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Michèle Bernard nous présente
un récit historique captivant. |
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COUVERTURES
Marie-Louise au
Yukon, 1896-1903, Récit historique,
Michèle Bernard, Fondation littéraire Fleur de Lys
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PRÉSENTATION
Marie-Louise au
Yukon, 1896-1903, Récit historique,
Michèle Bernard, Fondation littéraire Fleur de Lys
Marie-Louise Taché a une quinzaine d’années
lorsqu’en 1897 elle entend parler du Yukon et de la
folle ruée vers l’or du Klondike. Née dans une
famille bourgeoise d’Ottawa, la jeune fille est
pourtant fascinée par les quelque cent mille
aventuriers inexpérimentés, en provenance du monde
entier, qui se précipitent vers les champs aurifères
des fleuves Eldorado et Bonanza, à l’autre bout du
Canada. À quoi seront-ils confrontés ?
Trouveront-ils tous richesse et gloire ? Au fil du
temps, la jeune fille constatera avec étonnement que
peu d’entre eux retournent à la maison
millionnaires, que la très grande majorité fait
plutôt demi-tour ruinée et désabusée, souvent malade
ou estropiée. Certains y meurent aussi, de froid ou
de misère. À l’aide des journaux et livres de
l’époque, Marie-Louise suit leurs destinées avec
passion.
Puis, un jour, en 1898, son père part à son tour à
Whitehorse, un village perdu sur le fleuve Yukon.
Marie-Louise en est chagrinée, car il sera longtemps
absent, mais elle est aussi ravie, car elle aura de
l’information privilégiée sur les chercheurs d’or.
Ingénieur au service du gouvernement, Jean-Charles
Taché est en charge des infrastructures à construire
dans cette région lointaine et inhospitalière :
routes, ponts, voies fluviales, chemin de fer et
ligne télégraphique. Dix-huit mois plus tard, il
revient à Ottawa chercher sa famille pour l’amener
vivre au Yukon avec lui, tel qu’il l’avait promis.
En 1899, la folle équipée de Marie-Louise peut enfin
commencer.
La traversée de l’immense territoire canadien se
révèle être, au XIXe s, un véritable voyage
initiatique. L’installation plus que rudimentaire
sous les tentes d’un chantier du bout du monde et
les mille péripéties qui en découlent, transforment
Marie-Louise en aventurière « en jupons ». Elle a de
qui tenir, car elle est fière descendante du
découvreur Louis Jolliet (1645-1700) et sa famille
compte plusieurs grands voyageurs célèbres, dont Mgr
Alexandre Taché, évêque colonisateur de l’Ouest
canadien.
Marie-Louise vivra trois ans au Yukon, rencontrant
escrocs et célébrités, et affrontant périls, joies
et misères.
Quelques années plus tard, lorsque le travail de
Taché sera terminé, c’est au bras de l’ingénieur
Paul Mercier, l’assistant de son père Jean-Charles
et le fils du Premier ministre Honoré Mercier, que
Marie-Louise regagnera le Québec. Le couple s’était
rencontré dans cette contrée reculée, dans un
environnement difficile, mais l’amour les attendait
au détour. Ils auront été les premiers blancs à se
marier dans la tente-chapelle de Whitehorse, en juin
1901.
Le destin du couple Mercier-Taché aura ainsi été
scellé et à tout jamais.
Quel a donc été le parcours de ces personnages, de
cette famille Taché, dont rien, vraiment rien,
n’annonçait une vie aussi trépidante et décousue ?
Dans quel contexte de détermination et de
souffrances, mais aussi de violence et de folie
collective leur vie dans le Grand Nord canadien
a-t-elle eu lieu ?
NOTE DE L'AUTEURE
Yukon, mythique Yukon. La ruée vers l’or du
Klondike, cet Eldorado du Grand Nord, garde encore
aujourd’hui son aura de gloire, son parfum
d’aventure. Plus de cent années se sont écoulées,
mais la folle équipée du XIXe passionne toujours
autant. Témoin de cette fascinante époque,
Marie-Louise Taché Mercier a consigné les péripéties
de son passage dans ces lieux inhospitaliers dans un
manuscrit intitulé Réminiscences d’une petite fille
qui a grandi pour devenir une très vieille femme,
1881-1973.
