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Voulez-vous bien me dire ce que l'Internet vous a fait ?

 

(13 août 2007) La démocratisation par l'Internet fait difficilement son oeuvre au Québec en raison de la mauvaise réputation qu'on lui donne dans les médias. La semaine dernière, nous avons relevé deux articles dans lesquels l'Internet est faussement accusé de tous les maux de la terre.

 

Le premier était une lettre d'opinions publiée dans l'édition du 6 août du quotidien Le Devoir sous le titre «Doutes sur la formation des professionnels»  et signée par Danielle Dufresne de Rimouski qui affirmait :

 

«Le plagiat sur Internet est tellement fort que les étudiants remettent des dossiers «ça d'épais» avec des textes copier/coller et ils reçoivent des notes sans avoir rien compris à la matière dont ils parlent.»

 

 

Le second fut publié dans l'édition du 9 août de l'hebdomadaire culturel Voir sous la plume du chroniqueur Nicolas Dickner qui prédisait la disparition du métier de critique littéraire à cause de l'Internet dans son dernier texte intitulé «Les tabacs disproportionnés» :

 

«Dans 15 ans, les journalistes culturels couvriront l'actualité et feront, à la rigueur, des suggestions de lectures plus pointues. La critique des livres courants sera tout simplement "crowdsourcée": on se contentera de publier une sélection de commentaires soumis par les internautes. Les cahiers Lecture deviendront de vastes vox pop. Ça coûte moins cher, et puis les gens aiment bien se fier à l'opinion de Monsieur et Madame Tout-le-monde.»

 

 

Et ça continue cette semaine avec une opinion signée par Ann Vézina, enseignante, et publiée dans l'édition du 13 août du quotidien Le Devoir sous le titre «Les Québécois et le succès» où l'on peut lire :

 

«Aussi, passionnée de culture, pourtant sélective et critique, je m'insurge contre ces critiques démolissantes qui, du haut d'un clavier, en une nuit, démolissent des mois de travail et d'investissement de nos artistes. À moins que des valeurs profondes ne soient outrées, pourquoi rabaisser plutôt que se désintéresser? Pourquoi ne pas y trouver un filon pour allumer sa plume autrement? Les produits chapeautés par le puissant Quebecor sont encensés dans leurs médias, convergence oblige. Ce sont les artistes plus qualifiés, non protégés par ce géant, qui sont plus vulnérables à cette «police des arts», se targuant d'être neutre. Nous avons vivement besoin de modèles pour ces nombreux apprentis-critiques et blogueurs fielleux qui pullulent, crachant leur venin sur le Net. Ils sont, comme certains critiques, le symptôme d'une amertume de non-reconnaissance, ou l'indice d'un abus de pouvoir, celui de la parole.»

 

 

L'Internet, encore et toujours l'Internet, et les internautes, et les blogueurs, sans cesse poussés au banc des accusés. Mais voulez-vous bien me dire ce que l'Internet vous a fait ? La critique de l'Internet est bienvenue et souhaitable mais de là à pointer du doigt les internautes à chaque fois qu'un problème se présente en notre société, il y a toute une marge.

 

Des bibittes sur Internet, on peut en trouver autant qu'en notre société. Après tout et malgré les apparences, les internautes ne proviennent pas et ne vivent pas sur une autre planète. C'est votre frère, votre soeur, votre voisin, votre collègue de travail, votre médecin, votre plombier, votre meilleur ami, votre pire ennemi, votre élève, votre professeur,... L'Internet, c'est nous, pour le meilleur et pour le pire, comme en toute autre chose.

 

L'Internet n'est pas un monde à part, pas plus que ne le furent les autres développements technologiques de l'histoire de l'Homme, de l'Âge de pierre à aujourd'hui en passant par l'Âge du cuivre, du bronze et du fer. C'est à l'Internet que revient l'ultime réalisation du «village planétaire» prédit par Marshall McLuhan (Wikipédias) en conclusion de son analyse de l'impact des médias.

 

«Village», c'est le mot qui convient, non seulement pour illustrer comment l'Internet réduit la distance entre tous les hommes de la Terre (qui y ont accès), mais aussi pour l'attitude de plusieurs face à ce nouveau réseau de communication et d'échange, du moins au Québec. Les critiques relevées dans nos médias me rappellent les mémères du village d'antan, ces «cordes à linge» qui s'acharnent à ne voir que le mauvais côté des choses. Certes, elles sévissent partout dans le monde mais ici, au Québec, elles me semblent plus particulièrement efficaces. Même les médias reprennent leurs points de vue, parfois même le personnel des cabinets de nos ministres.

