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Philippe F. Riel nous présente son premier roman,

Leçons de mathématiques

 

Leçons de mathématiques

 

Roman

 

Philippe F. Riel

 

Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2013, 270 pages.
 

ISBN 978-2-89612-443-5
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Couverture souple couleur

Format 6 X 9 pouces

Reliure allemande

 

Exemplaire papier : 24.95$ (Canada)

 

Exemplaire numérique : 7.00$ (Partout)

 

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Leçons de mathématiques, roman, Philippe F. Riel,
Fondation littéraire Fleur de Lys
 

 

 

 

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PRÉSENTATION

 

Leçons de mathématiques, roman, Philippe F. Riel,
Fondation littéraire Fleur de Lys

 

Des cours de maths, quelque part au Québec. Des leçons pour élever l’espoir vers des hauteurs que l’on peut plus atteindre, et pour aspirer sans le savoir à fuir le chaos. Des cours de maths ? Des cours pour explorer ce qui nous entoure, pour faire de l’ordre dans le désordre extérieur, et dans celui, intérieur, qui le reflète : l’algèbre des rêves, la géométrie des relations humaines, les fonctions de l’existence. Des cours pour tenter de comprendre en somme. Entre la chorégraphie macabre des salauds qui finissent toujours par s’en tirer, des éteignoirs professionnels qui laissent derrière eux leurs cadavres vivants, et du monde qui n’attend que le temps d’un clin d’œil, pour tout faire basculer dans le vide, il y a ceux qui ne connaîtront jamais la lumière, ceux qui tombent pour ne plus se relever et ceux qui ne veulent pas s’éteindre. Dans l’inutilité de toute rectitude morale, il y a toujours le désir de déchiffrer, polarisé par l’absurde et l’émerveillement, le sens d’une vie dédiée à la connaissance du monde et de soi.
 

 

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EXTRAIT
 

Leçons de mathématiques, roman, Philippe F. Riel,
Fondation littéraire Fleur de Lys

 

PROLOGUE (Texte intégral)

 

On m’a demandé il y a quelque temps pourquoi les jeunes aujourd’hui étaient si peu empressés à apprendre. Sur le coup, je n’ai pas vraiment répondu. D’abord, vouloir répondre à une question aussi vaste, à brûle-pourpoint, conduit invariablement aux banalités d’usage, et ensuite, il faut bien l’admettre, ce problème, existe depuis la nuit des temps : un philosophe qui enseignait la rhétorique au quatrième siècle, se plaignait des troubles de comportement des jeunes qu’il devait supporter dans ses cours. Le sujet, on en conviendra, ne date pas d’hier, et au fond, une telle question n’est-elle pas sans réponse ? Je veux dire par là que si un phénomène apparemment dysfonctionnel survient depuis toujours, peut-on le considérer comme un problème ? N’est-il pas l’un de ces travers humains auquel on s’offusque, mais que l’on doit finalement accepter comme faisant partie de l’ordre des choses ? Par exemple, on parle intensément des crises économiques qui surviennent périodiquement comme étant des événements hors normes et qui devraient disparaître à tout jamais; mais ce que l’on ignore vraisemblablement, c’est que les crises, justement, existent régulièrement depuis au moins quatre cents ans. C’est vrai, et elles sont répertoriées dans les livres spécialisés d’économique. Elles débutent et se terminent comme le va-et-vient d’un pendule, et rien ne semble vouloir les entraver, comme les vagues de la mer en somme. On peut toujours blâmer ceci ou cela, annoncer réformes et révolutions, essayer de réveiller une certaine conscience collective en vue d’un nouvel âge glorieux, la poussière retombe, le bruit s’estompe, et la vague passe.


Loin de moi l’idée de minimiser l’importance d’un problème aussi crucial que l’éducation, mais j’ai l’impression qu’à peu près tout a été dit là-dessus. De faire porter la faute aux étudiants c’est oublier que nous-mêmes avons été jeunes et avons donc suivi des cours; je ne sache pas que ma génération ait été d’une maturité éblouissante relativement à celle visée aujourd’hui. S’attaquer aux enseignants ne m’apparaît pas une bonne idée non plus, quand on réalise que l’on doit d’abord assurer leur sécurité plutôt que leur bien-être dans nos polyvalentes. On peut toujours culpabiliser tout le monde en affirmant que le problème éducatif en est un de société, mais je doute que cela nous mène bien loin. Je veux essayer une autre tactique, et ce, via mon expérience personnelle. Je ne prétends pas épuiser le sujet; je ne sais même pas si ce qui suit sera une réponse satisfaisante, mais je veux quand même tenter le coup. Je crois que cela en vaut la peine. Après tout, quand on lit sur internet que des étudiants universitaires ne savent pas identifier les continents sur une carte, je crois que nous sommes malgré tout justifiés de vouloir approfondir ce qui en nous devrait provoquer à tout le moins un obscur malaise.
Encore une fois, je ne veux pas donner l’impression que la réponse à tout ceci est contenue dans les pages à venir. La compréhension des choses peut, il est vrai, s’accomplir par une rationalité plus classique, mais une approche plus indirecte et intuitive est quelquefois utile et préférable.


