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Article mis en ligne le 6 avril 2009

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Serge-André Guay, président

Fondation littéraire Fleur de Lys

contact@manuscritdepot.com

Réponse à l'article

-

«Le plus beau métier du monde»

-

signé par Hugo Dumas dans l'édition du 4 avril 2009 du quotidien montréalais La Presse

 

Lire cet article de La Presse

avant de lire notre réponse

 

Monsieur Dumas,

 

Parler du travail du journaliste comme «le plus beau métier du monde» est une chose, rabaisser les blogueurs en est une autre.

 

 

«Quand je lis des titres ridicules comme: «Les journaux, kossa donne?» mon sang d'encre fait trois tours. Qu'est-ce que ça donne? À peu près tout ce que personne sur la blogosphère ne daigne faire: éplucher des demandes d'accès à l'information, entretenir des réseaux de contacts, couvrir des conseils municipaux, surveiller les dépenses des fonctionnaires, assister à des réunions de citoyens, questionner les élus sur leurs agissements, voulez-vous que je continue?»

 

Source : Le plus beau métier du monde, Hugo Dumas,

La Presse, 4 avril 2009

 

Référence : Les journaux, kossa donne?, Steve Proulx,

magazine culture Voir, 11 mars 2009

 

 

Vous faites preuve d'une grande méconnaissance de la blogosphère dans vos propos. D'abord, il ne faut pas généraliser, pas plus que dans le cas de la presse écrite. Ensuite, il faut savoir qu'on retrouve dans la blogosphère plusieurs sources d'informations professionnelles uniques et inédites, des informations exclusives inconnues ou délaissées par la presse écrite.

 

Sans la blogosphère, par exemple, je ne pourrais pas suivre la révolution en cours dans le domaine du livre. Le quotidien La Presse en parle peu et ne fait pas d'analyse sur le sujet. Votre quotidien se contente des informations officielles, souvent à la suite de nouvelles américaines, et en provenance des agences de presse. C'est le cas, par exemple, de votre couverture des nouvelles au sujet du livre électronique du libraire en ligne Amazon, le Kindle. Les trois derniers articles publiés sur le sujet sur le site Internet Cyberpresse, section Technaute, étaient tous des textes de l'Agence France-Presse [ Amazon présente le Kindle amélioré ] [ Les auteurs s'inquiètent de la fonction audio du Kindle ] [ Amazon accusé de violation de brevet pour son Kindle ]. Si je veux des analyses, je dois me rendre sur des blogs spécialisés : La feuille, Les Numériques et autres.

 

La révolution dans le domaine du livre concerne tous les intervenants de la chaîne du livre, y compris des milliers de lecteurs québécois. Mais votre quotidien reste sourd à un traitement québécois du sujet. Le meilleur exemple que j'ai en main, c'est le fait que La Presse n'a jamais glissé un mot à son lectorat au sujet de la Fondation littéraire Fleur de Lys, le pionnier québécois de l'édition en ligne avec impression à la demande. Votre lectorat n'a donc pas le choix de se tourner vers Internet pour s'informer sur le sujet.

 

 

«Minute, moumoutte. Le prochain scandale des commandites n'éclatera pas sur Twitter, ni sur Facebook, ni sur un site web obscur. Et avant qu'un blogueur non rattaché à un grand média (les meilleurs blogueurs, les plus crédibles, bossent pour Cyberpresse, L'actualité, Canoë ou Châtelaine) ne déterre un Watergate, le nouveau CHUM aura le temps d'être construit, démoli, puis reconstruit.»

 

Source : Le plus beau métier du monde, Hugo Dumas,

La Presse, 4 avril 2009

 

 

Ça, on le savait déjà : la presse imprimée se nourrit de scandales et gruge son os jusqu'à la mœlle, jusqu'à écoeurement de son lectorat, pis encore, jusqu'à donner une fausse perception de la société dans laquelle nous vivons. Car «informer, c'est choisir» et les journalistes choisissent «leurs» scandales. Autrement dit, tous les scandales ne sont pas couverts par la presse et ce n'est pas parce que les vérités de faits manquent ou qu'elles ne peuvent pas être vérifiées, contre vérifiées et mises en contexte. Il y a des scandales qui ne font pas vendre, tout simplement. Le fait que la loi québécoise sur le développement des entreprises dans le domaine du livre soit discriminatoire en vertu de la Charte des droits et libertés de la personne [ Lire ] n'est pas un scandale traité par la presse. Est-ce parce que ce scandale ne concerne pas suffisamment de gens pour faire vendre des copies ?

 

Quoiqu'il en soit, si bon nombre de gens se tournent vers la blogosphère plutôt que vers la presse écrite, c'est parce qu'ils trouvent dans les blogs une information qu'ils cherchent et qu'ils ne retrouvent pas ailleurs. Au lieu de dénoncer et d'abaisser la blogosphère et l'Internet, les dirigeants et les journalistes de nos journaux imprimés devraient s'adapter aux besoins des gens.

 

 

«1. Pourquoi de plus en plus de gens s'informent-ils ailleurs que dans les journaux?

