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Article mis en ligne le 10 août 2008

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En réponse à l'article «Demain, la bibliothèque»,

Daphnée Dion-Viens, Le Soleil, Québec, 10 août 2008

 

 

La Bibliothèque nationale du Québec n'est pas à l'avant-garde

avec son programme de numérisation

 

 

Dans un article paru aujourd'hui dans le quotidien québécois Le Soleil sous le titre «Demain, la bibliothèque» et signé par Daphnée Dion-Viens, on peut lire : «Présentement, plusieurs dizaines de modèles de e-books existent déjà sur le marché, mais les titres à télécharger restent limités. Impossible de lire «électroniquement» le dernier roman de Marie-Claire Blais ou l’œuvre de Balzac, par exemple.» Si la journaliste a raison de souligner qu'on ne trouve pas la dernière oeuvre de l'écrivaine québécoise Marie-Claire Blais sous la forme d'un fichier numérique sur Internet et autres banques de données numériques, elle se trompe en ce qui regarde les oeuvres de l'écrivain français Honoré de Balzac.

 

On trouve les principaux ouvrages de Balzac en libre accès sur les sites Internet Wikisource, Livropolis et plusieurs autres. On peut télécharger le texte intégral d'une douzaine d'ouvrages de Balzac sur le site du ministère des affaires étrangères et européennes du gouvernement français, ou encore se procurer quelques-unes de ses oeuvres sous la forme de fichiers audio, toujours sur Internet. Si Balzac est ainsi accessible dans le monde numérique, c'est parce que ses œuvres sont du domaine public, contrairement à celles de Marie-Claire Blais.

 

Quant aux livres électroniques ou livrels (e-books), si plusieurs modèles sont disponibles sur le marché mondial, il faut savoir qu'aucun n'est encore disponible au Québec, pas même celui de Sony vendu dans les autres provinces canadiennes, l'interface de ce dernier étant unilingue anglais, ou le fameux Kindle de la librairie en ligne Amazon car il est offert uniquement sur le marché américain. Enfin, il est exagéré de parler de «plusieurs dizaines de modèles», même sur la scène mondiale. On compte tout au plus d'une quinzaine de modèles officiellement commercialisés. Autrement dit, plusieurs des modèles dont nous entendons parler n'en sont qu'à l'étape de prototypes. Il faut aussi souligner que certains modèles sont offerts sous différentes marques associées, tel le livre électronique du journal Les Échos en France. En fait, il s'agit du modèle fabriqué par la firme iRex.

 

Concernant la déclaration de madame Lise Bissonnette, présidente et directrice générale de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), rapportée par la journaliste à l'effet que « le Québec est même à l’avant-garde» avec son programme de numérisation de sa collection en raison de sa diversité: «En Francophonie, c’est nous qui sommes les plus avancés. La France a plus de titres numérisés en terme de livres, mais notre offre numérique est plus diversifiée. On offre des livres, des périodiques, des journaux, des cartes postales, des affiches...» La bibliothèque numérique de la France compte 60,000 titres du domaine public et 3,600 livres sous droits tandis que la Bibliothèque numérique du Québec compte «1,500 livres ou partitions musicales». On ne connaît pas le nombre exact de livres. Mais parler d'un «vaste programme de numérisation» entrepris «il y a plusieurs années» avec pour résultat 1,500 livres ou partitions musicales, c'est très exagéré.

 

Soutenir que la BAnQ est à l'avant-garde en raison de la diversité de sa collection numérique est une vue de l'esprit car une bibliothèque, c'est avant tout des livres. Voilà donc pourquoi partout ailleurs, les bibliothèques et archives nationales numérisent d'abord leurs collections de livres. Jouer dans la numérisation de vieux périodiques et journaux, de cartes postales et des affiches anciennes est une mission accessoire lorsque des milliers de livres du domaine public attendent d'être numérisés.

 

Enfin, le plus important dans la numérisation d'un livre, c'est qu'il soit en mode texte pour y faire des recherches, souligner des passages, faire des recoupements... En mode image, aucun de ces avantages du numérique est accessible. Prenons l'exemple du livre «Émile Nelligan et son oeuvre». Le fichier PDF de l'oeuvre numérisée par la BAnQ est en mode image, c'est-à-dire sans possibilité de recherche, sans table des matières interactives notamment des poèmes, sans même aucun signet ajouté par la BAnQ. Bref, le seul intérêt de cette numérisation, c'est l'aspect visuel du livre, non pas son contenu. Le travail de la Bibliothèque nationale du Canada est beaucoup plus intéressant. Elle a publié chacun des poèmes du livre sur son site. On peut donc les rassembler à sa guise dans un fichier texte, y faire des recherches,... À la Bibliothèque électronique du Québec, un site indépendant, on peut télécharger le fichier PDF de ce livre en mode texte avec toutes les options de recherche utiles. Il en va de même à la Fondation littéraire Fleur de Lys. Autrement dit, la Bibliothèque nationale du Québec est complètement dans le champ avec sa numérisation en mode image. Le livre est y traité uniquement comme un «objet» de collection, une caractéristique souvent propre à ceux qui courent les ventes de garage et les marchés aux puces (◄lien vidéo / lien texte).

 

 

Serge-André Guay, président éditeur

Fondation littéraire Fleur de Lys

 

 

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Article mis en ligne le 10 août 2008

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