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Article mis en ligne le 15 août 2008

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Le gouvernement du Québec et l'industrie traditionnelle du livre

causent un sérieux préjudice à l'émergence du nouveau monde du livre

 

 

Le livre électronique de Sony disponible

partout au Canada sauf au Québec

 

 

Cliquez sur les images pour agrandir - Source

 

 

L'inertie du gouvernement du Québec et de l'industrie traditionnelle du livre est la principale cause de l'absence de distribution du livre électronique de Sony au Québec et disponible partout ailleurs au Canada depuis quelques semaines. Pourquoi le géant mondial investirait-il dans la francisation de son livre électronique pour se conformer aux lois linguistiques du Québec si, à toute fin pratique, il n'y a pas de livres numériques québécois en nombre suffisant pour intéresser le lecteur d'ici ? En effet, notre industrie traditionnelle du livre n'est pas encore passée à l'ère du numérique. Ainsi, les livres d'ici ne sont pas disponibles en version numérique. Et le gouvernement du Québec est loin d'assumer le leadership utile à l'émergence d'un marché du livre numérique en nos frontières.

 

La Société de développement des entreprises culturelles du gouvernement du Québec (Sodec) se contente de «mener un veille», «d'organiser des réunions internes» et «de consulter» (Rapport annuel 2006-2007, Sodec) au sujet du nouveau monde du livre numérique. Pis encore, la Sodec tires les mauvaises conclusions et encourage le scepticisme. Voici ce qu'on peut lire dans son dernier rapport annuel:

 

 

AXE 5 OUVERTURE À LA MODERNITÉ ARTISTIQUE ET TECHNOLOGIQUE


OBJECTIF 5.1
Considérer, dans les aides à la production et à la diffusion, le recours aux nouvelles technologies et au numérique comme moyen d’expression et de diffusion.

 

Mener au besoin une réflexion sur les nouveaux usages reliés à
la diffusion des oeuvres numérisées.


La connaissance du contexte économique dans lequel baignent les industries culturelles, tout comme l’évolution de leur marché, figure comme une préoccupation constante de la Société. Nous constatons que la numérisation est actuellement au centre des débats qui y ont cours : elle interpelle les acteurs de plusieurs domaines : ceux de la musique, du livre et du cinéma. L’arrivée de nouvelles plateformes de diffusion liées à Internet et aux appareils mobiles entraîne, il est vrai, de nouvelles possibilités mais aussi de nouvelles contraintes pour les entreprises culturelles (format, coût de production, visibilité, rémunération, etc.).

 

Parmi les principaux constats émanant des réflexions issues de cette veille d’information, nous relevons un problème de financement éprouvé par ces entrepreneurs culturels. En fait, les investissements nécessaires à la mise à niveau des contenus permettant d’accéder aux nouvelles plateformes s’ajoutent aux dépenses courantes de mise en marché. Il faut comprendre que la numérisation des contenus ne générera pas nécessairement des revenus d’exploitation additionnels puisque les modèles d’affaires sont variables ; bien souvent, ce sont plutôt les fournisseurs de services et d’infrastructures et les fabricants de logiciels qui accaparent l’essentiel des revenus supplémentaires produits, qu’ils surviennent sous forme publicitaire ou par un surplus sur les ventes à l’unité.

 

Rapport annuel, 2006-2007, Sodec, page 50

 

 

 

Retenons plus particulièrement ce passage : «Il faut comprendre que la numérisation des contenus ne générera pas nécessairement des revenus d’exploitation additionnels puisque les modèles d’affaires sont variables ; bien souvent, ce sont plutôt les fournisseurs de services et d’infrastructures et les fabricants de logiciels qui accaparent l’essentiel des revenus supplémentaires produits, qu’ils surviennent sous forme publicitaire ou par un surplus sur les ventes à l’unité.» Si le marché du livre numérique ne profitait pas aux éditeurs, comme l'affirme la Sodec, croyez-vous que Harper Collins, Random House, Simon & Schuster, Penguin, Hachette,... investiraient dans le domaine ? Voici la liste des éditeurs dont les livres sont disponibles en version numérique dans la boutique en ligne de Sony en date du 15 août 2008 (de nouvelles maisons d'édition s'ajoutent fréquemment):

 

American Bible Society

Beacon Press

Cambridge U. Press

Columbia University Press

Crystal Clarity Publishers

Dorling Kindersley Ltd

Double Dragon Publishing

Eagle Publishing (Regnery)

Electronic & Database Publishing, Inc.

Flight Level Publishing, Inc.

eXtasy Books

Golden Publishing Group, Inc

Grove/Atlantic, Inc.

Hachette Book Group USA

Harcourt

Harlequin Enterprises

HarperCollins

Harvard University Press

Hay House

Houghton Mifflin

Hunter Publishing, Inc.

Hyperion

J. Brooks Dann

John Wiley & Sons Inc.

Kensington

Macmillan

McGraw-Hill

Books Midpoint Trade Books

Mushroom Publishing

National Geographic

NOLO

Pearson Education

Penguin Group, Inc.

Perseus Book Group

PublicAffairs

Random House

Digest Association, Inc.

Reader’s Digest Association, Inc.

Reagent Press, LLC

Renaissance

Rodale Press

Rosetta Books

Rough Guides, The

Samhain Publishing, Ltd.

Simon & Schuster

Stonehouse Press

Summersdale

Taylor & Francis

The Caravan Project

The Kent State University Press

The New Press

The Overlook Press

The University of Michigan Press

The University of North Carolina Press

TOKYOPOP

Torquere Press

Twilight Time Books

Tyndale House Publishers

University of California Press

W. W. Norton & Company

Weinstein Books

Wildside Press

Wiley-Blackwell

Press Yale University Press

Zondervan

 

SOURCE : http://ebookstore.sony.com/

 

 

Je vous le demande à nouveau : ces éditeurs sont-ils aussi bêtes que le laisse croire la Sodec ? Croyez-vous que ces éditeurs se font exploiter par des fournisseurs de services et d’infrastructures et fabricants de logiciels et que toute cette opération «ne générera pas nécessairement des revenus d’exploitation additionnels», comme le prétend la Sodec ?

 

Bien sûr, on entendra assurément le fameux commentaire d'usage en pareille situation de contradiction : « Au Québec, ce n'est pas pareil». C'est vrai mais c'est généralement la faute même de ceux qui le disent.

 

 

À SUIVRE

 

 

Serge-André Guay, président éditeur

Fondation littéraire Fleur de Lys

 

 

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