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Article mis en ligne le 27 mai 2009

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Serge-André Guay, président

Fondation littéraire Fleur de Lys

contact@manuscritdepot.com

La Société de développement des entreprises culturelles du Québec (SODEC) blâmée par le Vérificateur général du Québec

 

Le Président et chef de la direction de la Sodec, Jean-Guy Chaput, crucifié sous de simples perceptions par les médias, la ministre de la culture et le premier ministre du Québec

 

La crucifixion du président directeur général de la Société de développement des entreprises culturelles du Québec (Sodec), monsieur Jean-Guy Chaput, par les médias, la ministre de la culture et le premier ministre du Québec à la suite de la publication du rapport du Vérificateur général du Québec questionnant certaines dépenses de la société d'état témoigne d'une réalité qui tue le Québec à petit feu : les perceptions priment sur les vérités de faits. Ainsi, monsieur Chaput a été jugé coupable avant même qu'il puisse livrer sa version des faits. La ministre de la culture, des communications et de la condition féminine du Québec a déclaré à l'Assemblée nationale que monsieur Chaput n'avait plus l'autorité morale pour diriger la Sodec quelques heures avant la conférence de presse au cours de laquelle monsieur Chaput a réagit officiellement au rapport du Vérificateur général du Québec. La ministre a donc indiqué la porte de sortie à monsieur Chaput avant même que ce dernier s'explique sur certaines dépenses. Autrement dit, la ministre a fondé sa prise de position sur les perceptions du rapport du Vérificateur général soutenus au sein de la population par les médias.

 

Le vérificateur général a dévoilé son rapport à la presse alors que monsieur Chaput était au Festival du cinéma à Canne en France. C'est un coup en bas de la ceinture car le Vérificateur général aurait dû attendre le retour au Québec de monsieur Chaput avant de transmettre son rapport à la presse, question de permettre à monsieur Chaput de réagir le jour même, au plus tard le lendemain. En révélant son rapport aux médias pendant que le principal intéressé était en voyage outre-atlantique, le Vérificateur général du Québec a fait preuve d'un manque de respect flagrant face à la société d'état dont il a analysé les dépenses. Pis encore, il a manqué à l'éthique et à l'objectivité de sa position compte tenu que les absents ont toujours tort dans notre société. On peut même se demander si le Vérificateur général n'avait pas un objectif caché, car on ne tire pas ainsi dans le dos d'un haut gestionnaire sans raison. En fait, si le Vérificateur général du Québec voulait limoger le président directeur général de la Sodec, il n'aurait pas mieux fait. Et il n'y avait pas meilleur moment que le Festival de Canne, non seulement monsieur Chaput s'y trouvait mais les médias québécois prêtaient cette année à l'événement un intérêt particulier en raison de la participation d'un jeune cinéaste québécois.

 

Les médias québécois se sont «garochés» sur ce rapport comme des vautours désorientés par l'éclat du soleil des plages de Canne. Tout était dans le contexte. Car le rapport contenait quatre autres cibles. Voici la table des matières intégrale du rapport :

 

Chapitre 1 - Observations du vérificateur général

Chapitre 2 - Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale: Services et subventions aux entreprises

Chapitre 3 - Mesures gouvernementales de promotion et de prospection des investissements directs étrangers

Chapitre 4 - Institut national de santé publique du Québec: vérification relative à la gestion, à la conformité et à la reddition de comptes

Chapitre 5 - Société de développement des entreprises culturelles

Chapitre 6 - Vigie relative au projet Dossier de santé du Québec

 

 

Les médias peuvent toujours soutenir, avec raison, qu'informer, c'est choisir mais encore faut-il un traitement juste et objectif de l'information. Pourquoi ne pas avoir informer la population au sujet de Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) au sujet de laquelle le Vérificateur général du Québec écrit :

 

Des problèmes importants au niveau de l’acquisition de biens et services :


– Modalités d’attribution des contrats non conformes à la réglementation


– Non obtention pourtant nécessaire de l’autorisation du SCT

 

 

Pourquoi ne pas avoir informer la population des observations du Vérificateur général au sujet du «Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale : services et subventions aux entreprises» :

 

L’aide accordée : souvent destinée à soutenir les travailleurs plutôt qu’à aider les entreprises à améliorer leur productivité.

 

Aucun portrait global des entreprises aidées.

 

54 p. cent des subventions sont inférieures à 5 000 dollars.

 

12 dossiers sur 58 dans lesquels le lien entre l’aide offerte et l’amélioration du marché du travail, la gestion des ressources humaines ou l’objectif du partenariat ne nous a pas été clairement démontré.

 

Exemples :

 

47 680 dollars pour la préparation d’un dossier concernant la construction éventuelle d’une salle de spectacle. Aucun lien avec la gestion des ressources humaines.

 

30 000 dollars versés à une agence de la santé et des services sociaux afin de soutenir le développement social d’une région et la lutte contre la pauvreté et l’exclusion.

 

 

Bref, il ne s'agit pas de savoir laquelle des observations et des conclusions du Vérificateur général est plus importante qu'une autre; elles le sont toutes. Le choix devient alors une simple question de contexte. Ainsi, le contexte de la crise économique aurait dû soutenir le choix du chapitre consacré au Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale : services et subventions aux entreprises. Mais force est de conclure que le contexte culturel de Canne a primé sur celui de la crise économique dans le choix des médias.

 

On saura me dire que la location d'une chambre d'hôtel 1330$ la nuitée par un haut responsable de la culture ne donne pas bonne impression en pleine crise économique. Mais on a oublié le contexte. Canne, c'est très dispendieux et ce n'est ni la place ni le moment pour projeter une image de restriction budgétaire dans une démarche de promotion. Autrement, on reste chez soi.

 

On n'a pas non plus à plisser le front en apprenant que les dépenses de déplacements et de représentation de la Sodec ont augmenté de plus de 80 % sous la direction de monsieur Chaput. Il faut se rappeler que cette augmentation n'est pas étrangère à l'augmentation de la popularité du cinéma québécois, ici comme à l'étranger. Dans l'industrie cinématographique, tout est une question d'image... et d'investissements dans cette image. C'est ce que monsieur Chaput a fait avec succès pour notre cinéma.

 

N'allez pas croire que je suis un ami de la Sodec, loin de là. Je suis à couteaux tirés avec sa Direction générale livre et métiers d'art, musique et variétés, plus particulièrement, monsieur Louis Dubé, à qui je reproche son manque de vision et son comportement anti-entrepreneurship. Mais au jeu des perceptions, je m'y connais. J'en ai suffisamment l'expérience pour distinguer nettement les injustices envers les vérités de fait.

 

Voir aussi : Document et revue de presse

 

 

Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys

 

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