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La capacité de parole est sans doute la faculté la mieux partagée chez les humains, l’équipement nécessaire à son expression, poumons, pharynx, larynx, cavité buccale, fosses nasales… variant relativement peu entre les individus. Tous les hommes ont d’ailleurs accès à leur langue dite maternelle avec une déconcertante facilité. L’apprentissage d’une langue étrangère, en revanche, se révèle beaucoup plus complexe, comme le montrent les échecs flagrants enregistrés à l’issue de la scolarité dans la plupart des pays. Après un bilan succinct de l’apprentissage des langues en milieu scolaire, cet ouvrage évoque l’appareil productif de la parole et son fonctionnement, puis son aspect perceptif ; enfin, sa composante cérébrale. Dans les quatre chapitres qui suivent sont analysées les raisons de nos difficultés à acquérir une langue étrangère, puis, à partir d’observations de pathologies de la parole est suggérée une hypothèse originale de traitement spécifique des différentes composantes de la parole par les hémisphères cérébraux. Cette hypothèse trouve sa substance dans les travaux et observations de neurologues de tous horizons effectués depuis la fin du XIXe siècle et dont le Professeur Jean Cambier et le Docteur Patrick Verstichel rendent compte à côté de leurs propres travaux de recherche et de terrain. L’esquisse de propositions pour des pédagogies des langues spécifiques en fonction de l’âge des apprenants est ensuite amorcée, et invite à stimuler la coopération complémentaire des deux hémisphères. Enfin, le dernier chapitre offre une technique inédite de stimulation équilibrée et simultanée de chaque hémisphère en parfaite synergie avec son homologue. Le champ des applications, aujourd’hui centré sur l’apprentissage des langues et la rééducation de troubles de la parole, ne peut que s’élargir dans l’avenir.
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La parole dans tous ses états : mise au point, perspectives
Ce petit livre dédié à la parole a fait appel, sans exclusive, à des approches multiples, anatomiques, physiologiques, pathologiques, neurologiques, pédagogiques, chacune de manière extrêmement superficielle… mais le but n’était pas l’exhaustivité. Le recours à notre modeste bibliographie permettrait d’ailleurs à quiconque en éprouverait le besoin d’aller bien au-delà dans chacun des domaines évoqués. Une telle approche n’a que peu de choses à voir avec la recherche scientifique institutionnelle d’aujourd’hui où l’existence d’appareils ultra sophistiqués permet d’entrer dans le détail du plus petit composant cérébral et d’étudier les activations spécifiques déclenchées par la parole… ou certaines composantes spécifiques de la parole. Les outils les plus perfectionnés d’imagerie médicale permettent certes, de visualiser une activation cérébrale mais l’interprétation en est toujours délicate, pour ne pas dire hasardeuse… à moins que cette interprétation ne soit facilitée par une observation de terrain, en amont, ayant précédé et orienté le choix de l’étude IRMf.
Parole(s) de cerveau permet de suivre en peu de pages la démarche intellectuelle par étapes successives qui a permis d’arriver à une hypothèse concernant l’implication de chaque hémisphère dans la pratique de l’activité langagière (perception, production). Cette hypothèse alimentée par les intuitions lumineuses de linguistes-chercheurs de terrain (Guberina, Rivenc, Renard) et progressivement confortée par les compte rendus d’examens IRMf multiples a suscité le désir d’optimiser les compétences spécifiques de chaque hémisphère et de leur collaboration pour aider les individus à devenir plus performants dans les pratiques langagières (apprentissages, rééducation).
Le montage proposé en 1985 à l’Université de Poitiers (IUT de La Rochelle) et réalisé avec l’aide d’un spécialiste de physique acoustique (Prof. Michel Veyssière) a été breveté auprès de l’Institut National de la propriété Industrielle en 1989. (Il est succinctement décrit page 109 de cet ouvrage). Pendant des années son utilisation auprès d’enfants et d’adultes souffrant de problèmes d’expression en langue maternelle et de difficultés à acquérir une prononciation correcte en langue(s) étrangère(s) a donné des résultats positifs, mais difficiles à évaluer scientifiquement.
