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Article mis en ligne le 14 mai 2009

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Serge-André Guay, président

Fondation littéraire Fleur de Lys

contact@manuscritdepot.com

Rue Frontenac accuse injustement les choix d'achat de livres des Bibliothèques publiques du Québec

Quand la nouvelle ne vient pas à nous, on la crée. Si certains journalistes vous répondent candidement qu'ils ne savent pas comment couvrir tel ou tel sujet, une aberration, d'autres se lancent sans retenue. Je préfère ces derniers mais il faut, une fois lancer sur un sujet, se questionner sur l'impartialité de notre démarche. Car, après tout, informer, c'est choisir.

 

La journaliste Valérie Dufour de RUE FRONTENAC, le site des employés en lock-out du Journal de Montréal, a décidé de traiter du choix des livres achetés par les Bibliothèques publiques du Québec dans un article intitulé : De nouveaux livres controversés se retrouvent dans les étagères des bibliothèques du Québec.

 

 

Controversés pour qui et au nom de quelles valeurs ?

 

À la lecture de cet article, on se questionne sur les valeurs de références de la journaliste et de sa source, Claude Marcil, un journaliste indépendant, servant à qualifier les livres visés de «controversés».

 

La journaliste de RUE FRONTENAC écrit : «Magnétothérapie, iridologie, biologie totale, reiki, phrénologie. Les bibliothèques publiques du Québec ne font pas qu'acheter des romans et des bandes dessinées, leurs étagères regorgent de livres sur la médecine alternative et d'essais sur la croissance personnelle, l'affirmation de soi et la psychologie populaire.» Source Or, il n'y a pas de quoi s'indigner de la présence de tels livres sur les tablettes de nos bibliothèques publiques. Au contraire, il faut s'en réjouir car autrement ce serait de la censure. En fait, les seuls livres qui n'ont pas leur place dans nos bibliothèques publiques, ce sont ceux qui contreviennent à nos lois, les livres pornographiques et les autres un peu trop érotiques pour être en accès libre. Tous les autres peuvent y être.

 

 

La réponse des bibliothèques de Montréal

 

Le Réseau des Bibliothèque de la Ville de Montréal a répondu à l'article de RUE FRONTENAC par une question : «Manque de rigueur à Rue Frontenac ? Les bibliothèques de Montréal répondent». L'auteur de la réponse affirme, et je suis d'accord avec lui : «Bien sûr nous n’avons pas le chiffre total de tout ce qui touche la ''psychologie populaire, la médecine alternative, la croissance personnelle, etc.'' mais notre offre dans ce domaine monterait peut-être à 1%, peut-être moins. Ça ne semble pas exagéré… pour offrir ce que plusieurs de nos clients demandent…».

 

En effet, nos bibliothécaires répondent tout simplement à la demande de leurs clientèles en ajoutant à leurs catalogues des livres de psychologie populaire, de médecine alternative, de croissance personnelle et autres du même genre. Les auteurs, les éditeurs, les distributeurs et les libraires ne se gênent pas non plus pour répondre à cette demande. Plus encore, les médias sont souvent les premiers à faire échos des nouvelles publications dans ces domaines...

 

 

... parce que le lecteur veut savoir !

 

Oui, «magnétothérapie, iridologie, biologie totale, reiki, phrénologie», «psychologie populaire, médecine alternative, croissance personnelle»,... sont des sujets qui intéressent voire captivent bon nombre de lecteurs, et ce, depuis les premiers jours de la Révolution tranquille libérant nos choix de livres du dictat religieux. La lecture d'un livre n'engendre pas automatiquement l'adhésion à son contenu.

 

 

Un titre partial

 

Ce qui m'agace le plus dans l'article de la journaliste Valérie Dufour de RUE FRONTENAC, c'est le titre de son texte : «De nouveaux livres controversés se retrouvent dans les étagères des bibliothèques du Québec». Ce titre témoigne non pas d'un état de fait mais d'un point de vue. Pour être impartiale, la journaliste se devait d'encadrer son titre de guillemets, c'est-à-dire en faire la citation d'une affirmation et en donner la source. Dans l'état actuel, ce texte est une opinion malgré les nombreuses références citées. Sans les guillemets au titre, la journaliste cautionne l'opinion de sa principale source, Claude Marcil. C'est ainsi qu'un journaliste peut avoir la nette impression de rapporter des faits, jusque dans le post-scriptum de son texte, mais, en réalité, faire lui-même des choix (informer, c'est choisir) qui trahissent toute partialité.

 

 

Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys

 

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