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Article mis en ligne le 19 novembre 2008

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Interventions de la Fondation littéraire Fleur de Lys en marge

de la cérémonie d'ouverture du 31è Salon du livre de Montréal

 

«Pensez à l'édition en ligne.

Pas à l'édition traditionnelle en ligne.»

 

C'est en ces mots que je me suis adressé au directeur général de la Société de développement des entreprises culturelles du Québec, monsieur Gilles Corbeil, à l'issue de la cérémonie d'ouverture du 31e Salon du livre (traditionnel) de Montréal. Je me suis approché de monsieur Corbeil, je lui ai mis la main sur le bras de façon à m'introduire dans ses échanges avec d'autres invités, il m'a regardé et j'ai lancé : « Serge-André Guay de la Fondation littéraire Fleur de Lys. Pensez à l'édition en ligne. Pas à l'édition traditionnelle en ligne. » Il m'a répondu : « Oui, ça s'en vient ». J'ai ajouté : « Ça fait cinq ans déjà. Je suis à veille de me fâcher ». Il m'a dit : « Je le sais, on vous écoute. On vous écoute ».

 

Je suis décidé à ce qu'on fasse beaucoup plus que de m'écouter. Je veux que ça bouge au Québec en faveur des éditeurs en ligne comme nous. Je ne veux pas que l'on se fasse passer un sapin où l'on ne ferait que subventionner l'édition traditionnelle en ligne, ce qui n'apporterait rien à la démocratisation de l'accès à l'édition.

 

Serge-André Guay, président fondateur

Fondation littéraire Fleur de Lys

 

 

« La priorité est à l'édition traditionnelle »

Daniel Lemay, journaliste, quotidien La Presse, daniel.lemay@lapresse.ca

 

Lors de la cérémonie d'ouverture du 31e Salon du livre de Montréal — 2008, j'ai reconnu Daniel Lemay, journaliste au quotidien montréalais La Presse. Ce dernier m'avait donné rendez-vous à ce même salon du livre l'année dernière pour une entrevue. Il voulait traiter du nouveau monde du livre suite à mon courriel le sensibilisant sur le sujet. Je m'étais donc rendu au salon et je lui avais accordé une entrevue d'une soixantaine de minutes. Monsieur Lemay n'avait pas donné suite à cette entrevue. Aucun article n'était paru. Je m'étais promis de lui tomber dessus à bras raccourci si je le rencontrais. Et c'est ce que je viens de faire à l'édition 2008 du Salon du livre de Montréal : « Tiens, tiens! Daniel Lemay. Je suis Serge-André Guay de la Fondation littéraire Fleur de Lys. L'année dernière je vous ai accordé une entrevue d'une heure au sujet du nouveau monde du livre et vous n'avez rien fait. » Et le journaliste de me répondre : « Oui, je sais ». J'ai enchaîné immédiatement : « C'est quoi, vous n'en avez que pour l'édition traditionnelle? Il n'y a rien eu dans La Presse depuis un an sur le nouveau monde du livre. Si vous ne faites rien, il ne se passera rien » (en réalité, je ne me souviens d'aucune couverture du sujet par La Presse au cours des dernières années). Et lui de me répondre : « Je sais, s'il y avait eu quelque chose dans La Presse, c'est moi qui l'aurait fait. » Je suis resté bouche bée et il a ajouté : « La priorité est à l'édition traditionnelle ». Après m'être ressaisi, j'ai lancé : « Oui, mais cette année il y a le livre électronique au kiosque de la Librairie Monet. Et il y aura un débat sur le sujet samedi à 17h.00. Et il y a le Consulat général de France à Montréal qui organise lui aussi un débat sur le sujet le 24 novembre en soirée». « Oui, on a reçu l'invitation » me dit-il. « Y serez-vous? » ai-je demandé. J'ai oublié sa réponse. Je verrai bien, car j'assisterai au débat samedi à 17h.00 et je suis l'un des invités à celui de lundi prochain.

 

Serge-André Guay, président fondateur

Fondation littéraire Fleur de Lys

 

 

« Et les libraires dans tout cela? »

Pierre Monet, fondateur libraire, Librairie Monet, Montréal.

