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Article mis en ligne le 29 août 2009

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Serge-André Guay, président

Fondation littéraire Fleur de Lys

contact@manuscritdepot.com

Premier «Rendez-vous

des médias citoyens»

 

Une note de seulement 5/10 pour le premier «Rendez-vous des médias citoyens» organisé par Parole citoyenne et plusieurs autres partenaires.

 

Avant de prendre connaissance de ce texte, il est conseillé de visiter le site «Rendez-vous des médias citoyens 2009» en cliquant sur le lien ci-dessous

 

http://www.media-citoyen.ca/fr/index.php

 

 

Je ne puis donner davantage que la note de passage au premier «Rendez-vous des médias citoyens» qui se tenait hier (26 août 2009) à Montréal. Je me suis ennuyé à mourir.

 

J'aurais dû m'arrêter plus attentivement à la liste des partenaires organisateurs pour savoir dans quoi je m'embarquais avant de me présenter à cet événement : Office National du Film du Canada, Parole citoyenne-CitizenShift, Institut du nouveau monde, medias@mcgill, Coprod, Radio-Canada International. Plus encore, j'aurais eu avantage à examiner de très près la liste des intervenants : David Beers, directeur fondateur de The Tyee, Geraldine Cahill, directrice des communications chez Real News Network, Véronique Marino, INIS - Institut national de l'image et du son, Laurent Mauriac, un des fondateurs du site d'information Rue89, Paulina Abarca-Cantin - Studio XX, Directrice générale du Studio XX, Stéphanie Lagueux, webmestre au Studio XX, Reisa Levine, productrice à CitizenShift, Véronique Maléfant, responsable du passage de Parole citoyenne et de CitizenShift de l’ONF à l’INM, Wayne MacPhail, directeur, médias émergents, Rabble.

 

Si je n'ai pas porté attention à la liste des partenaires et à celle des intervenants, c'est parce que je croyais que tout le monde s'entendait sur la définition du journalisme citoyen, celle de Jay Rosen, journaliste citoyen américain : «Quand les gens connus formellement comme l'audience emploient les outils de publication qu'ils ont en leur possession pour s'informer entre eux, c'est du journalisme citoyen» («When the people formerly known as the audience employ the press tools they have in their possession to inform one another, that’s citizen journalism.» Source ). Cette définition fut rapportée par la toute première intervenante de l'événement, Véronique Marino, INIS (Institut national de l'image et du son). Bref, ça commençait très bien. Le présentation de madame Marino fut et de loin la meilleure de la journée : 10/10. Bravo! Voir ci-dessous les diapositives utilisées par madame Marino au cours de son intervention.

 

 

 

Vous pouvez télécharger ces diapositives réunies dans un fichier PDF en cliquant ici

 

Lien vers le billet écrit par Véronique Marino au sujet de sa participation au «Rendez-vous des médias citoyens» sur son blogue personnel
 

 

Revenons à la définition du journalisme citoyen pour vérifier si les intervenants invités y correspondent réellement, c'est-à-dire pour savoir s'il s'agissait de journaliste citoyen («Quand les gens connus formellement comme l'audience emploient les outils de publication qu'ils ont en leur possession pour s'informer entre eux, c'est du journalisme citoyen»).

 

1. The Tyee, un magazine en ligne indépendant en Colombie-Britannique. Cette publication en ligne est l'oeuvre de journalistes à commencer par son directeur fondateur, David Beers : «Avant de s'établir à Vancouver en 1991, il était rédacteur en chef à la revue Mother Jones. Depuis, ses collaborations aux Globe and Mail, Vancouver Magazine, New York Times Magazine, Harper's, National Geographic et au Vancouver Sun - où il a travaillé comme éditeur pendant trois ans - lui ont valu de nombreux prix de journalisme au Canada et aux États-Unis.» (Source) Sur le site du magazine, on peut lire : «The Tyee a attiré quelques-uns des meilleurs journalistes en Colombie-Britannique qui ont mis à jour plusieurs nouvelles importantes» («The Tyee has attracted some of the best journalists in B.C. who have broken many important stories.») (Source). On ne parle donc pas ici de simples citoyens s'informant entre eux mais de journalistes professionnels triés sur le volet. En fait, la raison pour laquelle ce magazine est classé par certains parmi les médias citoyens, c'est parce qu'il s'agit d'un média indépendant (en ligne) évoluant en marge d'un univers contrôlé par des grandes corporations médiatiques. Or, il ne suffit pas d'être un média indépendant pour être un médias citoyen autrement le quotidien montréalais LE DEVOIR pourrait lui aussi se dire média citoyen. Je comprends fort bien que la venue d'un média indépendant en Colombie-Britannique s'inscrit dans la démocratisation des médias mais, dans ce cas précis, la démocratisation citoyenne se limite à permettre aux lecteurs de commenter les nouvelles publiées sur le site Internet.

