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Article mis en ligne le 15 novembre 2009

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Serge-André Guay, président

Fondation littéraire Fleur de Lys

contact@manuscritdepot.com

 

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Réponse à la lettre d'opinion «La fin de l'édition» signée par Giovanni Calabrese, directeur-fondateur des éditions Liber, et publiée dans LE DEVOIR

 

Opinion

 

L’avenir de l’édition

 

Serge-André Guay, président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

Éditeur libraire québécois en ligne sur Internet — http://manuscritdepot.com/

 

Cette lettre répond à celle de Giovanni Calabrese, Directeur-fondateur des éditions Liber, publiée en dans l'édition du samedi 14 et du dimanche 15 novembre 2009 du quotidien LE DEVOIR sous le titre évocateur «La fin de l'édition». Monsieur Calabrese entrevoit que l’auteur et ses lecteurs se passeront «de l'éditeur, du libraire, du bibliothécaire, du critique, éventuellement du professeur» puisque les nouvelles technologies, y compris l’Internet, permettent désormais de passer directement «du producteur au consommateur» en se soustrayant aux jugements et aux refus de la chaîne traditionnelle du livre pour connaître enfin son heure de gloire et ainsi jouir de la reconnaissance tant recherchée à la face du monde entier. On trouve là la promesse de l’autoédition en ligne avec impression papier et numérique à la demande. Mais cette nouvelle option ne sonne pas pour autant le glas de l’édition. Il suffit de quelques ajustements et l’avenir s’éclaircira.

 

L’éditeur intéressé reconnaîtra dans les nouvelles technologies une occasion unique de s’éloigner un tant soit peu des critères de sélection purement financiers influençant ses choix. La publication numérique revient à 10% du coût de la publication papier. Ainsi, elle peut servir de banc d’essai économique pour les oeuvres jugées trop risquées par l’éditeur pour engager les dépenses d’une édition papier traditionnelle. Si tous les frais en amont de la publication elle-même demeurent inchangés, l’éditeur économisera les frais en aval en vendant lui-même ses exclusivités numériques sur son site web. Et avec le numérique, il n’y a aucun invendu. La magie du numérique s’opère avec un seul et unique exemplaire, acheminé au lecteur en pièce jointe à un courriel de remerciement pour son achat. Du même coup, l’éditeur évite les frais d’entrepôt numérique proposé par l’Association nationale des éditeurs de livres ou une hausse des frais d’hébergement au fur et à mesure qu’augmente le nombre d’œuvres numériques sur son serveur. L’éditeur peut donc lui aussi s’adresser directement aux lecteurs potentiels, et ce, avec un avantage indéniable sur l’auteur autoédité : la réputation et la marque de sa maison d’édition

 

Et que dire de la relance des titres épuisés sous format numérique. Voilà une belle occasion d’affaires si on dispose du fichier numérique original. Depuis l’arrivée du traitement de texte dans les années 80, bon nombre d’éditeurs disposent du matériel de base nécessaire pour produire des exemplaires numériques, ne serait-ce qu’un simple fichier PDF. En l’absence de telles archives, la numérisation de la plus récente édition papier permettra la relance numérique du titre. Bref, aujourd’hui, il n’y a aucune raison pour qu’un titre soit dit «épuisé» et ne rapporte plus un cent, tant à l’éditeur qu’à l’auteur.

 

Évidemment, me dira-t-on, le numérique, c’est bien beau mais les gens préfèrent et de loin le bon vieil exemplaire papier. L’offre numérique trouve aujourd’hui son équivalent papier dans l’impression à la demande (Print On Demand – POD), la vraie, celle qui permet d’imprimer un seul exemplaire à la fois à la demande expresse de chaque lecteur. J’insiste, je ne parle pas de micro-tirage de 5, 10, 25 ou 50 exemplaires mais bel et bien d’un seul exemplaire à la fois. Ainsi, chaque exemplaire imprimé est un exemplaire vendu d’avance. Ici encore, plus aucun entreposage et plus aucun invendu.

 

Malheureusement, le Québec ne compte aucune presse à la demande même si son invention date déjà d’une dizaine d’années. Nous remédierons à cette situation d’ici 12 à 18 mois grâce à l’acquisition d’une «Espresso Book Machine» (EBM) par notre fondation, le même appareil acquis par la Bibliothèque de l’Université McGill au printemps dernier, mais dont l’usage est réservé à l’interne. En moins de trois minutes, l’EBM imprime et relie un exemplaire papier de 350 pages avec couverture souple en couleur d’une qualité plus que respectable sous l’opération d’une seule personne. Reste plus qu’à glisser le livre dans une enveloppe, à l’adresser au lecteur et à poster le tout.

 

Impossible de justifier une annonce de la fin de l’édition, aussi traditionnelle puisse-t-elle être, pour autant qu’elle gagne en ouverture sur le monde numérique et l’impression à la demande.

 

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À LIRE AUSSI :

 

Projet de plateforme québécoise d'autoédition sur le web pour contrer l'américaine LULU.COM : visite des installations de l'Espresso Book Machine à la bibliothèque de l'université McGill à Montréal

 

 

 

Serge-André Guay, président éditeur

Fondation littéraire Fleur de Lys

http://manuscritdepot.com/

 

31, rue St-Joseph, Lévis, Québec. Canada. G6V 1A8

 

Téléphone : 581-988-7146

 

 

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