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Article mis en ligne le 3 novembre 2009

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Serge-André Guay, président

Fondation littéraire Fleur de Lys

contact@manuscritdepot.com

La crise des médias s'étend à la presse citoyenne en ligne

 

Dans un courriel adressé à ses rédacteurs, le média citoyen français AgoraVox se dit affecté par la crise dans les médias et demande de l'aide : «Comme vous le savez la presse est en pleine crise. Le constat n’est pas nouveau, mais la situation s’aggrave et touche désormais Internet. Le marché de la publicité s’effondre. Où en est le média AgoraVox ? Pourquoi avons-nous besoin de votre aide ?»

 

Dans son courriel (voir ci-dessous), Carlo Revelli de Fondation AgoraVox, soutient que «Le modèle publicitaire ne permet plus d’assurer la survie du média, bien que l’audience du site soit toujours au rendez-vous avec plus d’un million de visiteurs par mois.» Pour combler le manque à gagner, AgoraVox lance sa fondation et fait appel à ses lecteurs, ses rédacteurs et autres sympathisants.

 

 

Courriel d'AgoraVox

Bonjour,

 

Comme vous le savez la presse est en pleine crise. Le constat n’est pas nouveau, mais la situation s’aggrave et touche désormais Internet. Le marché de la publicité s’effondre. Où en est le média AgoraVox ? Pourquoi avons-nous besoin de votre aide ?

 

AgoraVox est le seul média d’information généraliste sur Internet qui soit 100 % participatif, 100 % citoyen.

 

AgoraVox est devenu, au fil du temps, le lieu de rendez-vous de tous les citoyens avides de débats, d’échanges et de polémiques, passionnés d’information et souvent insatisfaits de ce qu’en ont fait les médias traditionnels. AgoraVox permet de vous informer autrement. AgoraVox permet de vous exprimer et de vous faire écouter. Votre parole peut avoir un impact car AgoraVox est souvent lu par des hommes politiques, des journalistes, des professionnels ou autres décideurs qui parfois font même partie de nos rédacteurs ou commentateurs.

 

AgoraVox est aujourd’hui en danger. Le modèle publicitaire ne permet plus d’assurer la survie du média, bien que l’audience du site soit toujours au rendez-vous avec plus d’un million de visiteurs par mois. Nous pensons que l’information ne doit pas dépendre de sociétés d’investissement ou d’industries, qu’elle ne doit pas dépendre non plus de l’État.

 

Comme nous sommes convaincus qu’AgoraVox doit poursuivre son aventure et même se développer, nous devons imaginer des solutions de solidarité et de coopération pour en préserver l’indépendance.

 

AgoraVox est devenu une Fondation en 2008 dans ce but. Le Ministre de la Justice belge a récemment signé l’arrêté qui reconnaît le caractère d’utilité publique de la Fondation AgoraVox.

 

Dans ce souci d’indépendance, AgoraVox initie un réseau de solidarité basé sur le don.

 

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. Les dons servent à améliorer la qualité du site, à financer les serveurs, les ressources humaines, techniques et juridiques, ainsi qu’à financer des enquêtes participatives pour que le site se renforce et se développe.

 

En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d’expression et d’information.

 

Pour en savoir plus sur ce système de dons

 

Merci d’avance.

 

À bientôt

 

Carlo Revelli
Fondation AgoraVox

 

 

Dans l'article publié en ligne à ce sujet, l'équipe d'AgoraVox nous en dit un peu plus sur cette crise des médias en ligne sur Internet : «Les « pure player », ces journaux d’information présents uniquement sur la Toile, n’échappent plus à la crise. Ils sont même touchés de plein fouet. Actuellement, même si certains semblent s’en sortir mieux que les autres, aucun journal en ligne n’est réellement à l’équilibre : ni Rue89, ni LePost, ni Bakchich, ni Médiapart, ni Arrêt sur images, ni Slate. Certains sont au bord du dépôt de bilan tandis que d’autres voisins sont même obligés de fermer définitivement les portes...»

