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Article mis en ligne le 4 novembre 2009

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Serge-André Guay, président

Fondation littéraire Fleur de Lys

contact@manuscritdepot.com

Élection 2009 à la présidence
de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec

 

La neutralité du président sortant pointée du doigt par les deux candidats

 

Le candidat à la présidence de la Fédération professionnelle des journaliste du Québec (FPJQ) Martin Bisaillon, journaliste à RueFrontenac.com et employé en lock-out du Journal de Montréal, accuse le président sortant de d'avoir rompu avec la tradition de neutralité de l'organisme.

 

Dans une lettre «InfoFPJQ hors-série» consacrée au programme des candidats à la présidence de la fédération, le journaliste Martin Bisaillon écrit : «La Fédération professionnelle des journalistes du Québec a suscité beaucoup de mécontentement ces derniers mois parmi  ses membres, notamment en raison de la prise de position du président sortant  sur le conflit de travail au Journal de Montréal. En janvier dernier, François Bourque s’était  insurgé contre les députés qui disaient ne plus vouloir donner d’entrevue au Journal de Montréal en raison du lock-out décrété par Quebecor le 24 janvier. Par cette prise de position,  M. Bourque a rompu avec la tradition de neutralité de la FPJQ. Pis encore, son intervention a fait en sorte que les partis politiques à Québec se sont sentis libres de collaborer avec le Journal de Montréal en lock-out, alimentant ainsi un média privé de ses artisans. M. Bourque aurait du s’en tenir au principe de neutralité de la FPJQ dans ce dossier.» (Voir le programme complet du journaliste Martin Bisaillon ci-dessous) Photo : Martin Bisaillon ( Source )
 

 

Lettre InfoFPJQ hors-série
Lundi, 2 novembre 2009

Programme de Martin Bisaillon, journaliste, RueFrontenac.com

Une équipe unie pour diriger la FPJQ

Soucieux de l’avenir  de notre profession, j’ai décidé de me poser ma candidature à la présidence de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ). Pour m’appuyer, je me suis entouré de Brian Myles (Le Devoir), d’Isabelle Richer (Radio-Canada), d’André Noël (La Presse) et de Michel Corbeil (Le Soleil). Ensemble, nous voulons insuffler une nouvelle énergie à la fédération en cette période de crise.

Cette crise touche tous les journalistes, qu’ils soient cadres, pigistes ou employés. Nous croyons qu’il nous incombe de défendre notre profession en faisant entendre  plusieurs voix.  Les  financiers, les analystes économiques ou les universitaires ne sont pas mieux informés que nous pour en parler, bien au contraire.

Malheureusement ils ont occupé le haut du pavé depuis le début de ce que l’on nomme «la crise des médias». Personne n’est mieux placé qu’un journaliste pour faire valoir l’importance de la qualité et de la diversité des sources d’information dans une société démocratique. Comme professionnels engagés à promouvoir notre métier, notre devoir est de faire comprendre aux grands groupes de presse, aux pouvoirs politiques et à la population en général notre valeur et notre importance dans la préservation de la démocratie.

Grogne


La Fédération professionnelle des journalistes du Québec a suscité beaucoup de mécontentement ces derniers mois parmi  ses membres, notamment en raison de la prise de position du président sortant  sur le conflit de travail au Journal de Montréal. En janvier dernier, François Bourque s’était  insurgé contre les députés qui disaient ne plus vouloir donner d’entrevue au Journal de Montréal en raison du lock-out décrété par Quebecor le 24 janvier.

Par cette prise de position,  M. Bourque a rompu avec la tradition de neutralité de la FPJQ. Pis encore, son intervention a fait en sorte que les partis politiques à Québec se sont sentis libres de collaborer avec le Journal de Montréal en lock-out, alimentant ainsi un média privé de ses artisans. M. Bourque aurait du s’en tenir au principe de neutralité de la FPJQ dans ce dossier.

Les journalistes qui se présentent avec moi entendent maintenir cette neutralité comme valeur absolue. En revanche, nous  ne pouvons pas  ignorer la réalité qui nous heurte. Cette réalité est sombre : salles de presse atrophiées, lock-out ou menaces de lock-out, multiplication des blogueurs et autres «journalistes citoyens»,  banalisation de l’information au point d’en faire un objet de consommation.