C’est donc avec joie et reconnaissance que nous avons accueilli l’étude effectuée par une équipe du laboratoire d’imagerie Moléculaire et Fonctionnelle de l’Université Victor Segalen de Bordeaux, publiée dans la Revue américaine Human Brain Mapping, Cerebral mechanisms of prosodic sensory integration using low-frequency bands of connected speech (Hesling, Dilharreguy, Clément, Bordessoules, Allard) qui confirme, quinze ans après le Brevet d’Invention, nos hypothèses …du siècle dernier.
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I-LANG: confirmation par l’ IRMf de l’activation cérébrale spécifique déclenchée par le dispositif i-lang
Dans le cadre d’une étude IRMf (voir ci-dessus) visant à évaluer l’impact éventuel de l’utilisation du dispositif i-lang sur l’activation cérébrale (blood-flow) dans chaque hémisphère, une équipe de recherche de l’Université de Bordeaux a étudié les variations du flux sanguin dans les quatre conditions suivantes :
L’opération effectuée sur dix hommes droitiers (moyenne d’âge 28,6 ans), résumée dans un poster dont les références figurent ci-dessous, révèle que la condition FN (qui schématise l’utilisation du dispositif i-lang décrit au chapitre précédent) présente une activation beaucoup plus importante que les autres conditions en terme de localisation mais aussi en surface activée sur chaque hémisphère.
Droit Gauche
Figure 1 : NN activation
Droit Gauche
Figure 2 : NF activation
Droit Gauche
Figure 3 : FN activation
Droit Gauche
Figure 4 : FF activation
Ce constat ouvre la voie à des recherches plus approfondies mais représente déjà un début de confirmation des résultats « de terrain » obtenus dans l’amélioration de la perception en langues étrangères et l’amélioration de la communication dans certains troubles de la parole chez des enfants ou adultes.
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Le Centre de Ressources et de Recherche en Technologie de l'Apprentissage des Langues (CERTAL) de l'Université Paris 8 s’intéresse beaucoup aux travaux de Monsieur Jacques ALLIAUME portant sur les Troubles de la Parole et l’Apprentissage des Langues. Le centre testera le système i-lang développé par M. Alliaume.
Avant-propos
Préambule
1. La Parole : apprentissage des langues
2.La Parole : physiologie
3. La Parole : acoustique
4. La Parole : traitement cérébral
5. La Parole : conditionnement à la langue maternelle
6. La Parole : deux hémisphères pour parler
7. La Parole : les paroles en langues et le développement cérébral
8. La Parole : une pédagogie du cerveau total
(I-lang et la perception subliminaire)
Avant-propos
Dire que le cerveau de l’homme est équipé pour pouvoir, en théorie, accueillir toutes les langues du monde, c’est une affirmation quelque peu provocante pour tous ceux dont les souvenirs scolaires sont parfois douloureux et qui voient leurs enfants souffrir les mêmes affres. Le fossé est immense, en effet, entre les théories sur les capacités linguistiques de l’homme et les pratiques d’apprentissage.
Pourtant l’homme est un « être parlant », équipé pour la parole, équipé pour les paroles, et il est étrange que l’accès aux autres langues (non maternelles) soit considéré, au 21ème siècle, comme une tâche quasi insurmontable. Cela ne peut être que parce que l’homme ne sait pas utiliser les ressources universelles de son cerveau unique.
Le Professeur Jean Cambier, membre de l’Académie Nationale de Médecine - auquel il sera souvent fait référence – condense en quelques mots, de façon lumineuse, les capacités complémentaires des hémisphères cérébraux humains : «L’hémisphère gauche des sujets droitiers a la charge de gérer le langage articulé.
