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Toujours sans nouvelle de  Monsieur Pierre Aubry,

directeur, région de Montréal, ministère de la Culture

et des Communications du Québec

 

 

Lors d'une rencontre le 10 juillet 2007, monsieur Pierre Aubry, directeur pour la région de Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec, promettait à une délégation de la Fondation littéraire Fleur de Lys de lui donner des nouvelles sur l'état de la situation, y compris les possibilités de financement, dans le dossier de l'édition en ligne au sein de son ministère, et ce avant la fin du mois d'août. Aujourd'hui, le 18 juin 2008, onze mois après ce délai, nous sommes encore et toujours sans nouvelle de monsieur Aubry.

 

Doit-on interpréter ce silence du plus haut dirigeant du ministère à Montréal comme un simple oubli ou une conséquence d'un agenda trop chargé, d'un manque de collaboration de ses collègues du ministère auxquels monsieur Pierre Aubry devait s'adresser pour dresser cet état de la situation ?

 

 

J'ai toujours considéré que laisser une personne sans réponse est un manque de respect. Très jeune, on m'a appris qu'une personne responsable a le devoir d'aviser son correspondant si elle ne peut pas lui répondre dans le délai convenu. Ce faisant, le directeur régional du ministère québécois de la Culture et des Communications à Montréal, monsieur Pierre Aubry, manque doublement de respect à la délégation de la Fondation littéraire Fleur de Lys qu'il a rencontrée.

 

 

Toujours est-il que cette promesse brisée de la part d'un fonctionnaire, fut-il cadre ou simple employé de l'état, n'étonnera pas personne. En effet, avec les années, la population québécoise s'est habituée, au contact de l'état, à tant de bris de parole de la part des fonctionnaires et des politiciens que plus rien ne peut la surprendre. En fait, il n'y a rien de plus facile que de prendre en défaut de communication un fonctionnaire. L'absence d'accusé de réception et l'absence de suivi sont légion à un point tel que les excuses les plus sincères n'ont plus aucun effet sur la frustration de la population.

 

La conséquence est connue : la population n'a pas l'impression d'être écoutée, tant par l'appareil gouvernemental que par les politiciens. Mais personne ne semble savoir comment être vraiment à l'écoute de la population puisque la situation perdure depuis plusieurs années déjà.

 

Pourtant, il n'y a rien de plus simple que d'être à l'écoute des gens puisque cela relève des principes de base de toute communication. Répondre lorsqu'une personne communique avec nous, par téléphone, par courrier ou par courriel. Accuser réception de chaque communication reçue. Ne pas s'engager par des promesses que l'on risque de ne pas tenir. Et, par-dessous tout, ÊTRE PRÉVENANT, par exemple, en prenant soin de communiquer le report d'un échéance le cas échéant, plutôt que de laisser la personne sans nouvelle et ainsi lui laisser croire à un MANQUE DE RESPECT ET DE PROFESSIONNALISME. Monsieur Pierre Aubry ne semble pas parfaitement au fait de ces principes de base de toute communication responsable même s'il travaille au ministère des COMMUNICATIONS du Québec.

 

Il faut se souvenir que la rencontre avec monsieur Pierre Aubry le 10 juillet dernier avait été obtenue, pour ne pas dire arrachée, à la suite d'une lettre de protestation d'une douzaine de pages suite au refus de notre demande de subvention pour notre projet «Initiation à l'édition» dans le cadre du programme «Aide aux projets/Accueil de projet» dudit ministère. Il s'agissait de la troisième lettre adressée à monsieur Pierre Aubry. Suite à la réception de la lettre de monsieur Pierre Aubry annonçant le refus de notre demande de subvention, nous lui adressions une lettre demandant des précisions.

 

 

 

 

À cette lettre, monsieur Pierre Aubry a répondu :

 

 

 

Et c'est ici que nous avons répondu par une lettre d'une douzaine de pages :

 

 

 

Le 7 Juin 2007


Monsieur Pierre Aubry
Directeur
Direction de Montréal
Ministère de la Culture et des Communications
Gouvernement du Québec
480, boulevard Saint-Laurent, bureau 600
Montréal
Québec
H2Y 3Y7


Sujet : Précisions concernant le refus

de notre demande d’aide financière 501623


Monsieur,

Nous avons pris connaissance de votre réponse datée du 11 mai dernier dans laquelle vous énoncez le motif du refus de notre demande d’aide financière 501623, intitulée Initiation à l’édition.