Écrit en 1966 alors qu’elle avait atteint l’âge
vénérable de 85 ans, le document détaille avec
intelligence, lucidité et précision son séjour au
Yukon au tournant du siècle et son improbable
rencontre avec son grand amour, son éternel
amoureux. Elle, issue d’une famille de notables
québécois du Bas-Saint-Laurent, et lui, fils
d’Honoré Mercier, ancien premier ministre du Québec,
auront été les premiers blancs à se marier dans la
tente-chapelle de l’église catholique de Whitehorse,
en juin 1901.
Le destin de Paul Mercier et de Marie-Louise Taché a
ainsi été scellé et à tout jamais.
Quel a été le parcours de ces personnes dont rien,
vraiment rien, n’annonçait une telle vie aussi
trépidante ? Dans quel contexte de détermination et
de souffrances, mais aussi de violence et de folie
collective leurs vies dans le Grand Nord ont-elles
eu lieu ?
‡ ‡ ‡ ‡ ‡
Marie-Louise au Yukon, 1896-1903 s’inspire
fortement de l’autobiographie de celle qui était ma
grand-mère, véritable fil conducteur du récit
historique. S’entrecroisent dans le document des
informations officielles et semi-officielles
provenant de multiples sources, archives, journaux
et textes numérisés, essais ou romans, que le
témoignage de Marie-Louise Taché vulgarise et
personnalise; à quelques rares exceptions près, les
passages cités entre guillemets dans le livre sont
des extraits de son journal intime.
Les lecteurs n’ont pas besoin d’être des experts de
ces contrées lointaines, là où l’action a lieu, pour
suivre le récit, car plusieurs cartes géographiques
permettent de localiser ces régions peu connues et
de s’y retrouver visuellement. Elles indiquent où
est Whitehorse, érigée sur le fleuve Yukon dans le
territoire du même nom; elles précisent où est le
Yukon canadien par rapport à l’état de l’Alaska aux
États-Unis, que plusieurs confondent ; elles
illustrent le tracé de la ligne du chemin de fer de
la White Pass and Yukon Railway (WPYR) qui a relié
dès 1900 le village côtier américain de Skagway, sur
le Pacifique, à la petite ville canadienne de
Dawson, au Klondike, à l’intérieur des terres ;
elles montrent combien ardue a dû être
l’installation de la ligne télégraphique yukonnaise
(Yukon Telegraph) à travers ces terres sauvages,
raccordant la frontière nord-ouest du Canada à la
Colombie-Britannique située beaucoup plus au sud, et
de là, au pays tout entier.
En fin d’ouvrage, une courte bibliographie mentionne
les principaux livres et documents consultés lors de
la recherche, mais n’inclut pas la longue liste des
documents électroniques, archives et sites Internet,
interrogés lors de la rédaction de l’ouvrage.
Plusieurs photos et documents de l’iconographie
proposée appartiennent aux descendants du couple
Taché-Mercier, auxquels s’ajoutent des images
d’archives pour mieux enrichir le récit. Les
légendes des illustrations identifient le lieu et la
date des clichés, ainsi que les crédits du
photographe et la source; en ce qui concerne
certaines illustrations familiales, il est souvent
difficile de savoir si le photographe amateur était
Paul Mercier, ou son beau-père Jean-Charles Taché,
car tous deux étaient passionnés par la toute
récente technologie et ont légué à leurs enfants de
nombreux négatifs.
Tout au long du récit, les protagonistes côtoient
des personnages historiques − ou leurs chemins
croisent des héros légendaires du Yukon − ce qui est
parfois réellement advenu, et le journal de
Marie-Louise Taché en fait foi, ou ce qui a été
parfois inventé par l’auteure, qui s’est permis
quelques libertés, tout en respectant la
vraisemblance de ces rencontres. Cependant, toutes
les personnes mentionnées dans l’ouvrage ont
réellement existé.
