Le 7 Juin 2007
Monsieur Pierre Aubry
Directeur
Direction de Montréal
Ministère de la Culture et des
Communications
Gouvernement du Québec
480, boulevard Saint-Laurent, bureau
600
Montréal
Québec
H2Y 3Y7
Sujet : Précisions concernant le
refus de notre demande d’aide financière 501623
Monsieur,
Nous avons pris connaissance de votre
réponse datée du 11 mai dernier dans laquelle vous
énoncez le motif du refus de notre demande d’aide
financière 501623, intitulée Initiation à l’édition.
Votre réponse nous apparaît
insatisfaisante parce qu’elle ne nous permet pas,
tel que demandé dans notre lettre du 23 avril
dernier, de travailler à l’amélioration de notre
projet en vue de satisfaire aux exigences de votre
ministère. Vous énoncez le motif du refus, sans
préciser les critères appliqués et l’analyse faite
par votre ministère. Une simple énonciation du motif
de ce refus, en moins de 25 mots, ne constitue pas
une réponse adéquate à une demande de précisions
d’autant plus que vous mettez en cause les
compétences et les expériences professionnelles de
l’équipe du projet.
Vous écrivez : « les membres de votre
équipe ne possèdent pas les compétences ni les
expériences professionnelles suffisantes pour garantir
la qualité du projet ». Nous ne sommes pas d’accord avec
cette conclusion puisqu’elle est injustifiée. Pis
encore, nous la trouvons insultante et arrogante puisque
votre réponse revient à dire que notre équipe est
incompétente et amateur et qu’elle réaliserait ce projet
qu’avec une piètre qualité.
Le projet Initiation à l’édition consiste
à préparer, mettre en marché et animer
des conférences et des séminaires pour les
nouveaux auteurs, les aspirants éditeurs et les
enseignants de niveaux secondaires.
Or, à titre de membre de l’équipe du
projet, je possède les compétences et les expériences
professionnelles pour animer ce type d’activités avec
toute la qualité nécessaire pour satisfaire amplement
mes hôtes. J’ai animé plus de 350 conférences devant
plus de 35,000 personnes au cours de mes 29 ans de
carrière. J’ai livré ma première conférence à Québec à
l’âge de 16 ans à titre du directeur du concours de
poésie de la Société des poètes canadiens-français. J’ai
donné mes premiers cours à des étudiants de niveau
collégial à l’âge de 17 ans à titre d’auteur à la suite
de la publication de mes trois premiers recueils de
poésie, et ce, à l’invitation même des professeurs de
littérature.
À titre de président et cofondateur du
Club d’initiation aux médias avec Renée Fournier, autre
membre de l’équipe de notre projet Initiation à
l’édition, j’ai animé plus de 250 conférences et
séminaires au Québec, en Ontario et dans les provinces
maritimes traitant de l’éducation aux
médias dans les écoles
élémentaires et secondaires, dans les collèges et les
universités, tant auprès des élèves, des
professeurs que des parents, entre 1982 et 1987. Notez
que le ministère des communications du Québec, alors
dirigé par l’Honorable Jean-François Bertrand, a
subventionné plusieurs tournées de ces conférences à
cette époque.
J’ai également animé une cinquantaine de
conférences et de séminaires à titre de conseiller en
communication et en marketing. La première de ces
conférences était au programme du Forum Marketing Grand
Prix de la Publicité de Québec, la deuxième au programme
de formation en marketing agro-alimentaire de
l’université Laval, la troisième au programme de
formation des agents de développement économique de la
direction montréalaise du ministère de l’agriculture,
des pêcheries et de l’alimentation, la quatrième au
Salon national de l’alimentation de Montréal, la
cinquième au Congrès annuel de l’Association des Sidac
Centre-Ville et ainsi de suite.