 

AgoraVox fait ici référence à la fermeture de site d'information espagnol Soitu.es le 27 octobre dernier après seulement vingt-deux mois d'existence et alors qu'il venait de recevoir le mois dernier le prix du meilleur site d'information non-anglophone de l'Online News Association (ONA) américaine, la plus grande organisation mondiale de news sur le web.

 

 

Selon Rue89, un autre médias citoyen français avec également plus d'un million de visiteurs uniques par mois, la fermeture du site d'information espagnol Soitu.es est aussi lié à la baisse générale des revenus publicitaires qui affecte l'ensemble des médias. Dans son article Fin de partie pour le site d'information espagnol Soitu.es, le journaliste Pierre Haski de Rue89 écrit : «La crise économique et financière, qui frappe l'Espagne plus durement encore que d'autres pays d'Europe, est venue réduire ces espoirs, et a créé de sérieuses difficultés à Soitu.es dont le modèle était sans doute trop largement dépendant des recettes publicitaires.»

 

Rue89 parviendrait à se tirer d'affaires en raison de la diversification de ses revenus explique le journaliste Pierre Haski. En effet, Rue89 ajoute aux revenus publicitaires ceux de son service de formation continue et de développement de sites web en plus de ceux de la vente de T-shirts et de mugs. (Voir ci-dessus)

 

 

Extrait de Fin de partie pour le site d'information espagnol Soitu.es,

Pierre Haski, Rue89, 27 octobre 2009

De la prestation de service, de la formation continue et des mugs
 

Pour anticiper les questions qui seront inévitablement, et légitimement, posées sur la situation de Rue89, nous ne sommes pas dans la même situation que nos amis de Soitu.es.

 

Lancé un peu plus tôt, en mai 2007, Rue89 a développé un modèle économique mixte dans lequel la publicité sous toutes ses formes (bannières, mur, liens sponsorisés…) n'est pas la seule source de revenus, grâce aux activités de prestation de service (développement de sites pour d'autres clients), de formation continue, et de vente de T-shirts et de mugs.

 

De plus, Rue89 est resté d'une taille modeste avec vingt salariés, sans doute plus adaptée à l'environnement économique du web en période de crise.

 

Rue89 se différencie également de nos amis espagnols par son actionnariat, majoritairement contrôlé par les fondateurs et des investisseurs amis, et bénéficie, en cette période délicate, du soutien renouvelé de ses actionnaires.

 

Rue89 bien parti pour atteindre l'équilibre…

sur le seul quatrième trimestre

 

Avec à peine deux ans et demi d'existence, Rue89 approche progressivement de l'équilibre économique. Celui-ci pourrait être ponctuellement atteint au quatrième trimestre 2009, mais pas encore en année pleine. Il faudra sans doute attendre encore trois ou quatre trimestres avant d'atteindre le point d'équilibre, clé de l'indépendance et de la pérennisation de l'entreprise.

 

La disparition de Soitu.es montre l'ampleur de la crise que traverse le secteur des médias dans les pays industriels, anciens comme nouveaux médias. Aux Etats-Unis, la diffusion de la presse écrite a baissé de plus de 10% au cours des six mois se terminant en septembre, illustrant l'impact de la tourmente sur les « vieux » médias, qui a déjà emporté plusieurs titres outre-Atlantique.

 

Dans le même temps, les nouveaux médias Internet expérimentent différents modèles économiques dans un secteur où il n'en existe aucun ayant fait ses preuves et dans un contexte de récession. La mort de Soitu.es montre que tous ne réussiront pas, même si Internet incarne l'avenir de l'information.»

