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Article mis en ligne le 27 avril 2009

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Serge-André Guay, président

Fondation littéraire Fleur de Lys

contact@manuscritdepot.com

Le nouve@u monde du livre

 

L'Union des écrivaines et des écrivains québécois (Uneq) abandonne son projet

de portail Internet

du livre québécois

 

Dans l'édition de mars 2009 de son bulletin d'information aux membres, l'Union des écrivaines et des écrivains québécois (Uneq) annonce que son projet de portail internet du livre québécois ne verra pas le jour. Un portail est un «site Web dont la page d'accueil propose, en plus d'un moteur de recherche, des hyperliens avec une foule d'informations et de services utiles et attrayants, qui est conçu pour guider les internautes et faciliter leur accès au réseau» (Source : Office québécois de la langue française).

 

L'abandon par l'Uneq de son projet de portail du livre québécois est détaillé dans un article qui fait état des travaux du Comité des nouveaux médias de l'Uneq, article signé par François Jobin et publié sur le titre «TIENSTATUQUEONSEMODERNISE.COM».

 

 

Source : «TIENSTATUQUEONSEMODERNISE.COM» signé François Jobin, L'Unique, bulletin d'information aux membres, Union des écrivaines et des écrivains québécois, page 9, mars 2009.

◄ Ci-contre, un extrait de l'article annonçant la mort du projet de portail du livre québécois.

 

Cliquez ici pour télécharger la version PDF de ce bulletin - voir l'article en page 9

 

La Fondation littéraire Fleur de Lys s'était prononcée dès le départ contre l'idée que l'Union des écrivaines et des écrivains québécois soit le maître d'oeuvre d'un tel projet de portail du livre québécois. Lire cet article :

 

De grâce ne laissez pas le portail Internet de la littérature québécoise entre les mains de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois (Uneq)

 

La Fondation littéraire Fleur de Lys évaluait que l'Union des écrivaines et des écrivains québécois ne possédait pas et ne savait pas reconnaître l'expertise nécessaire pour bâtir et gérer un tel portail.

 

Nous avions alors exposé en preuve la refonte du site Internet de l'Uneq qui, au lieu d'enrichir l'Internet littéraire québécois, venait l'appauvrir. Lire cet article :

 

L'Union des écrivaines et des écrivains québécois appauvrit
l'Internet littéraire québécois dans la refonte de son site Internet

 

Mais ce qu'il y a de plus particulièrement intéressant dans l'annonce de l'abandon du projet de portail du livre québécois, c'est le fait que l'Uneq vient d'expérimenter ce que la Fondation littéraire Fleur de Lys a rencontré sur son chemin lors de sa création en 2003. Nous souhaitions alors faire l'unanimité au sein du milieu du livre québécois au sujet de la création d'une première maison d'édition en ligne sur Internet au Québec.

 

Malheureusement, notre rêve d'unanimité a fondu comme neige au soleil suivant les réactions des intervenants du milieu du livre québécois. Il va s'en dire que nous avons été très déçus. Ainsi, nous ne sommes par surpris de lire que Robert Blake, le nouveau auteur mandaté par l'Uneq pour sonder le terrain au sujet de ce portail, a été déçu lui aussi par les réactions du milieu. «Sa déception a été de taille», écrit François Jobin. Plus encore, ce dernier écrit : «Apparemment, le monde du livre n'est pas ''normal''».

 

Monsieur Jobin poursuit, toujours en parlant du mandataire de l'Uneq auprès des intervenants du milieu : « De toutes les rencontres qu'il a effectuées, un point ressort comme une tache de graisse sur une cravate: le projet, séduisant de prime abord, perd de son attrait sitôt qu'il est question de gros sous. Aucun des groupes consultés ne veut investir d'argent dans une entreprise de mise en marché qui regrouperait tout le monde et qui aurait une certaine envergure, même si les retombées risquent de permettre à tous de réaliser des économies.»

 

On apprend dans cette dernière citation que l'Uneq a présenté son projet de portail du livre québécois comme «une entreprise de mise en marché», bref une entreprise commerciale. Or, un portail ne doit pas être perçu et encore moins présenté comme un projet économique mais plutôt comme un projet d'information, de documentation, d'orientation, d'échanges,...

 

D'abord, il ne faut pas parler d'un portail du «livre» mais de la «littérature» québécoise. Le terme «livre» est associé intimement à «l'industrie du livre», ce qui nous éloigne de l'objectif d'un portail : donner accès à des informations sur un sujet donné. Et le «sujet donné», ce n'est pas «Comment et où acheter un livre ?». Autrement dit, l'information recherchée par les internautes fouillant un portail n'est pas de nature économique. Un portail, c'est une occasion d'informer et de documenter le visiteur, non pas de lui vendre quelque chose.