 

La mauvaise réputation que nos mémères du village donnent à l'Internet est insidieuse et dommage pour le Québec. La Fondation littéraire Fleur de Lys en a pour preuve les réactions à son oeuvre d'édition en ligne sur Internet. Le Québec se classe au dernier rang des pays occidentaux industrialisés dans le domaine de l'édition en ligne. Pourtant, la technologie ne nous fait pas défaut. Et il y a ici autant sinon plus de gens qui ont accès à l'Internet, comparé à certains pays tels la Hongrie, la Suède, les Pays-Bas,... qui nous font la barbe dans le domaine de l'édition en ligne. La mauvaise réputation que plusieurs Québécois donnent à l'Internet dans nos médias et ailleurs n'est pas étrangère à ce retard. L'atmosphère est à la suspicion, rien d'encourageant pour les pionniers québécois de l'Internet.

 

S'il y a abus du pouvoir de la parole, c'est celui face à l'Internet qui est le plus dommageable. Il ne faut pas oublier que l'Internet est un outil de démocratisation et de décentralisation du pouvoir. Il n'est plus besoin de gravir les échelons du pouvoir pour avoir droit au chapitre et trouver une audience. Seul l'accès à un ordinateur branché au réseau Internet suffit pour désormais prendre la parole et être entendu par des centaines, voire des milliers sinon des millions de gens. Les médias traditionnels, journaux, radio et télévision réunis, n'arrivent pas à la cheville de l'Internet en matière de liberté d'expression, un droit fondamental. Et c'est sans doute en raison des moyens très limités mis à la disposition de chacun pour exercer son droit à la liberté d'expression pendant les décennies passées, qu'il y a quelques abus sur Internet. Mais il s'agit de cas d'exception, non pas de la norme générale. En apparence, ces exception peuvent nous apparaître plus nombreuses mais ce n'est que le fait d'un réseau plus étendu et libre d'accès. Il n'y a pas de portes clauses sur Internet, ce qui est loin d'être négligeable pour la démocratie.

 

Est-ce cette liberté et cette transparence qui effraient nos accusateurs du Net ? Ce ne serait pas la première fois qu'on fait peur au peuple québécois, qu'on renforce sa peur de la liberté, y compris de la liberté d'expression. Et derrière ces efforts pour donner mauvaise réputation à l'internet, derrière ces dénonciations insistantes des cas d'exception, il y a un mot, un seul : «contrôle». Et rien de mieux que de généraliser à outrance les cas d'exception pour imposer un contrôle, à l'instar de l'église pendant des siècles et des siècles.

 

On ne veut pas contrôler l'Internet lui-même, même si plusieurs le souhaitent ouvertement, mais plutôt la place à accorder à l'Internet au sein de la société québécoise. Et plus l'Internet aura mauvaise réputation, plus il sera justifié de lui laisser une place réduite. Pour ce faire, on commence par généraliser les cas d'exception. On ne dit pas «certains» mais «les» étudiants font du copier/coller. Puis, il faut laisser percevoir une menace. On dit «blogueurs fielleux qui pullulent». Ensuite, il faut souligner le sérieux de l'enjeu. On parle donc «d'un abus de pouvoir, celui de la parole», ce n'est pas rien. Enfin, il faut réduire la valeur de ceux qui se tournent vers l'Internet. On écrit : «et que seul Internet acceptait désormais de publier» (Catastrophe, Pierre Samson, Montréal, Éditions Les herbes rouges, 2007.) Voilà, le tour est joué. Il n'y a plus rien d'autre à faire que de répéter inlassablement le même discours avec la même approche à la moindre occasion pour discrétiser l'Internet et ses utilisateurs... et maintenir le retard du Québec en plusieurs domaines liés à l'Internet, y compris le nôtre, l'édition en ligne.

