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Article mis en ligne le 17 mars 2009

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L'avenir du livre au Québec

 

La presse québécoise me rend fou

 

 

Serge-André Guay, président

Fondation littéraire Fleur de Lys

contact@manuscritdepot.com

e silence de la presse québécoise au sujet de l'avenir du livre me rend fou. Je crois qu'elle ne comprend pas que s'il y a «avenir du livre», il est entre ses mains. Partout ailleurs dans le monde où l'avenir du livre se conjugue au présent, c'est en grande partie en raison des médias impliqués dans une sensibilisation soutenue de la population à tous les aspects de ce nouveau monde du livre : l'édition en ligne sur Internet, l'édition, l'encre, le papier et le livre électroniques, l'Internet littéraire, les livres numériques, les blogues d'auteurs et de lecteurs, les librairies et bibliothèques en ligne, les nouveaux types de droits d'auteur, les contrats d'édition électronique, l'impression à la demande, etc.
 

Si on veut qu'une nouvelle économie du livre se développe au Québec, il faut que notre presse décide de la soutenir avec tout son pouvoir ! On trouve bien quelques articles ici et là dans nos journaux au sujet de l'avenir du livre, comme autant de feux allumés qu'on laisse mourir. Le sujet n'est pas alimenté et il meurt. À chaque nouvel article, on espère que le journaliste reviendra à la charge à chaque nouvelle information mais ce n'est pas le cas.

 

Par exemple, aucun média n'a fait écho à notre communiqué de presse au sujet de notre campagne d'information avec notre conférence «Le nouve@u monde du livre», et aucune suite médiatique non plus à notre communiqué de presse lançant l'idée d'un «Salon du nouve@u monde du livre au Québec».

 

Même le journaliste le plus sensibilisé à notre cause, David Patry-Cloutier du Journal de Montréal, actuellement en lock-out, n'a pas donné suite à ces communiqués de presse dans le journal en ligne de son syndicat «Rue Frontenac». Pourtant, le 21 février dernier, il donnait suite dans ce journal en ligne à une nouvelle dont je lui avais réservé la primeur au sujet de l'impression à la demande. Il avait là une opportunité de maintenir ce feu allumé avec l'un ou l'autre de nos deux communiqués de presse mais il l'a laissé mourir.

 

Et cette fois, il ne pouvait pas évoquer une décision de son patron pour expliquer sa position; il est en lock-out, libre de choisir ses sujets. Alors pourquoi se retenir ? Pourquoi cet auto censure même avec les mains libres ? Quand je lui ai mentionné que donner suite à nos deux derniers communiqués de presse, c'était pratiquer du journalisme d'innovation, il m'a répondu : «Moi, je suis un journaliste de combat». J'ai été complètement désarçonné et profondément découragé par cette réponse parce qu'elle provenait d'un jeune journaliste et parce qu'elle réveillait en moi le sentiment profond d'un Québec stagnant, même avec les nouvelles générations au sein des médias.

 

«Le quatrième pourvoir» disait-on dans notre jeunesse au cours des années 70 et 80. Un pouvoir sur lequel nous pouvions compter pour BÂTIR au lieu de simplement combattre. En fait, notre combat, c'était de BÂTIR, d'innover le changement, d'être nous-mêmes des agents de changement perpétuel. «Changer les choses, ça devrait être le slogan permanent de votre génération», nous disait René Lévesque en 1976. Les médias étaient nos complices à cette époque. Aujourd'hui, ce quatrième pouvoir n'est plus que l'ombre de lui-même dans le développement du Québec. Nos médias cherchent désormais des pouls et ils se réjouissent d'en trouver croyant à chaque fois soulever la vérité cachée qui changera le monde. Nous voilà donc avec des «Watergate» à tous les coins de rue. Difficile de s'impliquer dans l'innovation quand tout ce qui nous préoccupe est de secouer la terre. Un tremblement de terre n'entraîne que désastre et désolation.

 

Il n'est pas étonnant de constater au Québec que la plus jeune et la plus vieille génération aient en commun le fait d'avoir décroché face à la réalité médiatique d'aujourd'hui dans laquelle nos pionniers ne se reconnaissent plus.

 


Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys

 

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Article mis en ligne le 17 mars 2009

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