Nous nous présentons en équipe afin de donner davantage de cohérence dans la direction que nous souhaitons insuffler à la FPJQ. Notre message en est un d’unité et d’inclusion avec tous les membres de la fédération, qu’ils soient pigistes, employés ou cadres puisqu’en définitive nous  avons tous à cœur notre métier.

En cette période de crise, la FPJQ a besoin d’une direction forte, unie et résolue. C’est cela que proposons en toute humilité  à nos collègues de tous les médias.

Il nous apparaît hasardeux de s’avancer sur le terrain fort glissant des promesses et des engagements. Nous préférons parler de chantiers ou points d’intérêt qui, à notre avis, méritent l’attention des professionnels de l’information. Les voici :

  • Les effets de la convergence sur la pratique du métier;

  • L’essor de  l'information régionale et locale :

  • Les conditions de travail des pigistes;

  • L’ouverture de la FPJQ aux médias anglophones et des communautés culturelles.

Notre travail, il va sans dire, exigera de relever des défis imprévus. Nous y ferons face en consultant nos membres, en mettant nos idées en commun et en agissant dans le meilleur intérêt de notre profession.  

Je suis persuadé que sous mon leadership, notre équipe réussira à refaire l’unité de la fédération.  Même si nous n’avons pas été d’accord avec certaines de ses prises de position, il ne nous appartient pas de juger la présidence précédente. D'ailleurs je tiens à exprimer ma reconnaissance à François Bourque pour avoir accepté cette tâche parfois ingrate. Son sens de l’engagement bénévole mérite d’être souligné en dépit de nos divergences.

 

 

Biographie

  • Actuellement journaliste à RueFrontenac.com, le média des employés en lock-out du Journal de Montréal.

  • Mars 2008 à septembre 2009 : Vice-président rédaction du syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal (STIJM).

  • 2005-2009 : Journaliste surnuméraire à la nouvelle générale puis journaliste permanent à la section économique du Journal de Montréal.

  • 2003-2005 : Journaliste pigiste, chroniqueur et recherchiste pour CKAC, CIBL et La Semaine, entre autres.

  • 1998-2003. Recherchiste à Radio-Canada pour les projets transculturels et à Zone Libre.

  • Auteur  de quatre livres, tous publiés aux Éditions des Intouchables : Raël, Enquête sur le mouvement raélien (2003), Le Perdant (2004), L’Infiltrateur (2005) et Buffet à volonté sur le web (coécrit avec Isabelle Maher) qui sera en librairie le 12 novembre.

  • Détenteur d’une Maîtrise en histoire (UQAM 1996).

 

Source

 

 

Pour sa part, le journaliste François Cardinal du quotidien montréalais La Presse, également candidat à la présidence de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, soulève aussi la question de la neutralité mais avec beaucoup plus de délicatesse et de doigté en écrivant: «Imaginons maintenant une FPJQ plus radicale, une FPJQ qui se jette dans la mêlée, bref une FPJQ détournée de ses valeurs fondatrices. Aurait-elle la crédibilité nécessaire pour asseoir à une même table des groupes de presse aux intérêts divergents? Évidemment pas. Certes, il y a du mécontentement au sein de la Fédération, avec raison. Appelée à réagir à chaud sur des dossiers extrêmement complexes et délicats, la FPJQ marche constamment sur des œufs, et en casse parfois. Ayant un large membership, elle déplaît à l’occasion à certains de ses membres, qui hélas s’y retrouvent moins.» (Voir le programme complet du journaliste François Cardinal ci-dessous) Photo : François Cardinal © 2000-2009 Cyberpresse inc., une filiale de Gesca. Tous droits réservés ( Source )

 

 

Lettre InfoFPJQ hors-série
Lundi, 2 novembre 2009

Programme de François Cardinal, journaliste, La Presse

Miser sur nos intérêts communs

La crise des médias nous interpelle comme employé, syndiqué et pigiste, en ce qu’elle se traduit par une baisse de nos conditions de travail, de nos ressources professionnelles, des contrats qui nous sont accordés.

Mais la crise nous interpelle aussi, plus largement, comme travailleur de l’information, en ce qu’elle ouvre la porte à une baisse de la qualité des contenus, voire à la disparition des médias qui nous emploient.