 

En pareil contexte, il est tout à fait logique que nos médias ne jugent pas digne de mention la sortie d'un livre publié et disponible uniquement sur l'Internet. Et la partie n'est gagnée parce que vous en avez une version couchée sur papier pour démontrer qu'il s'agit d'un vrai livre, comme les autres. Car il s'est même trouvé un critique littéraire pour soutenir qu'une telle version papier ne dégage pas l'odeur traditionnelle de l'encre des presses Offset puisqu'il est imprimé sur presse numérique avec de l'encre sèche. Qu'importe le support, on présume d'emblée qu'il y a de fortes chances qu'un livre publié et disponible uniquement sur Internet soit de mauvaise qualité. Si l'auteur n'a pas réussi à intéresser un éditeur traditionnel à son oeuvre, on juge généralement que cette dernière ne doit pas être acceptable.

 

L'attachée de presse de notre ministre de la culture confirmait ouvertement cette appréhension populaire dans l'édition du 15 mars 2007 du quotidien Le Journal de Montréal qui l'interrogeait au sujet des visées du gouvernement dans le domaine de l'édition en ligne: «Comment assurer la qualité d’une œuvre qui est publiée en ligne ?»

 

Pour sa part, le directeur du ministère de la culture pour la grande région de Montréal, monsieur Pierre Aubry, a comparé la maison d'édition en ligne de notre Fondation à un «YouTube» pour ensuite soutenir que nous n'étions pas des éditeurs mais uniquement des gens de marketing. L'éditeur en ligne sur Internet n'est pas un vrai éditeur pour notre ministère de la culture parce que, a précisé monsieur Aubry, il ne rencontre pas des dizaines voir des centaines de fois l'auteur pour travailler son texte avec lui.

 

Et ce, parce que nous demandons à l'auteur de déposer un manuscrit déjà revu et corrigé, sans faute, question d'insister sur l'importance de se relire attentivement, avant de déposer un manuscrit à un éditeur, quelqu'il soit. Nous sommes d'avis que les auteurs ne vont pas toujours assez loin dans la correction et la révision de leurs oeuvres. La plupart sont des amateurs puisqu'il n'y a que 200 personnes qui vivent formellement de leurs écrits au Québec. Mais cela ne signifie pas pour autant que nous publions les manuscrits reçus comme on ajoute un vidéo sur le site YouTube. Parlez-en à nos auteurs qui, à force de persévérance, sont parmi ceux qui développent le plus le sens des responsabilités face à la qualité littéraire de leurs oeuvres. Nos interventions se veulent délicates et pondérées car nous préférons former le pêcheur plutôt que de pêcher à sa place. Aussi, l'édition en ligne sur l'Internet a des avantages dont ne jouissent pas les éditeurs traditionnels, notamment ceux liés à l'impression à la demande, c'est-à-dire un exemplaire à la fois à la demande expresse de chaque lecteur, à commencer par celui de l'auteur. Rien de mieux qu'un tel exemplaire, en bonne et due forme, pour se relire avec tout le recul nécessaire pour déceler les dernières fautes et coquilles. Bref, il y a sur Internet des livres de qualité similaire à celle des livres en librairies traditionnelles.

 

Mais les commentaires de notre ministère de la culture laissent entendre, soit qu'il ne connaît pas la qualité des livres en ligne sur Internet, soit qu'il veut s'assurer d'un contrôle similaire à celui qu'exercent les éditeurs traditionnels ? Dans ce dernier cas, il faudra dire adieu à la démocratisation de l'accès à l'édition par l'Internet puisque nos éditeurs ont l'habitude de refuser plus de 90% des manuscrits soumis à leur attention par nos auteurs. Seuls quelques privilégiés, sans doute des cobayes, auront droit à l'alternative de l'édition en ligne plutôt qu'à un refus pur et simple de la part de l'éditeur agréé par notre gouvernement, contrairement à ce qui se passe en d'autres pays, notamment en France.

 

Pour justifier le tout, on nous reviendra sans doute avec la sempiternelle explication à savoir que ce qui se passe ailleurs n'est pas nécessairement adapté voir souhaitable au Québec, ou que le besoin ici est différent, quand on ne dira pas qu'il n'y a pas de besoin ici, comme le soutenait un représentant de la Société de développement des entreprises culturelles du gouvernement du Québec, monsieur Louis Dubé, lors de  l'étude de marché de notre maison d'édition en ligne en 2002. Bref, on réinventera la roue une fois de plus mais l'essieu ne sera pas universel, croyez-moi. Ici, on contrôlera encore et toujours l'accès à l'édition, la liberté d'expression de nos auteurs et le libre choix des lecteurs. La mauvaise réputation donnée à l'Internet à gauche et à droite aura fait son oeuvre.

 

 

Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys

 

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