 

Cette précision apportée, on comprendra aisément que la plupart des portails culturels, y compris ceux dédiés à la littérature, sont des initiatives gouvernementales. On recherche alors la neutralité, l'abondance d'informations et tous les liens hypertextes vers les sites Internet du sujet traité. Il ne faut pas oublier que l'Union des écrivaines et des écrivains québécois est avant tout un syndicat. Un portail «du livre» initié par l'Uneq deviendrait ni plus ni moins qu'un portail syndical se rapportant à l'industrie du livre et à ses diverses associations (éditeurs, libraires et autres).

 

Faudrait-il être membre de l'Uneq ou être publié par un «éditeur reconnu» pour être affiché sur le portail du livre québécois ? Qu'adviendrait-il des auteurs édités uniquement sur Internet ? Une chose est certaine, la Fondation littéraire Fleur de Lys n'a pas été contactée par le responsable du projet de portail du livre québécois de l'Uneq. J'en déduis que le portail du livre proposé par l'Uneq était réservé d'abord et avant tout aux livres québécois publiés par l'industrie du livre voire peut être uniquement aux livres des auteurs membres de l'Uneq.

 

Car, en alternative, à son projet de portail du livre, l'Uneq se tourne vers ses membres. Par exemple, à l'Infocentre littéraire québécois (L'Île) réservé aux membres titulaires s'ajoutera une «péninsule» pour les membres associés de l'Uneq. Wow ! Toute une ouverture. L'alternative de l'Uneq à son projet de portail du livre québécois, c'est donc son propre site Internet. Le conseil d'administration a demandé à la direction générale l'embauche d'une personne ressource «pour piloter le vaisseau de l'UNEQ dans Internet».

 

Ce replis sur soi de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois par suite de l'abandon d'un projet de portail du livre québécois démontre bien les motivations réelles du syndicat, d'autant plus que l'on précise déjà que la personne ressource à engager «devra faire preuve d'imagination et proposer des produits accrocheurs afin d'attirer la clientèle». Le caractère gras des mots est utilisé afin de bien souligner l'approche commerciale de l'Uneq. On ne parle pas des «lecteurs» mais de la «clientèle», une véritable insulte.

 

On saura me rappeler que «L’UNEQ travaille à la promotion et à la diffusion de la littérature québécoise, au Québec, au Canada et à l’étranger, de même qu’à la défense des droits socio-économiques des écrivains» (Source) mais, en termes clairs nets et précis, cela veut dire aider ses membres à vendre des exemplaires de leurs livres et à en tirer le meilleur parti financier possible. Certes, il n'y a rien de mal à poursuivre un tel objectif mais on ne peut pas l'appliquer à un projet de portail du livre.

 

En alternative, l'Uneq aurait dû se tourner vers le gouvernement du Québec car il lui revient de financer un tel portail du livre québécois et, à défaut de moyens financiers, de consacrer une part plus importante du site Internet de notre ministère de la culture et des communications à la «littérature d'ici». Plus encore, l'Uneq aurait dû se tourner vers le milieu culturel d'ici pour initier un consensus afin de demander au gouvernement de la province de doter le Québec d'un portail culturel. Le fait que le gouvernement du Canada a abandonné son portail de la culture canadienne est un argument de poids pour réveiller les élus québécois.

 

 

 

 

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L'exemple du gouvernement français avec son portail Culture.fr ou celui des États-Unis d'Amérique avec sa section dédiée aux livres sur son site Internet sont deux arguments de plus à mettre à profit pour un portail de la littérature québécoise.

 

Curieusement, ce sont les USA qui parlent de «L'expression des idées et de l'identité». Le gouvernement américain en fait même le thème de la section dédiée aux arts.

 

On ne peut pas parler de l'hégémonie culturelle américaine ou de la protection de la diversité culturelle dans le monde quand notre propre gouvernement réduit l'expression de nos idées et notre identité sur son propre site Internet.

 

Et si l'Uneq avait été réellement au fait de ce qui se passe au Québec dans le domaine de l'Internet et du Web, elle aurait joint les rangs du collectif travaillant à doter le Québec d'un plan numérique (voir). Elle aurait pu alors y inscrire et promouvoir son projet de portail du livre alors devenu un portail de la littérature québécoise.

 

Mais et c'est bien connu, du moins de nos lecteurs, l'Union des écrivaines et des écrivains québécois se replie rapidement sur elle-même, une attitude généralisée dans l'industrie québécoise du livre. Et c'est cette attitude qui nous fait dire que le milieu littéraire québécois est un milieu fermé.

 

Ce qu'on ne savait pas, c'est que chaque joueur de l'industrie québécoise du livre est à ce point refermé sur lui-même qu'il y a peu de consensus possible entre eux, même pour informer la planète au sujet de la littérature d'ici.

 

En résumé, l'abandon du projet de portail Internet du livre québécois par l'Union des écrivaines et des écrivains québécois (Uneq) tient probablement du fait qu'elle n'a pas suffisamment mis en perspective son projet dans le contexte numérique international et national et, par conséquent, qu'elle n'a probablement pas présenté son projet correctement aux intervenants du milieu du livre, sans compter sa méconnaissance de l'objectif à poursuivre avec un tel portail Internet.

 

 

Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys

 

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Article mis en ligne le 27 avril 2009

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