 

2. Real News Network. Ce site Internet n'est pas un média citoyen parce qu'il fait appel à des journalistes de profession. Sur le site Internet de ce média, section, «Notre mission», on peut lire ceci : « Real News Network est une télévision de nouvelles et de documentation centrée sur une offre de journalisme indépendant et sans compromis. Notre équipe, en collaboration avec des journalistes courageux à travers le monde, investiguera, rapportera et débattra de nouvelles sur les enjeux critiques de notre époque. Nous sommes supportés par nos téléspectateurs et nous n'acceptons pas la publicité et les contributions d'entreprises et des gouvernements.» («The Real News Network is a television news and documentary network focused on providing independent and uncompromising journalism. Our staff, in collaboration with courageous journalists around the globe, will investigate, report and debate stories on the critical issues of our times. We are viewer supported and do not accept advertising, government or corporate funding.») (Source) Bref, on ne trouve pas le mot «citoyen» (citizen) dans le texte de cette mission pas plus que les explications données sur la page du site Internet de Real News Network. Comme chez tout autre média, c'est actuellement la mode d'inviter les citoyens (l'audience) à communiquer des nouvelles. C'est le cas avec Real News Network mais le citoyen n'a pas accès aux outils de publication. L'équipe (staff) enquêtera s'il juge que la nouvelle cadre avec sa mission. Sur le site «Rendez-vous des médias citoyens», on peut lire ceci au sujet de l'intervenante représentant Real News Network : «Geraldine Cahill est directrice des communications chez Real News Network, où elle a mis sur pied un groupe de journalistes bénévoles engagés dans l'action sociale.» Il est question de journalistes et non pas de citoyens. Il n'y a pas lieu d'attribuer le titre de «média citoyen» à Real News Network, d'autant plus que l'action sociale n'est pas automatiquement citoyenne.

 

Télécharger la présentation de Geraldine Cahill avec les liens ci-dessous

 

Diaporama PowerPoint avec les vidéos intégrées

 

Diapositives PDF avec les commentaires de la conférencières

(Notez que dans ce fichier les vidéos ne fonctionnent pas)

 

Diapositives PDF de la conférencières

(Notez que dans ce fichier les vidéos ne fonctionnent pas)

 

Les deux vidéos utilisées lors de la conférence

 

Annonce vidéo de Real News Network

http://www.box.net/shared/iu2xv1yym2

 

Annonce vidéo de Real News Network
http://www.box.net/shared/2xqdoc61vz

 

Diapositives avec les commentaires de la conférencière

tel que transmises
http://www.box.net/shared/3dmdc2vtd3

 

 

 

3. Rue89. Fondé et géré par des journalistes, Rue89 n'est pas non plus un média citoyen. Laurent Mauriac, l'un des fondateurs du site, a clairement précisé aux participants de «Rendez-vous des médias citoyens» que la décision de publier ou non une nouvelle revient à l'équipe de journalistes en place, non pas aux citoyens. Pis encore, si les citoyens sont entièrement libres de commenter les nouvelles, seuls ceux jugés les plus pertinents et représentatifs du débat par l'équipe de journalistes seront publiés. Monsieur Mauriac a même donné en exemple la nouvelle voulant que des étudiants français aient pris la mauvaise habitude d'apporter et de consommer de l'alcool entre les cours. L'équipe de journalistes a été sensibilisée à ce fait par les citoyens mais la nouvelle officielle publiée sur le site fut signée par un journaliste de l'équipe. Seul un professeur a pu témoigner de son expérience de ce fait. L'équipe de journalistes a reçu un commentaire de sa part, l'a contacté pour qu'il élabore davantage son témoignage et a ensuite publié ce dernier. La raison donnée par monsieur Mauriac : ce professeur était dans une position qu'aucun journaliste ne pouvait être, c'est-à-dire être en classe avec ses élèves. Bref, Rue89 n'est pas un média citoyen parce que le citoyen n'a pas accès à l'outil de publication; il doit se soumettre à l'équipe de journalistes professionnels en place. Nous sommes très loin de cette affirmation sur le site de Rue89 : «Rue89 sera ce que vous en ferez, ce que nous en ferons ensemble.» On peut aussi lire : «Notre ambition est d'ouvrir les portes et les fenêtres de ce nouveau média, et d'y faire entrer l'air frais de la société : experts, témoins, passionnés, seront appelés à participer à la production de l'information, à son décryptage et à en débattre, en interaction avec l'équipe des journalistes de Rue89.» Notez bien ce passage: «experts, témoins, passionnés, seront appelés à participer à la production de l'information». «Dans ce cas précis, «participer» ne voulait pas dire «publier». Cette approche ne correspond pas à la définition du journalisme citoyen.  (Source : éditoriale annonçant le lancement du site)