J’ai aussi animé des conférences pour la
Fondation du Centre Hospitalier de Beauceville à titre
de premier directeur de cette dernière, pour MIL Davie,
le chantier maritime de Lauzon, à titre de conseiller à
l’implantation du Programme d’Aide aux Employés-es, au
Patro de Lévis à titre d’agent d’information, au Centre
francophone de Toronto à titre d’agent de projet,…
Bref, l’animation de conférences et de
séminaires est l’une des principales compétences et
expériences professionnelles que l’on m’a reconnues pour
garantir une intervention de haute qualité au cours de
ma carrière.
Il en va de même pour Renée Fournier,
autre membre de l’équipe de notre projet Initiation à
l’édition, qui fut reconnue au cours des années 80 comme
une animatrice hors pair d’ateliers, de conférences et
de séminaires en éducation aux médias dans le cadre du
programme Jeunes Téléspectateurs Actifs mis de l’avant
par le Club d’initiation aux médias et Alliance-Médias.
La qualité de ses interventions lui a même valu de
participer au documentaire Les enfants de la
télévision produit par l’Office Nationale du Film du
Canada. Notez que de nombreux ministères du gouvernement
du Québec ont supporté ces interventions publiques de
Madame Fournier.
Concernant la phase « Recherche &
Préparation du matériel » de notre projet Initiation à
l’édition, Madame Fournier et moi-même possédons toutes
les compétences et expériences professionnelles utiles
pour entreprendre et mener à terme une cueillette
d’information de qualité supérieure et pour vérifier la
validité de cette information avec tout autant de
professionnalisme comme nous l’avons fait à de
nombreuses reprises au cours de nos carrières.
J’ai été initié à la cueillette et à la
vérification de l’information dès l’âge de 16 ans par
Monsieur Claude Masson, alors rédacteur en chef du
quotidien Le Soleil à Québec, et Monsieur Claude Viens,
alors directeur de La tribune de Lévis et président de
l’Association des hebdomadaires régionaux du Québec, ces
derniers ayant décidé de publier mes premières
recherches. Cette initiation a su porter les fruits
attendus puisque l’année suivante le directeur de la
radio de Radio-Canada à Québec reconnaît mes talents de
recherchiste dans sa lettre de recommandation à la suite
de mes interventions en ondes à titre de commentateur au
socio-culturel à l’émission matinale de fin de semaine
au cours de la saison estivale. Il en fut de même lors
de la Chant’Août à l’antenne de la radio lévisienne CFLS,
lors de la série traitant des festivals du Québec et de
celle traitant de la communication à l’antenne de
CKRL-MF, la première radio communautaire du Québec, de
la série La Semaine Étudiante à l’antenne de la
télévision locale de Lévis, financée en partie par le
ministère de l’Éducation du Québec et les commissions
scolaires. Mes employeurs médias ont toujours laissé à
mes propres soins la cueillette et la vérification de
l’information parce qu’ils m’en reconnaissaient la
compétence professionnelle.
Et lorsque je suis devenu conseiller en
communication, mon premier contrat en fut de cueillette,
de vérification et d’analyse de l’information au profit
d’un membre de l’Association des hebdomadaires
francophones hors-Québec à l’instar de mon contrat avec
le Centre francophone de Toronto.
Il faut dire qu’à l’initiation par
Messieurs Masson et Viens s’ajouta un stage individuel
en communications subventionné par l’Office
franco-québécois pour la Jeunesse en 1981 où j’ai eu
l’opportunité de me perfectionner avec la phase la plus
importante du travail dans les médias, la cueillette et
la vérification de l’information, dans le cadre de
nombreuses rencontres privées dont l’une au quotidien Le
Monde et lors de ma participation au congrès des
réalisateurs de télévision.
Et comme preuve additionnelle de la
reconnaissance de mes compétences professionnelles dans
le domaine, non seulement j’ai été recherchiste,
chroniqueur, commentateur puis animateur radio et
télévision, mais on m’a également confié le poste de
rédacteur en chef du magazine Flash PME à Québec au
début des années 90.