Sous cet angle, mes activités passées pourraient éclairer le débat. Il y a de cela quelques années j’ai donné des cours privés de maths à de jeunes étudiants du secondaire, CÉGEP et quelquefois à des universitaires. Je les accueillais ici chez moi dans une salle que j’avais aménagée pour l’occasion. Les cours étaient individuels, alors que je fournissais un enseignement tout à fait personnalisé et adapté pour chaque cas. Mes élèves étaient issus du système privé comme du public et de toutes les strates sociales. Ils venaient me voir pour toutes sortes de raisons : mise à niveau, la plupart du temps, enrichissement quelques fois, ou parce qu’ils n’appréciaient pas tellement leur prof, ou encore pour des motifs autres tels un manque de confiance en soi, des angoisses incontrôlables qui les minaient ou tout simplement parce qu’ils avaient besoin d’un soutien moral. Enfin, chaque jeune présentait un aspect singulier qui faisait de cette activité pédagogique une activité originale en ce que les cours se ressemblaient en apparence, mais pas tout à fait.


Maintenant que je n’enseigne plus, j’ai oublié plusieurs de ces étudiants, comme ils m’ont oublié j’en suis sûr; certains par contre sont restés dans ma mémoire, non pas que l’expérience qui en ait résulté fît partie de quelques illuminations prodigieuses, mais elle sortait un peu de l’ordinaire.


Ce qui suit est moins le récit d’une histoire glorieuse que la chronique de ces quelques rencontres entre jeunes d’une génération énigmatique et une personne venant d’une autre, déjà aux oubliettes. Certaines de ces rencontres se sont avérées généreuses dans leurs apports réciproques d’autres ont confirmé certaines vérités sur l’éducation en général et sur les individus en particulier.


Les mathématiques, comme à peu près tous le savent, sont la pierre angulaire de n’importe quel système éducatif. Je ne veux pas dire, toutefois, que seules les maths comptent. D’autres matières doivent aussi être considérées comme essentielles : la maîtrise de la langue française, par exemple, joue un rôle fondamental dans toute formation culturelle digne de ce nom. Dans notre province, on y gagnerait immensément à transmettre l’amour de la lecture aux jeunes, y compris celle de la poésie. Mais voilà, ceci est une autre histoire. Mon biais est celui des sciences et des maths. Il y a de cela une cinquantaine d’années, un auteur littéraire avait prédit que le monde appartiendrait, dans un avenir proche, à tous ceux qui sauraient manipuler les calculateurs électroniques. On ne peut pas dire, en ce début du vingt et unième siècle, que cette prophétie ait été de la frime. Les écrivains sont quelquefois en avance sur nous tous. Mais, je ne veux pas m’étendre sur cet aspect-là des choses. Je désire plutôt m’attarder sur ce qui se passe en ce moment. Pour saisir l’avenir, encore faut-il comprendre le présent.
 

 

 

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AU SUJET DE L'AUTEUR
 

Philippe F. Riel

 

 

Né à Montréal, 1960. Diplômé de l’École Polytechnique de Montréal et de Virginia Tech (Blacksburg), génie industriel. Il effectue des activités de recherches dans l’évaluation économique des nouvelles technologies (manufacturières, en ergonomie et en informatique), de même qu’en gestion des coûts dans la gestion de la qualité et des mesures de performance organisationnelle.


Il publie plusieurs articles scientifiques dans ce domaine. Il publie aussi des articles sur le rôle de l’ingénieur industriel dans l’évaluation de projets sur le plan économique. Meilleur article scientifique de la Tenth Annual International Industrial Ergonomics and Safety Conference”, Seattle, 1995.


Il se réoriente par la suite dans l’enseignement privé en mathématiques et sciences. Il met au point un manuel de mathématiques pour les élèves du secondaire.
 

 

 

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Philippe F. Riel

 

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Adresse de correspondance électronique : philippe.riel@hotmail.com

 

 

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