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L'énigme Katia, roman, Violette Wawerinitz-Ruer      [ Autre livre du même auteur ]

 

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L'énigme Katia
 

Violette Wawerinitz-Ruer

roman, Montréal,

Fondation littéraire Fleur de Lys,

2006, 356 pages.

ISBN 2-89612-180-7

Numérique gratuit

 

 

Résumé

 

La veille de Noël, Katia Verdier, la maîtresse de maison, s’écroule.

Le poison était-il dans la coupe de champagne ?

Toute la famille est consternée et affolée.

Enquête du Commissaire Francis Monnier anormalement touché par le décès.

Meurtre ? Suicide ?

Criminologue, Katia s’intéressait aux narcotrafiquants, aux proxénètes et aux pédophiles.

Quel rôle, son mari Maxime, joue t-il dans cette affaire ?

Sa rivale est-elle la cause de sa mort ?

Surprise au centre médico-légal !

La conférence à Collioure et le voyage à Prague ont eu une grande importance pour l’héroïne du roman tout aussi important que son passage sur Internet.

Romantique et sensible, en contradiction avec son métier, avait-t-elle baissé sa garde ?

 

 

Extrait

 

Chapitre I

 

Chevry-Cossigny

24 Décembre 2005

 

La neige tombe à gros flocons. La commune de Seine et Marne, à trente kilomètres au sud-est de Paris est recouverte d’un manteau blanc presque parfait. Sur la petite route sinueuse les rares traces sont celles laissées par les conducteurs téméraires ou les invités pour les fêtes de Noël.

 

Chevry-Cossigny n’est pas un bled, un « trou » perdu au milieu de la campagne. Depuis quelques années les lotissements fleurissent comme les pensées au printemps et gravitent autour de l’ancien village. Cependant les immeubles en béton de plus de cinq étages sont proscrits car la priorité est donnée aux espaces verts.

 

Les récentes constructions ne détruisent pas le charme de ce bourg même si les anciens chevriards, enracinés dans leurs habitudes, ne voient pas d’un bon œil l’arrivée de ces nouveaux habitants. Ils craignent une surpopulation avec tous les dangers que cela comporte. Toutefois, au fil du temps, ils finissent par admettre que le village est plus vivant et prospère.

 

La rue principale, nommée rue Charles Pathé en raison de la naissance de ce dernier dans une maison occupée à présent par une boulangerie, regroupe quelques commerçants comme pharmacie, bars, fleuriste, coiffeur et restaurants. La mairie dont la façade a été rénovée et l’église Notre Dame de l’assomption, édifice en partie reconstruit au XIXème siècle, se situent au centre du bourg.

 

A l’entrée du village, la maison cachée derrière un imposant transformateur électrique est le terminus pour le voyageur fatigué par un long trajet en voiture.

 

Collioure-Paris n’est pas une sinécure par ce temps ! Sur l’autoroute, aucun problème mais les petites routes départementales sont un vrai supplice, impossible de distinguer la route du fossé avec cette neige épaisse.

 

Après deux frappes vigoureuses, la porte s’ouvre et Rose saute au cou de son mari.

 

– Luc enfin !

 

Elle est arrivée la veille pour aider sa sœur aux préparatifs de la soirée de Noël en famille. C’est une tradition, un rituel crée par les parents et qui se perpétue par l’aînée des enfants, donc par et chez Katia.

 

Le traditionnel sapin à dominante rouge et vert arbore à sa pointe une étoile clignotante dont les reflets constellent d’or et d’argent les murs et le plafond.

 

Au centre de la salle à manger, la table recouverte d’une nappe assortie aux couleurs de l’arbre, accueille un service en porcelaine blanche à liseré doré et des verres en cristal, brillant sous la lumière d’un lustre à pampilles où est accrochée une carte souhaitant la bienvenue à tous.

 

Chaque assiette possède une serviette lovée dans un anneau recouvert d’une fleur de noël rouge au nom de chacun des convives. Rien n’est laissé au hasard. L’harmonie est parfaite.

 

Avec l’arrivée de Luc, la famille est au complet. Ce dernier, ragaillardi par un whisky soda, se met au piano et tous entonnent « Il est né le petit enfant ».

 

Un à un, les enfants se frottent les yeux et baillent à qui mieux mieux en descendant l’escalier. Ils découvrent, émerveillés, les présents amoncelés sous l’arbre.

 

L’ambiance est chaleureuse et émouvante. Toute la famille chante le traditionnel « Petit Papa Noël » accompagnée du disque de Tino Rossi. Puis les enfants sont autorisés à ouvrir leurs cadeaux.

 

C’est un régal de voir leurs visages illuminés devant la pile de paquets! Les robots, voiture téléguidée, poupée parlante et jeux vidéo font un joyeux vacarme tandis que les adultes se rendent dans la salle à manger pour le souper.

