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Vulnérable... un roman aux chapitres entrelacés de poésie pour donner un sens profond à l'écriture et à l'expression des sentiments et des émotions qui s'y retrouve. Madeline se sent souvent très seule, elle photographie ce qui lui vide le coeur, un baume pour ses plaies ouvertes qui ne cessent de se remettre à couler. Elle rencontre des gens, qui semblent être le remède à toute cette douleur, en vain. L'anorexie, le viol, la façon de se détester comme le font si souvent nos adolescentes d'aujourd'hui. Ce livre traite d'émotions actuelles afin de mieux comprendre celles qui souffrent et qui se referment constamment. Il faut oser dire oui, je veux comprendre. Alors qu'on pourrait croire à un drame exagérer ou à une parodie sur l'adolescence, ceux-ci vivent souvent très seuls certains moments et n'osent rien dire alors qu'une épaule serait la bienvenue. L'apparence d'un sourire n'est rien lorsque derrière tout se détruit. La fin ne se veut peut-être pas logique ou encore si belle, ou peut-être que oui en fait... selon votre interprétation la vie de Madeline prendra un sens, car elle en cherche un.
Une première publication pour Marie-Claude Laquerre
Médias Transcontinental
Marie-Claude Laquerre
présentant son premier roman «Vulnérable».
* * *
LE JOURNAL DE SHERBROOKE Cliquez sur la coupure de presse pour un agrandissement
REMERCIEMENTS
* * *
Vulnérabilité
* * *
PROLOGUE
* * *
S’emporter…
* * *
CHAPITRE 1
- Madeline,
tu m’as abandonné… Sur le
coup, je ne constatais pas vraiment, étant frivole,
je pris ce début de désespoir comme un simple jeu de
mots. Quelle erreur ai-je fait? Ce fut terrible. Le
poids qu’elle imposait sur mes épaules me value,
plus tard, plusieurs mois de consultation chez la
psychologue de la polyvalente. Pour l’instant, je
continue seulement de vivre simplement à la
recherche de l’amour et des premières expériences
souvent tranchantes. Pendant mes expériences
d’alcool et de supercheries, Roxanne descend
tranquillement sans inquiéter personne. Quelques
jours plus tard, un « party » arriva. Ces produits
alcoolisés dont je n’avais jamais eu envie m’ont
fait découvrir un monde sans gêne et sans
souffrance. C’est ce que je croyais en fait. Mais
les illusions qu’apporte l’alcool s’estompe lorsque
le lendemain la réalité nous frappe en plein visage.
Maxime, est le garçon dont j’ai toujours rêvé et qui
m’a toujours fait espérer en restant ami avec moi
sans me donner l’ampleur de mes attentes. Le jour
est venu, de couper ma gêne avec des produits
illégaux, puis, de lui prouver ce que je pense être
l’amour. Le début de cette fête fut très bref. Dès
dix heures, le vomi s’étendait sur le plancher.
L’arrivée de mon être tant convoité devient de plus
en plus proche. La discussion, les potins et les
commérages commencent : - Aïe! Les
filles, savez-vous quoi? S’empressa de dire Jodie,
la reine des commères, qui s’arrange toujours pour
former une phrase avec mille mots pris flottant dans
l’air. Toutes
répondirent en cœur : - NON! ON
VEUT SAVOIR!!!
Mademoiselle attendit quelques minutes jusqu’à ce
qu’elle ne puisse pu attendre tellement la pression
est forte. Quelques garçons se rajoutèrent pour
entendre ceci : - Y paraît
que Maxime trouve à Madeline des airs de tigresse.