 

4. Rabble. Le site se présente en ces mots : «rabble.ca a été construit avec les efforts de journalistes progressifs, d'écrivains, d'artistes et d'activistes à travers le pays» («rabble.ca was built on the efforts of progressive journalists, writers, artists and activists across the country.») La seule et unique allusion aux citoyens dans ce texte de présentation est indirecte : «Mais ce sont nos lecteurs qui font prospérer rabble. Allez voir notre forum de discussions vibrantes — babble —  pour comprendre ce que nous voulons dire.» («But it's our readers who make rabble thrive. Just check out our vibrant discussion forum — babble — to see what we mean.») (Source) On peut toujours affirmer que les journalistes, les écrivains, les artistes et les activistes sont des citoyens mais leurs oeuvres médiatiques collectives ne sont pas pour autant citoyennes, du moins, dans l'esprit de la définition donnée ci-dessus. C'est un groupe qui a pris la parole et dont on peut devenir membre mais ce membership ne donne pas accès à l'outil de publication, si ce n'est dans un forum de discussions, à l'instar de très nombreux site Internet de médias traditionnels. Rabble est un médias alternatif, non pas un média citoyen.

 

5 Studio XX. Voici le mandat de l'organisation : «Le Studio XX est un centre d’artistes féministes bilingues engagés dans l’exploration, la création et la critique en art technologique. Fondé à Montréal en 1996, il vise à mettre de l'avant la multiplicité des territoires, voix et actions créatives des femmes dans le cyberespace. Explorer, démystifier, donner accès, outiller, questionner, créer, telles sont les visées du Studio XX. Un de ses mandats est de favoriser la création et la diffusion d’œuvres d’arts technologiques, numériques et audionumériques créées par les femmes. Il vise aussi à initier de plus en plus de gens — artistes et non artistes — au monde numérique en offrant des ateliers d’initiation aux nouvelles technologies, en particulier avec des outils libres, ou Open Source. Le Studio XX permet ainsi aux femmes non seulement d'utiliser les nouvelles technologies mais plus encore de façonner et de contaminer — à leur manière — le cyberespace. STUDIO XX Centre d'artistes féministe bilingue engagé dans l'exploration, la création et la critique en art technologique.» (Source) Je vous laisse seul juge pour déterminer s'il s'agit ou non d'un média citoyen.

 

Agacé au plus haut point par ce méli-mélo de sites web de soi-disant médias dits citoyens, j'ai quitté l'événement peu après le commencement de la présentation des intervenantes de «Parole citoyenne/CitizenShift». Je viens de passer 30 minutes sur Parole citoyenne et je ne comprends toujours pas en quoi il s'agit d'un média citoyen si ce n'est qu'il y a des blogues, des vidéos, des extraits de documentaires, même celui auquel j'ai participé il y a près de 25 ans (1985) et produit par l'Office national du film du Canada (Les enfants de la télévision). Nous sommes sur un site hébergé par l'ONF. Un communiqué de presse nous apprend que l’Institut du Nouveau Monde s'impliquera : «À compter du 1er septembre prochain, l’INM deviendra le porteur principal de ces deux médias citoyens démarrés et portés à maturité par l’ONF entre 2003 et 2009. L’ONF demeurera partenaire de premier plan en continuant à coproduire du contenu audiovisuel à destination de Parole citoyenne et CitizenShift jusqu’à la fin mars 2011.» Si la prise de parole par le citoyen est au centre de ce site Internet, je ne crois qu'il réponde pour autant à la définition d'un média d'information.

 

Mon agacement face au «Rendez-vous des médias citoyen» vient en partie du fait qu'on y a mélangé «média» et «médias d'information», surtout dans le cas de Studio XX et Parole citoyenne/CitizenShift. On ne peut pas se qualifier de média citoyen parce qu'on offre des vidéos et des blogues écrits et produits par des citoyens à moins de prendre la définition de «média» au sens le plus large possible, c'est-à-dire un «ensemble des procédés de transmission massive de l'information» (Source : Le Grand Robert de la langue française). Dans ce cas, tous les sites internet sont des médias car ils transmettent massivement des informations. Mais nous savons tous que ce n'est pas ce que nous entendons par  «média». Nous sous-entendons tous «médias d'information». Et nous faisons tous allusions aux «actualités» en parlant des «médias d'information».