Une crise donc, mais plusieurs impacts qui obligent les syndicats, l’Association des journalistes indépendants et la Fédération à veiller à ce que l’information et les conditions dans lesquelles elle est produite ne pâtissent pas des compressions généralisées.

Il nous importe cependant d’avoir, dans cette période houleuse, une organisation neutre, fédératrice et crédible qui, au-delà des conflits de travail, s’assure que l’accès à l’information, la liberté de presse et le droit du public à l’information ne soient en rien sacrifiés.

L’actualité nous livre d’ailleurs actuellement, avec l’affaire «Ma Chouette», une preuve que l’objectivité de la FPJQ demeure cruciale pour tous les journalistes. Sans elle, il n’y aurait probablement pas eu de consortium de groupes de presse pour épauler le journaliste Daniel Leblanc devant la Cour suprême, dans le but de protéger le recours aux sources anonymes.

Il est d’ailleurs dans la tradition de la FPJQ de réunir ainsi des entreprises concurrentes au profit de ses membres. Rappelons-nous seulement la création d’un centre de perfectionnement des journalistes, ou encore le front commun créé il y a quelques années pour défendre le pigiste Éric Barbeau contre la firme Pelcom.

Imaginons maintenant une FPJQ plus radicale, une FPJQ qui se jette dans la mêlée, bref une FPJQ détournée de ses valeurs fondatrices. Aurait-elle la crédibilité nécessaire pour asseoir à une même table des groupes de presse aux intérêts divergents? Évidemment pas.

Certes, il y a du mécontentement au sein de la Fédération, avec raison. Appelée à réagir à chaud sur des dossiers extrêmement complexes et délicats, la FPJQ marche constamment sur des œufs, et en casse parfois. Ayant un large membership, elle déplaît à l’occasion à certains de ses membres, qui hélas s’y retrouvent moins.

Autant de raisons d’avoir un conseil d’administration hétérogène au sein duquel les débats peuvent se faire, d’avoir une direction qui embrasse plutôt qu’elle ne divise, qui écoute plutôt qu’elle ne poursuit des desseins fixes.

Cela pour préserver les acquis, mais aussi pour insuffler à la FPJQ une ouverture nouvelle et nécessaire, qui permettrait de consulter davantage les membres, de moderniser l’organisation, de mieux orienter ses priorités, de susciter plus d’implication en région, voire d’ouvrir de nouveaux fronts comme la tarification des pigistes, afin de répondre aux doléances croissantes des membres.

En tant que journalistes professionnels, nous avons assurément des intérêts divergents. Mais nous avons surtout, à la base, des intérêts communs qui nous distinguent des communicateurs.

Voilà sur quoi il faut miser, voilà sur quoi je veux miser, en étant à la fois à l’écoute et prêt à travailler avec tous ceux qui présenteront leur candidature au conseil d’administration.

 

* * *

 

Priorités

  • Priorité 1 : S’assurer que les salles de nouvelles continuent, malgré les réductions de coûts, d’offrir les ressources nécessaires pour faire un travail de qualité.

  • Priorité 2 : Protéger le travail des journalistes professionnels en participant activement aux débats sur l’avenir du métier, sur les conditions dans lesquelles il se pratique et sur la distinction entre information et communication.

  • Priorité 3 : Consulter davantage, afin de moderniser la FPJQ, de préciser ses priorités, de susciter plus d’implication et d’ouvrir de nouveaux fronts.

 

* * *

 

Biographie

  • Je suis journaliste depuis une dizaine d’années, pendant lesquelles j’ai principalement œuvré dans les quotidiens : La Presse, Le Devoir et Le Journal de Montréal.

  • Après avoir commencé à titre de commis au Devoir, j’ai occupé dans ce journal les fonctions de pupitreur, de reporter au général, de correspondant parlementaire à l’Assemblée nationale et de journaliste attitré aux affaires municipales.

  • Je me suis aussi impliqué dans le milieu journalistique, pendant cette période, en codirigeant le magazine Le 30.

  • En décembre 2002, j’ai été embauché par La Presse, où j’ai continué à couvrir la politique municipale, après quoi j’ai été nommé éditorialiste. Depuis quatre ans, je suis reporter à l’environnement. Je suis aussi, parallèlement, chroniqueur à C’est bien meilleur le matin, à la radio de Radio-Canada.