 

Comme toujours, je suis arrivé beaucoup plus tôt à cette cérémonie d'ouverture du Salon du livre. Non seulement je suis ponctuel, mais je suis toujours en avance. J'avais donc du temps pour me rendre au kiosque de la Librairie Monet offrant en démonstration quatre exemples de livres électroniques. Toute une première pour ce libraire, une initiative unique. Je suis arrivé face-à-face avec monsieur Monet lui-même, le fondateur de cette librairie seule en son genre à Montréal. « Comment le Salon du livre a-t-il réagi lorsque vous leur avez dit que vous vouliez présenter le livre électronique à votre kiosque? lui ai-je demandé. «Il n'était pas trop chaud à l'idée”. Notre échange sur le sujet m'a clairement laissé entendre que mes très sincères félicitations pour cette excellente initiative jumelée à un débat lui revenaient bel et bien; le Salon du livre n'y était pour rien. «Ce kiosque me coûte 10,000 $ pour six jours. Au lieu de mettre cet argent dans mes poches, j'ai préféré organiser cet événement pour lancer la réflexion au sujet du livre électronique auprès des lecteurs.» m'a précisé monsieur Monet. WOW! BRAVO MILLE FOIS! Félicitez-le avec moi en lui écrivant à l'adresse électronique suivante : info@librairiemonet.com

 

Force est de constater qu'il s'agit d'une grande première à Montréal que le Salon du livre aurait pu promouvoir davantage. Malheureusement, l'événement ne jouit d'aucune mention spéciale dans les communications de presse du salon, pas plus que dans son programme. C'est bête!

 

Face au livre électronique, monsieur Monet s'inquiète de la place du libraire dans la vente du livre numérique. Le livre électronique, c'est l'appareil de lecture. Le livre numérique, c'est le fichier qu'on lit sur l'écran du livre électronique. Cela dit, outre le fait que le libraire peut vendre des livres électroniques, l'appareil de lecture. Il faut penser que le livre en version numérique est disponible avant tout sur Internet, dans les librairies en ligne voire directement sur les sites des éditeurs passés à l'ère numérique ou encore sur le site même de l'auteur. Plus besoin d'aller chez le libraire, une simple connexion à l'Internet suffit, d'où l'inquiétude légitime dans la réflexion de monsieur Monet.

 

Que répondre à cet homme de bonne foi? Qu'il est condamné à passer au virtuel? Non. «L'édition en ligne est avant tout une question de démocratisation de l'accès à l'édition, de diversité éditoriale et culturelle et de libre choix du lecteur, comme l'a reconnu le Conseil de l'Europe à la fin des années 90» lui ai-je expliqué, un contexte qu'il ne semblait pas connaître. Évidemment, mon explication ne lève pas son inquiétude face à la compétition du livre numérique en ligne.

 

«En Italie, m'a-t-il dit, on trouve des bornes de téléchargement de livres numériques dans les librairies». «C'est une excellente façon de faire étant donné que bon nombre de personnes n'aiment pas acheter en ligne sur Internet» ai-je ajouté.

 

C'est plus particulièrement le cas au Québec. Rien n'empêche que le livre est le produit culturel le plus vendu en ligne sur Internet, plus que la musique. C'est Amazon, une librairie virtuelle sur Internet, qui a vendu le plus grand nombre de livres en Canada cette année. La menace pour les libraires traditionnelles n'est pas une vue de l'esprit.

 

J'ai mentionné ceci à monsieur Monet : «Voilà pourquoi les librairies indépendantes américaines se sont unies pour se doter d'une librairie en ligne commune. Un projet similaire a vu le jour au Québec à l'initiative des fonctionnaires concernés du ministère de la culture et des communications. Le site Internet était fin prêt mais l'Association des libraires du Québec (ALQ) a refusé sa mise en ligne quelques jours voire quelques heures avant son téléchargement sur un serveur. Résultat: 100,000 $ à la poubelle.» Réponse courte sur un ton très éloquent de monsieur Monet : «Je ne fais pas partie de l'Association des libraires du Québec».

 

Autre solution dont je n'ai pas eu le temps de discuter avec monsieur Monet : l'ajout d'un appareil d'impression à la demande en librairie. Puisque plusieurs se refusent à lire un livre à l'écran d'un ordinateur ou d'un livre électronique, pourquoi le libraire ne se doterait-il pas d'un appareil d'impression à la demande pour produire le livre numérique sous la forme d'un livre papier traditionnel? C'est le cas de Barnes & Noble aux USA.

 

En résumé, je retiens surtout l'inquiétude de monsieur Monet face à ce nouveau monde du livre numérique. Cependant, monsieur Monet n'est pas paralysé par son inquiétude, elle est créative, à preuve cette démonstration du livre électronique à son kiosque pour alimenter sa réflexion à même celle des lecteurs et ce débat qu'il organise sur le sujet.

 

Serge-André Guay, président fondateur

Fondation littéraire Fleur de Lys

 

 

 

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