Dix ans plus tôt, en 1982, j’ai entrepris
de vérifier les allégations concernant la présence de
messages subliminaux dans la musique. Une recherche
professionnelle que j’ai menée activement pendant cinq
ans pour devenir une référence internationale sur le
sujet à la suite d’une entrevue avec une agence de
presse française établie à New York. J’ai animé
plusieurs conférences sur le sujet dont la dernière
rassembla plus de 2,500 personnes à Rimouski. Et, à la
demande générale, j’ai produit et animé une série
radiophonique sur le sujet dont la diffusion de chacune
des 20 émissions suscita plus de 5,000 appels
téléphoniques de la part des auditeurs répondant à mon
offre de recevoir gratuitement une copie de mes notes
d’animation. Ma conférence s’intitulait « Le Rock et la
déformation de l’information » et visait essentiellement
à développer le sens critique des jeunes et des parents
face au traitement médiatique de l’information.
Ces interventions ont à jamais
cristallisé mon expertise professionnelle dans le
domaine de la cueillette et de la vérification de
l’information, qu’importent le sujet et l’époque.
Ainsi, en 1992, à la demande même d’un de
mes clients, j’ai entrepris de vérifier l’efficacité du
marketing compte tenu du taux d’échec de 90% des
nouveaux produits et de 80% des nouveaux services. La
qualité professionnelle de mes recherches fut reconnue
par de nombreux médias prestigieux qui m’invitèrent à
reprendre du service à titre de chroniqueur spécialisé
en recherche marketing. Aussi, radio, télévision et
presse écrite donnèrent écho à la moindre avancée de mes
recherches, y compris la Presse Canadienne, notamment
celle au sujet de l’efficacité de la campagne Qualité
Québec. Plusieurs entreprises sont devenues clientes de
mon service de recherche, dont plusieurs dans le domaine
agro-alimentaire (Provigo, Aliments Carrières, Flamingo,
Filière des légumes transformés du Québec, Centre de
développement agroalimentaire du gouvernement du Canada
à St-Hyacinthe et plusieurs autres). Plusieurs
ministères et institutions gouvernementales, y compris
la Banque de développement du Canada, reconnurent mes
compétences et mes expériences professionnelles en
acceptant de subventionner l’accès de nos clients à mes
services de recherche.
Renée Fournier est mon assistante en
cueillette et vérification de l’information depuis 1980.
En 1992, elle a pris en charge toute la cueillette
d’information dans ma recherche sur l’efficacité du
marketing et sa contribution n’est pas étrangère à la
reconnaissance de la rigueur professionnelle de notre
travail par les instances gouvernementales concernées.
Bref, cet autre membre de l’équipe du projet Initiation
à l’édition possède également les compétences et les
expériences professionnelles pour mener à terme un
travail de très grande qualité contrairement à votre
allégation.
Qu’importe le domaine, l’important dans
la cueillette et vérification de l’information n’est pas
de tout connaître du sujet dès le départ mais de savoir
où trouver cette information et comment la vérifier.
C’est pourquoi notre conscience professionnelle nous a
dicté de préciser dans le plan d’action du projet
Initiation à l’édition : « La recherche se poursuivra
par une vérification complète des informations, plus
spécifiquement, des nouvelles informations recueillies.
Pour ce faire, le personnel du projet soumettra ces
informations à l’épreuve des faits sur le terrain lors
de rencontres avec des intervenants de la chaîne du
livre. »
Quant à nos compétences et nos
expériences professionnelles en matière de
« Planification logistique des activités », il faut
savoir que Renée Fournier et moi-même furent en tout
temps les planificateurs de nos activités, y compris les
conférences et les séminaires. Nos compétences et nos
expériences professionnelles dans ce domaine ne furent
jamais remises en cause par le passé.
Il en va de même dans le domaine des
« Relations publiques & Publicité ». Notre imposante
revue de presse de plusieurs dizaines de pages en est la
preuve ultime car nos mandats furent toujours appuyés
par la collaboration empressée des médias locaux,
régionaux, nationaux et/ou spécialisés que nous avons su
susciter de façon professionnelle. Autrement, vous le
savez, les médias ne donnent pas suite.
