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L’action se situe au cœur des années 1970. Angella, jeune femme au cœur rêveur et déterminé, n’en peut plus de la vie d’étudiante. Malgré leurs inquiétudes, les parents d’Angella la laissent partir afin qu’elle poursuive son rêve. En dévalant les routes de l’Ontario au volant de sa MG, cette personne téméraire mais sensible inscrira dans sa chair l’expérience du monde qu’elle découvre. Elle verra l’assimilation et la réalité des francophones qui vivent à l’extérieur du Québec. Angella, citadine habituée à son confort, devra affronter des conditions de vie moins faciles. À travers ces péripéties, la Québécoise éprise d’aventure apprendra de précieuses leçons qui lui permettront de trouver ce qu’elle recherche.
Angella fera la rencontre de Martin, un étudiant en médecine qui la
mettra à l’épreuve. Ce jeune homme deviendra, au fil du temps, une
figure essentielle de ce beau roman. Puis, l’héroïne devra faire des
choix concernant son avenir professionnel. Cette histoire positive
nous montre comment, en recherchant son équilibre individuel
intérieur, on parvient à réaliser ses rêves ! Après tout, il n’y a
pas que des inconvénients à concrétiser ses idéaux, pourquoi alors
avoir tant peur? Vous vibrerez au diapason d’Angella qui, comme tant
de gens de sa génération, travaille fort et trouve enfin son
bonheur.
CHAPITRE 1
Elle s'étire dans son lit douillet tout en aspirant l'air du dehors
qui lui parvient de la fenêtre de sa chambre. La fenêtre et la
porte-fenêtre demeurent ouvertes en plein été. Un
nouveau jour commence. Ses joues se plissent dans un sourire en
pensant à un éventuel départ ; même s’il y a des liens très forts
qui l'unissent à sa famille. «
Je ne vais tout de même pas rester au lit à rêver les yeux ouverts
toute la journée. Allez hop, lève-toi ! »
C'est ce matin que je cesse d'être une jeune étudiante avec un
besoin presque frénétique de m'évader avec ce petit bijou d'auto,
qui m'a été offert à mes seize ans et que j'ai reçu pour cette
occasion avec une telle joie. »
Fière, pleine d'assurance et d'enthousiasme, elle descend l’escalier
du deuxième étage de la maison où se trouve sa chambre. Elle peut
voir sa mère qui se verse un café à la table de la salle à manger. Sa
mère porte sa tasse de café à ses lèvres : « Ma foi, tu as tout de
même l'air en forme ce matin. Viens t'asseoir. Tu dois manger
quelque chose avant d'entreprendre quoi que ce soit. »
Connaissant sa fille, cette nouvelle énergie lui fait soupçonner
qu’Angella a fait le point sur sa vie ou bien qu'elle a trouvé du
travail d'été. Elle est beaucoup plus agréable et rassurante que ces
derniers jours, pense-t-elle. Elle tournait en rond en perte de joie
de vivre. Elle l'avait vue, à quelques reprises, écrasée sur le
fauteuil du salon à rêvasser. Pourtant, elle était contente de
prendre congé des devoirs et des leçons quand la fin de l’année
scolaire fut terminée. Que pouvait-il s’être passé qui la rendait
nonchalante ces derniers temps, se demande sa mère demeurée
silencieuse. Puis toute cette énergie tout à coup ! «
J'ai une faim de loup ce matin ! » Angella se verse un café, et de
l'autre main soulève distraitement le couvercle du plat sur la
cuisinière qui garde le gruau chaud.
Avant d’avoir le temps de répondre, son père sort de sa chambre. Il
ajuste nerveusement sa cravate, accusant sa femme de ne pas l'avoir
réveillé à temps. Il prend un café à la hâte et embrasse « ses
femmes », comme il dit si gentiment avant de se rendre au travail.
Angella en profite pour avaler un petit déjeuner pendant que sa mère
court derrière son père afin qu'il n'oublie rien. Elle s'apprête à
se lever de table, et sa mère lui dit : « Il y a une chose dont nous
devons parler avant que tu ailles t'habiller, car je sens bien qu'il
se passe quelque chose. Nous devons tirer cela au clair. »
Elle raconte à sa mère, en toute simplicité, ses intentions. Rien ne
peut l'arrêter : son assurance tout comme sa vitalité sont au
zénith, son esprit est clair, elle ne perd pas ses objectifs de vue.
