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Article mis en ligne le 30 janvier 2009

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Les éditeurs se plaignent des coûts de production élevés des exemplaires numériques de leurs livres

 

Serge-André Guay, président

Fondation littéraire Fleur de Lys

contact@manuscritdepot.com

es libraires en ligne offrant des livres numériques à télécharger sur des livres électroniques demandent aux éditeurs d'augmenter rapidement leur catalogue numérique. C'est le cas, par exemple, de David Kohn, chef du commerce électronique des librairies Waterstone's en Angleterre (source). La réponse de certains éditeurs : «Oui, mais... les éditeurs voudraient bien, mais y peuvent point. La faute à un manque de moyens et de sociétés de productions d'ebooks. Ils sont ainsi pieds et points liés, et ne disposent pas des mêmes moyens que les éditeurs américains.», écrit le journaliste rédacteur Clément Solym du quotidien littéraire français en ligne ActuaLitté. (source)

 

L'allusion au coût de production de l'exemplaire numérique d'un livre me semble quelque peu déplacée. En effet, le coût de production d'un exemplaire numérique représente à peine 10% du coût de production d'un exemplaire papier. De plus, cette semaine, on apprenait que la librairie en ligne Amazon ne vendra plus de livres numériques dans les formats Microsoft Reader and Adobe e-book (PDF) pour se limiter à deux formats : Kindle et Mobipocket (source) (source). Amazon est propriétaire de ces deux formats. Mais le logiciel de fabrication de livres numériques Mobipocket est gratuit. Tout le monde peut l'utiliser.

 

Le livre numérique n'échappe pas la fameuse guerre des formats tous azimuts qui caractérise l'industrie du logiciel depuis belle lurette. Le livre électronique d'Amazon, aussi appelé Kindle, lira donc exclusivement les livres numériques en format Kindle. Pour ce faire, les informaticiens utilisent des mesures techniques de protection de l'utilisation des fichiers numériques, ce qu'on appelle «DRM» (Digital Rights Management) ou GDN (Gestion des droits numériques). Pour l'essentiel, il s'agit de chiffrement numérique des œuvres de façon à ce seul un matériel ayant la clé de déchiffrement soit capable de consulter l'œuvre. Certains observateurs croient qu'Amazon se peinture dans le coin avec un tel monopole, d'autres que l'entreprise protège ainsi son marché. Le journaliste rédacteur Clément Solym du quotidien littéraire français en ligne ActuaLitté se demande si les DRM d'Amazon pour le Kindle profiteront au Reader de Sony (source), ce dernier étant ouvert à tous les formats de livres numériques (source).

 

On parle aussi d'un autre format, ouvert c'est-à-dire dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d’accès ni de mise en œuvre, par opposition à un format fermé). Bref, un format à vocation universelle. Il s'agit du format .epub, composé de trois standards ouverts : Open Publication Structure (OPS), Open Packaging Format (OPF) et Open Container Format (OCF), produit par International Digital Publishing Forum (IDPF). Le format ePub a ceci de particulier qu'il s'adapte automatiquement la forme au support choisi, ce qui n'est pas le cas d'un PDF qui conserve toujours sa mise en page originale qu'importe l'ordinateur ou le lecteur portable. «Le format ePub permet de lire le même texte sur un "reader", sur un smartphone ou un ordinateur portable en recomposant à chaque fois le texte en fonction des dimensions de l'écran» écrit l'agence Sariska.

 

On soutient que «le format ePub est en passe de devenir le format de référence des ebooks» (source). Le livre électronique de Sony, par exemple, permet désormais de lire les fichiers epub. «Concrètement, les possesseurs du livrel ne sont plus liés à la boutique de Sony pour acheter leurs livres» souligne le journaliste rédacteur Clément Solym du quotidien littéraire français en ligne ActuaLitté. Il faut dire que de grands éditeurs avait adopté le format epub (Simon & Schuster, Penguin Group Hachette Book, etc.).

 

Évidemment, il y a ici aussi un hic : les logiciels de lecture du format epub sont très rares et celui qui s'impose, Digital Editions lancé par Adobe, a plusieurs défauts.

