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Article mis en ligne le 31 octobre 2008

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Sondage au sujet de l'indépendance du Québec auprès des membres

de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois (Uneq)

 

L'Union des écrivaines et des écrivains québécois doit-elle devenir un syndicat indépendantiste

 

 

Dans un communiqué paru le 28 octobre 2008, l'Union des écrivaines et des écrivains québécois (Uneq) nous informe qu'elle a réalisé «un sondage auprès de ses membres afin de connaître leur position sur l’indépendance du Québec et l’engagement de l’UNEQ dans ce dossier» :

 

COMMUNIQUÉ
Pour diffusion immédiate

 

OUI
UNE TROISIÈME FOIS

 

Montréal, le 28 octobre 2008. L’Union des écrivaines et des écrivains québécois a mené, entre août et octobre 2008, un sondage auprès de ses membres afin de connaître leur position sur l’indépendance du Québec et l’engagement de l’UNEQ dans ce dossier.

 

La grande majorité (74 %) des membres de l’UNEQ qui ont répondu à ce sondage (42 %) est en faveur de l’indépendance du Québec et 67 % d’entre eux estiment que l’UNEQ doit intervenir publiquement sur la question nationale.

 

Le conseil d’administration de l’UNEQ examinera, au cours des prochaines semaines et des prochains mois, les stratégies appropriées pour rendre tangibles les positions adoptées par ses membres.

 

- 30 -


Pour information : Pierre Lavoie
514 849-8540

 

Source : Uneq

 

 

La Fondation littéraire Fleur de Lys est d'avis que l'Uneq n'a pas besoin de refléter les prises de positions politiques adoptées par ses membres pour remplir sa mission, c'est-à-dire, travailler «à la promotion et à la diffusion de la littérature québécoise, au Québec, au Canada et à l’étranger, de même qu’à la défense des droits socio-économiques des écrivains.» Si l'Uneq adopte des «stratégies appropriées pour rendre tangibles» le parti pris de ses membres en faveur de l'indépendance, elle perd sa neutralité face aux gouvernements du Québec et du Canada.

 

On sait que «L’UNEQ a été reconnue, en 1990, comme l’association la plus représentative des artistes du domaine de la littérature, en vertu de la Loi sur le statut professionnel des artistes en arts visuels, des métiers d’art et de la littérature et sur leurs contrats avec les diffuseurs (L.R.Q., chapitre S-32.01).» Cette loi traite du statut professionnel des artistes et non pas de leurs prises de positions politiques. La reconnaissance de l'Uneq comme l'association la plus représentative serait alors non avenue dans l'esprit de la loi. Si l'Uneq devient une organisation indépendantiste, elle n'est plus l'association la plus représentative sur le plan artistique du domaine de la littérature.

 

De plus, il s'agirait alors qu'un autre syndicat d'écrivains soit fondé et devienne une association d'écrivaines et d'écrivains fédéralistes pour revendiquer une modification à la Loi sur le statut professionnel des artistes en arts visuels, des métiers d’art et de la littérature et sur leurs contrats avec les diffuseurs et ainsi mettre fin au monopole de l'Uneq, ce qui ne serait pas une mauvaise chose en soit.

 

Et en tant qu'association accréditée «par le Tribunal canadien des relations professionnelles artistes-producteurs pour négocier, de façon exclusive, avec les producteurs relevant de la compétence fédérale, afin de conclure des accords-cadres qui définissent les conditions d’embauche des travailleurs professionnels autonomes du secteur littéraire», comment l'Uneq pourra-t-elle négocier de bonne foi avec le fédéral en tant que syndicat indépendantiste ?

 

Évidemment, toute association, quelqu'elle soit, a droit à la liberté d'expression, y compris de ses opinions politiques. En revanche, les us et coutumes veulent que les associations ne prennent position dans les débats politiques que sporadiquement et uniquement dans un contexte donné, par exemple, lors d'une élection.

 

Mais se présenter comme une association dont 74% des membres sont indépendantistes devant un gouvernement fédéraliste ne placera pas l'Uneq dans une position de force pour négocier des politiques. Ce faisant, l'Uneq permettrait au gouvernement, le cas échéant, de lui opposer une vision politique différente associée à sa propre allégeance politique nationale fédéraliste. Les négociations de part et d'autre deviendraient alors partisanes, une situation malheureuse lorsqu'il est question de défendre les droits socio-économiques des écrivains ou, pis encore, de travailler à la promotion et à la diffusion de la littérature québécoise, au Québec, au Canada et à l’étranger.

 

Le sondage de l'Uneq auprès de ses membres n'a pas été motivé. On ne sait donc pas pourquoi un tel sondage a été réalisé. Mais si les écrivains indépendantistes souhaitent prendre la parole publiquement, ils n'ont qu'à fonder leur propre association politique, par exemple, l'«Association des écrivaines et des écrivains pour la souveraineté du Québec». Une telle démarche forcerait ces écrivains à sortir de l'ombre publiquement plutôt que de se cacher derrière leur syndicat professionnel en forçant ce dernier à le faire à leur place.

 


Serge-André Guay, président éditeur

Fondation littéraire Fleur de Lys

 

 

 

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