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Vers le cinquième anniversaire
de la Fondation
littéraire Fleur de Lys
Juin 2003 - Juin 2008
La Fondation
littéraire Fleur de Lys revient à ses premiers
amours,
les nouveaux
auteurs, et n'éditera plus les membres de l'UNEQ
La Fondation littéraire Fleur de Lys a été créé par
un nouvel auteur pour les nouveaux auteurs. C'est du
moins ce que qu'on pouvait lire sur la toute
première mouture du site Internet de la Fondation
mise en ligne le 23 juin 2003. Deux semaines plus
tard, l’avocat conseil de l’Union des écrivaines et
des écrivains québécois (Uneq), Me François Coderre,
nous invitait à ouvrir notre projet d'édition en
ligne aux membres de l'Uneq, ces derniers éprouvant
aussi des difficultés à trouver un éditeur, même
après un ou deux titres en librairies. C'est donc
avec les meilleures intentions du monde que la
Fondation avait décidé d'ouvrir ses portes aux
auteurs et écrivains professionnels membres de
l'Uneq en plus des nouveaux auteurs en quête d'une
première publication.
Aujourd'hui, cinq ans plus tard, le bilan de
l'aventure avec la direction de l'Uneq est négatif:
refus officiel d'appuyer la Fondation sous prétexte
que l'organisme ne saurait recommander une maison
d'édition plus qu'une autre, et ce, même si la
Fondation demeure un pionnier dans le domaine de
l'édition en ligne au Québec, refus de
traiter de la Fondation dans son bulletin des
membres. La Fondation a noté aussi une incohérence
grave de l'UNEQ envers la Fondation. Alors que
Stanley Péan, président de l'Uneq,
reconnaissait notre
démarche comme «un travail de fond et un travail de
pionnier», en plus de déclarer qu'il serait dommage
que la Fondation ferme ses portes, la permanence de
l'UNEQ reste muette et publie un article au sujet de
l'américaine Lulu.com dans le bulletin des membres.
Cet article a mis le feu au poudre à la Fondation.
Enfin, le directeur général de l'Uneq, Pierre
Lavoie, me traitera de «détracteur de l'Uneq», en
réaction à mes interventions dans le débat au sujet
de l'enseignement de la littérature dans les
collèges québécois. Pourtant, la principale
intéressée dans ce débat, Marie Gagné, responsable
du Comité des enseignantes et enseignants de
français dans les CEGEP, me donnera raison.
Je me crois pleinement justifié de revenir à nos
premiers amours en acceptant d'éditer uniquement les
nouveaux auteurs. Autrement dit, la Fondation
littéraire Fleur de Lys n'éditera plus les auteurs
et les écrivains membres de l'Uneq, la direction de
cet organisme n'ayant jamais jugé opportun de nous
présenter formellement à ses membres voire de nous
appuyer.
Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys
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