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Le Journal de Montréal Jeudi 15 mars 2007
La ministre de la culture et des communications du Québec, l'honorable Line Beauchamp, sauvera-t-elle de la fermeture la maison d'édition en ligne de la Fondation littéraire Fleur de Lys ?
Cliquez ici pour lire notre «Message à la ministre» et pour consulter notre demande de subvention
(16 mars 2007) Notez que la fermeture annoncée dans l'article publié dans l'édition du 15 Mars 2007 du quotidien Le Journal de Montréal est uniquement celle de la maison d'édition en ligne de la fondation. La librairie en ligne demeurera ouverte pour répondre aux demandes d'exemplaires papier et numériques des livres déjà édités. La fermeture de la maison d'édition implique donc que la fondation n'acceptera plus d'éditer de nouveaux auteurs tant et aussi longtemps que la ministre de la culture et des communications du Québec, l'Honorable Line Beauchamp, ne viendra pas financièrement en aide à la fondation. Le délai que nous accordons à la ministre est de quelques semaines. Et advenant l'aide financière du ministère de la culture et des communications du Québec, la maison d'édition en ligne de la fondation sera réouverte et les frais d'édition seront abolis afin de revenir à l'édition à compte d'éditeur, entièrement gratuite pour les auteurs, comme c'était le cas au départ en juin 2003 et jusqu'en juillet 2006, date où furent imposés des frais d'édition. Notez aussi que la fermeture éventuelle de la maison d'édition de la fondation ne met pas en péril notre projet d'économie sociale visant l'ouverture d'une librairie-café à Montréal et dont la rédaction du plan d'affaire suit son cours normal en vue d'être déposé à une corporation de développement économique et communautaire. La question demeure : «La ministre de la culture et des communications du Québec, l'Honorable Line Beauchamp, sauvera-t-elle de la fermeture la maison d'édition en ligne de la Fondation littéraire Fleur de Lys ?» Cliquez sur la coupure de presse pour agrandir Cliquez pour agrandir
La ministre de la culture et des communications du Québec, l'honorable Line Beauchamp, sauvera-t-elle de la fermeture la maison d'édition en ligne de la Fondation littéraire Fleur de Lys ?
Cliquez ici pour lire notre «Message à la ministre» et ici pour consulter notre demande de subvention
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Réponse à Madame Véronik Aubry, attachée politique de la Ministre de la culture et des communications du Québec,
l'Honorable Lin Beauchamp.
Bonjour Madame Aubry,
Qui plus est, l’édition en ligne doit être proposée comme un tremplin pour l’édition traditionnelle, comme ce fut le cas pour quelques uns de nos auteurs qui, après avoir publiés en ligne ont reçu des offres d’éditeurs traditionnels.
Ici, la grande différence
entre l’édition en ligne et l’édition traditionnelle est dans la
distribution et la vente des livres. L’édition en ligne se limite à
l’internet pendant que l’édition traditionnelle profite du réseau des
librairies (traditionnelles). À notre avis, l’édition en ligne ne doit
pas viser les librairies traditionnelles car elle perdrait ainsi les
avantages de l’internet et de l’impression à la demande qui lui
permettent, entre autres, de ne pas avoir à conserver d’inventaire comme
doivent le faire les éditeurs traditionnels pour remplir leur mandat
auprès des librairies traditionnelles. Bref, la complémentarité de
l’édition en ligne et de l’édition traditionnelle ne force pas le
ministère à revoir ses politiques de soutient à l’édition traditionnelle
mais uniquement à ajouter une aide à l’édition en ligne.
«Nos éditeurs refusent plus de 90% des manuscrits. Et dans la majorité
des cas, les manuscrits ne sont pas refusés parce qu'ils ne sont pas
intéressants. Au contraire, la plupart des lettres de refus reçues par
nos auteurs précisent clairement que leurs manuscrits ne manquent pas
d'intérêt. Et on y souligne aussi très souvent la qualité littéraire.
Bref, la plupart du temps, ce n'est pas le manuscrit de l'auteur qui est
en cause.
