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Article mis en ligne le 23 novembre 2008

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Salon du livre du Montréal - 2008

 

 

Débat décevant au sujet du livre électronique

et de l'édition numérique

 

 

Hier, la Librairie Monet en collaboration avec le Consulat général de France à Montréal présentait au Salon du livre de Montréal un débat sous le thème «Livre électronique et édition numérique: entrevoir l'avenir». D'entrée de jeu, il faut souligner que cette initiative était une grande première au Salon du livre de Montréal, organisée non pas par la direction du salon mais par un exposant, la Librairie Monet, à qui revient nos plus sincères remerciements et nos félicitations les plus distinguées. Malheureusement, les invités n'ont pas rendu ce débat intéressant en raison de leurs interventions trop peu pédagogique, tantôt trop superficielles, tantôt trop intellectuelles.

 

L'animateur, Benoît Melançon, professeur au Département d’études françaises de l’Université de Montréal et directeur scientifique des Presses de l'Université de Montréal, plutôt que de lancer le débat vers son objectif, entrevoir l'avenir, a demandé tout d'abord à ses invités de lui dire «C'est quand l'avenir ?», une question appropriée dans un débat universitaire mais déplacée dans un contexte grand public comme celui du salon du livre. Il n'en fallait pas plus pour que, dans cette atmosphère universitaire, ce débat sur l'avenir nous ramène au lointain passé du livre, jusqu'au codex en passant par l'industrie de la plume et les débats antérieurs sur l'avenir du livre, pour finalement conclure que l'avenir est imprévisible. Une seule précision fut donnée, parfois l'avenir vient rapidement, parfois il vient lentement. Bref, le sort de l'objectif premier de ce débat, entrevoir l'avenir, fut scellé dès le départ.

 

Les invités ont confondu «entrevoir l'avenir» avec «prédire l'avenir» et de là, voulant éviter toute prédiction, ils se sont lancés dans l'énumération d'une série d'observations décousues au sujet du nouveau monde du livre mentionnant au passage la lecture de livre sur téléphone cellulaire ou sur le iPhone d'Apple.

 

Un petit désaccord a eu lieu au sujet de la littérature scientifique et les autres genres littéraires, plus particulièrement, le roman. Jean-Claude Guédon, professeur titulaire au département de littérature comparée de l'UdeM, a souligné que la littérature scientifique profiterait pleinement de l'édition numérique en raison des mises à jour fréquentes dont elle doit faire l'objet, contrairement, par exemple, au roman qui, une fois publié, devient une oeuvre sur laquelle on ne revient pas, une oeuvre fermée. La réplique est venue de François Bon qui a souligné que l'on pouvait profiter d'une mise à jour de son oeuvre à chaque nouvelle édition, traditionnelle ou numérique et, dans le cas de cette dernière, le lecteur recevrait la mise à jour de l'oeuvre. Finalement, le professeur Guédon a affirmé que l'on devrait plutôt parler de l'avenir «des livres» plutôt que de l'avenir «du livre», voire de l'avenir des genres littéraires.

 

Au terme des cinquante minutes du débat, l'animateur a invité le public à poser des questions. Une seule personne a eu la chance de poser la sienne. Elle questionnait les invités au sujet du livre papier en comparaison avec le livre électronique à savoir que tant et aussi longtemps que ce dernier ne fournirait pas un confort de lecture équivalent au livre papier... Un invité lui a répondu et visiblement insatisfait de la réponse, la personne a voulu ajouter... Le débat fut fermé de façon cavalière, sans que l'autre personne désireuse de poser sa question soit prise en compte. L'animateur aurait du réserver au moins le tiers du temps au public, question de lui permettre d'intervenir dans le débat au lieu de simplement être à l'écoute des invités, comme s'il se trouvait devant son téléviseur.

 

 

P.S.: L'un des invités de marque, monsieur Hervé Fisher ne s'est pas présenté au débat. Voir notre «Le lettre ouverte à Hervé Fisher - Influence négative sur l'avenir du livre au Québec».

 

 

Serge-André Guay, président éditeur

Fondation littéraire Fleur de Lys

 

Voir : Présentation du débat et des invités

 

 

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Article mis en ligne le 23 novembre 2008

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