Après une longue conversation, sa mère finit par céder, malgré le
désir qu'elle a de voir sa fille faire de longues études. Elle sort
tous les arguments possibles pour calmer ses inquiétudes, tant du
point de vue des études que de son avenir. Cependant, elle ne veut
surtout pas manquer de respect envers sa fille en lui imposant les
rêves qu'elle entretient pour elle. -
Ah ! Rien de grandiose à la Angella Davis ou à la Ginette Reno. Je
ne sais pas encore comment je m'y prendrai pour les réaliser, mais
j'y arriverai et puis il me restera toujours le collège. Je t'en
prie ne t'en fais pas maman. » «
Maintenant, au Québec en mille neuf cent soixante-quinze, ils ne
sont que très peu de jeunes qui trouvent un travail dans le domaine
dans lequel ils ont étudié. Les jeunes sont endettés et ne savent
pas ce qu'ils vont faire de leur vie. Ils sont découragés, car le
gouvernement n'a pas suffisamment analysé les investissements en
mesure de retombées sur l'emploi et des besoins actuels de
l'industrie. Polarisés dans leur spécialité, ils manquent de
polyvalence. Les gouvernements et le ministère de l’Éducation sont
dépassés par le grand nombre de diplômés sortis des universités. La
majorité des parents se demandent bien ce que vont faire leurs
jeunes. Qui veut employer un jeune avec un bac ou une maîtrise ?
Autant les jeunes sont désœuvrés, autant les employeurs montrent
leur disconvenance en refusant de les employer aux salaires que
demandent ces formations. Je
trouve que pour me réaliser c'est déjà un bon commencement. Il y a
des risques, bien certainement. Mais quand je regarde tous mes amis,
qui comme moi devront se trouver un travail autre que dans la
discipline dans laquelle ils ont été formés, s'ils veulent survivre
et faire des projets, je n'ai pas le goût de passer plusieurs autres
années sur les bancs d'école. Il y a certainement des risques de me
heurter à des barrières. Au moins, je n'aurai pas eu à m'endetter.
Pendant tout ce temps, la société nous a fait croire que nous
gagnerons de gros salaires avec des diplômes. Je ne m'attends pas à
travailler avec des salaires élevés. Je veux tenter ma chance dans
le monde du travail pour y faire ma place et m'intégrer dans la
société comme individu, avant de m'inscrire à nouveau à des cours.
Je ne crois pas revenir à l'école à plein temps. J'ai horreur des
concepts figés, même si je vais à l'encontre de la conception que le
milieu enseignant se fait de l'instruction et de l'éducation. Tu
sais, maman, avec la base d’instruction et d’éducation que j'ai
reçue, j'ai tout de même fait l'apprentissage de certaines règles,
de certaines limites et de certaines contraintes. Tous ces ensembles
de connaissances mal assimilés et incohérents, dont on gave le
cerveau des étudiants, ne me semblent pas une certitude de réussite.
Je suis pour le savoir après l'expérience, là où se passe la vie. Je
suis fatiguée d'entendre les enseignants parler. Je veux laisser la
parole à tout ce qui m'entoure. Je ne veux surtout pas perdre ma
capacité d'étonnement et d'émerveillement. Puis, tu sais, je n'ai
jamais vu de professeurs qui allaient plus loin que le livre.
Arrivé au restaurant, en s'assoyant à la table, son père aperçoit
une sorte de gêne chez sa fille. «
Tu sais ma grande (la seule fois que j'ai dîné seule avec mon père,
c'est lorsque je suis partie au collège à l'extérieur et qu'il est
venu me conduire. Nous étions beaucoup trop en avance, car pour lui,
arriver en retard était impensable, alors nous partions toujours
trop tôt. Pendant tout le temps que nous mangions, il m'a dit
combien il lui en coûterait pour mon année de collège et que ce
dîner était un surplus. Je le trouvais très ennuyeux, mais je
n'allais pas me laisser prendre par le remords, car je tenais à
finir mes études), n’aie pas peur ! Je te promets de ne pas
t'infliger un tel discours. Comment trouves-tu mon choix de resto ? Ça
me plait de le voir si détendu. Et quand la serveuse arrive, mon
père lui dit : « Cette jeune demoiselle va commander. -
Je vais essayer votre Fettucine Alfredo avec une salade César comme
entrée. -
Vous avez fait un choix judicieux. Vous verrez vous ne le
regretterez pas ! Et pour vous ? -
Ce choix me convient parfaitement, à moi aussi. Avant tout, je veux
une bonne Labat Bleue. -
Pour moi, ce sera une limonade. » Je
vois le temps passer si vite ! Je me lance donc dans une
conversation, au discours pondéré. «
C'est toi qui m'as conseillée pour certaines décisions que j'ai eu à
prendre, même si parfois je n'ai pas su suivre tes conseils. Je sais
que tu as une grande sagesse que je n'ai pas encore. Tu as toujours
été là pour moi. Je dois te remercier pour cela. Je peux avoir
confiance en toi, car tu me connais si bien. -
Maman a ses petits secrets. Je suppose qu’elle m'en a parlé et que
je n'ai pas fait attention.