 

Évidemment un documentaire du type ONF peut porter la parole citoyenne mais le site de diffusion ne devient pas d'emblée un média citoyen car encore faut-il que cette parole citoyenne se rapporte à l'actualité. Tout citoyen qui prend la parole ne parle pas nécessairement de l'actualité, pas même de «son» actualité. Vouloir faire partie de l'actualité et traiter de l'actualité sont deux choses différentes tout comme vouloir faire partie des médias citoyens et être réellement un média citoyen sont deux choses différentes.

 

Pour tout vous dire, à ce premier «Rendez-vous des médias citoyen», j'aurais préféré des intervenants de CentPapiers, le seul et l'unique média citoyen digne de ce titre au Québec, plutôt qu'un des fondateurs du site français Rue89. Et quant à payer le voyage de la France au Québec à quelqu'un, je l'aurais fait pour un représentant d'AgoraVox, le seul média citoyen digne de ce titre en France. Autrement dit, les médias citoyens, les vrais, sont encore très rares, du moins ceux qui correspondent à la meilleure définition trouvée à ce jour : «Quand les gens connus formellement comme l'audience emploient les outils de publication qu'ils ont en leur possession pour s'informer entre eux, c'est du journalisme citoyen».

 

Enfin, les sites de réseautage social tels Facebook et Twitter ne correspondent pas à la définition d'un média citoyen, comme on le laissait entendre lors de cette rencontre. D'une part, les échanges entre «amis» ne sont pas du journalisme et, d'autre part, le journalisme ne consiste pas à faire circuler une information, aussi intéressante soit-elle pour tous.

 

 

Serge-André Guay, président éditeur

Fondation littéraire Fleur de Lys

 

P.S.: Avis aux organisateurs. 1. Lors d'un pareil événement, on demande aux médias citoyens participants présents dans l'auditoire de se présenter aux autres participants. 2. Lorsqu'on veut favoriser le réseautage pendant l'heure du lunch, on n'élève pas autant le volume de la musique d'ambiance. 3. Au Québec, la langue officielle est le français. Donc, on demande aux intervenants qui parlent français d'utiliser la langue officielle et on traduit uniquement les intervenants qui ne parlent pas le français. Bref, il n'est pas besoin d'une présentation bilingue au Québec mais unilingue française avec traduction. Un intervenant qui se promène d'une langue à l'autre, c'est très énervant. 4. Quand il y a des bouteilles d'eau disponibles pour les participants, on en fait la distribution. 5. Quand la foule présente de l'autre côté de la salle monte le ton, on l'avise de baisser le ton. On ne demande aux gens de lever le ton pour enterrer le bruit de la foule. Mieux encore, on ne tient pas un tel événement dans une salle séparée en deux par un simple rideau de tissu (Société des arts technologique de Montréal). 6. Quand on fait appel à un traiteur, on prévient ce dernier de procéder à mise en place avant que les participants sortent de leur forum et non pas en même temps ou après. 7. Lors d'un tel événement, on respecte toujours l'horaire annoncé.

 

© 2009 Fondation littéraire Fleur de Lys

 

 

SUR LE WEB

 

Citoyens, à vos claviers!, Radio-Canada

 

Bientôt davantage de médias citoyens?, Le Devoir

 

 

COMMENTAIRE 1
De : Pierre-Alain Cotnoir [mailto:pacot@cooptel.qc.ca]
Envoyé : 29 août 2009 09:17
À : contact@manuscritdepot.com
Cc : Yvan Dubuc
Objet : commentaire

Bonjour,

Je suis tout à fait d’accord avec vous que nous avons eu droit lors de cette rencontre à du réchauffé. Créer un journal en ligne, copie conforme de la presse imprimée, ne constitue pas une utilisation novatrice, ni citoyenne des possibilités offertes par Internet. Si la participation des Internautes est limitée à commenter (et encore après sélection comme pour Rue89) les articles écris par des «professionnels», on ne fait que dupliquer les «lettres des lecteurs» de la presse traditionnelle et l’on ne remet rien en question.

Par ailleurs, comme scientifique de formation, je suis assez amusé par la pseudo-objectivité dont s’affuble les vrais journalistes, sachant fort bien que celle-ci n’est jamais présente. La position idéologique des propriétaires, les choix éditoriaux ou d’affectation du chef de pupitre, les valeurs de leurs scribouilleurs et leur désir de plaire à leurs patrons tout concourent pour miner cette pseudo-objectivité. Je préfère un média qui affiche ses couleurs qu’un autre qui se cache derrière ce miroir aux alouettes.

