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Dernière modification : 13/01/15 à 13:30

17 avril 2007

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Campagne contre la discrimination

des auteurs par les gouvernements

 

 

Programme d'aide à l'édition

 

Le gouvernement du Québec fait preuve de discrimination envers les auteurs en subventionnant uniquement

les éditeurs agréés

 

 

La Loi sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du livre contrevient à l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme adoptée par l'organisation des Nation Unies. En effet, l'article 19 précise que: «Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.»

 

Or, La Loi sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du livre exclut tout autre moyen d'expression que le livre publié par un éditeur agréé par le gouvernement. La loi stipule clairement que le gouvernement s'oblige à aider financièrement uniquement les éditeurs qu'il a lui-même agréés: «L'aide financière que peut accorder, suivant la loi, le gouvernement, un de ses ministères, organismes ou un mandataire de l'État à une personne faisant commerce dans le domaine de l'édition, de la distribution ou de la librairie ne peut être accordée qu'à des personnes titulaires d'un agrément délivré en vertu de la présente loi ou qui y sont admissibles.» Autrement dit, le gouvernement est à la fois juge et partie dans l'attribution de l'aide à l'édition.

 

 

En réservant son aide financière en exclusivité aux livres publiés par les éditeurs agréés, le gouvernement fait preuve de discrimination envers tous les autres moyens d'expression tels les livres autoédités, édités à compte d'auteur et édités en ligne sur internet.

 

 

Il y a maintenant cinq ans que nous demandons au gouvernement du Québec de mettre en place un programme d'aide pour l'édition en ligne mais il reste sourd à nos demandes. Nous n'avons plus d'autre choix que de hausser le ton pour appeler ce gouvernement à être davantage à l'écoute des auteurs et tous les types d'éditeurs. Le système mis en place par le gouvernement du Québec crée deux types d'auteurs : ceux publiés par les éditeurs agréés, fortement subventionnés, et les autres, de seconde classe, dont les éditeurs ne jouissent d'aucune aide financière du gouvernement, tout simplement parce que leurs oeuvres furent refusées par les éditeurs agréés. Ça a assez duré ! Et s'il le faut, nous porterons notre cause devant la Commission des droits de l'Homme des Nations Unies.

 

Les éditeurs agréés refusent plus de 90% des manuscrits soumis à leur attention. Ces refus sont avant tout motivés par des impératifs commerciaux et non pas en raison de la piètre qualité littéraire des oeuvres soumises par nos auteurs. C'est du moins la conclusion tirée par la fondation à la lumière de l'analyse de nombreuses lettres de refus d'éditeurs reçues préalablement par les auteurs qu'elle édite en ligne sur internet. Pour le gouvernement du Québec, seuls les éditeurs agréés ont la capacité de juger la qualité littéraire des oeuvres de nos auteurs et de choisir ce que la population pourra lire ou non.

 

Le gouvernement du Québec pratique une censure déguisée en déléguant aux éditeurs agréés le pouvoir de vie ou de mort sur les oeuvres de nos auteurs.

 

La fondation est d'avis que le gouvernement du Québec cause un grave préjudice au patrimoine littéraire québécois en subventionnant uniquement les éditeurs agréés car nos libraires n'offrent, somme toute, que moins de 10% des oeuvres de nos auteurs. Plus de 90% dorment au fond des tiroirs de nos auteurs. Notre maison d'édition se propose de les éditer sur internet avec impression à la demande (un exemplaire à la fois à la demande expresse de chaque lecteur) mais le gouvernement du Québec refuse de nous aider financièrement à préserver ce patrimoine littéraire. Au même titre que les photographies anciennes conservées par la Bibliothèque nationale du Québec, objets de maintes attentions professionnelles même si elles sont parfois mal cadrées et tachées d'acide, chacun des manuscrits de nos auteurs offre un portrait inédit de notre temps. Il y a nécessité de les conserver et de les diffuser, ne serait-ce qu'en ligne sur internet, si on veut un portrait juste de la diversité éditoriale et culturelle actuelle.

 

D'une main, le gouvernement du Québec invite les gens à écrire et, de l'autre, il limite l'accès à l'édition.

 

Plusieurs gouvernements à travers le monde ont depuis longtemps compris que la démocratisation de l'accès à l'édition passe par l'édition en ligne sur internet et l'impression à la demande. C'est pourquoi plusieurs de nos auteurs font éditer leurs oeuvres en ligne à l'étranger, notamment en France et aux États-Unis.

 

Le marché de l'édition en ligne est en train de nous échapper parce que notre gouvernement se limite à subventionner uniquement l'édition traditionnelle.

 

La Fondation littéraire Fleur de Lys, pionnier de l'édition en ligne au Québec, songe sérieusement à déposer une plainte officielle à la Commission des droits de l'Homme de l'ONU.

 


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Voir aussi : Nouvelle discrimination des auteurs par le ministère de la Culture et des Communications du Québec

 

 

 

17 avril 2007

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