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Les tiroirs secrets de Jeanne, roman historique,

Sylvie Gobeil, Fondation littéraire Fleur de Lys

Autre livre du même auteur

 

 

Les tiroirs secrets de Jeanne

SYLVIE GOBEIL

Roman historique

Fondation littéraire Fleur de Lys,

Montréal, 2008, 288 pages.

ISBN 978-2-89612-238-7

 

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Sylvie Gobeil,

Ste-Catherine, Québec

 

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Les tiroirs secrets de Jeanne, roman historique,
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PRÉSENTATION

Les tiroirs secrets de Jeanne, roman historique,

Sylvie Gobeil, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

Catherine tait sa douleur alors que d’autres comme Laurent et Angélique la crient très fort. Chacun réagit différemment et passe par une gamme d’émotions allant de l’angoisse, la colère, la culpabilité, la tristesse ou la mélancolie.


Les souvenirs remontent à la surface. Jean et ses enfants ouvrent à tour de rôle un tiroir secret de Jeanne. Ils découvrent ainsi une femme différente, mais tout aussi merveilleuse. « Tant de tiroirs secrets qu’elle nous a dissimulés…, tant de peine et de souffrance qu’elle nous a tue pour ne pas nous inquiéter », constate Catherine. Jeanne revit dans la mémoire de chacun d’eux et guide leur route. Un roman teinté d’émotion, de tendresse et d’amour.

 

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EXTRAIT

Les tiroirs secrets de Jeanne, roman historique,

Sylvie Gobeil, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

Chapitre 1

Une naissance attendue


Le 22 mars 1690, alors que le printemps se pointe timidement, naît l’enfant de Marguerite et de Guillaume. Après une première tétée, il s’endort dans les bras de sa mère. Une goutte de lait perle au milieu de sa lèvre supérieure. Les voisines se retirent, laissant derrière elles de la nourriture pour les prochains jours. L’une d’elles murmure gentiment :


— Repose-toi, Marguerite. Je reviendrai demain.


La sage-femme procède au *façonnage du nouveau-né. Le nourrisson sur les genoux, elle l’observe attentivement. Aucun détail ne lui échappe. De ses mains expertes, elle pétrit la tête. Doucement, elle passe un doigt à l’intérieur des oreilles, des narines, de la verge et de l’anus. L’enfant pousse un cri de protestation. Marguerite ne s’oppose pas aux gestes compétents de la sage-femme laquelle vérifie l’orifice de chaque ouverture. Satisfaite du résultat, la matrone revêt prestement le petit d’une chemise, d’une camisole et d’un *béguin tout en affirmant :


— Il est solide et en bonne santé.


Elle l’emmaillote étroitement. Des bandes de tissus maintiennent les bras collés le long du corps, les jambes droites et la tête rigide. Celles-ci achèveront le façonnage et le garderont bien au chaud.


D’une voix énergique, elle recommande aux nouveaux parents :


— Éloignez le petit de la lumière et du froid jusqu’à son baptême. De cette façon, Satan ne pourra pas s’emparer de lui. Emmaillotez-le bien, surtout le premier mois. Vous éviterez ainsi toute déformation corporelle.


D’un œil amusé, elle s’adresse à Guillaume :


— Laisse ta femme tranquille un certain temps. Elle récupérera plus vite.


Marguerite étouffe un petit rire. Il sera difficile pour son homme de se tenir à distance encore longtemps. Elle a pitié de lui et ne le fera pas trop languir. Ses sœurs aînées lui ont appris que l’allaitement empêche ou retarde une nouvelle grossesse. « Donne le sein le plus longtemps possible, jusqu’à quinze mois si tu peux », lui a suggéré Françoise.


Guillaume souhaite rémunérer la sage-femme. Celle-ci refuse :


— Tu as fendu mon bois de chauffage, cet hiver. Nous sommes quittes.
Le jeune homme insiste :


— Accepte au moins une poule en remerciement.


Les paroles de son mari réveillent en Marguerite une douleur sourde. Elle repense à son premier enfant, né après des heures de souffrance et décédé le jour même. Le souvenir du petit ange, surnommé ainsi par sa sœur Catherine, reste gravé dans sa mémoire. À l’époque, Guillaume lui avait reproché l’absence de la sage-femme. « Ta mère ne possédait pas assez d’expérience pour un accouchement aussi difficile. Si seulement, tu avais accepté l’assistance de la matrone… » La culpabilité avait rongé Marguerite. Un mal sournois et latent avait pesé sur son ventre vide en lui rappelant sans cesse la perte de son premier enfant. Elle avait cédé aux avances de Guillaume dans l’espoir d’une nouvelle grossesse. Dieu avait exaucé ses prières. Une joie vite assombrie par la mort de Jeanne, sa mère, en novembre dernier. Marguerite se mord les lèvres pour ne pas pleurer. Elle désirait tant la présence de Jeanne pour cette deuxième naissance.