Nos efforts en ce sens avec la Fondation
littéraire Fleur de Lys, promoteur du projet Initiation
à l’édition, le démontrent clairement une fois de plus.
L’annonce de la création de cette fondation a fait le
tour du Canada quelques mois seulement après son
lancement grâce à la couverture de presse obtenue dans
le cadre du bulletin d’information culturelle
Info-Culture de Radio-Canada et celle accordée par la
Première chaîne de Radio-Canada à Winnipeg et à
Vancouver, par les quotidiens Le Soleil, Le Journal de
Montréal et Le Droit sans compter celle obtenue dans de
très nombreux sites internet, et ce, sans budget. Un
véritable exploit compte tenu de la sursollicitation des
médias et du sujet. Depuis, non seulement cette
collaboration s’est maintenue puisque certains médias
reviennent sur le sujet, mais elle s’est étendue à
d’autres médias, tel TVA, LCN et L’actualité. Il y a des
artistes et des agences spécialisées qui payent des
fortunes pour un tel accès aux médias mais le
professionnel sait fort bien qu’il y a couverture de
presse que lorsqu’il y a vraiment une nouvelle à
annoncer, d’où que l’on parle du « sens de la
nouvelle », ce que nous avons acquis au fil de nos
expériences professionnelles.
Malheureusement, nous n’avons pas eu
d’autre choix que de faire du silence du cabinet de
votre ministère une nouvelle pour attirer l’attention.
Il va de soi que nous avons durci le ton, notamment dans
le cadre de l’article publié dans l’édition du 17 mars
dernier dans le quotidien Le Journal de Montréal. Nous
savons que cet article a fortement déplu à Madame
Ginette Desmarais, agente de développement culturel, de
votre direction. Nous espérons que son analyse de nos
compétences et de nos expériences professionnelles n’a
pas été biaisée par son aversion face au « ton » de la
Fondation littéraire Fleur de Lys dans cet article. Nous
l’espérons mais nous en doutons. Pour certains membres
de notre conseil d’administration, ce serait alors une
simple vengeance du ministère. Personnellement, j’ose
croire que le droit à la liberté d’expression exercé par
la fondation lors de la dernière campagne électorale
provinciale, au même titre que l’Union des Artistes, n’a
pas été réprimé par un refus par votre direction de
notre demande d’aide financière motivé par, non pas la
qualité du projet en soi, mais par la remise en cause de
l’équipe du projet.
Car de toute évidence, notre projet
Initiation à l’édition répond en soi aux normes de
qualité du programme de votre ministère. Il faut dire
que le volet « Séminaires pour les aspirants éditeurs »
nous fut proposé par Madame Desmarais, sa fille
souhaitant alors elle-même devenir éditrice, nous
confia-t-elle.
Comme vous le savez, nous avons rencontré
Madame Desmarais à deux reprises et elle n’a jamais fait
allusion à nos compétences et à nos expériences
professionnelles, ou encore aux normes du ministère en
la matière. De plus, il n’en est pas question dans la
documentation qui nous fut remise par Madame Desmarais.
Plus encore, dans votre propre réponse à notre demande
d’explications du refus de notre demande, vous ne parlez
pas des normes d’analyse qui conduisent votre ministère
à remettre en doute nos compétences et nos expériences
professionnelles. Serait-ce une analyse subjective ?
Suivant la perception du moment ? Quelles sont les
normes appliquées ? Sont-elles tacites ou officielles ?
Selon nous, votre ministère n’a pas remis
en doute les qualités de notre équipe de façon
professionnelle. Car on ne s’attaque pas à l’intégrité
professionnelle d’une personne sur la simple conclusion
en une phrase d’une analyse. Nous désirons lire
l’analyse complète de notre projet par votre ministère.
Auriez-vous l’obligeance de nous la faire parvenir ?