  • Dans un passé pas si lointain, j’ai aussi travaillé à titre de pigiste à l’écrit, j’ai dirigé des magazines et j’ai oeuvré à la télévision comme recherchiste, d’abord à TQS puis pour diverses boîtes de production comme Cirrus. Plus récemment, j’ai été chroniqueur aux émissions Bazzo.tv et La Vie en vert, à Télé-Québec.

  • Auteur de l’essai Le mythe du Québec vert, publié en 2007, j’ai aussi participé à différents ouvrages collectifs.

 

Source

 

 

En conclusion

 

La neutralité de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec occupe donc une place centrale dans la campagne des candidats à la présidence. À titre de citoyen, nous devons nous devons nous réjouir de cette préoccupation des journalistes au sein de leur fédération. En revanche, la neutralité même des journalistes, y compris de leurs choix parmi les informations, n'est pas toujours une partie gagnée d'avance et tous les citoyens doivent demeurer vigilants.

 

En effet, comme je le mentionne aussi souvent que possible dans ces pages, «Informer, c'est choisir», c'est d'abord et avant tout «choisir». Car les informations disponibles se comptent par milliers à chaque jour. Il faut avoir travaillé dans la salle de rédaction d'un média pour comprendre jusqu'à quel point les journalistes sont débordés d'information d'heure en heure. Leur premier travail : choisir l'information à laquelle ils donneront suite et celle à laquelle ils ne donneront aucun écho. Bref, les citoyens ne sont pas informés de tout par les journalistes. Et leurs choix ne sont pas toujours aussi neutres ou objectifs que le prescrit leur code de déontologie. De plus, il y a la politique éditoriale du médias pour lequel le journaliste travaille, une politique qui n'est pas toujours indépendante des intérêts particuliers des patrons de la rédaction et des propriétaires.

 

Mais il y a plus encore, il s'agit parfois de critiquer un journaliste pour qu'il rejette d'emblée l'information que vous lui proposée. Et l'affaire n'en demeure pas là nécessairement. Le journaliste avise ses confrères. David Patry, journaliste en louk-out du Journal de Montréal, m'écrivait le 17 mars dernier (2009), à la suite d'une critique de son travail dans ces pages: «Bonne chance pour essayer de convaincre un des journalistes qui écrit pour le Journal de Montréal à ma place actuellement, patron ou scab, de parler de ta fondation!» Monsieur Patry fait-il ici allusion à une liste noire circulant entre les journalistes du Journal de Montréal ? Voilà donc le lectorat du Journal de Montréal privé d'information au sujet de la Fondation littéraire Fleur de Lys uniquement parce que son président a osé critiquer publiquement un de ses journalistes. Dans cette affaire, la neutralité a vite fait place au corporatisme journalistique devant la critique. Ce n'est pas normal. Mais ce sont les règles du jeu. Il y a un prix à payer pour critiquer. Au final, c'est la population qui en paye le prix car elle se voit privée d'information. Il ne faut donc pas s'étonner que des gens passent désormais des heures et des heures à écrire leurs propres nouvelles sur leur propre site web d'information, comme je viens de le faire.

 

 

À LIRE SUR CE SITE :

 

Dossier : Élection 2009 à la présidence

de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec

 

La neutralité du président sortant pointée du doigt par les deux candidats

 

Un candidat s'en prend à la «multiplication des blogueurs et autres «journalistes citoyens»

 

Le radicalisme du journaliste Martin Bisaillon, candidat à la présidence de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, faire craindre le pire pour la crédibilité de l'organisme de défense de la liberté de presse et du droit public à l’information

 

François Bourque, président sortant de la FPJQ donne son appui à François Cardinal et dénonce l'approche syndicaliste de Martin Bisaillon

 

Le journaliste Martin Bisaillon se retire de la course à la présidence de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec

 

Le «clan Bisaillon» remporte la présidence de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec avec Brian Myles

 

 

À lire aussi :

 

Commentaire au sujet du dossier : «Fin des journaux, fin des nations?»
Le Devoir, 27 et du 28 juin 2009

 

 

Serge-André Guay, président éditeur

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