Le rire heureux de son mari la ramène au présent. Il tient le petit au bout de ses bras comme s’il remerciait ainsi le ciel. L’épuisement et le sommeil gagnent Marguerite. La voix de son mari lui semble lointaine lorsqu’il dépose l’enfant à ses côtés.


— Catherine et Laurent ne tarderont pas. J’ai envoyé la sage-femme les prévenir.


Cette nouvelle enchante la jeune mère. Elle s’assoupit, le bras passé autour de son fils.

À l’extérieur, Guillaume sort de sa poche une blague à tabac. Il bourre lentement sa pipe en contemplant la terre mouillée qui se relève lentement des assauts de l’hiver et du poids de la neige. Près de la maison, il distingue le potager. Son esprit flotte vers la France, ce pays qu’il a quitté à titre de soldat. « Que de chemin parcouru depuis cinq ans! », songe-t-il d’un air heureux. Satisfait de son sort, il ne regrette pas son pays natal. Curieuse, Marguerite le questionne souvent à ce sujet. Elle envie ses sœurs aînées d’avoir vu le jour là-bas. « Tu embellis la réalité », lui a-t-il souligné plus d’une fois. La jeune femme persiste dans ses rêves colorés où France rime avec opulence. Un enthousiasme qu’elle partage avec son frère Laurent. Ce-lui-ci jure de s’y rendre un jour. « Il en est bien capable », pense Guillaume. Les pleurs du petit l’incitent à rentrer.


Marguerite donne déjà le sein au nourrisson. Ses yeux verts pétillent de joie. Guillaume ajoute une bûche dans l’âtre.


— Je réchauffe la pièce pour l’enfant, mais aussi pour Catherine. Un refroidissement serait néfaste pour ta sœur.


Marguerite approuve de la tête.


— Elle a déployé beaucoup d’énergie durant la maladie et la longue agonie de notre mère. Elle l’a veillé jusqu’à la fin sans se plaindre de la lourde tâche qui lui incombait. Maintenant, elle soutient et réconforte notre père.


Le petit éternue. Elle remonte la couverture pour le protéger du froid. Guillaume réagit aux propos de sa femme :


— Elle devrait songer à se marier. Ton père se débrouillerait très bien avec Laurent.


Marguerite réfléchit. Au début de la soixantaine, Jean Gobeil jouit d’une bonne forme physique. Le travail sur la terre lui permet d’oublier momentanément sa peine. Catherine se retrouve seule à la maison une grande partie du temps. Guillaume insiste :


— Le temps passe vite. Elle a déjà vingt-quatre ans.


— Angélique en a deux de plus et elle est encore célibataire.


Il hausse les épaules. Les airs affectés de son autre belle-sœur lui déplaisent, surtout depuis qu’elle est domestique en ville. Au risque de froisser Marguerite, il se tait. En revanche, la simplicité et la compassion de Catherine le touchent. Il ressent la sensibilité de la jeune femme et voudrait la protéger.


* * *


Dès leur arrivée chez les Montminy, Laurent et Catherine s’empressent auprès de leur filleul. Marguerite s’adresse à Jean:


— Approche-toi papa!


Les regards se tournent vers lui. Il n’a d’autre choix que d’avancer. Catherine lui montre l’enfant:


— Regarde comme il est mignon.


— Je ne distingue qu’une petite tête émergeant des langes.


Le nourrisson ouvre les yeux et les plonge un instant dans ceux de son grand-père. Un flot d’émotion traverse Jean. Il ressent très fort la présence de Jeanne, sa douce, sa belle…qui lui murmure de le prendre. D’une voix rauque, il dit :


— Donne-le moi, Catherine.


L’enfant dans les bras, il cache son trouble du mieux qu’il peut. Le petit le fixe une seconde fois. Il entend Jeanne lui souffler à l’oreille : « N’est-ce pas qu’il est bien ainsi? »


 

