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20 février 2008

 

Le débat au sujet de l'enseignement de la littérature au Québec

 

Pierre Lavoie, directeur général de l'Union des écrivaines

et des écrivains québécois, nie toute implication de son organisation

 

 

Pierre Lavoie, directeur général de l'UNEQ, a finalement décidé d'intervenir sur le blogue La république des livres de l'écrivain et critique littéraire du quotidien Le Monde. Il écrit:

 

 

20 février 2008

 

Monsieur (Serge-André Guay),

 

Je ne comprends pas - et n’admets pas - l’amalgame que vous continuez d’établir entre le sous-comité du CEEF, le sondage réalisé par madame Marie Gagné, membre de ce comité, la question no 11 de ce sondage et l’Union des écrivaines et des écrivains québécois. L’UNEQ n’a jamais souhaité ou réclamé la cessation de l’enseignement de la littérature française au collégial. Est-ce clair ? Combien de fois devrons-nous le répéter ? Je vous invite, ainsi que tous les détracteurs de votre trempe, à relire la réponse de la vice-présidente de l’UNEQ, madame Danièle Simpson, publiée dans le journal « La Presse » du 4 février 2088, p. A-11. Si vous ne la trouvez pas dans Cyberpresse (les archives du journal), je me ferai un plaisir de vous en faire parvenir une copie.

 

Pierre Lavoie,
Directeur général de l’UNEQ

 

 

P.S.: «Avant que M. Guay ne me corrige, le lecteur aura compris que l’année de publication du texte de Mme Simpson dans « La Presse » est bien « 2008 » et non « 2088 », comme je l’ai malencontreusement écrit. Pierre Lavoie »

 

 

Source : La république des livres, Pierre Assouline, Le Monde.

 

 

 

Voici ma réponse :

 

 

20 Février 2008

 

Monsieur Pierre Lavoie,
Directeur général de l’UNEQ

Ce n’est pas moi qui suis à l’origine de l’amalgame entre l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) et l’hypothèse proposant l’enseignement exclusif de la littérature québécoise dans les Collèges d’enseignement général et professionnel du Québec. C’est le Comité des enseignantes et des enseignants de français de ces collèges qui affirme que l’UNEQ a émis cette hypothèse dans la formulation de la onzième question de son sondage:

«11: Une hypothèse émise l’an dernier par l’ANEL (Association nationale des éditeurs de livres) et par l’UNEQ (Union nationale des écrivains québécois) était d’exclure complètement la littérature française des cours de niveau collégial en créant trois cours de littérature québécoise. Que pensez-vous de cette hypothèse?»

Votre vice-présidente, madame Danièle Simpson, nie que l’UNEQ a émis l’hypothèse d’exclure complètement la littérature française des cours de niveau collégial. Elle soutient que le Comité a, de toute évidence, mal compris la position de l’UNEQ.

Pour les observateurs, une seule question se pose: «Qui dit vrai?»

Dans son commentaire sur ce blogue, Marie Gagné, responsable du Comité, ne revient pas sur la véracité de cette onzième question. Elle la justifie. Autrement dit, monsieur Lavoie, ce n’est pas à moi qu’il faut vous adresser mais à la responsable du Comité. C’est elle qui doit revenir sur ses dires et affirmer que l’UNEQ n’est pas associé à l’idée de limiter l’enseignement de la littérature aux seuls livres québécois.

Quant à la réponse de votre vice-présidente, madame Danièle Simpson, publiée dans le journal « La Presse » du 4 février 2088, elle n’est pas ou plus disponible sur le site Internet du quotidien. Personnellement, j’aurai aussi publié cette réponse dans le forum de l’UNEQ où la discussion sur le sujet suit son cours depuis le 21 janvier dernier sans aucune intervention de votre part et de votre vice-présidente. Bref, il n’est pas besoin de me faire parvenir une copie du texte de madame Simpson publié dans le quotidien La presse; publiez-le sur votre propre site Internet! Si votre site Internet était un peu plus actuel, nous ne serions peut être pas ici sur le blogue d’un quotidien étranger, quoique concerné.

Enfin, vous écrivez: «Je vous invite, ainsi que tous les détracteurs de votre trempe (…)». C’est vrai, au fil des ans, je me suis joint progressivement aux détracteurs de l’UNEQ. La goutte qui a fait débordé le vase fut votre absence de réponse au courriel que je vous adressais le 18 septembre dernier et dans lequel je sollicitais un rendez-vous avec vous, le premier en cinq ans. Je n’admets pas qu’on ne réponde pas à chacun de ses courriels, d’autant plus lorsqu’un membre de son personnel se donne la peine d’envoyer un accusé de réception, tel que l’a fait madame Ginette Major de votre bureau.

Aujourd’hui, que vous soyez dans l’obligation de répéter que «L’UNEQ n’a jamais souhaité ou réclamé la cessation de l’enseignement de la littérature française au collégial» ne me surprend pas. Quoique vous disiez, cela demeure «la position» de l’UNEQ, «votre» vérité. Mais qu’importe la crédibilité que vous souhaitez que nous vous accordions, le problème n’est pas là. Il revient au Comité de nous dire si l’UNEQ a ou n’a pas exprimé un tel souhait.

Quoiqu’il en soit, je ne crois pas me tromper en soutenant que l’UNEQ est un syndicat essentiellement affairiste.

Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys
http://manuscritdepot.com/internet-litteraire/dossier.03.htm

 

Source : La république des livres, Pierre Assouline, Le Monde.

 

 

 

Serge-André Guay, président éditeur

Fondation littéraire Fleur de Lys

 

 

20 février 2008

 

 

Voir aussi

 

Dossier : Le débat au sujet de l'enseignement de la littérature au Québec

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