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Article mis en ligne le 4 février 2009

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Quand un éditeur ironise sur l'aide gouvernementale

 

«Je trouverai bien le temps de répondre

lorsque je sortirai de mon bain de champagne,

entre deux bouchées de caviar.»

Gilles Herman, directeur général et éditeur, Les éditions du Septentrion,

et vice-président, section Édition littéraire, Association nationale des éditeurs de livres

Source

 

Serge-André Guay, président

Fondation littéraire Fleur de Lys

contact@manuscritdepot.com

orsque je fais allusion à l'aide gouvernementale reçue par les éditeurs en comparaison avec la situation de la Fondation littéraire Fleur de Lys, un organisme sans but lucratif non subventionné par l'état et reposant exclusivement sur le bénévolat, Gilles Herman, directeur général et éditeur chez Les éditions du Septentrion, et vice-président de la section Édition littéraire au conseil d'administration de l'Association nationale des éditeurs de livres (ANEL), commente mon propos en ces mots : «Je trouverai bien le temps de répondre lorsque je sortirai de mon bain de champagne, entre deux bouchées de caviar.» [ Source ] Ce commentaire de Gilles Herman reflète la tactique de plusieurs éditeurs québécois subventionnés par l'état.

 

Ces éditeurs nous disent que ce n'est pas parce qu'il reçoivent de l'aide financière gouvernementale qu'ils roulent sur l'or. Gilles Herman parle de «bain de champagne» et de «bouchées de caviar». C'est bien connu, les éditeurs québécois subventionnés par l'état profitent de chaque occasion pour dire qu'ils ont encore et toujours besoin de l'aide gouvernementale. Il en va ainsi depuis la création de l'industrie québécoise du livre dans les années 70. Le petit manège a deux objectifs politiques. Le premier visent à ne pas soulever la colère des payeurs de taxes et impôts contre les subventions gouvernementales aux éditeurs. Le second vise à s'assurer que les gouvernements croient dans la nécessité absolue de l'aide aux éditeurs. L'objectif général consiste à maintenir une image positive auprès de la population et des gouvernements dans le but de recevoir le maximum de fond public. Et ça marche très bien ! Malgré son respirateur artificiel, l'industrie se dit en santé. Évidemment, ça irait encore mieux si l'aide gouvernementale augmentait.

 

Mais tout est relatif. En 2007-2008, Les éditions du Septentrion ont reçu 78,414.00$ de Patrimoine Canada, 97,620$ du Conseil des arts du Canada (CAC) et 32,972$ de Société de développement des entreprises culturelles du gouvernement du Québec (SODEC), ce qui nous donne un grand total de : 209,006.00$. La Fondation littéraire Fleur de Lys roulerait sur l'or avec une telle aide gouvernementale (Voir nos états financiers 2006). Mais pour Gilles Herman, actionnaire majoritaire chez Les éditions du Septentrion, il n'y a pas de quoi sauter au plafond avec ces 209,006.00$ de fonds publics. Il ironise en écrivant «Je trouverai bien le temps de répondre lorsque je sortirai de mon bain de champagne, entre deux bouchées de caviar.» Rien m'empêche que Gilles Herman n'est pas un bénéficiaire de la banque alimentaire de Québec, de la Saint-Vincent-de-Paul ou de l'Armée du Salut. C'est le propre de ceux et celles qui n'en ont jamais assez d'ironiser sur ce qu'ils ont déjà. Et quand une part de ses avoirs provient ainsi de fonds publics et servent en partie à son enrichissement personnel, une telle attitude est méprisante pour le citoyen moins choyé par l'état.

 

Quand on nage dans dizaines de milliers de dollars de fonds publics, renouvelées à chaque année, on se fait humble et reconnaissant plutôt qu'ironique.

 


Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys

 

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Article mis en ligne le 4 février 2009

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