Le récit contient quelques appellations aujourd’hui
désuètes, tels Indiens ou tribus indiennes, mais
l’utilisation des termes Amérindiens ou premières
nations sonnait faux dans le contexte du XIXe
siècle. Il en est de même pour l’utilisation du
système anglo-saxon dit mesures impériales
d’unités, alors utilisé dans le Dominion du Canada,
qui a été préféré dans l’ouvrage au système métrique
en vigueur dans le pays depuis les années 1970.
Ce docufiction se déroule dans un contexte
anglophone, cependant les termes anglais utilisés
ont été traduits en français, sauf quelques
exceptions ; plusieurs expressions sont souvent
fournies dans les deux langues, par souci
d’exactitude. Des sigles sont utilisés pour éviter
la répétition de longues locutions, tel CPR pour
‘chemin de fer Canadien Pacifique ou Canadian
Pacific Railway’ ou encore NWMP pour ‘Police montée
du Nord-Ouest ou North West Mounted Police’.
‡ ‡ ‡ ‡ ‡
Lors de la rédaction de ce récit, plusieurs
personnes ont généreusement donné leur temps, mis à
profit leurs compétences et partagé leur passion de
mille façons, que ce soit pour aider à la recherche
historique et iconographique, faire de la lecture et
relecture de texte ou encore offrir de sages
conseils ; qu’elles soient ici remerciées : Jean
Archambault, Philippe Bernard, Yves Bernard, René
Bonenfant, Josée Bonneville, Giovanni Calabrese,
Manon Gravel, James Hosinec, Élise
Hurtubise-Bertrand, Suzel Hurtubise, Louise Jobin,
Honoré Mercier IV. Nous tenons aussi à remercier
Paule Desjardins (HEC Montréal), Francis Guindon
(maison Birks) et Iuliana Udrea (Polytechnique
Montréal) pour leur enthousiasme à fouiller les
archives de leurs institutions respectives.
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SOMMAIRE
Marie-Louise au
Yukon, 1896-1903, Récit historique,
Michèle Bernard, Fondation littéraire Fleur de Lys
La ruée vers l’or
Généalogie
Note de l’auteure
Liminaire
Chapitre I - La ruée vers l’or
1.1 De l’or ! de l’or ! de l’or !
1.2 Le Klondike
1.3 Les chercheurs d’or
1.4 Le Yukon s’organise
1.5 Taché à Whitehorse
Chapitre II - La famille Taché au Yukon
2.1 Taché va chercher les siens à Ottawa
2.2 Paul Mercier, ingénieur adjoint
2.3 Départ pour le Yukon, d’Ottawa à Vancouver
2.4 Sur la mer, de Vancouver à Skagway
2.5 En train, de Skagway à Whitehorse
Chapitre III - Découverte de Whitehorse
3.1 Vivre sous la tente
3.2 Un automne d’adaptation
3.3 Visite d’une mine d’or
3.4 Travail au Yukon Telegraph
3.5 Enfin, une maison
3.6 Premier hiver
Chapitre VI - Amours
4.1 Déclaration
4.2 Fiançailles
4.3 Fréquentations
4.4 Mariage et voyage de noces
4.5 Les Mercier s’installent
4.6 Paul Mercier, ingénieur en chef
Chapitre V - La vie continue
5.1 Travaux sur le fleuve Yukon
5.2 Dawson en 1902
5.3 Pour la suite du monde
Éléments de bibliographie
Cartes géographiques
1. Canada et la région des Grands Lacs
2. Alaska et Yukon, les routes du Klondike
3. Le fleuve Yukon
4. White Pass and Yukon Railway Road (WPYR)
5. Ligne télégraphique du Yukon (Yukon Telegraph)
Liste des illustrations
Au sujet de l’auteure
Communiquer avec l’auteure
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EXTRAIT
Marie-Louise au
Yukon, 1896-1903, Récit historique,
Michèle Bernard, Fondation littéraire Fleur de Lys
LIMINAIRE
Il fait froid, terriblement froid. Whitehorse est glaciale en ce dimanche
6 janvier 1901. La fumée des cheminées monte tout droit dans un ciel d’un
bleu éclatant. Dans les maisons, les vitres sont recouvertes d’un demi-pouce
de glace, bien que les poêles et les cheminées soient chauffés à bloc. Les
grosses tentes blanches des prospecteurs et des mineurs semblent s’être
recroquevillées sous la neige qui les recouvre.
