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50 cheveux sur une tête nue
Nouvelles sur le cinquantenaire de l’indépendance de la République du Congo

Serge Armand ZANZALA

Fondation littéraire Fleur de Lys, Lévis, Québec, 2012, 266 pages.

ISBN 978-2-89612-418-3

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50 cheveux sur une tête nue
Nouvelles sur le cinquantenaire de l’indépendance de la République du Congo
Serge Armand ZANZALA, Fondation littéraire Fleur de Lys

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PRÉSENTATION

 

50 cheveux sur une tête nue
Nouvelles sur le cinquantenaire de l’indépendance de la République du Congo
Serge Armand ZANZALA, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

À l’occasion des cinquante ans d’indépendance de la République du Congo, célébrés en 2010, Serge Armand Zanzala, journaliste, écrivain et citoyen du monde, marque l’évènement à travers ce recueil de sept nouvelles. Avec des histoires romancées où la fiction rime parfois avec le réel, et la caricature de certains personnages politiques, l’auteur dresse un bilan négatif de l’accession à la souveraineté nationale du Congo. Selon lui, la notion de l’indépendance mal assimilée, le refus d’être décolonisé, la mauvaise conception du pouvoir, l’égocentrisme des dirigeants kleptomanes, le mauvais choix des idéologies, le manque d’ambition et de volonté politique, la longue période d’immersion puisque l’émergence ne sera possible qu’en 2025, soit 65 ans après l’indépendance (la durée d’une génération), la mise en hibernation des intellectuels et du pays, la non coupure du cordon ombilical avec Ma Mundele-la-mère-partie, les holdups électoraux, l’absence de scrupules, la corruption, la peur d’innover, l’impunité, l’affairisme des dirigeants, l’improvisation, les excès des clans des présidents, la religion du pouvoir, le phénomène de l’éternel recommencement, le management des apparences, la tribu, la région, le clan, le village et la famille non intégrés dans la nation et dans l’univers politique Kuengo (adjectif qualifiant ce qui est lié à Kue ngo, le concept qui a donné naissance au mot Congo et qui signifie chez la panthère)… ont empêché ce pays à devenir réellement indépendant, à former une nation et un peuple, et à se développer. Ét, Serge Armand Zanzala pense que la réécriture et l’enseignement de l’histoire des peuples (Mbongo, Ngala, Téké, Kongo et Loango) qui habitent l’actuel Kue ngo, la renaissance de la nation Kuengo, la refondation du citoyen Kuengo, l’adoption d’un nouveau mode de gestion de la chose publique (la démocratie participative) sont les seuls moyens pour arrimer le pays à la modernité et le rendre vivable. Pourtant, une certaine opinion propose que l’on se réconcilie avec Ta Mampûngu, le Dieu tout-puissant, demande pardon aux présidents abbé Fulbert Youlou, Alphonse Massamba-Débat et Marien Ngouabi, et à tous ces Congolais que l’on a immolés sur l’autel de l’intolérance politique, et qu’à l’image de la France qui célèbre la mémoire de Jeanne d’Arc ( héroïne nationale et sainte patronne qui a uni la nation française à un moment critique de son histoire), la nation congolaise tout entière commémore solennellement le souvenir de Son Éminence Cardinal Émile Biayenda qui, en 1977, a sacrifié sa vie pour donner la paix au Congo, alors que le pays était au bord d’une guerre tribale. Néanmoins, c’est pour aider les Congolais à connaître leur passé et d’en faire le bilan, à maîtriser leur présent et d’envisager, autrement, leur avenir que l’auteur a écrit ce recueil. Mais, 50 cheveux sur une tête nue n’est pas un livre-procès des chefs d’Etat congolais, même si l’auteur se sert, parfois, de leurs discours et dédie à chacun une nouvelle. Cependant, il demeure un livre à message à l’endroit du président Denis Sassou Nguesso que le Cinquantenaire de l’indépendance a trouvé en fonction.
 

 

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EXTRAIT
 

50 cheveux sur une tête nue
Nouvelles sur le cinquantenaire de l’indépendance de la République du Congo
Serge Armand ZANZALA, Fondation littéraire Fleur de Lys


Avertissement

 

Bien que les personnes dédicacées dans les nouvelles contenues dans ce recueil existent ou ont existé, et que certains faits sont appuyés par des extraits de livres et de discours officiels, nous signalons que les histoires racontées relèvent de la pure fiction. La simultanéité des noms, des faits, des dates et des lieux qui peut y en avoir n’est qu’une simple coïncidence. Elle ne suffit pas pour donner un caractère scientifique à cet ouvrage et servir de preuve dans une quelconque affaire.


À travers ces nouvelles, nous voulons interpeller tous les Congolais pour qu’ensemble nous dégustions les fruits de notre indépendance, découvrions s’ils sont doux, amers, ou aigre-doux, et envisagions autrement notre avenir, au cas où le chemin emprunté, pendant cinquante ans, n’a pas été celui-là. Ne dit-on pas que lorsque l’on se trompe de chemin, il faut vite revenir au carrefour? Ce recueil de nouvelles se veut donc être ce lieu de croisement de plusieurs voies où les Congolais doivent revenir pour retrouver, ensemble, le bon chemin.

 
À tous ceux qui me liront, je dis tout simplement que j’ai écrit ce livre dans le seul souci de ramener les Congolais vers les valeurs fondamentales qui permettent de créer une nation et un peuple, et de retrouver leur unité à travers le concept Kue ngo qui a donné naissance au mot Kongo ou Congo.