Comment lui dire qu'elle a l'intention de quitter l'école et d'aller
voir ailleurs ? Elle évite la question, car son père regarde sa
montre.
Comme je veux voir ma meilleure copine avant de partir, je téléphone
à ma mère pour lui dire que je ne rentre pas pour le souper, et lui
faire part de ce qui a résulté de notre dîner. Ma mère saura
sûrement trouver la manière de lui parler de ma décision.
Elle a une belle relation avec sa mère, elle peut tout lui dire.
Pour les gens qu'elle rencontre, sa mère est plutôt timide et, à
cause de son silence, elle passe pour une femme snob. -
Il fait vraiment trop beau pour passer cet après-midi dans la maison
à ne rien faire. -
Dis donc, ta mère, elle a l'air bien ?
C'est moi qui ai cuisiné pour le souper. Tu restes manger avec nous
? Ça changera de la routine et nous avons tant de choses à nous
dire. »
J’étais là, assise sur le plancher près du lit, tandis que Dina
était assise sur son lit et m’écoutait raconter ce qui se passait
dans ma décision de quitter l'école. -
Tu sais, rien ne m'empêche de respecter ta décision. Je suis
contente pour toi, parce que tu n'es pas tout à fait heureuse dans
les salles de classe. Tu sauras sûrement te réaliser dans la vie que
tu choisis. -
Dis donc ! nous devenons sérieuses ! C'est les vacances ! Puis tu
vas sûrement me manquer. » Elles se mettent toutes les deux à
pleurer. Dina met fin à ces émotions.
Dina me conduit au garage à proximité de la maison et elle ouvre la
grande porte ; une belle chatte blanche et ses chatons sont bien
couchés sur un lit de paille.
Elle le dépose dans son lit et elles finissent leur conversation
dehors. La mère de Dina vient les rejoindre.
Elle disait ça si précieusement en gardant un sourire sur son
visage. (Ce ne sont que des bons souvenirs maintenant que Raymond
n’est plus.) «
Puis, nous nous sommes mariés. Il avait une telle passion pour son ;
je ne pouvais que l'admirer. Il était extrêmement drôle. Nous avons
eu sept belles années. Je bénis le ciel, car il m'a donné une belle
fille. Elle prit Dina tendrement dans ses bras. Je n'ai jamais été
capable d'avoir d'autres enfants. -
Maman, ce sont des choses que nous ne pouvons pas changer. »
Dina fit appel à notre faim pour changer la conversation ; ça la
mettait un peu mal à l’aise, surtout qu’elle a eu peur de perdre sa
mère avec ce cancer. «
Pas question ! Je tiens à goûter à tout ce que tu as préparé ; tu ne
te débarrasseras pas de moi comme ça. Et je suis très en forme pour
participer aux travaux de la cour ; nous pourrions jaser en même
temps. Qu’est-ce que je peux faire pour vous, madame ? -
Je ne voulais pas demander à Dina, car c'est trop lourd pour une
seule personne. J'ai des sacs de terre dans le garage ; j'aimerais
que vous me les apportiez dans une brouette ; je pourrais faire mon
rempotage.
J'aime bien la regarder travailler, elle prend si délicatement ses
plants avant de les poser dans les boîtes à fleurs. Je peux voir
qu’elle apprécie chaque moment. On voit son grand amour des fleurs
dans toutes ces plates bandes soigneusement aménagées autour de la
maison. Elle partage avec moi ses préférences et ses façons de les
entretenir.
L’après-midi passait si vite !
Nous avons eu juste le temps de tout terminer quand Dina, qui nous
avait quittées depuis une demi-heure à peine, nous réclame pour le
souper. En
entrant dans la maison, ça sent si bon… hum, ça promet ! « À
ce que je vois, madame, il n’est pas convenable que nous mangions
les mains sableuses. » Dina a fait tant de cérémonies. Je me sens
gênée.