Une épaisse vapeur s’échappe des chutes situées en amont du village, sur le
fleuve Yukon, et elle enveloppe les quais, recouvrant de glace les steamers
surpris par l’hiver. Ils attendent le dégel pour pouvoir repartir au
printemps vers le Grand Nord, vers la ville de Dawson, vers le Klondike.
Vers l’or. Il est midi. Il fait encore clair, mais le soleil disparaîtra
bientôt derrière le mont Golden Horn, un pic de la chaîne Côtière ou
Coast Mountains qui surplombe la bourgade. En ce moment de l’année,
au nord du 60e parallèle, les nuits sont éternelles, à peine quatre heures
d’ensoleillement par jour.
Pour se réchauffer, Marie-Louise Taché marche rapidement le long de la rue
principale. Sous ses pas, la neige craque sourdement, signe de froid
intense. Elle salue les rares passants qui rentrent à la maison après la
cérémonie religieuse, des Blancs pour la plupart; certains sont catholiques,
comme elle, et ont assisté à la messe dans la tente-chapelle, alors que
d’autres sortent de l’Église anglicane, la première construction ’en dur’ de
Whitehorse, érigée l’année précédente.

Elle observe au passage les chiens indiens Siwashs, un croisement de chiens
esquimaux Malamutes et de loups, attelés à des traîneaux et parqués dans la
neige le long des façades. Un spectacle pour elle étonnant et passionnant,
dont elle ne se lasse pas. Elle est fascinée par la vie des chercheurs d’or
et des mineurs-prospecteurs du Yukon, sans cesse à la recherche du riche
filon qui les rendra un jour millionnaires. D’un naturel réservé, elle n’ose
pas leur parler lorsqu’elle les rencontre, ce que ses parents lui ont
d’ailleurs bien défendu, mais tout ce qui les concerne l’intéresse.
La jeune femme est chaudement habillée. Peu après l’arrivée des siens au
Yukon, il y a quelques mois, son père Jean-Charles Taché leur avait fait
confectionner des manteaux de fourrure. Pour ses deux filles, il avait
commandé des manteaux indigènes, avec capuchons et mitaines assorties, qui
les enveloppaient telles de larges pèlerines; pour sa femme, une fourrure de
facture plus élégante. L’ingénieur en chef de la Division du télégraphe
du Yukon, relevant du Service télégraphique du gouvernement du
Dominion du Canada, rattaché au ministère des Travaux publics situé à
Ottawa , était lui-même pourvu d’un chaud manteau de chat sauvage. Les
jeunes Taché aiment leurs vêtements fabriqués par des Tagishes, selon les
costumes traditionnels, et elles les portent depuis le début des grands
froids, depuis la mi-octobre dernière.
Marie-Louise − qu’on surnomme Marlo − remercie d’un sourire timide les
artisanes indiennes lorsqu’elle les croise dans la rue. Sans leur travail et
leur talent, elle ne pourrait pas s’échapper de la maison, pour demeurer
seule avec ses pensées. Elle a pourtant grand besoin de ces moments de
quiétude et de solitude, loin de l’agitation familiale.
En novembre, il y avait pourtant eu une nette amélioration dans sa vie de
néo-Yukonaise : la famille avait enfin emménagé dans une maison en bois,
grande et confortable, imposante même. Son père avait fait construire leur
demeure pour remplacer les tentes où ils s’entassaient tant bien que mal
depuis leur arrivée à Whitehorse, l’été dernier. Les jeunes Taché possèdent
maintenant chacune sa propre chambre, mettant fin à une promiscuité à
laquelle elles n’avaient jamais été habituées.