Je dirais même qu’il a de l’expérience pour pouvoir
dire ça! - J’espère
que tu vas être à la hauteur de ses attentes ma
belle Madeline, me souffla Jean Marie à l’oreille. - Y va
sûrement me trouver lionne, « grrrrrrr… »,
répliquais-je en éclatant de rire. Le plaisir
ne faisait que s’épanouir au fur et à mesure que les
bouteilles se firent à sec. La soirée avançait et ma
fin approchait aussi. Une autre soirée que je devrai
sûrement regretter et ce ne sera évidemment pas la
dernière. La maison désertée par les adultes nous
donnait la chance de tester les systèmes de sons. La
musique emplissait ma tête tel un avion coupant le
ciel de son bruit assourdissant. L’étourdissement
provoqué était tellement meilleur que les reproches
subis par ma famille. Je m’imaginais que cette
sensation était celle de la liberté qui s’ouvrait
devant moi. L’alcool est une liberté trompeuse qui
nous plonge dans une prison effrayante. Une
découverte que je ferai probablement plus tard. Mes
membres ne sont plus contrôlés par mon corps, ils se
laissent bercer par toutes les notes grisantes du
disque. Maxime finit de travailler bientôt, le
stress m’envahit et me propulse dans d’autres
substances qui sont encore pires que du liquide
fermenté. Suis-je folle? Je n’en doute pas,
seulement cette folie demeure incontrôlable. Des
plantes hachées en mille morceaux firent place à un
bonheur artificiel. Les commentaires fusèrent de
toute parts : -
Savais-tu, Jean-Marie, que c’te dope-là peut nous
causer pas mal d’ennuis?! Dis-je en riant. - Bien sûr
ma beauté, mais elle peut aussi te rendre au
septième ciel. Surtout si tu restes auprès de moi. Ma joie
fut stoppée par les propos déplacés de ce garçon. Il
s’apprêtait à glisser sa main sur moi lorsque je me
levai d’un bond. Ça suffit! Je ne toucherai
certainement plus à cette cigarette illégale. De
plus, j’entends la sonnette retentir d’une mélodie
invitante. Sous l’effet de l’alcool et de la drogue,
j’ouvris la porte et je me jetai dans les bras du
nouveau venu. Jusqu’à ce que Josiane crie : - Aïe
groupe! Venez voir ça, Madeline a pas perdu son
temps! Je
réalisai que Maxime étouffait tellement je le serai
fort. L’impact fut tel que je reculai rapidement.
Max me regarda avec un beau sourire dont je devinais
les intentions perverses. Il me glissa à l’oreille
qu’il me désirait. Un désir d’amour ou de sensation
forte? Comment le deviner, il se retrouve toujours
imprévisible. Une fois de plus la rougeur envahit
mon visage. Moi, la vierge en son propre sens d’un
nom commun, allait briser cette sainteté pour avoir
ce que j’ai toujours voulu? La réponse m’est
difficile à découvrir. Je ne peux me résigner à
effacer ce dont j’étais fière. Pouvoir garder mon
corps pour moi seule fut toujours une de mes
priorités. Étais-je prête à le partager? Je n’en
suis pas sûre. Peut-être qu’une autre bière me
donnerait la réponse. En attendant, je laisse Maxime
se détendre sur ses pensées scrupuleuses en le
laissant aux mains de machos. Le temps est venu de
discuter avec ma meilleure amie, celle dont j’ai
toujours respecté l’existence. Les mots qui sortent
de ma bouche s’envolent syllabe par syllabe formant
un mot qui ressemble plutôt à une langue étrangère.
Les lettres résonnent dans ma tête essayant de
trouver un ordre précis mais toujours cherchant la
sortie. Les rires hystériques fusent de partout.
L’idée de parler sérieusement devient très
difficile. Pourtant, j’accroche mon amie par le
bras, je la tire dehors pour discuter sous la douce
brise en regardant briller les étoiles. - Tu veux
une cigarette Madeline? C’est un cadeau, j’espère
que tu aimes mes gâteries! Vois-tu, tu es super
importante pour moi et je veux prendre soin de toi. Prendre
soin de moi demeure relatif alors qu’elle emplit mes
poumons de nicotine. Les confidences sortirent avec
facilité, le fort nous enlevant la gêne habituelle.
On peut puiser au plus profond de soi-même les
pensées enfouies par le passé. J’acceptai sa
cigarette avec joie. Une mauvaise habitude que j’ai
développée pensant que c’était pour le bien. Encore
une fois je m’étais trompée. Comment savoir ce qui
est bon ou malfaisant lorsque seulement des
événements négatifs surgissent? Pour ce faire, j’ai
besoin de soutient, celui d’une grande amie. - Jusqu’où
tu penses que j’devrais me rendre avec Maxime?