Prenons un exemple dans l'actualité récente. La déclaration de Benoît XVI sur les préservatifs. Les journaux ont fait beaucoup de millage là-dessus.

Comme tout le monde, ça m'a interpellé. Alors, faute de trouver le mot à mot dans les journaux, je suis allé voir sur Internet ce que le pape avait dit.

Comme l'explique Bernard Poulet (voir «Référence» ci-dessous), on enregistre depuis les années 80 une montée spectaculaire de la défiance du public à l'égard des journalistes : «Le journalisme objectif s'est peu à peu mis à distance de ses lecteurs. Cette ambition d'exercer un magistère moral est mal acceptée par les lecteurs, qui s'agacent de la prétention des journalistes à détenir la vérité et à leur faire la leçon.»

D'autre part, en privilégiant l'émotion au détriment de l'information, ils ont fini par lasser. Internet permet de les ignorer. Il suffit de cliquer ici et là.»

 

Référence : «Bernard Poulet publie La fin des journaux chez Gallimard, un essai de 224 pages. Le constat est accablant : il n'y a pas d'avenir pour les journaux.»

 

Source : La place des journaux est-elle au musée?,

Didier Fessou, Le Soleil, 29 mars 2009

 

 

Personnellement, je crois qu'il y aura toujours des scandales et que la réputation de «chien de garde» du journaliste ne doit pas supplanter celle de bâtisseurs [ Lire ].

 

Malheureusement, le journaliste d'aujourd'hui tire trop souvent sa fierté du scandale qu'il a découvert plutôt que de l'innovation qu'il a aidée. Il y a ici des rendez-vous manqués avec l'histoire voire des retards au sein de notre société attribuables aux journalistes. [ Lire ]

 

 

«(...) Et plus jeune, j'accompagnais souvent mon papa journaliste dans la salle de rédaction du Soleil, un endroit magique et bordélique où s'alignaient de grosses machines à écrire en métal, perdues au milieu d'un fatras de feuilles jaunies, de cendriers archi pleins, de crayons gras et de photos en noir et blanc.»

 

Source : Le plus beau métier du monde, Hugo Dumas,

La Presse, 4 avril 2009

 

 

Moi aussi j'ai fréquenté la salle de rédaction du Soleil. Dans les années 70, le rédacteur en chef du Soleil, Claude Masson, me recevait régulièrement dans son bureau pour corriger les textes que je lui proposais à titre de pigiste pour renflouer mon budget d'étudiant, des leçons de journalisme inoubliables.

 

Au cours des année 80, devenu un jeune entrepreneur dédié à la création d'emplois alors que la crise économique battait son plein au sein de ma génération, j'ai vu les journalistes s'impliquer dans de nombreux projets d'entreprises en leur donnant écho dans les pages de leurs journaux. Jamais nous n'avions entendu autant parler des PME (Petites et Moyennes Entreprises) et même des TPE (Très Petites Entreprises) en démarrage. Tout le monde savait à l'époque, y compris les journalistes, qu'une bonne revue de presse ajoutait du poids à la demande de subvention de l'entrepreneur. Plusieurs de mes projets ont bénéficié d'une telle revue de presse, notamment, le Club d'initiation aux médias et ma firme de recherche en marketing. Merci au Soleil de m'avoir permis de lancer ces projets. Sans couverture de presse, mes projets n'aurait pas levé.

 

Puis, j'ai vaqué à mes occupations d'entrepreneur pour revenir avec un nouveau projet en 2003. Il me fallait une fois de plus l'aide des journaux pour sensibiliser la population et la classe politique à ce projet : la première maison d'édition québécoise en ligne sur Internet avec impression à la demande. Mais quelle ne fut pas ma surprise de constater jusqu'à quel point le milieu des médias n'était plus aussi accessible que dans ma jeunesse. Et c'était plus particulièrement le cas de tout ce qui concernait les nouvelles technologies et l'Internet. Les médias avaient soutenu le développement de ces nouveaux secteurs allant même jusqu'à recommander à leurs lecteurs d'y investir. Puis, ce fut l'éclatement de la bulle boursière et plusieurs journaux se virent dans l'obligation de faire leur mea culpa auprès de leurs lectorats. Dans ce contexte, mon projet d'édition en ligne tombait à un mauvais moment pour la presse. Malgré tout, je suis parvenu à obtenir une certaine couverture médiatique mais jamais dans votre quotidien, LA PRESSE, même après notre déménagement de Lévis à Montréal. Alors, comme plusieurs, je me suis tourné vers la blogosphère.

 

 

LIENS :

 

Lire la réponse de Steve Proulx, Voir, 6 avril 2009 (Lettre à Hugo Dumas)

 

Réaction de la blogeuse Michelle Blanc (Hugo Dumas et son dédain des blogues)

 

Réaction de Michelle Sullivan (Exercer le plus beau métier du monde rendrait aveugle?)

 

Réaction de Patrick Dion (L'avenir du journalisme)

 

Réaction de Pierre Fraser (Les blogs sont la forme parfaite de la démocratie, mais ils sont aussi le paroxysme du populisme)

 

En complément :

 

La FPJQ et les fabricants de fouets, même combat, Michelle Blanc

 

 

Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys

 

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