Pourtant, je veux aussi libérer la vie des mains des ravisseurs qui l’ont confisquée et domestiquée dans des maisons en pierre de taille, et qui ne se soucient que de leurs intérêts égoïstes.
 

 

Préface

 

Lauréat congolais du concours de la nouvelle radiophonique, organisé en 1990, par le ministère français de la Coopération et du Développement, Rfi, Africa n°1 et les Éditions Mondia du Canada sur le thème : « Trente ans d’indépendance des pays africains francophones », je me ressens dans le besoin de donner une suite à cette initiative. D’autant plus que vingt ans après ce premier constat, beaucoup de choses se sont passées. Cinquante ans d’indépendance, ce n’est pas un petit évènement. Et, le chemin parcouru doit être long. À cet âge, on est bien conscient de ce qui a été fait et de ce qui ne l’a pas été. Quatorze pays africains célèbrent, cette année, les cinquante ans de l’accession à l’indépendance. Mais, je ne m’intéresse qu’au Congo-Brazzaville. Pour la simple et bonne raison que ma dernière nouvelle résulte de l’observation des actes posés dans ce pays, pendant les trente ans d’indépendance. Cinquante ans après l’indépendance, le chemin parcouru peut et même doit être mesuré. Lorsqu’on sait, par exemple, qu’au cours de ce demi-siècle, le Congo a connu six chefs d’État, changé plusieurs fois sa constitution, revu deux fois son hymne et son drapeau. De la République du Congo, créée en 1958, il est devenu République populaire du Congo en 1968, et redevenu République du Congo, en 1991.Cela laisse supposer que le pays a fait de grands bonds en avant. Malheureusement, force est de constater que la réalité est tout autre. Le pays passe difficilement à l’âge adulte. Et, pourquoi n’avance-t-il pas ? Des sociologues, politologues, journalistes et autres personnes informées ont tenté ou tenteront, nul doute, d’apprécier, chacun selon sa science, cette situation. En ce qui me concerne, je préfère partir des versions qui sont données par le peuple profond qui, partant des analyses terre à terre et s’exprimant dans un langage très simple, vous disent des choses que les intellectuels sont incapables de dire. La vérité est souvent exprimée par de simples gens. Pourtant, c’est aux intellectuels que l’on donne raison. Et, ce sont toujours eux qui imposent leurs versions des faits.


Serge Armand ZANZALA
 

 

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AU SUJET DE L'AUTEUR
 

Serge Armand ZANZALA

 

Né le 4 avril 1965 au Congo-Brazzaville d’un père enseignant, Ange ZANZALA, et d’une mère couturière, Madeleine OUMBA, Serge Armand ZANZALA est journaliste, écrivain et Conseiller départemental du Pool au Congo, naturalisé autrichien, il veut être un citoyen du monde. Parce que, à son avis, la civilisation de son temps bannit toutes les frontières psychologiques que s’imposent les hommes, eux-mêmes.


Les images qui renforcent ses convictions et qui l’aident à croire à la réalisation d’une telle aventure sont celles des oiseaux qui ne connaissent pas les frontières, et des affluents de la mer qui s’intègrent et renoncent volontiers à leurs identités sans pourtant mourir. Les différents peuples et races du monde peuvent donc, eux aussi, se mêler sans choc et se tresser naturellement les uns avec les autres pour former la République « Monde ».

 


 

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DU MÊME AUTEUR

 

Serge Armand ZANZALA

 

« Trente ans d’indépendance, c’est… », nouvelle radiophonique publiée dans les recueils : « Afrique trente ans d’indépendance », Montréal, Éditions Mondia du Canada, 1991, et « Kilomètre 30 » Paris, Éditions Sépia, 1992.

 

« Les Blancs ne sont beaux que quand ils sourient »,
roman, 133 pages, Paris, Éditions des Écrivains, 2002.

 

« Congo-Brazza, une nation et un peuple tués par ses politiciens »,

chronique, 202 pages, Paris, Éditions des Écrivains, 2003.

 

Les « démons crachés » de l’autre République,
roman, 214 pages, Paris, Éditions L’Harmattan, 2007.

 

 

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COMMUNIQUER AVEC L'AUTEUR

 

Serge Armand ZANZALA

 

Chers lecteurs,

C’est avec un réel plaisir que je lirai vos critiques : remarques, analyses, contributions... Que vaut un écrivain s’il n’a pas les échos de son livre. J’ai toujours pensé que l’écrivain est semblable à un semeur, parce qu’il sème les mots, les idées, les histoires, les maquettes de développement et les projets de société. Mais, comment saura-t-il que son grain est tombé sur une bonne terre, sur du sable ou sur du roc si ses lecteurs ne lui renvoient pas les échos de son livre.


Aussi, voudrais-je signaler que vu l’importance des thèmes abordés dans cet ouvrage, mon souci de refaire l’unité de tous les Congolais à partir du concept Kue ngo qui signifie chez la panthère, et mon ambition de créer, partant de ce même concept, un grand mouvement culturel international, appelé Kue ngo, je projette rassembler toutes les critiques sur ce recueil de nouvelles afin de les publier, aux mêmes éditions. C’est donc vous, chers lecteurs, qui serez les auteurs de ce livre. D’avance, merci pour vos contributions !


Adresse de correspondance électronique : zanzalasergea@yahoo.fr

 

 

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