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Article mis en ligne le 22 février 2009

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Le recueil de nouvelles «Être» d'Éric Simard

vu par Didier Fessou, chroniqueur littéraire du quotidien LE SOLEIL

 

Pensée sans suite ou pensée à la mèche trop courte

 

Serge-André Guay, président

Fondation littéraire Fleur de Lys

contact@manuscritdepot.com

e chroniqueur littéraire du quotidien LE SOLEIL, Didier Fessou, relève dans sa chronique du 22 février 2009 l'incohérence d'un auteur dans son recueil de nouvelles : Être signé par Éric Simard et publié par les Éditions du Septentrion.

 

Lire la critique de Didier Fessou sur le site Internet

du quotidien LE SOLEIL

 

Je me délecte de pareilles incohérences depuis mon adolescence, cette période où le manque de logique du monde adulte nous saute aux yeux, pour peu que l'on soit éclairé plutôt qu'aveuglé.

 

Certains adolescents garderont leur esprit critique leur vie durant et se régaleront des incohérences du monde, comme autant de hors-d'oeuvre lors des grandes occasions. Certes, à l'adolescence, on y trouve une raison de plus à sa rébellion contre le monde adulte dominant mais, une fois à l'âge adulte, l'incohérence devient souvent pour plusieurs une source de rires et délires, le sel de la vie.

 

Didier Fessou relève un premier passage de l'oeuvre d'Éric Simard tiré de la page 64 : « Par contre, son tour de taille augmente considérablement ». Puis un deuxième tiré de la page suivante : « En la voyant, on pense à un léger embonpoint, celui qu'on lui connaît depuis toujours. » Vient ensuite le punch du chroniqueur littéraire : « De deux choses l'une, ou son tour de taille a augmenté considérablement ou elle a le même embonpoint que d'habitude! » L'incohérence de l'auteur est aussi amusante que le propos du chroniqueur littéraire.

 

L'auteur Éric Simard fait donc preuve d'une pensée sans suite ou, si vous préférez, d'une pensée à la mèche beaucoup trop courte. Dans une société où l'on parle pour parler, comme certains écrivent seulement pour écrire, sans se souvenir de sa pensée trente secondes auparavant, de telles incohérences abondent. On aurait cru que l'écrit échapperait à l'incohérence parce qu'on peut y revenir à sa guise mille et une fois avant publication, contrairement à l'oral. Mais ce n'est pas le cas. Se relire ne procure pas soudainement à la pensée de l'auteur le recul utile pour corriger toute incohérence dans le texte. C'est sans doute pour cela que l’on recommande à l'auteur de recourir à d'autres lecteurs. Éric Simard l'a fait comme en témoignent les remerciements en page 8 de son recueil de nouvelles :

 

 

 

 

 

L'incohérence au sujet de grosseur du bedon de Rachel est passée inaperçue aux yeux de ces aides. On le sait, être lu et relu par une personne trop proche de soi est une grave erreur. C'est pourquoi le chroniqueur littéraire Didier Fessou souligne « que MHV est Marie-Hélène Vaugeois. La fille du fondateur, la conjointe du patron » et qu'Éric Simard n'est pas seulement un auteur parmi d'autres au sein des Éditions du Septentrion puisqu'il en est actuellement le responsable de la promotion. Merci à Didier Fessou de nous mettre dans le secret du contexte réel de la production de ce livre.

 

Et il faut déjà renouveler nos remerciements à Didier Fessou parce qu'aucune des autres critiques publiées à ce jour au sujet de ce livre n'a relevé l'incohérence : Suzanne Giguère du quotidien LE DEVOIR [ Lire ], Culturehebdo.com [ Lire ] et ServicesMontreal.com [ Lire ].

 

Dans son carnet (blogue), l'auteur Éric Simard écrit : « Tout ceux qui m'en ont parlé m'ont avoir été très touché et ému par mon recueil » [ Lire ]. J'espère qu'Éric Simard ne fait pas partie du personnel de ces maisons d'édition traditionnelles qui accusent les internautes de publier n'importe quoi sur le web parce qu'il y a des fautes d'orthographes (mots surlignés en jaune - «Tout» doit être au pluriel (tous), «touché et ému» doivent aussi être au pluriel). De plus, il manque un mot dans cette phrase, le mot «dit» («m'ont dit»). Éric Simard n'a pas pris le temps de relire (attentivement) son billet, pas plus que son livre.

 

« Avoir de la suite dans les idées », comme on dit, ne tombe pas du ciel, surtout pas par les temps qui courent. En fait, depuis qu'il n'y a plus de leçons de logique au programme d'enseignement scolaire, ce qui remonte au début de la fameuse Révolution tranquille où l'on a jeté le bébé avec l'eau du bain. La démocratisation de l'accès à l'instruction au cours des années 60 au Québec a laissé derrière elle la crème du savoir accumulée par l'Homme au fil des grandes civilisations. « On efface tout et on recommence » était la véritable devise de cette époque. Bref, la formation de la pensée n'est plus au programme scolaire depuis longtemps et il ne faut pas s'attendre à ce que la logique émerge soudainement au sein de la population.

 

Mais là n'est pas l'essentiel de mon propos au sujet de cette déclaration : « Tout ceux qui m'en ont parlé m'ont avoir été très touché et ému par mon recueil ». En marketing, y compris en promotion, on apprend très vite à se méfier de telles affirmations. La plupart des gens veulent être aimables et disent qu'ils ont aimé même s'ils n'ont pas aimé et même si on insiste pour obtenir « la vérité, toute la vérité, rien que la vérité ». Il faut dire que le mauvais sort réservé à celui ou celle qui dit « la vérité » au sein de notre société explique cette amabilité de façade adoptée par bon nombre de gens et de lecteurs, surtout lorsque l'auteur se trouve en face de vous.

 

En revanche, on attend du critique littéraire « la vérité, toute la vérité, rien que la vérité ». C'est le cas avec Didier Fessou du quotidien LE SOLEIL. On l'aime ou on ne l'aime pas, mais on ne peut pas lui reprocher d'avoir une langue de bois.

 

La critique de Didier Fessou sur le site du quotidien LE SOLEIL

 

Le carnet d'Éric Simard

 

La présentation du recueil de nouvelles «Être» d'Éric Simard sur le site de son éditeur

 

 


Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys

 

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Article mis en ligne le 22 février 2009

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