Privé d’accès à la parole, le droit ne s’exprime qu’à travers l’autre hémisphère. De ce fait, il est libre de privilégier la pensée non verbale, mettant à profit son mode de fonctionnement connotatif et ses capacités d’imagerie visuo-spatiale, ce qui ne l’empêche pas de participer indirectement à la matérialisation de la pensée et à la communication : comprenant les mots, sinon les phrases, il est le témoin de ce qu’énonce l’autre hémisphère dont il ne manque pas de tempérer les propos par des pauses, des interjections, des adverbes modulateurs, voire par un geste ou une expression mimique ; à la logique dénotative du dictionnaire et de la grammaire propre à l’hémisphère gauche, il juxtapose une acception élargie et une classification analogique du vocabulaire qui font le lit des métaphores et ouvrent la voie au langage des poètes mais aussi aux innovations créatives ; il gère enfin la dimension affective du message, qu’il s’agisse d’expression ou de compréhension. »
Ce livre a pour but principal de rappeler aux hommes de toutes langues, de toutes nationalités, qu’ils sont dépositaires de ressources inexploitées (ou pour le moins sous exploitées) de leurs cerveaux. Il propose, après un retour nécessaire sur des connaissances de base, de s’extraire des approches purement « corporelles » (organiques) de la perception-production pour aborder la dimension cérébrale de la parole. Cette approche, qui est celle d’un linguiste, n’a été possible que grâce aux observations minutieuses des pathologies cérébrales décrites par les neuro-praticiens. Le collationnement de milliers d’informations sur le comportement des lésés cérébraux de toutes natures devrait permettre d’élaborer une théorie cérébrale du langage et des langues qui débouche sur une meilleure connaissance du cerveau parlant et donne naissance à des stratégies d’apprentissage efficaces.
Dans les pages qui suivent nous proposons quelques résultats de ce regard nouveau sur les paroles, des suggestions pour mieux utiliser les compétences innées de chacun, et une technique de réhabilitation des surdités aux langues non maternelles.
Que tous les chercheurs linguistes, neurologues, praticiens de l’éducation nationale soient remerciés tant pour les apports de leurs recherches que pour leurs pratiques de terrain. Les linguistes Petar Guberina , Paul Rivenc, Raymond Renard, Isabelle Hesling, les neurologues Jean Cambier et Roger Gil, par leurs enseignements directs ou indirects ont été les inspirateurs principaux de Paroles de Cerveau.
Jacques Alliaume
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Préambule
Apprentissage des langues- État des lieux
Mais....
On pourrait penser que la dimension « intellectuelle » de la langue d’apprentissage puisse s’assimiler par le raisonnement. Il suffirait en fait d’apprendre les règles spécifiques de fonctionnement, syntaxe, formes verbales, lexique...
Mais comment enseigner (apprendre) la dimension musicale (prosodique) spécifique de cette langue d’apprentissage, à des apprenants physiologiquement profondément conditionnés à la musique d’une autre langue ? Cela revient à exiger de leur corps conditionné un fonctionnement anarchique. En fait ils ne peuvent que calquer leurs productions en langue étrangère sur celle de leur langue maternelle.
Il suffit de penser aux centaines de muscles impliqués simultanément dans la parole pour comprendre à la fois la difficulté de la tâche et le désintérêt des linguistes qui connaissent la situation mais préfèrent l’ignorer parce qu’ils n’ont pas les moyens de l’affronter. Il existe, pour chaque langue, un « schéma corporel vocal » (1) que les méthodes d’apprentissage devraient pouvoir enseigner au même titre qu’elles enseignent la description des langues.
Chacun est physiologiquement conditionné par sa langue maternelle, ce qui implique une capacité perceptive réduite aux sons, rythmes, intonations de toute autre langue , mais aussi une sorte de « sclérose » des organes impliqués dans la production de parole dès qu’il s’agit de « dire » dans une autre langue.
