbarie. D’aucuns y verront un buisson épineux à éviter, d’autres ses fruits ivres de sucre à savourer. Moi, je voudrais y voir l’éclat époustouflant du soleil qui pâlit ses feuilles déjà hâves... En vérité, je n’y vois que mon petit frère, trois ans à peine, tombé dedans, couvert d’épines. Il pleurait doucement, lamentablement.
 


Henri Vario
 


 

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Sylvie Delhaye, critique littéraire.

 

Un petit garçon laisse tomber son goûter sur le sable et se plaint, pour la première fois en français, d'avoir encore faim. L'arabe, c'est pour la rue, décide-t-il. Devant le pain souillé, sa mère et sa grand-mère se querellent, chacune dans sa langue, convaincue que l'autre n'est pas capable de le comprendre. Le soir même, son père, que la mort a rendu muet, rentre à la maison.

 

Devenu homme, il se souvient être né ce jour-là.

 

La problématique de la parole, ou du langage d'élection, est posée : l'enfant accède à la vie en même temps qu'au français et, comme il serait vain de croire aux coïncidences, le pouvoir merveilleux et neuf du langage autorise le retour du père. La conscience se dévoile à l'enfant. La conscience, la connaissance ou la vérité ? C'est selon. Quoi qu'il en soit, cette naissance est une grande émotion.

 

Les années passant, l'émerveillement reste neuf. Le souvenir, lui, n'est plus aussi lumineux. Le jeune homme accepte avec joie le concours d'une vague cousine qui va l'aider à creuser sa mémoire. Au détour d'une gourmandise, on apprend que l'enfant baigne en toute simplicité dans deux religions au moins : les gâteaux sont si bons à la synagogue ! Langue, filiation, culture : un enfant grandit.

 

Mais rien n'est si simple. Un beau jour, son père est emmené par les gendarmes. A propos, est-ce la vieille cousine qui fait ressurgir l'affaire des gendarmes ? Le jeune homme lui même n'en est pas bien sûr : lui ? la vieille femme ? Peu importe, les faits sont là. C'est la vérité qui compte !

 

Peut-être que Henri Vario aime tout simplement raconter, faire partager le plaisir qu'il éprouvait quand sa grand-mère ? l'autre bien sûr ? lui offrait les si belles histoires qui font si bien grandir. Une esthétique du rythme, fruit de la fusion réussie de deux langues, nous y fait rêver.

 

Mais rien n'est si simple. La folie et la mort, autrement dit l'horreur, jalonnent les récits. Le recueil s'intitule " Le temps des bâtards ". Les personnages des 7 nouvelles ont en commun le désir de recouvrer une intégrité qui leur a été dérobée. Bâtards, privés d'une part d'eux-mêmes, ils se savent inaccomplis au regard des autres qui leur refusent la simple hospitalité. Etrangers. Incomplets. Identité à refaire.

 

Accablés par ce constant d'imperfection, les personnages se cherchent. Celui qui détient la parole dispose du pouvoir d'authentification. Il comble les vides, restitue la vérité ; les participants, lecteurs y compris, ont raison d'accueillir son discours comme véridique.

 

Avec Vario, la recherche identitaire ne s'exprime pas dans une douleur étouffante. Certains personnages ont fait le choix de changer le monde plutôt que de s'y soumettre. Cela les mène souvent jusqu'au bout du chemin. D'autres ont transcendé l'ambiguïté de leur naissance et de leur devenir, ils s'affichent avec un humour sarcastique. Entre mots et vérités ? celles qui comptent ? l'auteur nous livre sa vision si particulière du monde et des hommes.

 

Sylvie Delhaye, critique littéraire.

Source : Rue de auteurs

 

 

 

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Dans notre jardin de Carthage, il y avait un mûrier au tronc noueux et torturé, aux fruits gras, gorgés de soleil. Autour de lui, le misérable jardin d’orties clairsemé de pissenlits sommeillait, brûlant de stérilité en une dérisoire vengeance de la terre que les hommes foulent, piétinent. Des racines y sont oubliées, vieilles femmes desséchées aux mamelles vides.

 

A droite, là où la vigne vierge assaillant les nuages se prélasse, où des oiseaux faméliques cachent leurs petites amours puériles, il y a la maison de pierre rugueuse, creusée par des décennies de petites pluies trop faibles pour ensemencer le sol. Les volets sont mi-clos, yeux de vieillards au regard larmoyant.
La vigne court, grimpe le long des murs, escalade la grand porte, la coiffant d'un arc de misère.

 

A l'intérieur, ma famille et moi… six ans. C'est aujourd'hui que je suis né, sur le banc de pierre de la petite cour avec, à mes pieds, le sable fin qui colle entre les orteils et saute au visage à la moindre brise.