Quand sa mère sort de la salle de bain, elle dit : « Parfait !
Absolument parfait ! Dina, tu es une vraie femme de maison ! Qui
sait quand nous pourrons avoir à nouveau Angella à notre table ? La
coutume, dans la maison de ces femmes particulièrement éprouvées
depuis le départ de Raymond, le père de Dina, veut que nous fassions
la prière du repas. Sa mère nous fait grâce d’avoir à prendre
l’initiative, en faisant la prière à laquelle nous répondons « Amen
».
Après quelques cuillerées de ce fameux potage, le silence est
interrompu. -
Je n'ai jamais goûté un aussi bon potage que celui-là ! Marcel
deviendra bien enrobé avec des plats aussi délicieux. -
Maman, ne t'en fais pas, j'aime les garçons un peu plus enrobés que
Marcel. -
"Ah oui ! Mais où as-tu pris cela ? - Je le sais, je le sens et tu
verras, de dire Marcel. - J'aime les petits animaux, mais je n'en ai
jamais rencontré un qui te ressemblait." -
Qu’est-il arrivé ? -
Non, il était homosexuel. -
Vous avez dû tomber de haut ? -
Pas vraiment, comme à ce moment- là je ne savais pas encore ce que
c’était le vrai amour, j’ai continué à lui parler. Il parvenait,
tout en faisant attention, à se confier et à partager ses
difficultés. Vois-tu, il adorait un gars qui se montrait indifférent
envers lui ; car ce gars aimait les filles. Son père, lui, ne
voulait plus rien savoir de son garçon. Il l’avait traité de tous
les noms et lui avait ordonné de quitter la maison. Sa grand-mère,
qui l’aimait beaucoup l’accueillit chez elle à la demande de sa mère
quand son père l’a foutu à la porte. -
N’oublie pas de nous donner de tes nouvelles. -
Ah ! Soyez-en certaine. Quand je serai fixée quelque part. Ce
n’est pas sans émotions que j’ai quitté Dina et sa mère. En
tournant le coin de la rue de chez grand-père, je pouvais déjà les
apercevoir. Ils sont tous les deux assis sur la galerie. Mon
grand-père lit son journal, et ma grand-mère se berce
tranquillement. -
Tu vois, notre vie a parfois été routinière, mais nous l'avons vécue
dans l'amour. J'ai dû offrir souvent mon travail monotone.
Aujourd'hui, nous sommes dans le monde des personnes âgées. Nous
nous reposons. Ce n'est pas fatigant, nous nous arrangeons pour ne
plus avoir à traverser des montagnes. Chaque jour, nous donnons un
coup de plumeau dans nos vies, pour que demain soit un nouveau jour
de bonheur. -
Tu sais, ma petite, crois-en mon expérience. Il faut aimer chaque
moment de la vie et ce que tu fais. » En
la tenant bien serrée contre elle, sa grand-mère la regarde droit
dans les yeux : « N'oublie pas de nous écrire. Nous t'aimons très
fort. » Son
grand-père la reconduit à son auto. Il
lui donne un billet de cent dollars et l'embrasse sur le front. Mes
grands-parents sont de ces gens qui te font grandir à leur contact.
J'avais un peu le vertige, car tout semblait aller si vite et se
mettre en place pour un éventuel départ le lendemain.
Pour couper court à la conversation ; je fais semblant de chercher
quelque chose dans mon sac à main. Mon grand-père ouvre ma portière
en me souriant, ses yeux sont encore plus bleus qu’à l'ordinaire,
car le soleil est derrière lui. Je les salue en partant. Je peux
voir dans mon rétroviseur qu’ils me saluent de grands gestes du
bras.
Pendant tout le temps qu'il fallut pour revenir chez-moi, ma mère
avait fait un très bon travail auprès de mon père. J’entre, un peu
anxieuse et nerveuse à la fois. Je vois mon père, assis dans son
fauteuil devant la télé ; ma mère fait de la broderie dans l'autre
fauteuil. Tout a l'air normal comme les autres soirées. Il y a un
long moment de silence. Ce silence va-t-il durer ?
Angella mit fin à ce genre de tension qui lui était insupportable. «
Maman, la mère de Dina te remercie pour tes fleurs. Elle les a
trouvées bien belles. -
Comment va-t-elle ?