Qui plus est, traiter subtilement notre
équipe d’amateur et d’incompétente, laisse entendre une
gestion sous influence du corporatisme au détriment de
l'intérêt commun. Au Québec, que l’on soit amateur ou
professionnel, le gouvernement a le devoir de donner à
chacun une chance égale. Dans ce contexte, il nous faut
savoir ce que vous entendez dans le cadre du programme
Accueil de projet par amateur et professionnel, par
incompétent et sans expérience suffisante. Ce programme
est-il accessible uniquement aux corporations
professionnelles ?
Aussi, il nous faudrait faire une analyse
complète de la liste des bénéficiaires des curriculum
vitae de l’équipe de chacun des projets subventionnés
dans le cadre dudit programme. Auriez-vous l’obligeance
de nous faire parvenir ces documents ?
Maintenant, parlons du troisième et
dernier membre de notre équipe, Mathieu Guay,
dyslexique. Faut-il comprendre la conclusion de votre
analyse comme une discrimination face aux personnes en
difficulté d’apprentissage ? Chose certaine, ce n’est
pas le cas de notre conseil d’administration qui se fait
un devoir d’agir sans aucune discrimination face aux
personnes en difficulté d’apprentissage. Et à ce jour,
cette approche n’a jamais porté atteinte à la qualité de
nos interventions, au contraire. Et il en va de même
chez tous les employeurs de Mathieu Guay puisque leurs
lettres de recommandation sont toutes aussi positives
les unes que les autres, y compris celles de partout au
Canada obtenues dans le cadre de sa participation au
programme Katimavik.
À combien de reprises la direction de
votre ministère a-t-elle refusé une subvention dans le
cadre du programme Accueil de projet sous le motif que
vous énoncez pour le nôtre ? Est-ce courant ou
exceptionnel ?
Il est tout de même curieux que votre
ministère affirme que je ne possède pas « les
compétences ni les expériences professionnelles » pour
un projet qui, somme toute, en est un
d’information
et d’animation car j’ai travaillé à deux reprises pour
votre ministère dans ces domaines. Je fus animateur du
kiosque d’information de Communication-Québec, région de
Québec, au cours des années 80. Aussi, je fus
personnellement engagé par l’Honorable René Lévesque
avec 29 autres jeunes dans le cadre de l’opération
Déclic Jeunesse déclenchée lors de la crise économique
des années 80 pour aider les jeunes… à obtenir du
financement pour leurs projets, les fonctionnaires en
place ne parvenant pas à rejoindre la jeune population.
Notre mandat : se documenter pour informer et guider les
jeunes, et c’est ce en quoi consiste notre projet
Initiation à l’édition.
À cette époque,
le ministère a évalué mon salaire en considérant que
deux années d’expériences pertinentes équivalaient à une
année de formation universitaire. Depuis, mes
compétences et mes expériences professionnelles dans ces
domaines se sont multipliées, spécialisées et
diversifiées. Aujourd’hui, plus de 20 ans plus tard, ce
même ministère juge que mes compétences et mes
expériences professionnelles pour un mandat similaire ne
sont pas suffisantes. Il y a donc erreur dans votre
analyse.