 

N'avale pas, crache, tourne bien le mollard avec ta langue puis, lorsqu'il atteint le sol, recouvre-le de ton pied nu.

 

Grâce à ce rejet vert de gris commença ma vie. Il tomba en un son visqueux, mais pas dans le sable, sur un morceau de pain frais enduit aux deux tranches d'huile d'olive salée : mon goûter.
Le chien Kim dresse la tête, pointe les oreilles, hurle à la mort. Ma grand-mère à la jambe tordue par on ne sait quel dieu favorable aux animaux et aux petites gens qu'elle exècre, a du mal à se déplacer pour l'assommer de sa canne. La vieille tombe, se relève et retombe comme un fétu de paille ou un pantin. J'ai ri.

 

Commença alors le temps de bâtards. Une épopée, une malédiction. Le soleil dorait la peau des touristes à l'accent châtié, au langage élaboré, contrastant mon teint, distinguant mes traits et faisant le troupeau me fuir.

 

Ne me ressemble pas, ne me touche pas. Je ne te comprends pas, tu n'es pas des miens et tu es mon fils, une excroissance maudite de mon exotisme lubrique. Un mollard sur du pain.

 

Six ans… En plein soleil et au crépuscule de la tolérance, laquelle n'est plus qu'un seuil dont le dépassement explose à la gueule de ceux que le moule a formatés, comprimés, répertoriés.
Jour de naissance où le chien hurle, la grand-mère tombe et où je ris. " J'ai faim, Maman, j'ai faim ! Ca y est, c'est dit, en français. L’arabe, c'est pour la grand-mère, pour la rue aussi.

 

- Qu'est ce que tu fais, p'tit bonhomme ?"
- Je joue "

 

Ma mère se baisse à mes pieds, ramasse le pain souillé, l'essuie, me le tend. La vieille lui crie de me donner un autre goûter. Mais Maman ne connaît pas l'arabe.

 

- Mange, mange ton goûter "

 

La grand-mère clopine vers nous en crachant des imprécations, chacune se dresse, parle dans sa langue. Aucune ne me demande de traduire.

 

Le chien ne s'y trompe pas : il a déjà bondi sur le pain qu'il

dévore en le maintenant au sol à l'aide de ses pattes.

 

- Je veux mon goûter

 

Elles sont ailleurs, hurlantes de rage, se promettant le suicide, déchirant leurs vêtements.

 

Les voisins arrivent, on appelle mon oncle. En l'apercevant dans la rue, la veille se roule par terre. Elle se griffe le visage, se frappe la poitrine, implore son secours.

 

Le soir même, elles sont réconciliées. Je les espionne buvant le thé. Chacune rit des essais linguistiques de l'autre, en profite pour lancer quelques insultes mais prenant, pour le faire, un air espiègle. J'ai un peu peur ! [...]

 

 

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Franco-arabe de naissance, juif errant de vocation, Henri Vario, 53 ans, a longtemps erré dans le labyrinthe d'une société française aux codes complexes et souvent hermétiques. D'exil en exil, de job en job, son incorrigible nomadisme lui donne une vision toute particulière de sa vie à nos côtés. Toujours sur ses gardes, il délivre un message insolite : « les bâtards ne crèvent jamais, ils vont toujours ailleurs, un peu comme les oiseaux. »

 

 

Ses écrits sont inspirés, notamment, par Louis Ferdinand Céline et Pierre Mac Orlan ainsi que Charles Bukowski, Stephen King, Frédéric Dard et Amin Maalouf.

La citation suivante exprime bien son approche du monde : "Je suis d'une tribu qui nomadise depuis toujours dans un désert aux dimensions du monde. Nos pays sont des oasis que nous quittons lorsque la source s'assèche, nos maisons sont des tentes en costume de pierre...". Source : Amin Maalouf.
 

 

 

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Bonjour,

 

J'apporte mon appui moral à la Fondation, d'abord en tant qu'auteur pour le langage de vérité du Président, ensuite en tant qu'internaute conscient que l'édition en ligne représente l'avenir de la littérature, y compris pour le lecteur.

L'Histoire retiendra que l'édition en ligne est venue au secours de l'édition traditionnelle bloquée par des coûts d'impression et de promotion l'acculant à ne publier que les auteurs renommés, voire les écrits de personnalités politiques.

Enfin, il y a l'aspect écologique: aucune oeuvre publiée en ligne ne finit au pilon. Combien d'hectares de forêt seront préservés par le concept de l'impression à la demande?
 


Henri Vario, Jeumont, France.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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