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Dans plusieurs pays, des lois nationales sur le droit d'auteur protègent
d'emblée toute œuvre littéraire dès sa création. Ces lois varient d'un pays à
l'autre. Cependant, certains pays se sont entendus pour offrir une protection de
base commune en signant la Convention de Berne. Il est donc important de
vérifier si votre pays est signataire de cette convention. On trouve la
liste de ces pays sur le site de l'Organisation Mondiale de la Propriété
Intellectuelle (OMI), gestionnaire de la Convention de Berne :
États membres :
http://www.wipo.int/directory/fr/member_states.jsp
Texte de la Convention
de Berne :
http://www.wipo.int/treaties/fr/ip/berne/trtdocs_wo001.html
Site Internet de l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle
(OMI)
http://www.wipo.int/index.html.fr
SITES GOUVERNEMENTAUX
CANADA :
http://strategis.gc.ca/sc_mrksv/cipo/cp/cp_main-f.html
FRANCE :
http://www.droitsdauteur.culture.gouv.fr/
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Si votre pays est signataire de la Convention de Berne, vos droits d'auteur
sur votre œuvre littéraire sont protégés automatiquement sans inscription
particulière sur l'œuvre.
«La protection du
droit d'auteur au Canada n'exige aucune inscription particulière sur
l'œuvre; toutefois, pour obtenir une protection internationale maximale, il
est recommandé que l'œuvre porte le symbole international du droit d'auteur
: ©, la date de la première publication (ou la date de création d'une œuvre
inédite) et le nom du propriétaire du droit d'auteur soit «© 1993, Marie
Tremblay» si l'œuvre a déjà été publiée, soit «© inédite, créée 1993, Marie
Tremblay» si l'œuvre n'a pas été publiée.»
Institut de la propriété intellectuelle du Canada
Prière de vérifier s'il en est de même dans votre pays
auprès des instances gouvernementales.
* * *
La protection et la mention de vos
droits d'auteur ne vous donnent pas une preuve de vos droits
d'auteur. Il est donc très important d'obtenir une preuve de vos droits
d'auteur sur votre œuvre. Cette preuve vous sera très utile en cas de litige
juridique. La démarche consiste essentiellement à enregistrer vos droits
d'auteur.
«L'enregistrement
est un avis public de l'existence d'un droit d'auteur sur une œuvre
(préalable essentiel dans le cas de certains recours juridiques).»
Institut de la propriété intellectuelle du Canada
Prière de vérifier s'il en est de même dans votre pays
auprès des instances gouvernementales.
* * *
Le droit d'auteur
se compare aisément à un droit de propriété ; l'auteur est d'emblée
propriétaire de son œuvre. La loi désigne le propriétaire du droit d'auteur
comme le « titulaire » parce que l'auteur peut céder son droit, en tout ou
en partie, à une autre personne de son choix, à un éditeur, à un organisme
sans but lucratif, à une université, une entreprise privée et autres. La loi
précise que si un employé écrit une œuvre pour son employeur, ce dernier est
le titulaire du droit d'auteur, à moins d'une entente contraire. Le
contractuel indépendant conserve son droit d'auteur, à moins d'une entente
contraire. Il en va de même avec une œuvre écrite sous l'autorité du
gouvernement, le droit d'auteur revient à ce dernier, à moins d'une entente
contraire.
