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Avant-propos
Avant tout, je tiens à
spécifier que ce livre est un travail de recherche, non pas une œuvre
littéraire.
Mon but initial était de
comprendre les motivations de nos ancêtres, lorsqu’ils se sont embarqués
à La Rochelle et à St-Malo pour venir au Canada. Ensuite, j’ai voulu
retracer où et comment ils ont vécu, quels ont été les grands événements
qui ont marqué leur époque et enfin quel était le lot de leur vie
quotidienne. De lecture en lecture, j’ai eu le plaisir de découvrir
l’histoire du Québec, une histoire construite par des héros, souvent
restés anonymes.
Presque tous les personnages
sont, soit mes ancêtres, soit des personnages qui ont vécu à la même
époque. La mise en situation de ces personnages est imaginée, mais j’ai
essayé de la garder aussi près que possible de ce qui a probablement été
leur réalité. Je n’ai pu éviter d’inventer certains faits et
personnages, mais dans tous les cas il est raisonnable de croire que ces
faits et personnages ont existé. Par exemple, je ne sais pas si
Guillaume a été instruit par le frère Ormidas à l’Abbaye de La Trappe,
mais cela est tout à fait plausible. Je ne sais pas non plus, si Jean
Pelletier a été témoin et partie prenante de la bataille entre Eustache
Ahatsistari et les Iroquois près de Trois-Rivières. Toutefois, cette
bataille a vraiment eu lieu. Si Jean n’y a pas participé, il a
certainement été impliqué dans l’une ou l’autre des nombreuses
escarmouches entre Français et Iroquois, le quotidien des pionniers du
XVII° siècle.
J’ai voulu raconter une partie
de l’histoire du Québec à travers les aventures et le quotidien de
personnages qui ont vécu cette histoire. Nous leur devons ce que nous
sommes devenus. Le moins que l’on puisse faire est de ne pas les
oublier, en racontant leur histoire. Je profite aussi de ce travail pour
faire revivre des événements, des personnages, des métiers et des
coutumes à travers les yeux de nos ancêtres. Nos ancêtres étaient des
gens ordinaires qui, comme nous, aspiraient à un monde meilleur pour eux
et leur descendance. Cela rend l’histoire plus intéressante, plus
réelle.
Le contenu de ce livre se
veut, autant que possible, factuel. La très grande majorité du contenu
est basé sur des documents historiques et sur des textes d’histoire.
J’ai utilisé, aussi souvent que possible, les comptes-rendus de témoins
oculaires. Ils ont eu l’avantage de vivre à l’époque que je décris. Les
comptes-rendus de ces témoins sont certainement subjectifs et
questionnables d’un point de vue historique. Par contre, les écrits de
ces témoins privilégiés reflètent la culture et le milieu dans lequel
ils vivaient, ce qui fait aussi partie de l’histoire.
J’ai utilisé plusieurs passages de livres d’auteurs québécois, ayant
vécu à l’époque de certains de mes ancêtres. Deux d’entre eux, Philippe
Aubert de Gaspé et A. Gérin Lajoie étaient particulièrement talentueux.
J’ai lu leur livre avec un immense plaisir et j’espère que le lecteur
sera aussi motivé à découvrir ou redécouvrir ces auteurs anciens.
Finalement, il est intéressant de noter que la quasi-totalité des
informations historiques et généalogiques contenues dans cette recherche
ont été obtenues au moyen de l’Internet. Sans les bases de données
numérisées et accessibles de chez soi, grâce à l’Internet, le même
travail aurait été beaucoup plus difficile. Cela aurait exigé de
nombreux déplacements et le travail de recherche aurait été beaucoup
plus long et fastidieux. J’ai inclus dans la bibliographie, la plupart
des portails Internet utilisés. Je tiens à souligner que les bases de
données numérisées de la Bibliothèque Nationale du Québec, de la
Bibliothèque et Archives Canada ainsi que du Registre Foncier sont des
sources extraordinaires d’informations historiques et généalogiques
accessibles gratuitement ou à peu de frais. Je tiens à remercier Lise,
Gervaise et Lucienne qui ont eu la gentillesse et la patience de
corriger les trop nombreuses fautes de français. S’il en reste quelques
unes, je demande l’indulgence du lecteur et je l’invite à m’en informer
(serge_rouleau@hotmail.com).
Je prie le lecteur de noter que les passages provenant de documents
originaux ont été copié tel quel, incluant les erreurs de français le
cas échéant. Il est donc inutile de relever ces erreurs.
Serge Rouleau, le 28 novembre 2005.
* * *
CHAPITRE 1 - 1er paragraphe
En 1598, naît à Brésolette dans l’archevêché de Tourouvre, Guillaume. Il
est le fils du marchand de bois, Éloi Le Pelletier et de Françoise
Matte. C’est un beau garçon vigoureux. La sage-femme, qui a aussi des
dons de voyante, s’exclame «vous pouvez être fière Mme Le Pelletier, si
j’en juge par ces pleurs, votre fils est en bonne santé et quelque chose
me dit qu’il fera des choses hors du commun».
Tableau - Repères
généalogiques Pelletier
* * *
CHAPITRE 6 - 1er paragraphe
En 1722, naît à Bacilly, archevêché d’Avranche, Jean Rouleau. Il est le
deuxième fils d’Élisabeth Pholin et de René Rouleau. C’est un beau grand
garçon et ses pleurs assourdissants sont un bon présage, il saura
demander son dû et se défendre. Après tout, il ne porte pas le nom de
Rouleau pour rien.
Tableau - Repères
généalogiques Rouleau
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