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Page personnelle de l'auteur Réal Burelle

Un ruisseau à rebours

Roman, 182 pages.

 

 

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Banlieue de Montréal, 1999. Arthur Dubois, soixante et un ans, partage avec sa femme Germaine Thivierge, la maison, la haine, l'entêtement et le même lit. Depuis des années, les deux belligérants ne s'adressent plus la parole. Arthur subit son destin. Il pourrait pourtant traverser la rue et aller jouir de son bonheur avec sa maîtresse, la douce et effacée Pauline Desrosiers, celle qui lui apporte espoir et réconfort.

Un retour sur le passé de ces êtres ballottés par le sort nous lance sur leur chemin de jeunesse, du plus profond de leurs rêves, jusqu'à l'achèvement de leur destin.

Délaissé par son ivrogne de père, Arthur connaît une enfance de misère. À quatorze ans, la rencontre de la jeune Pauline vient illuminer sa vie. Aussitôt parue, elle s'en va, le laissant avec une vision utopique et naïve d'un amour de passage. Plus tard, à l'âge adulte, il fait la connaissance de Germaine et se laisse entraîner par la force de caractère de cette jeune fille téméraire. Alors qu'il retrouve Pauline dans toute sa pureté, il choisit de marier Germaine.
Pourquoi ?

Puis, le couple étriqué d'Arthur et Germaine se disloque. Ils durent et s'écorchent pendant quarante ans. Au moment où Pauline ressurgit dans la vie d'Arthur pour lui offrir la paix, il sombre dans la détresse. Oiseau sans parlure, toujours ballotté par les vents de travers, il se lance sur la piste enfiévrée d'un trésor éphémère. Croyant trouver une fortune enterrée dans la cave de sa maison, il creuse la métaphore de sa vie et déterre sa souffrance à l'état pur. Il n'aura que mendié sa place au soleil, mettant plus de soixante ans à la trouver dans la simplicité de l'amour de Pauline.
 
Germaine crachait le feu, un personnage énigmatique, insolent, parfois menaçant. Partie pour la gloire, cherchant à se donner du pouvoir, elle se bute à l'autorité qu'elle a voulu narguer. Au début des années cinquante, dans un milieu fermé, avec peu de bagage, sa force se liquéfie en rage. Même si elle s'acharne à mettre sa petite fortune dans une machination, son pari est perdu d'avance. Elle devra se contenter d'arnaquer un plus faible et vivre sa désillusion en cachette.

Pauline, qu'as-tu fait de ton talent ? Tout ce bagage de finesse, de bonté, de grandeur d'âme ne s'est-il pas fané sur un chemin de facilité, balayé par une première peine d'amour ? Que cherchais-tu auprès d'Arthur, douce Pauline ?

Un homme molasse, Arthur. Une femme revêche, Germaine. Une douce amante, Pauline.

L'odyssée culmine dans une échappée rocambolesque où la vie de chacun bascule dans l'inimaginable.

 

 

* * *

 

 

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Jean-Luc Hétu (auteur), le 28 août 2004. J’ai navigué sur le ruisseau, refaisant à rebours la route de ceux qui l’avaient descendu au fil de leur vie. Un beau voyage. Un beau livre. Une belle histoire sur la condition humaine, sur trois humains aux prises avec leur passé et leur destin. Un scénario bien tricoté, reflet de beaucoup de créativité. Le personnage du jeune Arthur est très attachant. Ça parle bien de tous les enfants négligés, laissés à eux-mêmes. Je garde à cet effet cette image très forte de la maîtresse qui «installa Arthur dans le fond de la classe et l’oublia là pendant sept ans». Le drame d’Arthur et celui de Germaine est raconté avec sensibilité je pense en particulier à ce passage : Après s’être si peu dits, sans se toucher, sans avoir noué leurs regards, ils se mirent en marche sur cette voie amère. À cette heure, les eaux montantes vinrent submerger ces deux âmes en perdition engloutissant le rêve et l’espoir. Ils coulaient enchevêtrés tous les deux dans le chaos de l’inconscience, dans la froidure de l’indifférence, pour la vie, pour toute leur vie. Ils passèrent corps et âme de l’autre côté de leur existence, là où la tendresse s’attiédit, où l’amour s’ensommeille, où le cœur s’ankylose, laissant derrière le souvenir hagard et farouche d’un bonheur perdu qui s’enfuit en geignant. Ou à cet autre où le réflexe d’Arthur de reconnaître son enfant et d’assumer sa paternité nous montre que les enfants ne sont pas condamnés à répéter les erreurs de leurs parents. J’ai trouvé l’épilogue très fort, très touchant. Comme si la présence de Jean-Guy et le pardon donné à Germaine venaient racheter un peu de la stagnation de cette existence. Et puis, la présence de Pauline, tout au long du récit, qui vient apporter une touche d’humanité et de rédemption dans l’existence d’Arthur. Je sens que je vais demeurer habité longtemps par le souvenir de la dure Germaine, qui n’aura pas connu l’amour, par la figure complexe d’Arthur, avec son potentiel laissé en friche, mais qui aura au moins connu l’affection de Pauline, et par la figure de Pauline, choyée par la vie et source de soleil pour son ami Arthur. Toujours étonnant de constater que des personnages comme ces trois-là, pures émanations de l’imaginaire d’un auteur, acquièrent une existence autonome pour survivre dans la mémoire des lecteurs. Merci Réal.