Demandai-je. - Je le
sais pas Madeline, je voudrais bien t’aider. Tu fais
ce que tu crois le mieux pour toi. J’suis là pour
toi, mais c’te genre de conseils-là je ne peux pas
te les donner. Désolée! Je ne voudrais pas
influencer ta décision parce que c’est trop
important. Elle est
partie en titubant dans la rue, ne sachant que trop
faire la différence entre l’asphalte et le trottoir.
Encore une fois, je me retrouve seule, avec
moi-même. Mes intérêts et mes idéaux se bousculent
dans toutes mes cellules. Savoir mes priorités m’est
difficile lorsque l’alcool envahit mes globules. Je
crois que ma tête va éclater. J’ai besoin d’une
solution mais je n’arrive pas à découvrir le
problème. Pleurer n’est pas la meilleure façon de
régler les choses, par contre, elle me soulage
énormément. Je m’assois sur le gazon, espérant voir
un miracle. Celui qui pourrait changer ma vie
entière. Pendant mes flots intenses de larmes
infinis, j’entends des pas qui se rapprochent
tranquillement de mon ombre. Je me dis que se doit
être encore une personne qui ne se mêle pas de ses
affaires. Je relève la tête pour pouvoir crier mon
désarroi. C’était Maxime qui s’assois à côté de moi.
Il s’approcha tout près de moi, se colla et me pris
dans ses bras. Un vrai gentleman, il se trouve loin
du macho que je voyais en lui. Je n’avais pas
prononcé un mot et j’avais l’impression qu’il
comprenait tout. Je me sentais tellement en sécurité
entourée de bras forts et musclés. Son cou sent si
bon, une odeur de vanille, ma favorite. Je ne peux
m’empêcher de donner un baiser à sa peau blanchâtre
et si douce. Tranquillement mes baisers se rendirent
sur ses lèvres pulpeuses et irrésistibles. Il ouvrit
tranquillement sa bouche pour faire entrer sa langue
en travers la mienne. Le goût d’alcool se mélangeait
à son haleine délicieuse. Je me croyais envoûtée
dans un monde irréel. Ses mains parcouraient mon
corps d’une manière sensuelle qui me fit le désirer
de tout mon cœur. C’était une sensation que je
n’avais jamais ressentie auparavant. Des frissons se
promenaient sur ma peau, je me sentais bien. En
ouvrant les yeux je me rendis compte que j’étais
étendue sur la pelouse lui sur moi. Je remarquai
qu’il y avait plusieurs têtes observatrices dans la
fenêtre. Tout ceci coupa le charme qui prenait
possession de moi. Je fut tellement déçue de mes
compagnons. Je me levai rapidement lorsque je
m’aperçus que je n’avais plus de chandail. Je
m’empressais de le remettre et je jetai un regard
arrogant à Maxime. C’est à ce moment que j’ai cru
savoir ce que je voulais vraiment. Je souhaitais de
la protection et non du sexe. Je voulais seulement
me sentir aimée et je compris que ce n’est pas de
cette manière que je le serais. Je m’excuse auprès
de Maxime et je lui dis que je l’appellerais pour
tout lui expliquer. Je couru dans la maison pour
trouver quelqu’un qui voudrait seulement me consoler
au lieu de profiter de mon corps. L’alcool me
rendait tout étourdie et les larmes m’empêchaient de
me diriger correctement. Avais-je tout gâché avec
Maxime? Je ne le savais point. Mais j’avais besoin
de savoir! Je voudrais entendre pourquoi je suis
tant désespérée. Une bouteille de gin traînait sur
le comptoir. Je ne pu m’empêcher de la prendre.
Cette fois-là, je ne la mélangerai pas avec du jus,
je vais seulement la boire, à sec. Je descendis dans
le sous-sol, m’assois par terre dans un coin sombre
et je pris une grosse gorgée de ce liquide
malheureux. Le plaisir du début fut transformé en un
amas de problèmes. Mes sentiments ne sont plus les
mêmes. Ont-ils déjà existé? Je me demande souvent si
j’ai vraiment un cœur, ou s’il n’est pas détruit par
tous mes malheurs. Encore une fois, je m’évade le
plus loin possible dans ma tête. Je me noie dans une
mer blanche qui m’enfonce jusqu’au cou. Geneviève,
celle sur qui je peux compter, vient se blottir
contre moi essayant de me transmettre de l’énergie
positive. Ses grains de chaleur humaine, je les
refusais. Préférant être trempée complètement dans
mes mauvaises convictions. Elle se leva, monta le
volume de la musique, pour pouvoir remplir mon
cerveau avec des illusions et très peu de
satisfaction. Entre mes deux oreilles, tout gronde,
tout se détruit. Comme elle est simple, Geneviève,
j’aime cette manière qu’elle a de me consoler. Mes
illusions se changèrent rapidement en cauchemar, car
tout doucement, je m’endormis. Je fis des rêves
horribles, je me réveille en sursaut, ne pouvant
dormir. Pourtant, je m’archanais à fermer les yeux
car le sommeil me console souvent de la réalité. Ce
n’est que le lendemain que je verrai les dégâts
d’une autre soirée interminable. Pour l’instant, je
me concentre à essayer d’oublier ou j’essaie
seulement de penser que toute cette vie est un film.