* * *


Tant d’événements se sont précipités. Le 5 août 1689, quelques mois avant le décès de Jeanne, les Iroquois ont massacré vingt-quatre habitants et ont détruit cinquante fermes à Lachine, tout près de Montréal. Le gouverneur Louis de Buade, comte de Frontenac, a été rappelé en Nouvelle-France en octobre 1689. Son retour a été accueilli avec joie. « Les gens oublient vite », avait grommelé Jeanne. Furieuse, elle avait refusé de suivre Jean et les autres membres de la famille à Québec. Marie et Françoise avaient insisté en lui faisant miroiter la fête grandiose donnée en l’honneur du gouverneur de la colonie. Jeanne avait jugé cet hommage non mérité. Elle avait rétorqué à ses filles aînées : « Même si les cloches de la ville carillonnent à toute volée, que des coups de canon saluent son arrivée, que les bourgeois et les nobles déploient une haie d’honneur jusqu’à la haute ville et que monseigneur de Saint-Vallier, revêtu de ses beaux habits, l’attende à la porte de la cathédrale…rien de tout cet apparat ne me rendra Frontenac plus sympathique. Cet homme vaniteux et colérique s’était brouillé avec le clergé, l’intendant et le Conseil Souverain d’où la raison de son départ. » Jean lui avait répliqué : « Frontenac est aussi un militaire de carrière capable de lutter contre les Iroquois. »


Jean avait vu juste. Dès son retour, Frontenac avait exigé des renforts militaires pour la colonie. Angélique avait décrit l’effervescence de la ville. Fascinée par l’activité qui y régnait, elle avait raconté à sa famille tout ce qu’elle voyait dans la capitale. Jeanne avait pincé les lèvres et froncé les sourcils. Cette attitude avait été interprétée par les siens comme des signes de souffrance physique. Seule Catherine avait perçu l’irritation de sa mère au-delà du mal qui la terrassait. Un après-midi pluvieux d’automne, Jeanne lui avait confié : « Frontenac mènera Québec à sa perte. Heureusement, je ne verrai rien de l’horreur qui en découlera ». Un frisson avait parcouru l’échine de la jeune femme. Sa mère lui annonçait calmement l’approche de sa mort.


Le moral des habitants de la colonie avait décliné en cette fin d’année 1689. Les Iroquois, armés par les Anglais, avaient harcelé la population de la Nouvelle-France en multipliant les embuscades surprises. Frontenac avait riposté en attaquant les frontières de la Nouvelle-Angleterre. Les trois troupes de soldats, envoyées là-bas en février 1690, avaient remporté un vif succès. Jean et Laurent, ainsi que la majorité des habitants, avaient applaudi cette victoire. Loin de se réjouir, Barthélemy avait redouté une contre-attaque de la part des colonies anglaises. Intérieurement, il avait invoqué sa mère de les protéger de là-haut.


Deux mauvaises récoltes, celles de 1689 et de 1690, avaient réduit plusieurs habitants à la misère. Les femmes avaient usé de leur imagination pour remplir les assiettes. Les hommes avaient chassé et pêché sur leurs terres pour compenser le manque de blé. Jean et Laurent avaient profité de l’abondance du gibier à plumes au printemps et à l’automne. Catherine avait ajouté à la soupe une bonne dose d’herbes salées. Cette recette maternelle avait rehaussé le goût fade des légumes et de la viande conservés durant la saison hivernale.


 

* * *


De tous ses petits-enfants, Jean préfère le fils de Marguerite. À son contact, la présence de Jeanne l’enveloppe. « Tu me manques tellement, ma belle », soupire-t-il le soir, avant de se coucher. Les premières nuits, il recherchait en vain le contact des pieds froids, de la main posée sur son cœur et du souffle tiède de Jeanne au creux de son cou. Ses mains tâtonnaient dans les draps usés et ne rencontraient que le vide. Au fond de la pièce, il entendait la respiration régulière de Laurent et celle, un peu saccadée, de Catherine. Dans le silence de la nuit, il se mordait le poing pour étouffer sa peine et ne pas troubler leur sommeil. Le petit matin se levait sur un homme triste aux traits fatigués. Il accomplissait ses tâches quotidiennes sans entrain. Catherine en avait discuté avec ses sœurs. Aucune d’elles ne s’inquiétait vraiment. « La douleur passera, comme tout le reste ici-bas », lui avait simplement répliqué Marie. Françoise avait souligné la chance de son père d’avoir vécu un amour aussi fort.

 

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BIOGRAPHIE

Sylvie Gobeil

 

Native de la ville de Québec, Sylvie Gobeil fait ses études collégiales au Petit Séminaire de Québec avant de compléter un baccalauréat en lettres à l’université Laval. L’histoire, la généalogie et l’écriture la passionnent depuis toujours. Par curiosité, elle a dressé l’arbre généalogique de sa famille. En remontant jusqu’à son ancêtre, Jean Gobeil, elle a eu le goût d’en connaître davantage sur cet homme.

