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Article mis en ligne le 14 avril 2009

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Serge-André Guay, président

Fondation littéraire Fleur de Lys

contact@manuscritdepot.com

Né pour un petit pain ?

 

Le nouveau monde du livre et la petitesse du marché québécois

 

La petitesse du marché québécois sert souvent d'excuse aux refus de certains projets tout comme au développement de certains secteurs de l'économie. C'est ainsi que le sous-développement du nouveau monde du livre au Québec est souvent justifié.

 

La dernière en liste nous vient de Louis Dubé, le haut responsable du secteur du livre et de l'édition à la Société de développement des entreprises culturelles (Sodec), un société du gouvernement du Québec. Dans une entrevue accordée au journaliste David Patry (Rue Frontenac / Journal de Montréal), monsieur Dubé soutient que si le Québec n'a pas d'imprimerie de livres à la demande, c'est en raison de la petitesse de son marché : «Depuis une dizaine d’années, l’impression à la demande est pratiquée partout sauf ici, en raison du débit et de la petitesse du marché», explique le responsable du livre et de l’édition à la SODEC, Louis Dubé.» [ Source ]

 

Le plus curieux dans cette affaire, c'est que monsieur Louis Dubé fait cette déclaration en réaction à l'annonce de l'arrivée de la toute première presse d'impression à la demande au Québec, dans les murs de l’Université McGill. Cette université anglophone québécoise compte 34,000 étudiants [ Source ] et elle sera capable de rentabiliser son investissement de 100,000$ dans l'achat et l'opération de l'Espresso Book Machine. Le Québec compte pour sa part 7,744,500 d'habitants [ Source ] mais selon Louis Dubé de la Sodec, il ne serait pas capable de rentabiliser un tel investissement. Comment expliquer qu'une enclave anglophone minoritaire de 34,000 étudiants peut rentabiliser une presse d'impression de livres à la demande et qu'une communauté de plus de 7 millions d'habitants ne saurait pas faire de même ?

 

Monsieur Louis Dubé ajoute : «Au Québec, pour amortir les coûts de production d’un roman conventionnel qui n’a pas d’illustrations, on doit vendre de 500 à 1000 exemplaires, explique Louis Dubé. Avec l’impression à la demande, ce serait zéro, théoriquement. Mais il faut aussi tenir compte de l’investissement technologique», dit-il.»  [ Source ] L'Espresso Book Machine coûte 100,000$. Ce n'est pas la mer à boire pour rentabiliser un tel investissement, peu importe la dimension et l'importance du marché.

 

En fait, monsieur Louis Dubé ne s'est pas vraiment de quoi il parle parce que Espresso Book Machine a spécialement été conçue pour les petits marchés, un marché aussi petit qu'une bibliothèque universitaire. Et face à un si petit marché, le Québec tout entier serait encore trop petit avec plus de 7 millions d'habitants ? Voyons donc !

 

Enfin, l'achat de l'Espresso Book Machine ne se justifie pas en comparaison avec les coûts de production traditionnels (presse Offset), pas plus qu'en associant ce coût à un genre littéraire en particulier, autrement l'Université McGill devrait envisager la fermeture de ses presses universitaires traditionnelles en raison de l'achat de l'appareil d'impression à la demande par sa bibliothèque.

 

Autre fait troublant à se rappeler : la déclaration de Louis Dubé en réaction à l'annonce du projet de maison d'édition en ligne de la Fondation littéraire Fleur de Lys. Lors d'un entretient téléphonique avec monsieur Dubé en 2003 dans le cadre de notre étude de marché, je lui vantais notre projet en lui disant que nous serions la première maison d'édition en ligne au Québec. Il m'a répondu : «S'il y en a pas au Québec, c'est parce qu'il n'y a pas de demande». Bien sûr, aucune étude ne venait appuyer l'affirmation de monsieur Dubé. En fait, c'était tout le contraire puisque l'étude «Des chiffres des mots», réalisée pour le compte même de la Sodec et publiée deux ans plus tôt, mettait en évidence que l'édition en ligne et l'impression à la demande feraient bel et bien parties de l'avenir du livre. Mais pour la Sodec, cet avenir est ailleurs; le marché québécois est trop petit.

 

Avec des déclarations aussi aberrantes de la part de la Société de développement des entreprises culturelles du Québec, on n'a pas à se demander pourquoi l'impression à la demande n'est pas encore disponible au Québec. Ce n'est pas le marché québécois qui est trop petit. C'est la vision de la Sodec et plus spécifiquement celle de son responsable du livre et de l'édition, monsieur Louis Dubé, qui est trop petite. Une chose est certaine, nous sommes loin, très très loin, de l'entrepreneuriat qui a donné naissance et fait le succès du Québec moderne... et qui lui permettra de fonder la Sodec en 1995 !

 

 

Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys

 

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