 

Les plus petits ont dîné avant de se coucher afin de jouer tout à leur guise au moment de la découverte des cadeaux.

 

Katia aime cette atmosphère aux senteurs de mandarine et de pin mélangés, cela lui rappelle tant les fêtes d’antan avec ses parents ! Une larme coule sur sa joue. Elle poursuit tant bien que mal la tradition, mais sans eux ce n’est plus pareil et sans…

 

A quoi bon… Je ne peux plus rien changer…

 

Après un succulent repas, elle demande à Peter, son beau-frère, d’ouvrir une bouteille de champagne. Il verse le breuvage pétillant dans les coupes. Elle lève la sienne, avec une petite hésitation, puis propose un toast :

 

– Joyeux Noël à tous ! Que ce moment soit toujours un bon souvenir quoi qu’il puisse arriver dans la vie !

 

Rose est inquiète en entendant cette phrase. Que cache cette tirade mélodramatique ? Ce n’est pas du tout le genre de sa sœur de telles paroles !

 

Katia boit une gorgée, puis tout le contenu et… vacille… s’écroule.

 

Maxime se précipite et soulève le corps inanimé de sa femme :

 

– Non ! Katia non !

Toute l’assemblée est médusée ! Les invités posent leurs verres. Un vent de panique se répand dans la maison.

 

– Le champagne est empoisonné !

 

Peter s’écrie :

 

– Arrêtez de dramatiser ! Vous voyez bien que je suis vivant et vous aussi ! Katia a juste un malaise, la fatigue sans doute.

 

Maxime appelle le médecin de famille. Ce dernier est absent, le répondeur débite son message habituel en cas d’urgence.

 

C’est le chaos dans l’esprit de Maxime, ses gestes sont saccadés, il n’arrive pas à réfléchir.

 

Rose appelle les pompiers.

 

Ils tentent de ranimer la jeune femme, en vain. Aucun signe pathologique visible n’explique ce décès. Ils sont décontenancés. Ils avisent le mari que la police doit être prévenue dans un tel cas.

 

C’est la consternation dans la maisonnée. Les enfants sont conduits au premier étage afin de les préserver du désolant spectacle.

 

Seule Mégane reste près de son père totalement effondré.
 

Elle ne peut pas m’abandonner ainsi ! Ce n’est pas possible ! Elle est juste inconsciente ! Elle va se réveiller, je suis sûr qu’elle va se réveiller ! Elle doit se réveiller !

 

Peter et sa femme, Annie, tentent de le réconforter mais il se jette désespérément sur le corps de son épouse.

 

– Viens Maxime, La police ne va pas tarder et les pompiers devront l’emmener…

 

– Je ne veux pas qu’elle sorte de la maison ! Je veux qu’elle reste avec moi !

 

– Sois raisonnable, pense aux enfants… Ils vont avoir besoin de toi…

 

J’ai déjà perdu ma première femme et maintenant Katia… Pourquoi le sort s’acharne-t-il ainsi sur moi ?

 

Il se souvient…

 

 

Au sujet de l'auteur

 

Auteur membre

de la Fondation littéraire Fleur de Lys

 

Née le 20 Août 1946 à Montigny-les Metz, Moselle – Lorraine – France. Mariée, quatre enfants : deux fils et des jumelles. Sept petits-enfants dont les trois aînés sont à l’école militaire du Prytanée à La Flèche. Titulaire d’un baccalauréat technique : commerce et comptabilité. A fréquenté le conservatoire de musique de Metz.
 

Artiste peintre amateur depuis l’âge de quatorze ans.
 

Début comme aide comptable dans une compagnie d’assurance, puis secrétaire dans une autre société du même genre, secrétaire de direction pour une compagnie bancaire et enfin fonctionnaire des postes après un arrêt de dix ans pour élever ses enfants.
 

A présent à la retraite ce qui lui permet de se consacrer à l’écriture.
Premier roman : « Les trois dames » publié en juin 2005 par La Fondation littéraire Fleur de Lys à Montréal.

 

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Autres livres du même auteur :

 

La tatouée de l'île d'émeraude

 

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Bonjour,

De nos jours, éditer un livre par la voie traditionnelle est trop souvent hors de prix. Selon ma propre expérience : montants compris entre 1800 et 5200 euros. Les éditeurs profitent de la situation et c'est simplement scandaleux. D'autres, ne se donnent même pas la peine de lire le manuscrit.

J'ai été agréablement surprise par l'accueil de la Fondation Fleur de Lys. Les réponses aux mails sont rapides. Les conseils sont judicieux. Le travail d'édition très sérieux et la rapidité de l'édition me font recommander chaleureusement cette Fondation. L'ambiance est amicale.

Je ne peux que me féliciter d'avoir adhéré à la Fondation littéraire Fleur de Lys.


Cordialement


Violette Wawerinitz-Ruer,
Brie Comte Robert, Seine et Marne, France.
 

 

 

Papier : 24.95$

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