De plus, plusieurs auteurs de renom choisissent désormais d’emblée l’édition en
ligne et plusieurs ne se donnent même plus la peine de soumettre
préalablement leurs œuvres à des éditeurs traditionnels. Il en va ainsi de l’écrivaine professionnelle
Monique De Gramont
dont une œuvre est publiée par nous et d'autres par Fides en France. Et que dire de
Chantal Gevrey,
récipiendaire du prix
Robert-Cliche, qui publie trois recueils de nouvelles chez-nous. Que
penser encore de l’auteur Pierre Chatillon, professeur émérite de
l’Université du Québec et récipiendaires des Prix Adagio du Salon du
livre de Trois-Rivières et du Prix d’excellence en littérature du
Conseil de développement culturel du Centre-du-Québec, signataire de
plus de 20 essais sur la littérature québécoise, qui vient de se joindre
à notre fondation à l’instar de l’auteur
Paul-Émile Roy,
récipiendaire du
prix Richard-Arès et possédant plus dune dizaine de publications à son actif,
de Michel Leclerc
qui a occupé notamment les fonctions de Directeur de Cabinet du ministre
de la Justice, de Greffier adjoint du Conseil exécutif, de Greffier en
loi de l’Assemblée nationale, de Directeur de Cabinet du Président de
l’Assemblée nationale, et de Directeur du Bureau des règlements au
ministère de la Justice, de
Patrick Simon,
chercheur à l'Institut
de Documentation et Recherches sur la Paix, de
Fernand Couturier,
professeur de philosophie allemande retraité l'Université du Québec à
Montréal, de Pierre Bonin,
agent d’information, rédacteur relationniste et de chargé de
communication retraité de la fonction publique montréalaise après 30
années de service, d'Alix
Boucard, docteur en sociologie diplômé de l'Université de Montréal,
de Mouloud Belabdi,
universitaire et journaliste, qui a travaillé à la Radio algérienne et à
Radio Canada international tout en collaborant à divers journaux et
magazines, récipiendaire de la médaille d’argent de l’URTI (Université
radiophonique et télévisuelle internationale) et du premier prix de
poésie adulte de la ville de Gijon en Espagne, de
Caroline Côté,
formée en études littéraires à l'Université du Québec à Montréal, et ainsi de suite.
Bref, la qualité est déjà au rendez-vous de l’édition en ligne tout
comme elle l’est dans l’édition traditionnelle.
Questionner les droits d'auteur c’est aussi mal connaître ce qui distingue notre fondation dans le monde de l’édition en ligne : nos auteurs conservent leurs droits d’auteur. Ils nous accordent seulement une licence d’édition, tel que recommandé par l’UNEQ dans son contrat type d’édition. Autrement dit, nous n’exigeons pas de l’auteur qu’il nous cède ses droits d’auteur pour l’éditer, contrairement aux éditeurs traditionnels avec lesquels l’UNEQ se bat pour faire reconnaître son point sur le sujet. Nous avons accepté la proposition de l'UNEQ dès le départ parce qu'il nous est aisé de comprendre la position des auteurs : nous sommes nous-mêmes un regroupement d'auteurs. La Fondation littéraire Fleur de Lys est le seul éditeur en ligne fondé et géré entièrement par des auteurs. Et son statut d'organisme sans but lucratif est le choix de ses auteurs.
Outre la proposition de l'UNEQ, la principale raison pour laquelle nous n’exigeons pas la cession des droits d’auteur est simple : nous voulons que nos auteurs puissent poursuivre leurs démarches auprès des éditeurs traditionnels avec leurs œuvres même si ces dernières sont en ligne sur notre site. Nous devons agir de la sorte car si l’auteur nous cède ses droits sur son œuvre, il ne peut plus espérer intéresser un éditeur traditionnel qui exigera de lui la cession de ses droits d’auteur. Voila un bel exemple de complémentarité de l’édition en ligne et de l’édition traditionnelle qui a déjà profité à quelques uns de nos auteurs. C'est le cas notamment de Mireille Bisson dont nous avons publié le premier roman avant d'intéresser les Éditions Septentrion avec son deuxième roman alors que nous travaillions à la mise en page de ce dernier. Madame Bisson a donc pu rompre son contrat avec nous pour accepter l'offre de cet éditeur traditionnel :
http://manuscritdepot.com/a.mireille-bisson.html
http://www.septentrion.qc.ca/catalogue/auteurs.asp?DevID=582
Notre
contrat d’édition stipule que l’auteur peut rompre son contrat avec nous
en tout temps sans aucun préjudice de quelque nature que ce soit s’il
trouve un éditeur traditionnel pour son œuvre.