Enfin, en
matière d’édition, nos compétences et nos expériences
professionnelles dépassent
largement les attentes de tous nos auteurs, amateurs et
professionnels. Il en va ainsi de l’écrivaine
professionnelle Monique De Gramont dont une œuvre est
publiée par nous et d'autres par Fides. Et que dire de
Chantal Gevrey, récipiendaire du prix Robert-Cliche,
qui publie trois recueils de nouvelles chez nous. Que
penser encore de l’auteur Pierre Chatillon, professeur
émérite de l’Université du Québec à Trois-Rivières et
récipiendaire du Prix Adagio du Salon du livre de
Trois-Rivières et du Prix d’excellence en littérature du
Conseil de développement culturel du Centre-du-Québec,
signataire de plus de 20 essais sur la littérature
québécoise, qui vient de se joindre à notre fondation à
l’instar de l’auteur Paul-Émile Roy, récipiendaire du
prix Richard-Arès et possédant plus d'une dizaine de
publications à son actif, de Michel Leclerc qui a occupé
notamment les fonctions de Directeur de Cabinet du
ministre de la Justice, de Greffier adjoint du Conseil
exécutif, de Greffier en loi de l’Assemblée nationale,
de Directeur de Cabinet du Président de l’Assemblée
nationale, et de Directeur du Bureau des règlements au
ministère de la Justice, de Patrick Simon, chercheur à
l'Institut de Documentation et Recherches sur la Paix,
de Fernand Couturier, professeur de philosophie
allemande retraité de l'Université du Québec à Montréal,
de Pierre H Lemieux, professeur de littérature plus de
25 ans à l’Université d’Ottawa, de Pierre Crépeau,
éditeur de la série Mercure du Centre canadien d'études
sur la culture traditionnelle du Musée canadien des
civilisations, de Pierre Bonin, agent d’information,
rédacteur relationniste et chargé de communication
retraité de la fonction publique montréalaise après 30
années de service, d'Alix Boucard, docteur en sociologie
diplômé de l'Université de Montréal, de Mouloud Belabdi,
universitaire et journaliste, qui a travaillé à la Radio
algérienne et à Radio Canada international tout en
collaborant à divers journaux et magazines,
récipiendaire de la médaille d’argent de l’URTI
(Université radiophonique et télévisuelle
internationale) et du premier prix de poésie adulte de
la ville de Gijon en Espagne, de Caroline Côté, formée
en études littéraires à l'Université du Québec à
Montréal, et ainsi de suite.
Comment votre ministère peut-il juger que
les membres de notre équipe « ne possèdent pas les
compétences ni les expériences professionnelles
suffisantes pour garantir la qualité » de notre projet
Initiation à l’édition alors que cette même équipe
satisfait pleinement les exigences d’écrivains
professionnels reconnus et connaissant fort bien le
milieu de l’édition, dont plusieurs sont membres de
l’union des Écrivaines et des Écrivains Québécois (UNEQ)
?
Et que dire de tous les auteurs amateurs
que nous avons initiés à l’édition sinon qu’ils
témoignent d’une satisfaction tout aussi grande :
« Je voulais vous écrire depuis un bon
moment pour vous dire comment j’ai été heureux de faire
votre connaissance. Notre rencontre au Salon du livre de
l’Estrie a été pour moi très importante. J’ai pu
apprécier vos grandes qualités et votre engagement à sa
juste valeur. Je n’arrête pas de dire à ceux que je
rencontre comment votre travail est important, bien fait
et que les résultats sont impressionnants après si peu
de temps. Les quelques auteurs que j’ai côtoyés m’ont
également impressionné. Sans vous, tous ces écrits
s’empoussiéreraient au fond de tiroirs. »
Réal Burelle, auteur, Un ruisseau à
rebours
« J'ai reçu les 10 copies de mon
roman hier. Je vous dis que nous n'avons rien à envier
aux maisons d'éditions traditionnelles!!! Il est d'une
très bonne qualité. Je ne sais quel mot utiliser pour
vous exprimer ma joie, car vous venez de concrétiser, un
rêve vieux de 20 ans. Vous êtes une équipe du
tonnerre!!! Merci mille fois. »
Luc Parent, auteur, La loi du Talion
« Quelle belle surprise j'ai eue en
ouvrant mon ordinateur ! Je suis heureux, content. Je ne
sais comment vous remercier pour tout le travail que
vous vous êtes imposé pour réaliser ce livre. Je
n'oublierai jamais votre ténacité au travail, le soin
minutieux que vous avez mis à le fignoler, votre
habileté sur l'ordinateur, la lourde tâche que s'est
imposée madame Fournier pour la correction. »
Philippe Bédard
« Votre maquette est excellente.
VRAIMENT DU BEAU TRAVAIL DE VOTRE ÉQUIPE. FÉLICITATIONS!