‡ ‡ ‡ ‡ ‡
Tous
les jours, Marie-Louise s’astreint à mettre le nez dehors, afin de profiter
des quelques heures de lumière qu’offre l’hiver boréal. Sa soif
d’indépendance est plus forte que son aversion du climat yukonais. Jamais,
au grand jamais, alors qu’elle vivait à Pointe-Gatineau, en face d’Ottawa,
elle n’aurait imaginé qu’il puisse faire aussi froid sur cette terre ou que
les nuits puissent être aussi longues. Son existence choyée, dans une
famille issue d’un milieu aisé, ne l’avait guère préparée à vivre dans des
conditions aussi extrêmes.
Toute menue, la jeune femme est une jolie blonde aux yeux bleus. On la dit
élégante et gracieuse. On ajoute qu’il ne faut pas trop se fier à son
caractère d’apparence doux et docile, car elle a hérité du tempérament
orgueilleux et têtu des Taché. Elle tient d’eux sa forte personnalité, son
intelligence et sa curiosité, et surtout sa grande persévérance.
Tout en observant les silhouettes qu’elle devine à travers les vitres gelées
des hôtels, des cafés et des commerces de la rue principale, Marlo se
remémore sa journée du 21 décembre dernier, il y a deux semaines à peine,
lorsque le soleil ne s’était pas levé de la journée. Elle non plus,
d’ailleurs. Malgré les demandes répétées et l’insistance de sa mère qui
aurait bien voulu célébrer la journée du solstice d’hiver, elle était restée
toute la journée enfouie sous ses couvertures, à lire à la lueur d’une lampe
à pétrole Le chevalier de Keramour, de Paul Féval. Elle avait reçu ce
cadeau un peu avant les Fêtes, à la mi-décembre, en provenance d’Ottawa. Sa
mère lui avait permis d’ouvrir immédiatement le paquet envoyé par sa
grand-maman et d’y choisir un seul livre, les autres avaient été déposés
sous le sapin de Noël. Le colis avait été envoyé dès la fin de l’été, mais
la distribution du courrier est incertaine et même chaotique en ces contrées
lointaines.
Alors qu’elle reprend le chemin de la maison, Marie-Louise pense au plaisir
qu’elle aura ce soir à revoir le Montréalais Paul Mercier, qui seconde son
père sur le chantier du Yukon Telegraph. Ses parents l’ont invité à partager
le repas familial et à fêter les Rois avec eux. Dans la soirée, ils feront
de la musique, elle jouera du violon, sa sœur, de la mandoline, et sa mère,
du piano. Tout le monde chantera, comme d’habitude. Ce sera très gai, ils
oublieront un peu les duretés de ce terrible hiver nordique qui n’en finit
pas.
Perdue
dans ses souvenirs, Marlo sourit en pensant au jeune ingénieur qui
s’intéresse à elle depuis la soirée du 31 décembre dernier, à l’hôtel
Regina, alors qu’il l’avait maintes fois invitée à danser. Ils se
connaissent depuis leur départ d’Ottawa, il y a six mois, en fait. Ils se
sont d’ailleurs souvent vus, mais le jeune homme était jusqu’alors demeuré
plutôt distant. Gentil, poli, mais distant. Tout comme elle. Leurs relations
sont maintenant différentes, plus intimes.
L’an 1901 commence dans l’étonnement, la découverte mutuelle et la joie
amoureuse.
Marie-Louise a eu 19 ans en juillet dernier et Paul en aura 24 en mars
prochain. Ce soir, ce dimanche 6 janvier 1901, les jeunes gens partageront
avec la famille et quelques amis la galette des Rois, dans laquelle la
cuisinière a caché la fève traditionnelle. La jeune Taché se demande qui
d’entre eux la retrouvera dans son assiette et portera la couronne de carton
doré que sa mère a fabriquée, désignant un roi ou, qui sait, peut-être une
reine.
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SUIVI MÉDIAS ET INTERNET
Marie-Louise au
Yukon, 1896-1903, Récit historique,
Michèle Bernard, Fondation littéraire Fleur de Lys
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AU SUJET DE L'AUTEURE
Michèle Bernard
Après
une carrière d’informaticienne en technologies de
l’information et grands systèmes − une profession
qui l’a amenée en Europe, particulièrement en Italie
où elle a vécu une quinzaine d’années − la
Montréalaise Michèle Bernard a ensuite été
consultante en management international, spécialisée
en gestion des organisations. Elle a travaillé en
Europe, aux États-Unis et au Québec. Titulaire d’un
baccalauréat es arts, option lettres, de
l’Université de Montréal et d’une maîtrise en
gestion des HEC (diplôme MBA), elle a longtemps mené
en parallèle une carrière de chargée de cours dans
les milieux universitaires québécois (HEC, UQAM et
université de Sherbrooke), européen et africain, et
une autre de journaliste.