 

Monique Bernier. Je viens de terminer la lecture de ton roman... Un ruisseau à rebours. J'ai trouvé ton roman savoureux, intéressant à lire. J'ai été prise par la vie des personnages. Je trouve que ces personnages sont admirablement bien campés... chacun dans sa propre personnalité, chacun dans son histoire de vie, chacun dans sa souffrance... Je trouve que tu as su donné à ces personnages un souffle de vie, un mouvement, une émotion qui fait qu'ils sont réels, qu'ils nous touchent et qu'on les aime.  Bravo pour ce beau travail que tu as fait.  J'ai été fasciné par la richesse du vocabulaire, la recherche des mots et l'originalité des expressions ou des métaphores. Ça mérite qu'on s'y arrête et qu'on s'y attarde vraiment... J'ai été ravie de te lire. Félicitations!!!

Colette Larose. J'ai passé la fin de semaine avec Arthur, Germaine et Pauline... et c'est avec grand regret que je suis arrivée à la page 172. S'il y avait un deuxième tome, je m'empresserais d'aller le chercher.
J'ai été impressionnée par la qualité de ton écriture, sa poésie, et le juste équilibre entre le fond et la forme.  Tu as su rendre tes personnages attachants et tellement vivants. J'ai beaucoup aimé la structure de ton roman, que je trouve originale : tes trois personnages aujourd'hui, puis l'histoire de chacun, puis la suite de l'histoire aujourd'hui, jusqu'à son dénouement. Que dire de plus... c'est d'une grande sensibilité et d'une fine psychologie.... et la couleur du langage est exquise. J'ai beaucoup aimé!

Lucile Bastien. Déjà fini le ruisseau à rebours... Une histoire belle qui nous laisse un peu de chagrin, mais combien de réalisme dans ces vécus pas bien loin de nous finalement. Tu n'es pas un écrivain seulement, mais un peintre un sacré peintre, ton récit déborde de périphrases savoureuses de métaphores pleines de lumière, le placotage est souvent drôle de même que le choix judicieux des mots réveille les idées et nous laisse voir une exposition de jolis tableaux. Un style varié, entreprenant qui nous entretient jusqu'au bout. Les scènes de la découverte de l’amour sont pleines de fraîcheur et bien faites L'approche de la mort et le fond du ruisseau belle image, le pardon n'est pas gros, mais il est là. J'aurais aimé connaître les amours de Pauline et de son mari, bien que je sache que cela ne pouvait pas combattre avec l’expérience connue d'Arthur. Toutefois, tu transmets cela avec tellement de doigté.... mais je comprends que tu préférais passer cela sous silence. On aurait pu savoir un peu plus de ces quarante ans de vie le livre aurait été plus gros plus long. Mais tel qu'il est c'est un petit bijou d’écriture. Félicitations

Viviane Tchang. Ça faisait au moins 15 ans que je n'avais pas lu un roman. Je l'ai dévoré littéralement ! Je l'ai terminé mardi après-midi, moins de 24 heures après son début !!... Excellent !... J'ai adoré son petit côté terre à terre qui nous rentre dans l'histoire sans qu'on puisse dire non... D'un réalisme effarant, j'avais l'impression de faire partie de cette histoire... Des noms, des places, des rues et des écoles que je connais très bien... que c'est amusant ! Mille fois bravo !!

 

 

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Chapitre I

Chapitre II

Chapitre III

Chapitre IV

Chapitre V

Chapitre VI

Épilogue

Chacun porte …

Le chant de l’alouette.

Un oiseau sans parlure.

Folle enchère.

L’année de la noce.

L’année de la magouille.

Un ruisseau à rebours.

