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Le magazine en ligne de la Fondation littéraire Fleur de Lys – Laval, Québec.

 

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Article mis en ligne le 11 décembre 2008

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J'en rêve tous les jours !

 

 

Serge-André Guay, président

Fondation littéraire Fleur de Lys

contact@manuscritdepot.com

e rêve d'écrire m'anime depuis ma prime jeunesse. Depuis, j'ai réalisé ce rêve des milliers de fois avec des milliers de mots presque jour après jour. J'écris d'abord et avant tout pour moi, pour fixer dans le temps mes émotions et mes pensées, pour comprendre mon être, pour communiquer avec moi. Je m'étonne encore de mes écrits. Ils me surprennent. J'aime mes écrits et mes écrits m'aiment. Sans l'écriture, je suis sans voie, sans chemin, perdu. Oh! Je n'écris pas des chefs-d'œuvre, même pas à mes propres yeux. L'écriture n'est pas un art pour moi, mais une compagne en habit simple, une fleur à la chevelure. L'écriture me passionne comme une soif en plein désert. J'aime écrire.


Au sommet de l'inspiration se trouvent la vérité et l'Amour, la nature humaine, l'universel, la vie autant que la mort, le bonheur autant que le malheur. L'écriture éclate en ma solitude bien aimée comme des explosions de lumière sans ombre. Une pensée n'est achevée que si elle trouve une expression dans l'écriture.

L'écriture perce en mon esprit des fenêtres comme autant de bouffées d'air frais du large. Écrire, c'est s'ouvrir sur soi et sur l'autre pour respirer et ainsi éviter d'étouffer comme un bourgeon en manque de sève et de soleil, de chaleur.

Me relire m'apporte plaisir comme un album souvenir de photographies. Quand je me demande si c'est bel et bien moi qui a écrit ce que je relis, je suis animé d'une grande euphorie sans aucun jugement. Se relire, c'est vouloir savoir ce qu'on a écrit. C'est l'ultime honneur de l'auteur à l'écriture. C'est poursuivre sur le chemin au lieu de changer de chemin.

Réécrire engendre en moi une très grande douleur. La révérence me manque. Le premier jet repose là devant mes yeux toujours comme mon préféré, comme un premier amour, une première fleur au printemps, une première neige... On ne recommence jamais un premier jet, pas plus que le premier baiser revient. L'écriture ne naît jamais deux fois; elle grandit. Retravailler le premier jet requiert beaucoup d'humilité et beaucoup d'Amour. À la fois un deuil et une naissance, la réécriture s'inscrit dans la vie de l'écriture. Mais elle ne doit jamais être contre nature.

La correction et la révision s'imposent à moi comme un éléphant dans un magasin de verre taillé. J'ai peur et honte de la faute à ce point que j'aime mieux éviter de corriger moi-même. La faute pèse sur l'auteur comme une peine de prison à vie voire une exécution sans procès. On n'a pas le droit d'être un amateur, surtout pas toute sa vie. Le seul amour de l'écriture qui soit reconnu, c'est celui sans faute. Alors, je confie la correction à d'autres, comme on confie son enfant à l'infirmière avec un sourire inquiet du pire.

Comment ai-je pu faire autant de fautes?

― Écoutez-moi, ce n'est pas grave. On ne maîtrise pas toujours l'orthographe, la grammaire, la syntaxe... surtout lorsque le coeur bat son plein d'écriture. Vous le savez, tout le monde fait des fautes.

Oui, mais mon écriture est-elle en danger de mort?

― Non, non. Les fautes ne tueront jamais l'écriture. Écrivez, écrivez encore et encore. N'arrêter pas d'écrire, jamais! Lisez aussi. L'amour de la langue naît de la lecture, mais ne vous en faites pas pour votre culture si vous écrivez plus que vous ne lisez. Je vous l'écris : n'arrêtez pas d'écrire. Devenez-en fou, fou du village! Vous aurez toutes les «escuses». On vous corrigera, sans faute.

Être lu. Ah! Le rêve. Et quel rêve! Ça va de l'étoile la plus proche à la plus lointaine. Pour les uns, les ambitions partent dans toutes les directions. Pour les autres, l'avenir se veut plus tranquille, mais le rêve garde toute son intensité. Grand opéra ou chansonnette populaire, être lu exerce son charme sur chaque auteur, amateur et professionnel.

Pour être lu, il faut d'abord une base de lancement pour le grand voyage vers les étoiles: être édité ou s'éditer soi-même. On se voit offrir son livre à ses enfants, ses petits-enfants, à ses amis. On se voit offrir son livre à chaque étudiant de son école. On se voit offrir son livre à un inconnu au regard curieux. Et on voit son livre offert en librairie. Ah! Le rêve. «Oui, oui, je le veux.»

 

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Serge-André Guay, président

Fondation littéraire Fleur de Lys

 

 

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