 

«Digital Editions ne permet pas la justification (4 février 2009: il semble que la toute dernière version - 1.7 - respecte la justification) et encore moins le paramétrage par l'utilisateur des marges de part et d'autre du texte. Les différents styles de paragraphe ne sont pas gérés par Digital Editions, qui ne supporte qu'un seul interlignage. Résultats catastrophiques pour du théâtre, par exemple, où les retours à la ligne sont nombreux, mais n'ont pas la même signification. Quelque soit la taille de votre texte, Digital Editions ne proposera jamais de césure pour réduire l'espacement entre les mots et améliorer le "gris typographique"» peut-on lire sur le blogue Lectures numériques. Voir image ci-dessous :

 

Source

 

Autre problème avec le format epub souligné sur Feedbooks Blog :

 

Pour composer le document, on a uniquement le droit de se servir d’OPS Content Documents (à savoir du XHTML, DTBook, ou XML avec sa feuille de style). Alors que tout système de lecture conforme ePub est capable de lire l’ensemble des OPS Core Media Types (comprenant des formats d’images comme le PNG, JPEG, SVG ou GIF), on ne peut pas utiliser ces fichiers directement pour composer son document.

 

Qu’est ce que cela implique ?

 

Prenons le cas de la BD (bande dessinée). A priori, le format ePub est parfaitement adapté à ce support: on peut mettre dans le conteneur toutes les images, définir leur ordre de lecture et une table des matières.


Mais étant donné qu’on a pas le droit d’utiliser directement des OPS Core Media (les images ici) pour composer son document, pour chaque image il est obligatoire de créer un fichier XHTML uniquement pour afficher une image. Autant dire que c’est particulièrement inutile d’utiliser du XHTML dans ce cas, sans parler des problèmes inhérents au CSS par défaut: si on n’applique pas aussi du CSS pour chacun de ces flux XHTML, on se retrouve avec des marges inutiles pour une image, ainsi qu’une image qui n’est pas centrée.

 

Source

 

 

Je retiens : «des marges inutiles pour une image, ainsi qu’une image qui n’est pas centrée», ce n'est pas un cadeau pour éditeur. On notre aussi des problèmes avec la couverture et les police de caractères (Lire).

 

Tous ces problèmes du du format epub laissent entendre que l'on souhaite que l'exemplaire numérique soit une fidèle reproduction de l'exemplaire papier. Certes, il faut reconnaître que la mise en page du livre papier a atteint des sommets de perfection depuis Gutenberg. Il est tout à fait normal qu'un éditeur soucieux de l'esthétique veuille conserver la mise en page et les polices de caractères de l'édition papier dans l'édition numérique, et ce, d'autant plus que certains éditeurs font de cette apparence une véritable marque de commerce. La Fondation littéraire Fleur de Lys est de ceux-là. Nous croyons que le format PDF de nos exemplaires numérique suffit à la tâche, du moins pour l'instant.

 

En revanche, nous ne croyons pas que cette imitation du papier doit être poussée jusqu'à vouloir permettre que l'exemplaire numérique soit feuilleté comme un exemplaire papier. Je fais ici référence au livre en «Flash». Cliquez ici pour voir un exemple et ici pour un autre exemple. Vous pouvez aussi visiter le site Papier virtuel. Rendu à ce stade, c'est du mimétisme maladif. Je crois aussi que ce mimétisme s'inspire en partie d'étude auprès des lecteurs du bon vieux livre papier qui diront souhaiter retrouver l'apparence des exemplaires papier dans les exemplaires numériques. Je rappelle une fois de plus que le nouveau monde du livre n'a pas la même clientèle que celle du livre papier traditionnel.

 

Quoiqu'il en soit, le livre en Flash est sans doute l'exemplaire numérique le plus dispendieux à produire et le moins efficace en matière de référencement par les moteurs de recherche. Donc, il ne faut se plaindre que les coûts de production des exemplaires numériques soient élevés, d'autant plus que le secteur de la programmation «Flash» est vite devenue une industrie... Une industrie au service d'une autre ou, si vous préférez, une industrie qui en exploite une autre. On observe un tel phénomène lorsque le client, dans le cas présent, le monde traditionnel du bon vieux livre papier, ne connaît pas suffisamment le secteur de son fournisseur. Curieusement, sans crier gare, les coût explosent. Et c'est encore plus grave lorsqu'il y a pénurie.

 


Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys

 

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Article mis en ligne le 30 janvier 2009

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