9

35

49

71

103

135

165

 

 

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CHAPITRE I : Chacun porte …

À trois heures du matin, Arthur Dubois viraillait dans son lit depuis minuit. Incapable de trouver le sommeil, il endurait le mauvais cinéma que lui offrait son cerveau. Les ronflements tonitruants de Germaine vrombissaient sous les couvertures. À bout de patience, il se leva et retourna vidanger pour la troisième fois cette vessie capricieuse.


« J’aurais dû coucher chez Pauline. Au moins, a’ ronfle pas et j’aurais pu prendre un de ses somnifères. »

À son retour dans la chambre, Germaine avait poussé la couverture. Il jeta un oeil découragé à la masse de graisse sirupeuse étendue sur le dos, la bouche édentée grande ouverte, la chemise de nuit en flanelle jaune moutarde de Dijon écrasant les montagnes et les vallons de ce corps qu’il ne pouvait plus souffrir. À soixante et un ans, il se sentait claquemuré au bout de sa vie.

Malgré son âge, Arthur gardait une surprenante vigueur, sa maîtresse Pauline pouvait en témoigner. Pourtant, cette nuit, il se sentait lessivé. Le cœur lui flottait dans la mixture des trois bières et des quatre gins de la soirée. Il se disait que son entêtement et celui de Germaine Thivierge allaient les emporter avant longtemps tous les deux au fond d’un trou derrière l’église de Lachenaie s’ils n’arrivaient pas à trouver une solution. Plus de quarante ans de mariage, dont dix ans en colocataires, s’ignorant mutuellement, demeurant chacun sur son quant-à-soi, attendant impatiemment que l’autre lève les pieds pour s’approprier le patrimoine familial. Un assez modeste pécule en fin de compte, un bungalow insignifiant sur la rue Legendre, hérité du bonhomme Thivierge, et un chalet à Saint-Sauveur. Une vie à bizouner des jobines de construction, à se désâmer pour pas grand-chose, pour se retrouver Gros-Jean comme devant. Sa femme, Germaine, qui travaillait encore dans une agence de voyage-tourisme, s’en sortait beaucoup mieux. En une occasion, ils avaient parlé de divorce, confirmant ainsi de façon irrévocable que, pour rien au monde, l’un ou l’autre des belligérants ne céderait un traître sou à l’adversaire. Dix ans à garder le fort en attendant que l’autre lâche le morceau. Au moins, si Arthur avait pu convaincre Germaine de lui laisser la grande chambre à coucher. Peine perdue, jamais elle ne lui donnerait l’avantage de la pièce la plus vaste, la plus chaude, la plus éclairée de la modeste résidence. Alors, ils moisissaient là, barricadés dans le même lit.

Au petit matin, le pauvre bougre glissa dans des rêves lubriques où il s’adonnait à des jeux pas très de son âge avec sa belle Pauline vêtue d’une chemise de nuit écourtichée, transparente, jaune tulipe qui lui arrivait au nombril. À six heures, le carillonnage épouvantable du vieux réveil posé sur la table de chevet le fit tressauter. Germaine mit une sourdine à son tuba. Pour s’en débarrasser, il lui planqua un vigoureux coup de pied dans les mollets. Alors, elle grogna sournoisement, puis se laissa tomber en bas du lit, ce qui relâcha la tension du pauvre sommier qui soupira d’aise. Lorsque sa codormeuse eut enfin quitté pour se rendre à son bureau de Terrebonne, il s’endormit, épuisé de sa nuit de tourments.
 

 

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Au sujet de l'auteur    Biographie    Coordonnée

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Né à Beloeil en 1945, Réal Burelle a fait carrière à Hydro-Québec. Jeune retraité depuis quelques années, il s'est depuis résolument tourné vers sa grande passion, l'écriture.

 

Autodidacte, il a commencé à pratiquer son art dans différents ateliers littéraires ainsi que dans des sessions de formation sur mesure. En décembre 2001, il participe à un premier concours (Contes et Poésies des Pays-d'en-Haut) où il obtient le premier prix du jury.

Après avoir publié quelques récits, nouvelles et poésies, en 2002 monsieur Burelle réalise son premier roman : un ruisseau à rebours. Un recueil de poésie est également en chantier.

En plus de l'écriture, Réal Burelle s'adonne également à la peinture et à la pratique musicale depuis plusieurs années. Amant de la nature, il réside maintenant à Ste-Anne-des-Lacs en banlieue de St-Jérôme.
 


 

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Voici son adresse électronique :

 

realburelle@hotmail.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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