Si ses articles portaient alors sur la géopolitique
et l’expression culturelle des pays d’Europe
centrale, elle effectue depuis quelques années un
retour à ses intérêts premiers, la littérature. Elle
publie principalement dans le magazine littéraire
Nuit Blanche des commentaires de lecture et des
entrevues d’auteurs, qu’ils soient d’ici ou
d’ailleurs, pourvu que leurs livres soient écrits ou
traduits en français (www.nuitblanche.com).
En 2011, Michèle Bernard a publié aux éditions XYZ
le récit biographique Joseph-Charles Taché
1820-1894, visionnaire, penseur et homme d’action au
cœur du XIXe siècle. « Homme politique, savant,
écrivain, Joseph-Charles Taché est un brillant
penseur. Lire le récit de sa vie, c’est revivre
mille facettes de l’histoire du XIXe siècle ». Le
livre a fait l’objet d’entrevues à la radio et à la
télévision; le personnage intéresse les Sociétés
d’histoire du Québec et fait l’objet de conférences.
www.editionsxyz.com/catalogue/597.html
En 2013, la relecture du journal de sa grand-mère
Marie-Louise Taché-Mercier, − écrit en 1966 alors
qu’elle avait atteint l’âge vénérable de 85 ans − la
bouleverse. Le document détaille avec intelligence,
lucidité et précision son séjour au Yukon au
tournant du siècle, les péripéties de son passage
dans ces lieux malaisés et son improbable rencontre
avec son grand amour, Paul, son éternel amoureux.
Marie-Louise au Yukon, 1896-1903 s’inspire
fortement de cette autobiographie, véritable fil
conducteur du récit historique. S’entrecroisent dans
le document des informations officielles et
semi-officielles provenant de multiples sources,
archives, journaux et textes numérisés, essais ou
romans, que le témoignage de Marie-Louise
Taché-Mercier vulgarise et personnalise.
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DE LA MÊME AUTEURE
Michèle Bernard
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Joseph-Charles Taché. Visionnaire, penseur et homme
d'action au cœur du XIXe siècle,
Michèle Bernard
ISBN : 978-2-89261-638-5 | Nombre de pages : 172
ISBN numérique : 978-2-89261-662-0
Format : 21,5 x 14 | Parution le : 2011-04-15
Collection : Les grandes figures
Éditeur : Les Éditions XYZ inc.
Présentation : Comme tous les autres
livres de la collection, celui-ci raconte la vie
d’une personne célèbre, en l’occurrence
Joseph-Charles Taché (1820-1894). Taché est issu
d’une famille de notables de Kamouraska. Médecin,
député, journaliste, écrivain et sous-ministre, ce
touche-à-tout glisse d’un métier à un autre, d’une
carrière à une autre, toujours avec un pareil talent
et de pareils honneurs. Neveu de Sir Étienne-Paschal
Taché, père de la Confédération et premier ministre
du Canada-Uni, et frère aîné de Monseigneur
Alexandre-Antonin Taché, évêque de Saint-Boniface,
Joseph-Charles Taché est une personnalité de premier
plan du Bas-Canada au XIXe siècle. Avec Taché, nous
participons aux joies et aux douleurs d’un pays en
pleine construction, d’une nation en voie de
basculer de l’étouffant asservissement des
conquérants britanniques aux premiers balbutiements
d’une confédération, si imparfaite soit-elle,
ouverte sur l’espoir d’une plus grande autonomie
pour le Québec.
Genre : Récit biographique
Lieu de publication : Montréal |
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Michèle Bernard
Michèle Bernard se fera un plaisir de lire et
de répondre personnellement à vos courriels.
Adresse de correspondance électronique :
michele.bernard@sympatico.ca
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