En déclarant à quelle enseigne on loge, on peut chercher par la suite à y rassembler ceux, simples citoyens ou activisites qui s’y retrouvent, pour qu’ils contribuent à la production d’information.

Parlant d’information, il m’apparaît évident qu’avec le niveau actuel de littéracie au sein de la population, ce n’est pas l’écrit que constitue le meilleur support de l’information, mais l’audiovisuel. Ce n’est pas pour rien qu’Internet a vu une telle explosion de circulation de vidéos au cours des quatre dernières années. Ce qui m’amène au contrôle de plus en plus questionnable exercé par de grands groupes sur la circulation de l’information.

Je suis celui qui a posé la question concernant le Web2 lors de cette rencontre. En fait, dans leurs réponses, les panelistes n’ont pas abordé ce dont je voulais les entendre parler. J'aurais sans doute dû formuler plus clairement ma question en leur demandant ce qu’ils pensaient de la "privatisation de la socialisation" sur le Web. Car, prenons un exemple, Facebook s'approprie TOUT ce que leurs abonnés mettent sur leur site. Ceux-ci livrent des renseignements précieux sur leur réseau social, leurs goûts, leurs intérêts... une mine d'or pour le marketing, la CIA et tutti quanti. On est donc loin de l'appropriation citoyenne. Même chose pour YouTube, c'est l'univers des valeurs morales "made in USA" qui y règne. Qu'on en déroge et...

Au départ, le Web a permis l'appropriation des moyens de communications par les internautes... en autant que ceux-ci créent et alimentent des sites/outils leurs permettant d'en garder le contrôle.

Ainsi, il m'est apparu assez biscornu que la webdiffusion de cet événement soit réalisée par l'intermédiaire d'un fournisseur comme livestream, entreprise capitaliste américano-indienne, alors que des organisations démocratiques locales (incluant la coop de solidarité WebTV) avaient les capacités de l'effectuer, ce qui aurait été plus en harmonie avec le contenu et le titre de cette rencontre.


Coopérativement,


Pierre-Alain Cotnoir

Web TV Coop
4543 rue Saint-Denis, Montréal (Québec), Canada, H2J 2L4
Tél: 514-563-2222, Tél/Fax: 514-563-2223, Cell. : 514-978-7168
Courriel: pac@webtv.coop  Portail: http://webtv.coop


L'énergie quand on la partage, on la divise.
L'information quand on la partage, on la multiplie.
 

 

 

COMMENTAIRE 2

De : Sylvie Nicolet [mailto:nicolet.sylvie@orange.fr]
Envoyé : 29 août 2009 00:20
À : contact@manuscritdepot.com
Objet : le "journalisme citoyen"
 

Bonjour,

Juste un petit mot pour vous dire que cette notion d'un "journalisme citoyen" réservé à des non journalistes est pour moi un non sens.


On est journaliste où on ne l'est pas. Le journalisme n'est pas un loisir, on ne le pratique pas comme la peinture ou la musique, en amateur. Pourquoi ?


Et bien simplement parce que l'exercer sans en connaître les règles et sans en assumer les responsabilités peut s'avérer extrêmement dangereux. L'information délivrée de travers façonne le jugement de ceux qui la reçoivent et, à grande échelle, comme cela se produit aujourd'hui sur le net, cela aboutit à une gigantesque entreprise de désinformation.


Personne ne tolérerait que des avocats ou des médecins exercent en amateur parce cela pourrait avoir de graves conséquences sur la vie des personnes.


Je suis convaincue que la multiplication de ce que vous appelez "les média citoyens" a des effets nocifs sur la vision et la compréhension du monde.


Ce qui s'écrit aujourd'hui sur Internet se disait avant au bistrot. Et à l'époque (pas si lointaine), personne n'aurait songé à appeler cela du journalisme, citoyen ou pas...

Cordialement,

Sylvie Nicolet,

PS : Je suis moi-même journaliste mais ne vous méprenez pas : ma réaction n'est pas dictée par le corporatisme. Cela fait plus de 20 ans que je m'interroge chaque jour sur ce qu'est mon métier, sur le rôle qui est le mien et sur mes responsabilités. Et sincèrement, quand je parcours Internet, je souffre de voir l'information traitée avec autant de légèreté, d'approximations et de contre-vérités...
 

 

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Article mis en ligne le 29 août 2009

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