 

L’idée d’écrire un roman historique lui est venue en constatant que peu de romanciers québécois se sont intéressés aux petites gens du 17ème siècle. Pourtant ceux-ci formaient la majorité de la population sous le régime français. Son projet était né : raconter la vie de son ancêtre, Jean Gobeil. En s’inspirant de la vie de celui-ci, elle a rendu hommage aux pionniers du Québec. Elle a sorti de l’ombre et du silence ces hommes et ces femmes ordinaires qui ont façonné notre histoire. Elle a fait revivre sous nos yeux leur quotidien rempli de joies, de peines, de peur et de doute. Ce premier roman qui a été publié en mars 2007, aux éditions GID, sous le titre Le pays au bout du fleuve a été le fruit d’une longue recherche historique. Ensuite, elle propose la suite de cette saga avec Les tiroirs secrets de Jeanne, publié en avril 2008 par la Fondation littéraire Fleur de Lys.

En plus d’écrire et de poursuivre sa recherche historique dans les bibliothèques et les archives, Sylvie Gobeil est tutrice pour une école de rédaction située à Ottawa. Elle détient un diplôme de rédaction créative qui lui permet d’aider ceux et celles qui désirent écrire en leur offrant conseils et support. Ses élèves proviennent du Québec, de l’Europe et même des Caraïbes. Partager sa passion de l’écriture est une source d’enrichissement pour Sylvie.

http://www.qualityofcourse.com/fran%E7ais/brochure.asp

Elle est également membre de l’association des auteurs de la Montérégie.

http://www.auteursmonteregie.com/

Mère de deux enfants, elle vit sur la rive sud de Montréal depuis plus de vingt ans. Sylvie se décrit avant tout comme une romancière. Par le biais du roman, elle désire susciter l’intérêt des gens concernant l’histoire et leur donner le goût d’en apprendre plus. C’est une façon, selon elle, de contribuer à protéger les racines de son pays.

Tout en respectant la chronologie des événements, Sylvie a brodé autour de la réalité. Son imagination a créé une personnalité, des sentiments et des réactions propres à chacun des membres de la famille Gobeil. Crédibles, ses personnages ne basculent pas dans la tragédie. Son roman se veut historique et non d’aventures. Elle a voulu dresser un portrait précis de la vie à cette époque. Les coutumes, les gestes quotidiens et les objets usuels s’y retrouvent en grand nombre. L’intrigue est vue par les yeux de Jeanne Guiet, la femme de Jean Gobeil. Son héroïne n’est pas une femme soumise à son mari. Dotée d’un fort caractère, elle lui tient tête lorsqu’elle désapprouve certaines de ses décisions. Son amour est basé sur le respect, la confiance, la solidarité et l’égalité. « Bien qu’en nombre restreint, il existait sûrement des femmes de sa trempe en Nouvelle-France » argumente la romancière.

 

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BIBLIOGRAPHIE

Sylvie Gobeil

 

Le pays au bout du fleuve,

Tome 1 de la trilogie

SYLVIE GOBEIL
Roman historique
Éditions GID
2007

Les tiroirs secrets de Jeanne (actuellement affiché à votre écran)

Tome 2 de la trilogie
SYLVIE GOBEIL
Roman historique
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Montréal, 2008, 288 pages.
ISBN 978-2-89612-238-7

 

Au gré du vent

Tome 3 de la trilogie
SYLVIE GOBEIL
Roman historique
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Montréal, 2009, 350 pages.
ISBN 978-2-89612-293-6

 

 

Le pays au bout du fleuve,

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Éditions GID, roman historique,
tome 1 de la trilogie, 2007.

 

Un après-midi de l’été 1665, au port de La Rochelle, Jeanne attend le signal de l'embarquement. Discrètement, elle surveille ses quatre filles qui jouent près du navire. Jean Gobeil, son mari, déborde d’enthousiasme à l’idée du départ, une décision qu'il a prise et à laquelle Jeanne a consenti par amour. Tout quitter pour le pays du non-retour l’effraie. «Jean ne vous entraînerait pas dans une aventure insensée. Fais-lui confiance», lui a conseillé sa mère. Malgré la foi en son homme, rien n’a préparé la jeune femme de 24 ans à ces neuf semaines en mer avant   

d'atteindre la ville de Québec. Jeanne affronte le premier hiver en Nouvelle-France avec un courage teinté de nostalgie. La France lui manque. Partout, elle n’aperçoit que de la neige et de la forêt. «Comment résister?», se demande-t-elle. Jean la rassure. Ensemble, ils défrichent et cultivent leur lopin de terre à l’île d’Orléans. Deux autres filles et deux garçons viennent compléter la famille. Couple d’exception dans ce Québec du XVIIe siècle où mariage ne rime pas nécessairement avec amour, Jeanne confie à  l'une de ses filles : «Jamais je n’ai laissé le travail prendre le dessus sur l'amour». Une vie chargée d’émotions que celle de Jeanne, la Poitevine! Une vie où l’amour qui l’unit à Jean triomphera. même au-delà de la mort.

 

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