Frère Albert-Jules (Gélinas) est le sixième enfant d’une famille qui en
compte dix. Né le 22 avril 1933, à Shawinigan, il connaît une enfance
heureuse. Avec son caractère enjoué, taquin et espiègle à ses heures, il
s’attire des réprimandes et des punitions de la part de ses parents.
En sixième année, à l’école Sacré-Cœur, dirigée par les Frères de
l’Instruction chrétienne, il fait partie de la Croisade, mouvement pour
sensibiliser les élèves à la vie spirituelle. Lors d’une réunion, il est
frappé par une réflexion sur l’Éternité. Ce soir-là, il y pense
sérieusement et décide de d’entrer au juvénat Saint-Joseph, à
Pointe-du-Lac.
Devenu chevalier de Marie, il répand auprès de se confrères sa ferveur
mariale. Son idéal, c’est devenir un saint, devenir meilleur, et cela en
peu de temps, car il croit qu’il va mourir jeune. Dans son journal
spirituel, il écrit le 22 avril 1949, le jour de son anniversaire : «
Merci mon bon Jésus de m’avoir donné seize ans d’existence, en
passerai-je une autre année, tout dépend de vous, ô mon Dieu, je suis
prêt, venez me prendre, je suis à la fleur de l’âge, venez pendant cette
année, je vais me préparer pendant les deux ou trois peut-être quatre
mois de « NOVICIAT »… Fait étonnant, il décède le 17 janvier l950, après
4 mois de noviciat en faisant le sacrifice de sa vie et voulant
rejoindre au ciel, Marie, sa Mère céleste. Son journal spirituel nous
révèle ses luttes, ses espoirs et sa grande intimité avec Jésus et
Marie, devenus ses modèles.
Je songeais depuis longtemps à écrire la biographie de mon frère Jules. Il
méritait bien cette marque d’estime et d’admiration que j’ai toujours gardée
pour lui. Entré au juvénat des Frères de l’Instruction chrétienne, à
Pointe-du-Lac, à l’âge de treize ans, le l5 juin 1946, il sera trois ans et demi
dans cette communauté religieuse. Fortement influencé par les valeurs humaines
et morales des frères enseignants, il attache une grande importance à sa vie
spirituelle.
Devenu Chevalier de Marie, il se documente sur les apparitions de la Sainte
Vierge à Bernadette Soubirous, à Lourdes, le 11 février, en 1858. Il est aussi
très touché par les messages de la Belle Dame qui apparaît le 13 mai 1917 aux
trois jeunes bergers de Fatima : Lucie, François et Jacinte. Dans son journal
personnel, il avoue souvent réciter tous les jours plusieurs chapelets et faire
de nombreux sacrifices pour la conversion des pécheurs : demande que la Céleste
Dame répéta à ses six apparitions aux enfants du Portugal. Ardent apôtre de
Marie, il répand autour de lui sa dévotion mariale avec un zèle constant.
Le l5 août 1949, il poursuit au noviciat sa formation religieuse et se consacre
à Marie, sa Mère céleste. Après une courte maladie, le 17 janvier 1950, à seize
ans et neuf mois, il décède à l’Hôpital Saint-Joseph, à Trois-Rivières.
Ses notes spirituelles, inscrites minutieusement dans son journal personnel,
font réfléchir et témoignent d’une sagesse et d’une profondeur assez
exceptionnelles pour cet adolescent. Son idéal était de devenir un saint et cela
en peu de temps. Son cheminement spirituel aidera sans doute les jeunes en leur
donnant confiance dans la vie, à l’âge de l’idéal et des grands rêves. À notre
époque matérialiste, la société véhicule des valeurs bien différentes. Frère
Albert-Jules (Gélinas) nous rappelle de grandes vérités. On pourra être surpris
par les intentions et les désirs du jeune novice, qui relèvent presque de la
prémonition.