Une pensée positive me traversa l’esprit, la seule
de cette fête agonisante. Je me dis qu’un film finit
toujours bien, alors peut-être qu’un jour mon chemin
aura un bon tournant. Cette pensée fut vite
remplacée par des idées noires qui me trottèrent
dans la tête un bon bout de temps. La bouche
pâteuse, les idées embrouillées, le mal de cœur ne
tarda pas d’apparaître.
* * *
Coulent à
flots
* * *
Déjà très jeune, elle dévorait des livres sans images, afin de se nourrir l’esprit de connaissances. Si les mots viennent chercher son cœur et son imagination, vous êtes certains d’avoir perdu Marie-Claude pour quelques jours!
Toujours à l’affût de nouveaux projets, la jeune auteure s’est cherchée beaucoup. Elle a débuté par une courte session en théâtre à Victoriaville, pour atterrir à Shawinigan et faire un cours en secrétariat pour finalement s’installer définitivement à Sherbrooke et être technicienne juridique dans un bureau d’avocat. Non, ce n’est pas finit, malgré tout elle souhaite continuer encore plus loin et avoir le titre officiel d’avocate.
Alors, comme Marie-Claude désire toujours emplir ses journées d’activités, elle découvre un passe-temps, au travers des gens qu’elle observe, des livres qu’elle lit, des reportages qu’elle visualise et de son cheminement. Comme elle se couche le soir et tente sans espoir de faire arrêter dans son cerveau le bouillonnement qui s’y trouve, elle décide enfin de se lever et écrire. Jamais elle n’aurait cru avoir autant de plaisir à prendre possession de personnages et de lieux où elle souhaiterait être pour diriger leur vie, car les personnages se dirigent eux-mêmes à son avis! Elle continue d’écrire, se lance dans les concours et un autre livre… alors elle se demande : mon métier est-ce le droit ou l’écriture, lequel est mon passe-temps, ou lequel pourrait le devenir?
Pour évacuer son stress et se libérer la tête elle fait du sport, tout ce qui est nouveau l’attire! Avec toute sa polyvalence la jeune auteure se cherche beaucoup, mais elle semble bien bifurquer sur le bon chemin!
Marie-Claude Laquerre se fera un plaisir de lire et de répondre personnellement à vos courriels.
Adresse de correspondance électronique :
Bonjour,
En tant que jeune auteur, je trouve parfois difficile les lettres de refus de nombreux éditeurs qui rejettent les romans pour je ne sais quelle raison. Je ne comprends toujours pas comment ils assument de brimer notre liberté d'expression, alors qu'un tout petit rêve de communiquer avec le monde entier se voit brisé en quelques lignes.
J'appuie la fondation car je souhaite que cet outil de communication qu'est l'écriture continue de se battre et de ne pas se laisser envahir par la facilité que sont les médias.
Alors si pour moi, faire ce petit pas grâce à vous me comble de bonheur, je souhaiterais que ces sentiments de joie se propagent pour ceux qui laisse mourir des mots, qui devraient à priori s'envoler pour faire profiter nos yeux d'une telle douceur que certains n'arrivent pas à saisir.
Certes, je ne suis qu'une jeune femme qui rêve constamment, mais lorsque je verrai ce rêve accomplit, je serai satisfaite de savoir que jeune, vieux ou moins vieux puissent eux aussi sentir que des gens apprécient leur labeur.
Marie-Claude Laquerre, nouvelle auteure, Ascot, Québec.
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