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Dernière modification : 13/01/15 à 13:55

20 juillet 2007

 

Livre / Phénomène / Harry Potter

 

 

Le Devoir détrôné par Le Journal de Montréal

en matière de traitement juste et équitable de l'information

 

Voici deux articles publiés au sujet du phénomène Harry Potter par deux influents quotidiens intellectuels, LE DEVOIR et LE MONDE. Il est très intéressant de noter la différence entre ces deux textes, le premier méprisant le phénomène, le second reconnaissant les mérites du phénomène.

 

Analyse méprisante du phénomène Harry Potter dans Le Devoir

Ne manquer pas de lire les commentaires à la suite de l'article

 

Éditorial intéressant au sujet du phénomène Harry Potter dans Le Monde

 

Bref, le quotidien des intellectuels québécois dénonce l'impact du phénomène Harry Potter sur la lecture chez les jeunes tandis que le quotidien des intellectuels français en reconnaît le mérite. Force est de conclure que le quotidien des intellectuels québécois est élitiste tandis que celui des intellectuels français est populiste.

 

Lequel de ces deux quotidiens intellectuels est fidèle à la logique nécessaire pour analyser le phénomène Harry Potter ? Cette question trouve sa réponse dans la nature même du phénomène, dans sa principal caractéristique, c'est-à-dire sa «popularité». Harry Potter ne serait pas qualifié de phénomène s'il n'était pas aussi populaire.

 

Le quotidien LE MONDE traite donc de la littérature Harry Potter pour ce qu'elle est, un phénomène «populaire». Il observe et conclut qu'il encourage la lecture chez les jeunes.

 

Le quotidien LE DEVOIR ne respecte pas cette logique de base liée à la nature même du phénomène. Pourquoi ? Parce que nos chers intellectuels québécois ont pris l'habitude de s'opposer à ce tout ce qui est populaire. On croit qu'il n'y a aucune valeur intellectuelle positive dans le populaire, comme si le populaire était d'emblée inférieur.

 

C'est ainsi que le journaliste Christian Rioux, correspondant du quotidien LE DEVOIR à Paris, oppose Harry Potter à «Molière, Balzac et Ferron», à «Réjean Ducharme, Victor-Lévy Beaulieu ou Milan Kundera», à «Victor Hugo», à «Ainsi parlait Zarathoustra, de Nietzsche», au «dernier Echenoz» et au «nouveau Godbout». Monsieur Rioux reproche aux adultes de recommander Harry Potter plutôt que les auteurs qu'il cite. Il écrit : «Il y a quelques semaines, le même étonnement m'a saisi en entendant un animateur, par ailleurs cultivé, expliquer qu'il faisait partie des deux millions de fans qui avaient réservé leur exemplaire du dernier J. K. Rowling avant sa parution. Sur le ton d'un éclectisme très «tendance», il expliquait que son été se passerait entre The Deathly Hallows (le dernier Harry Potter) et À la recherche du temps perdu, de Proust.» Notez le «par ailleurs cultivé» qui laisse entendre que les gens dits cultivés ne devraient pas lire ou ne lisent pas Harry Potter.

 

Il va plus loin en disant que la population adulte vieillissante «retombe en enfance» en raison de son intérêt pour Harry Potter. Il souligne que «Selon la chaîne de librairies Waterstone, le nouvel Harry Potter, qui sort demain, pourrait être lu par un plus grand nombre d'adultes que d'enfants.» Et Monsieur Rioux amorce sa conclusion en ces mots : «Et ces ignorants de démographes qui ont eu le culot de nous annoncer cette semaine un vieillissement de la population. Ils n'ont vraiment rien compris, les démographes! Ne faudrait-il pas plutôt parler d'une population qui retombe en enfance, pour ne pas dire d'une certaine infantilisation des lecteurs ?»

 

Si le quotidien Le Devoir se permet de mépriser le populaire uniquement par élitisme.

 

Il n'est donc pas étonnant de constater que son influence sur le monde littéraire et, plus spécifiquement, sur le choix des lecteurs, s'amenuise lentement mais sûrement car tous les intellectuels ne sont pas élitiques. Et dans le monde des médias, qui dit perte d'influence par l'un, dit aussi gain d'influence par un autre. Celui qui gagne en influence dans le monde littéraire est nul autre que Le Journal de Montréal. Et curieusement, on trouve dans ce dernier un article qui abonde dans le même sens que l'éditorial du quotidien Le Monde sous le titre : Harry Potter – Un impact positif sur la lecture. Qui aurait dit qu'il serait ainsi possible de faire un tel rapprochement entre Le Journal de Montréal et Le Monde il y a quelques années ? La logique voulait que le rapprochement «naturel» se fasse plutôt entre Le Devoir et Le Monde.

 

Aujourd'hui, les gens de décision surveillent davantage la une du Journal de Montréal que celle du Devoir, du moins je l'espère. Car Le Devoir est en partie responsable de leur ignorance de ce que vit et désire la population. Les gens de décision ne soutenaient-ils pas qu'il leur fallait être davantage à l'écoute de la population à la lumière des résultats de la dernière élection provinciale qui les a surpris. Et quel est le quotidien prisé par nos politiciens pour être informés ? Le Devoir, bien sûr, un journal qui méprise la population, y compris, ses choix de lecture.

 

L'élitisme du quotidien Le Devoir saute aux yeux à la lumière de la définition du terme :

 

«Le mot élitisme est susceptible de deux acceptions très différentes.

Pour le dictionnaire, il s'agit de l'attitude favorisant la formation d'une élite et l'accession des individus jugés comme étant les meilleurs aux postes de responsabilité. Il s'agit en ce sens d'une valeur républicaine qui se résume bien par la fameuse devise révolutionnaire : La carrière ouverte aux talents, par opposition à une restriction par la naissance ; il fallait par exemple un certain nombre de quartiers de noblesse pour pouvoir être capitaine de corvette.

Il a pris beaucoup plus récemment (fin XXe siècle) une seconde acception, à connotation péjorative, qui désigne une attitude — politique ou culturelle — de clivage entre une classe dirigeante et une classe dirigée, qui ne prend pas en compte les préférences d'une majorité.»

 

Source : Wikipédia

 

 

Dans ce contexte, il ne faut pas s'attendre à ce que la Fondation littéraire Fleur de Lys, avec un slogan tel que «Liberté d'édition=Libre choix des lecteurs», fasse la une littéraire du Devoir si ce n'est pour être méprisée.

 

 

Serge-André Guay, président éditeur

Fondation littéraire Fleur de Lys

 

P.S. : Ça fait du bien !

 

 

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