/ Quelle bonne nouvelle enfin! Je l'ai attendue pendant
trois ans chez nos bons éditeurs traditionnels. Durant
toute cette patiente et courageuse attente, j'écrivais
d'autres romans pour oublier cette petite phrase de cinq
mots. Elle semblait se perdre dans les courants d'un
club sélect et fermé à toute littérature pas trop à la
mode du prêt-à-porter et à lire. C'est grâce à votre
ouverture d'esprit et à vos connaissances des besoins de
tout auteur et du consommateur-lecteur que vous avez mis
sur pied votre fondation littéraire. Pour toutes ces
considérations, avec plaisir, je fais le don d'un livre
à votre fondation. »
Rosaire Gélinas
Il y a plus d’une centaine de témoignages
de satisfaction de nos auteurs publiée sur le site
internet de notre fondation. Une équipe incompétente et
en manque d’expériences professionnelles ne saurait pas
obtenir une telle satisfaction de la part de ses
auteurs. Est-ce que votre analyse des compétences et des
expériences professionnelles de l’équipe de notre projet
a tenu compte de cette satisfaction ?
Sachez que « Nous n’avons pas eu le temps
» n’est pas une réponse valide à cette question. Il
revient à tout professionnel de prendre le temps
nécessaire pour analyser pleinement les compétences et
les expériences professionnelles des membres de l’équipe
d’un projet lorsqu’il en va d’un critère de sélection.
Il est bel et bien vrai que notre site
est très volumineux car il est l’un des plus documentés
sur le monde de l’édition au Québec, preuve non
seulement de nos compétences et de nos expériences
professionnelles mais aussi et surtout de notre souci de
les partager dans le cadre de notre mission d’éducation
inscrite à notre charte d’incorporation.
Notre équipe ne se propose pas d’initier
à l’édition les nouveaux auteurs, les enseignants et
leurs étudiants et les aspirants éditeurs sans avoir mis
à l’épreuve ses compétences et ses expériences
professionnelles. La satisfaction des écrivains
professionnels et des enseignants servis à ce jour est
un indice sûr de nos compétences et de la pertinence de
nos expériences professionnelles. En effet, nous nous
sommes donné la peine d’effectuer cette vérification
jusque dans les salles de classe, telle que mentionnée
sur notre site internet.
Votre ministère a-t-il mis à l’épreuve
notre projet et son équipe auprès des nouveaux auteurs,
des aspirants éditeurs et des enseignants, voire des
intervenants de la chaîne du livre au Québec avant
d’être refusé ? Si oui, que ces intervenants proviennent
de l’intérieur ou de l’extérieur de l’appareil
gouvernemental, je vous prie de nous adresser une copie
de toute la correspondance traitant de notre projet. En
fait, nous vous prions de bien vouloir nous adresser une
copie de l’ensemble de la correspondance liée à notre
projet Initiation à l’édition, que ce soit des lettres
écrites ou des courriels, qu’elle provienne du cabinet
de votre ministère ou d’ailleurs.
La déception de nos écrivains
professionnels et amateurs provient plutôt de votre
ministère que de notre équipe. C’est moi qui ai dû
expliquer à votre agente de développement culturel,
Madame Ginette Desmarais, en quoi consiste l’édition en
ligne lors de notre premier échange téléphonique à la
suite d’un transfert de l’un de nos courriels au cabinet
de la ministre au début du mois de mai 2006. N’est-ce
pas curieux que le plus récent développement dans le
domaine du livre échappe à un membre de votre équipe
dédié au développement de la culture ? Cette question
n’est pas plus agréable à lire pour vous qu’elle l’est
pour moi à poser. Mais dans le cadre d’une discussion
sur l’analyse des compétences et d’expériences
professionnelles, il faut aussi questionner celles de
l’auteur de l’analyse. Il est hasardeux de juger des
compétences et des expériences professionnelles de
l’équipe d’un projet visant l’initiation à l’édition
quand on ne connaît pas suffisamment soi-même le milieu
de l’édition.