 

Fin de partie pour le site d'information espagnol Soitu.es,

Pierre Haski, Rue89, 27 octobre 2009

 

 

 

Au Québec, les fondateurs du média citoyen CentPapiers, Jean-Philippe Wauthier et Olivier Niquet, appellent aussi à l'aide mais pour des raisons différentes. Dans un billet publié le 7 octobre dernier sous le titre CentPapiers a besoin d’aide, monsieur Olivier Niquet écrit : «CentPapiers, la plateforme de journalisme citoyen que Jean-Philippe Wauthier et moi avons fondé il y a environ trois ans, a besoin d’aide. Comme Jean-Philippe et moi sommes un peu pris par le Sportnographe, nous n’avons plus de temps pour en assurer la gestion et pour en faire la promotion.» (Le Sportnographe est le site de Radio-Canada dédié aux sports). Visiblement, CentPapiers, le premier média citoyen au Québec, n'a pas suffisamment rapporté d'argent pour assurer un salaire à ses deux fondateurs et ces derniers ont dû se tourner vers d'autres sources de revenus pour vivre. «Nous cherchons donc des partenaires qui seraient intéressés à assurer la gestion quotidienne du site (validation et édition des articles) et la promotion du site.» écrit monsieur Niquet. (Voir ci-dessous)

 

CentPapiers a besoin d’aide
7 octobre 2009 | 0 commentaire(s) | 156 affichage(s)

CentPapiers, la plateforme de journalisme citoyen que Jean-Philippe Wauthier et moi avons fondé il y a environ trois ans, a besoin d’aide. Comme Jean-Philippe et moi sommes un peu pris par le Sportnographe, nous n’avons plus de temps pour en assurer la gestion et pour en faire la promotion.

Le site continue d’accueillir environ 1000 visiteurs uniques par jours et de générer de 2000 à 3000 pages vues quotidiennement. Pas énorme, mais bon. C’est aussi 4500 articles publiés, 8000 commentaires, et 2500 rédacteurs inscrits. Surtout, ça reste le premier site du genre au Québec, et il bénéficie d’une certaine notoriété. Nous sommes régulièrement sollicités pour nous prononcer dans les médias.

Assurément, le potentiel est là, mais nous n’avons pas le temps de faire la promotion du site et d’assurer son épanouissement.

Nous cherchons donc des partenaires qui seraient intéressés à assurer la gestion quotidienne du site (validation et édition des articles) et la promotion du site.

Nous sommes ouverts à toutes sortes de partenariat. Une participation dans l’entreprise, un partage des revenus, une fusion, whatever.

Si la chose vous intéresse, contacter moi oniquet sur gmail.

 

Olivier Niquet

 

 

 

En conclusion

 

Définitivement, l'économie de l'édition papier ne règle pas tout pour les médias en ligne, ni même l'achalandage de plus d’un million de visiteurs uniques par mois. Pourtant, on pensait exactement le contraire au commencement. L'histoire des médias citoyens tient en quelques années. AgoraVox a vu le jour en 2005, CentPapier suit en 2006 et Rue89 en 2007. Le modèle économique initial fondé sur les économies du numérique, du virtuel, de l'Internet et du web et sur les revenus publicitaires ne semble plus assurer la pérennité de l'aventure des «journalistes citoyens». La crise financière actuelle a bousillé ce modèle économique sur lequel misaient les médias citoyens en provoquant une baisse marquée des revenus publicitaires. Est-ce que la reprise économique règlera les problèmes financiers des médias citoyens ? Certainement pas, du moins complètement, car il faut trouver un modèle économique capable d'affronter les crises de financement ou les fluctuations du marché publicitaire. La diversification des sources de revenus s'avère une solution intéressante mais elle n'est pas à la portée de tous. On ne diversifie pas ses revenus sans investissement. Or, en raison de leur trop courte histoire, les médias citoyens n'ont pas eu le temps d'engranger les profits utiles pour investir d'autres sources de revenus. Il revient donc aux lecteurs et aux rédacteurs d'aider leurs médias citoyens à traverser la crise financière. Bref, comme pour tout autre média, l'avenir immédiat des médias citoyens est entre les mains de ses lecteurs et de ses rédacteurs !

 

 

Serge-André Guay, président éditeur

Fondation littéraire Fleur de Lys

 

Téléphone : 581-988-7146 (Lévis, Québec)

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