Le cerveau linguiste
C’est le cerveau qui gère notre fonctionnement physiologique lorsque nous parlons, dans notre totale inconscience. C’est donc au cerveau qu’il est nécessaire de d’adresser puisque c’est le cerveau qui commande simultanément tous les organes de parole et assure leur coordination. S’adresser au cerveau suppose que l’on ait accès à un minimum de connaissances sur son fonctionnement :
L'expression de la langue et l'expressivité du sujet parlant constituent les deux dimensions complémentaires et indissociables de la communication par le langage. Ces divisions correspondent à l'investissement respectif de chaque hémisphère cérébral (2) l'hémisphère gauche (HG) gérant majoritairement la dimension "Expression" (lexico-grammaticale, syntaxique), l'hémisphère droit (HD) régulant la dimension "Expressivité" (prosodique, kinésique).
Modalités de la communication et fonctionnement cérébral. (Alliaume & Hesling, 1998)
Propositions
Pour enseigner la dimension prosodique, musicale, de la parole, sur laquelle viendront se greffer les mots de la langue, il faut :
Il faut aussi « court-circuiter » l’influence dominatrice de HG qui, en prenant le meilleur sur HD concentre l’attention de l’apprenant sur le seul contenu linguistique au détriment de la dimension prosodique.
Le système que nous proposons en fin d’ouvrage (I-lang) (4), en maîtrisant les contraintes évoquées ci-dessus, permet de mettre l’apprenant dans les meilleures conditions de perception et de reproduction de la langue d’apprentissage.
Nous suggérons de donner aux méthodes de langues existantes une efficacité qu’elles ne peuvent avoir en l’état en raison de leur non-prise en compte des facteurs cérébraux brièvement évoqués dans ce texte. Il suffit, pour cela, de filtrer sélectivement les données acoustiques adressées au cerveau des apprenants, ce que nous savons faire.
Les évaluations positives (5), tant dans le domaine de l’apprentissage qu’en rééducation de certaines pathologies du langage confirment que notre conception de la prise en compte du fonctionnement cérébral - quelle que soit la langue - est primordiale. Les chapitres qui suivent proposent un inventaire des connaissances concernant la parole, décliné sous toutes ses entrées, après le constat d’échec relatif des méthodes pédagogiques actuellement en cours. Les dimensions physiologique, acoustique, cérébrale sont successivement approchées, permettant de proposer, en connaissance de cause, des pédagogies diversifiées en fonction de l’âge des apprenants et de leur statut de débutant ou faux débutant. Enfin une pédagogie du «cerveau total» s’appuyant sur les apport des neurosciences sera proposée par l’intermédiaire du dispositif I-lang et de la communication subliminale.
BIBLIOGRAPHIE
Jacques Alliaume est né dans un village
de Charente Maritime (France) en Août
1939. Après des études à l'Ecole Normale
d'Instituteurs de La Rochelle puis à
l'Université de Poitiers il enseigne
l'anglais à l'Institut Universitaire de
Technologie de La Rochelle puis à
l'Université des Antilles Guyane (Fort
de France-Martinique). Spécialisé en
linguistique et neurolinguistique,
inventeur d'un système inédit de
rééducation de la parole (médaille d'or
au salon international des inventions de
Genève), il participe à la mise en place
de thérapies destinées à l'amélioration
des performances linguistiques de
certains lésés cérébraux en langue
maternelle en même temps qu'à
l'apprentissage des langues étrangères.
Jacques Alliaume se fera un plaisir de lire et de répondre personnellement à vos courriels.
Adresse de correspondance électronique :
Site Internet de l'auteur : http://www.quebec.to/f/apprentissage/
Bonjour,
J'appuie volontiers la fondation parce qu'elle représente un modèle de ce que
pourrait être une société réellement démocratique. La plupart des "grands
éditeurs" bien connus n'ont en effet pour objectif essentiel que le nombre de
ventes, ce qui élimine d'emblée les auteurs débutants parce que la rentabilité
n'est pas assurée à la signature du contrat.
Jacques Alliaume, Remire-Montjoly, Guyane française.
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