Elle commence par lui raconter sa visite chez Dina, pour enfin lui
dire qu’elle trouve cela difficile de penser à une autre année
scolaire. Qu’elle en a assez de ne rien faire depuis des semaines et
d’attendre que le téléphone sonne. Avec le nombre de C.V. qu’elle a
envoyés, elle aurait dû avoir au moins un appel. Retourner sur les
bancs d'école, pas question ! Elle a envie de vivre des expériences
de travail et de s’instruire en cours de route. -
Tu veux dire… » Son
père reprit : « Ta mère m'a parlé de tes projets. Ce n'est pas
évident de se lancer dans la vie sans diplôme universitaire. Tu as
deux mois de vacances. Va tenter ta chance, et il sera toujours
temps de revenir pour l'école en septembre si tu changes d'idée.
Nous serons toujours là pour t’appuyer dans tes projets. Tu es une
fille déterminée. Je te souhaite bonne chance. Promets-moi de
toujours nous tenir au courant, quoi qu'il arrive.
Pierrette Paré se fera un plaisir de vous préciser
comment obtenir un exemplaire papier de son livre.
à cette adresse de correspondance électronique : asselin.pierrette@videotron.ca
Orpheline de mère à l’âge d’un an et demi. Le père place ses trois filles dans différents foyers. Elle sera placée dans une famille de 12 enfants. Le père ira vivre dans un camp en bois rond en pleine forêt et y restera pendant 40 ans. Son éducation a été le fondement de son cheminement. Plusieurs personnes l’ont mieux connue sous le nom de Pierrette Harvey, jusqu’à son mariage où elle prendra le nom de son mari Asselin. Elle vit à L’Ancienne-Lorette, Québec depuis l’an 2000 après 27 ans passés dans le Sud-ouest Ontarien.
De formation autodidacte, elle fait tous les métiers. Servante, serveuse dans les restaurants, barman. Toutes ces expériences ont fait d’elle une femme sociale à l’écoute des gens. Puis elle s’est toujours impliquée socialement partout où elle est passée. La Doré, Vimont Laval, St-Prime, Chapais, Tecumseh Ont., Windsor Ont. Elle a dû s’adapter à bien des changements.
Autre culture, autre langue. Elle se dirige vers l’éducation aux adultes Sainte-Claire Collège Windsor. Prend des cours d’anglais, en communication, secrétaire bilingue, et en administration. Préposée aux malades au Tecumseh Nursing Home. Cette expérience au contact de ces femmes qui n’ont jamais appris l’anglais et qui se sont senties isolées pendant des années. Elle prend conscience du grand besoin qu’ont les femmes de se regrouper. Elle fonde et dirige un centre pour femmes ‘‘La Chiffonnière’’, Laissons là nos chiffons et venez vous rassembler, Un lieu de rencontre ouvert tous les jours pour que ces dernières puissent s’exprimer en leur langue et travailler sur des dossiers qui feront avancer la cause des femmes francophones. Elle agit comme conseillère technique, personne ressource auprès de ces groupes concernés.
À ses yeux, à elle, toutes les femmes doivent s’affirmer et doivent se prendre en main; pour ne pas être abusées, contrôlées et isolées. Elle trouvera des ressources pour les aider. Être membre de ce centre donne un sens d’appartenance.
Elle participe aux tables rondes et donne des entrevues à la Radio de CBEF radio Canada de Windsor. Ayant acquis de l’assurance. Elle réalise et anime la T.V. communautaire.
Madame Gabrielle Potvin fut le déclencheur pour son intérêt à la peinture lors de sa venue au centre. Elle décide de prendre des cours de peinture donnés par le Centre Culturel Tournesol Windsor. L’acrylique et l’huile furent ses médiums pour créer.
Puis des cours en poterie donnés par Roy Savard professeur d’art de l’École Secondaire l’Essor cours du soir. À Ste-Claire Beach Ont.
Elle organise miss francophone pour le festival francophone et pendant sept années consécutives organise des soirées de talents. Fera salle pleine.
Aujourd’hui, elle joue un personnage dans la troupe de théâtre ‘‘Les Grands Bouboux’’.
Finaliste au concours de rédaction présenté par l’ACFO régional. ‘‘Être francophone c’est quoi?’’. Jacques Kennay du département de français de Sainte-Claire Collège et M. Jean Mongenais rédacteur en chef du journal Le Rempart étaient parmi les juges.
Auteure de plusieurs livres : romans, récit, poèmes.
Une femme énergique, d'un grand esprit de famille, la discipline, la disponibilité et la planification arrive avant tout.
Membre de la Fédération des Écrivains d’Amérique.
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