«Le titulaire du droit d'auteur détient en exclusivité le droit d'autoriser la
reproduction de l'œuvre sous une forme quelconque. C'est là, sans doute, que se
situe la pierre d'assise de la protection du droit de l'auteur sur son œuvre. Ce
dernier peut seul permettre l'impression ou la copie d'un texte, peu importe que
celle-ci soit effectuée à des fins commerciales ou purement privées». (Union
des Écrivaines et des Écrivains Québécois, Le métier d'auteur : guide
pratique, Éditions du Boréal, Montréal, 1993, p. 35). En cas de violation de son
droit d'auteur, le titulaire aura avantage à être en mesure de produire une
preuve de la propriété de son droit et de l'antériorité de la création de son
œuvre. Pour ce faire :
Le titulaire peut s'adresser par la poste une copie de son
œuvre dans une enveloppe qu'il prendra soin de ne pas décacheter. Le
titulaire pourra s'appuyer sur la possession de cet envoi pour mettre en
demeure le présumé contrevenant à son droit d'auteur et le produire en
preuve en cas de litige. Le cachet de la poste (date) prouve que le contenu
de l'enveloppe existait au moment de l'envoi. Pour éviter tout imbroglio au
sujet de la date et du contenu de l'enveloppe, l'auteur peut demander que le
cachet de la poste soit estampillé, non seulement sur le timbre, mais aussi
à cheval sur le revers plié de l'enveloppe. Ce moyen est efficace autant
pour une œuvre en version papier (livre) qu'une œuvre en version numérique
(disquette, cédérom.) Dans ce cas, la dépense de l'auteur se limite au frais
de reproduction d'une copie de son œuvre (sur papier ou sur disquette ou
encore sur cédérom informatique) et au coût de la poste. C'est la façon la
plus économique de s'assurer d'une preuve de son droit d'auteur.
Pour plus de sécurité, l'auteur peut enregistrer son droit
d'auteur auprès de l'Office
de la Propriété intellectuelle du Canada à un coût de 65.00$ par
œuvre et ce droit prévaut alors dans tous les pays signataires de la
Convention universelle sur le droit d'auteur. L'office n'exige pas le dépôt
d'une copie de l'œuvre avec le formulaire à compléter. Pour le moment,
l'office enregistre le droit d'auteur des œuvres littéraires uniquement en
version papier. Dans le cas d'une version numérique, une protection
additionnelle à l'envoi postal peut être obtenue en enregistrant l'œuvre à
l'InterDeposit
Digital Number (IDDN), l'un des systèmes internationaux de protection
des droits d'auteur pour les œuvres numériques, sans frais pour les cinq
premiers dépôts. (Tableau
comparatif des organismes de dépôt) Dans un cas comme dans l'autre,
l'œuvre est protégée pour autant qu'elle porte la mention prévue à cet effet
(©, nom du titulaire du droit d'auteur, année), mention dont se charge la
fondation.
La Fondation littéraire Fleur de Lys est fort consciente des moyens financiers
très limités de plusieurs auteurs mais nous obligeons chaque auteur à protéger
son droit d'auteur en choisissant le moyen le plus accessible à ses finances.
Nous respecterons le choix effectué par l'auteur. Aussi, l'auteur peut se
limiter, au départ, au moyen postal et reporter l'enregistrement auprès de l'Office
de la Propriété Intellectuelle du Canada
à la suite de la vente de quelques exemplaires lui en procurant les moyens
financiers. Dans tous les cas, la fondation assistera gratuitement l'auteur dans
sa démarche.
Nous croyons que l'auteur doit s'acquitter lui-même des frais inhérents à la
preuve de ses droits d'auteur parce qu'il en demeure l'unique propriétaire, la
fondation ne demandant pas aux auteurs de leur céder en tout ou en partie leurs
droits d'auteur comme le font les autres éditeurs. En demeurant propriétaire de
son droit d'auteur, l'auteur peut alors entreprendre ou poursuivre librement ses
démarches auprès des éditeurs traditionnels (livre papier). Et advenant que
l'auteur parviendrait à intéresser un éditeur traditionnel, la fondation
proposera un partenariat à ce dernier ou mettra fin sans aucun frais à son
entente avec l'auteur, procédure rendue possible en raison de la souplesse du
contrat proposé à l'auteur. Le sujet est développé davantage plus loin dans ce
document. C'est parce que le droit d'auteur sur une œuvre implique une redevance
à l'auteur sur le prix de vente de chaque exemplaire vendu que tous les titres
mis en ligne ne seront pas offerts gratuitement aux lecteurs, à moins que
l'auteur nous y autorise
Prière de vérifier s'il en est de même dans votre pays
auprès des instances gouvernementales
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