Dans cette biographie, j’évoque la formation chrétienne reçue au foyer et
continuée à l’école publique. Vivant dans la communauté des Frères de
l’Instruction chrétienne, le juvéniste prendra conscience de l’importance de la
spiritualité et tentera de suivre les enseignements du Christ, contenus dans
l’Évangile, tout en priant Marie de l’aider dans son cheminement. Et cela dans
la joie, la générosité, la charité et la bonne entente avec les autorités et ses
confrères qu’il aimait bien.
En annexes, on peut lire les extraits de son journal spirituel, rédigé pendant
les années 1946 à 1950 dans la congrégation des Frères de l’Instruction
chrétienne, à Pointe-du-Lac.
Marié et retraité de l'enseignement au secondaire dans la
province de Québec. Enseignant à Shawinigan, Grand-Mère, Ville Saint-Laurent,
Sept-Îles, Laval,
administration scolaire
à Repentigny et Ville Mont-Royal.
Enseignement aux adultes en comptabilité, marketing et vente, décrocheurs,
classe du jour
et du soir. Agent immobilier, secteur commercial
à Montréal,
Laval et villes de la Rive Sud
et Nord de Montréal.
Collectionneur de livres anciens, principalement le roman de Maria Chapdelaine
de Louis Hémon, de madame Bovary de Gustave Flaubert, des Lettres de mon moulin
d'Alphonse Daudet, des Fables de Jean de La Fontaine et des poésies du poète
québécois, Émile Nelligan.
Voyages: Québec, les provinces canadiennes, France, Angleterre, l'État de
la Floride, les États de la Nouvelle- Angleterre aux États-Unis, République
Dominicaine.
Intérêt marqué pour les Franco-américains et leur histoire. Tout cet exode de
Canadiens français aux États-Unis de 1840-1930. Mon roman Barbara Roberts (de
Fall River) Une Américaine en voyage au Canada est un rappel de ces familles
canadiennes qui ont travaillé aux États-Unis.
Madame Renée Fournier et
Monsieur Serge-André Guay,
Je naviguais sur le Net à la recherche de cyber-éditeurs français et quelques-uns
affichaient leur site. Je restais sceptique à l'idée d'inscrire mes deux
manuscrits à l'étranger. Quelle ne fut pas mon heureuse surprise lorsque je
découvris la Fondation littéraire fleur de lys et manuscrit dépôt, éditeur
francophone en ligne! Et quels soupirs de soulagement!
Enfin, il existait chez nous un tel éditeur. Vite, mon imprimante Lexmark E210
en marche et les 44 pages du Salon des bibliothécaires se déroulèrent sous
l'oeil magique de cette merveilleuse imprimerie à ma portée. Empressé et
curieux, je me plongeai dans la lecture documentée de ces pages avec
enthousiasme, étonnement et contentement.
Après avoir encaissé des refus d'éditeurs traditionnels pour manuscrit trop
volumineux ou pour politique éditoriale étonnante et particulière à chaque
maison d'édition, votre projet tombait pile. Et comment dirais-je? Un auteur
inconnu donne la chair de poule au directeur littéraire qui signe une lettre de
refus bien polie, laconique même, donnant un peu d'espoir au courageux
créateur.
Votre projet d'édition en ligne, tout en favorisant le livre papier, répond à un
besoin très urgent. Vos études minutieuses de l'édition et de son orientation
avec l'arrivée des techniques modernes montrent bien que vos connaissances en
marketing, si bien condensées dans votre exposé, sont le fruit de recherches
intenses et prometteuses.
Accordant aux auteurs toute la place qui leur revient dans ce monde prodigieux
de la création littéraire, vous faites preuve d'un grand respect pour leurs
œuvres. C'est la marque sincère de votre innovation dans le secteur du livre en
ce nouveau millénaire. C'est pourquoi j'adhère en toute confiance à votre projet
ambitieux, réaliste, et tellement merveilleux. Je vous souhaite, chers
innovateurs, tout le succès attendu et assuré.