De plus, c’est Madame Desmarais qui nous
a incités à ajouter un volet pour les aspirants éditeurs
dans le cadre de notre projet Initiation à l’édition. En
présence de Monsieur Rosaire Gélinas, auteur et membre
du conseil d’administration de la fondation, Madame
Desmarais a témoigné des intentions de sa fille de
devenir éditrice en soulignant l’absence de formation
dans le domaine. Nous l’avons alors informée de la
disponibilité d’une publication traitant du métier
d’éditeur disponible à la bibliothèque de son ministère
à Québec. Enfin, nous avons proposé à Madame Desmarais
d’inclure dans notre projet une initiation à l’édition
pour les aspirants éditeurs, à défaut d’une formation
collégiale ou universitaire.
En effet, il ne se trouve au Québec aucun
éditeur qui puisse afficher un diplôme québécois
d’études collégiales ou universitaires en édition. Nos
premiers diplômés universitaires en édition sortiront
des salles de classe dans quelques années seulement,
l’université de Sherbrooke ayant annoncé il y a quelques
mois la mise en place prochaine d’une formation à
l’édition. Actuellement, tous nos éditeurs ont été
formés sur le terrain ou à l’étranger. Le cas échéant,
il n’y a donc aucune raison de fonder votre analyse des
compétences de notre équipe sur l’absence de diplôme en
édition. Au même titre que la très grande majorité de
nos éditeurs, notre équipe a acquis ses compétences et
ses expériences professionnelles sur le terrain au
contact direct des auteurs. Leur satisfaction démontre
clairement que nous avons amplement de compétences et
d’expériences professionnelles pour initier les
intéressés à l’édition.
Il ne faut pas perdre de vue que notre
équipe se propose « d’initier » et non pas de former des
professionnels de l’édition. Nous connaissons tout
autant nos limites que nos capacités professionnelles.
La transparence est l’une des valeurs
fondamentales de la Fondation littéraire Fleur de Lys.
On peut lire sur notre site internet :
« Nous reconnaissons la transparence
comme une valeur de base de l'honnêteté et de la
confiance, deux qualités essentielles à ce projet. Nous
nous engageons à respecter toutes les lois de protection
des consommateurs dans nos relations avec les auteurs,
les lecteurs, les éditeurs, les libraires, les
bibliothécaires et toutes autres personnes physiques et
morales impliquées de près ou loin dans nos activités.
Nos contrats ne comprendront aucun frais caché. »
J’ose croire qu’il en va de même à la
direction de votre ministère et que vous répondrez avec
empressement à nos demandes d’informations
complémentaires.
En terminant, à la lumière
de la présente, j’espère que votre direction reverra sa
position et acceptera de subventionner notre projet.
Car, de toute évidence, votre ministère a commis une
grave erreur dans son analyse de mes compétences et de
mes expériences professionnelles exposées dans mon
curriculum vitae. Il en va de même dans le cas de Madame
Renée Fournier, autre membre de l’équipe de notre projet
Initiation à l’édition. Quant à Mathieu Guay, troisième
membre de cette équipe, comme je vous mentionnais, nous
ne croyons pas que son handicap affectera la qualité du
service rendu, d’autant plus que des ressources
extérieures compensatoires sont prévues au budget du
projet. Il me fera donc grand plaisir de vous rencontrer
pour vous fournir toutes informations additionnelles que
vous jugerez utiles à la révision du refus de notre
demande de subvention par votre ministère.
Dans l’espoir
d’une réponse dans les 30 jours suivant
la réception de la présente, je vous prie d’agréer,
Monsieur le directeur, l’expression de mes salutations
les plus distinguées.
Au plaisir,
Le conseil exécutif
Serge-André
Guay, Pierre
Bonin,
Président Premier
vice-président
Rosaire
Gélinas, Renée
Fournier,
Deuxième
vice-président
Secrétaire trésorière
P.S. :
Nouvelle adresse postale :
Fondation littéraire Fleur
de Lys,
6678, 25ème Avenue,
Montréal,
Québec.
H1T 3L7