Fausses informations au ministère de la culture
Selon toute vraisemblance, de fausses informations circulent au sein du ministère de la culture et des communications du Québec au sujet de notre fondation. Nous avons appris de source sûre que certaines personnes au sein du ministère croient que les raisons évoquées dans l'article publié aujourd'hui dans Le Journal de Montréal pour expliquer le refus de notre demande de subvention adressée au ministère en 2004 sont fausses.
En effet, notre source soutient que si le ministère nous a alors refusé notre demande d'aide de 5,000$, c'était parce que la fondation est une maison d'édition à compte d'auteur et que le ministère ne subventionne pas le compte d'auteur. Or, la fondation peut être classée dans l'édition à compte d'auteur que depuis l'été dernier au moment où elle exigé une contribution de 500.00$ de l'auteur pour l'édition de son œuvre. Cette demande de contribution n'était pas présente au moment où nous avons demandé une subvention au ministère en 2003/2004.
On ne peut donc pas soutenir que le ministère a refusé à la Fondation littéraire Fleur de Lys une demande de subvention pour sa maison d'édition parce que cette dernière était à compte d'auteur parce que ce n'était pas le cas au moment où la demande fut déposée au ministère.
Notre source soutient aussi que la SODEC nous a refusé une demande de subvention pour la même raison. Or, la fondation n'a jamais adressé de demande de subvention à la SODEC parce que cette dernière avait soutenue, lors de notre étude de marché en 2002, que s'il n'y avait pas d'éditeur en ligne au Québec, c'était parce qu'il n'y avait pas de demande selon l'un des responsable de l'aide à l'édition de l'organisme d'état à cette époque. Suite à cette affirmation de la SODEC, la direction de la fondation n'a jamais jugé opportun de lui adresser une demande de subvention.
On ne peut donc pas soutenir que le SODEC a refusé à la Fondation littéraire Fleur de Lys une demande de subvention pour quelques raisons que ce soit parce que nous n'avons jamais demandé l'aide de la SODEC.
Enfin, toujours selon notre source, il apparaît que certaines personnes au sein du ministère reproche à la fondation «le ton» qu'elle prend pour se faire valoir auprès de la ministre. Par «ton», il est ici entendu la médiatisation du refus du ministère de nous subventionner ou, si vous préférez, notre lobbying. Notre source soutient qu'on n'aime pas «les articles dans les journaux». Or, il n'y a eu qu'un seul article au sujet de notre situation dans les journaux et c'est celui publié aujourd'hui (15 mars 2007) dans le quotidien Le Journal de Montréal.
Soulignons que c'est la ministre elle-même qui nous incite à faire du lobbying puisqu'elle a déclaré à un journaliste l'automne dernier connaître fondation parce que nous avions commencé notre lobbying. À ce moment-là, la ministre faisait allusion à une lettre ouverte adressée aux membres de son cabinet et à toutes les directions de son ministère et dans laquelle nous dénoncions l'intérêt de la ministre pour les appareils de lecture de livres électroniques lors d'un événement multimédias à Montréal où elle avait rencontré le vice-président de Sony. Nous reprochions alors à la ministre de prêter davantage attention au contenant qu'au contenu. Et la réaction de la ministre fut simplement de dire que notre fondation venait de commencer son lobbying. Il n'en fallait pas plus pour que la fondation poursuivre en ce sens.
Il n'en demeure pas moins que la direction de la fondation ne croit pas qu'elle devrait faire du lobbying pour informer la ministre de son existence, sa mission et ses besoins. À nos yeux, tout ministre à l'obligation d'être à l'écoute de ses citoyens et ces derniers n'ont nullement l'obligation d'exercer des pressions pour être entendus. Or, nos ministres sont de moins en moins accessibles et ils forcent ainsi les gens au lobbying. En affirmant que nous venions de commencer notre lobbying, la ministre cautionne cette façon de faire qui, lorsque les résultats se font attendre, devient plus agressive, comme si c'était toujours celui qui cri le plus fort qui est entendu. Voilà donc pourquoi la fondation hausse le ton en médiatisant sa démarche auprès de la ministre, ce qui est de bonne guerre. Il en va de même de plusieurs organismes culturels qui ont eu un écho cette semaine dans les médias pour exposer leur déception face à la ministre de la culture dans le contexte de la campagne électorale.
Il n'est donc justifié de reprocher à la Fondation littéraire Fleur de Lys la médiatisation de sa situation, d'autant plus que nous vivons dans une société libre où les médias sont souvent le seul recours pour sensibiliser les politiciens.
Au plaisir,
Serge-André Guay, président Fondation littéraire Fleur de Lys
Siège social
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