Votre réponse nous apparaît insatisfaisante parce qu’elle ne nous permet pas, tel que demandé dans notre lettre du 23 avril dernier, de travailler à l’amélioration de notre projet en vue de satisfaire aux exigences de votre ministère. Vous énoncez le motif du refus, sans préciser les critères appliqués et l’analyse faite par votre ministère. Une simple énonciation du motif de ce refus, en moins de 25 mots, ne constitue pas une réponse adéquate à une demande de précisions d’autant plus que vous mettez en cause les compétences et les expériences professionnelles de l’équipe du projet.

Vous écrivez : « les membres de votre équipe ne possèdent pas les compétences ni les expériences professionnelles suffisantes pour garantir la qualité du projet ». Nous ne sommes pas d’accord avec cette conclusion puisqu’elle est injustifiée. Pis encore, nous la trouvons insultante et arrogante puisque votre réponse revient à dire que notre équipe est incompétente et amateur et qu’elle réaliserait ce projet qu’avec une piètre qualité.

Le projet Initiation à l’édition consiste à préparer, mettre en marché et animer des conférences et des séminaires pour les nouveaux auteurs, les aspirants éditeurs et les enseignants de niveaux secondaires.

Or, à titre de membre de l’équipe du projet, je possède les compétences et les expériences professionnelles pour animer ce type d’activités avec toute la qualité nécessaire pour satisfaire amplement mes hôtes. J’ai animé plus de 350 conférences devant plus de 35,000 personnes au cours de mes 29 ans de carrière. J’ai livré ma première conférence à Québec à l’âge de 16 ans à titre du directeur du concours de poésie de la Société des poètes canadiens-français. J’ai donné mes premiers cours à des étudiants de niveau collégial à l’âge de 17 ans à titre d’auteur à la suite de la publication de mes trois premiers recueils de poésie, et ce, à l’invitation même des professeurs de littérature.

À titre de président et cofondateur du Club d’initiation aux médias avec Renée Fournier, autre membre de l’équipe de notre projet Initiation à l’édition, j’ai animé plus de 250 conférences et séminaires au Québec, en Ontario et dans les provinces maritimes traitant de l’éducation aux médias dans les écoles élémentaires et secondaires, dans les collèges et les universités, tant auprès des élèves, des professeurs que des parents, entre 1982 et 1987. Notez que le ministère des communications du Québec, alors dirigé par l’Honorable Jean-François Bertrand, a subventionné plusieurs tournées de ces conférences à cette époque.

J’ai également animé une cinquantaine de conférences et de séminaires à titre de conseiller en communication et en marketing. La première de ces conférences était au programme du Forum Marketing Grand Prix de la Publicité de Québec, la deuxième au programme de formation en marketing agro-alimentaire de l’université Laval, la troisième au programme de formation des agents de développement économique de la direction montréalaise du ministère de l’agriculture, des pêcheries et de l’alimentation, la quatrième au Salon national de l’alimentation de Montréal, la cinquième au Congrès annuel de l’Association des Sidac Centre-Ville et ainsi de suite.

J’ai aussi animé des conférences pour la Fondation du Centre Hospitalier de Beauceville à titre de premier directeur de cette dernière, pour MIL Davie, le chantier maritime de Lauzon, à titre de conseiller à l’implantation du Programme d’Aide aux Employés-es, au Patro de Lévis à titre d’agent d’information, au Centre francophone de Toronto à titre d’agent de projet,…

Bref, l’animation de conférences et de séminaires est l’une des principales compétences et expériences professionnelles que l’on m’a reconnues pour garantir une intervention de haute qualité au cours de ma carrière.

Il en va de même pour Renée Fournier, autre membre de l’équipe de notre projet Initiation à l’édition, qui fut reconnue au cours des années 80 comme une animatrice hors pair d’ateliers, de conférences et de séminaires en éducation aux médias dans le cadre du programme Jeunes Téléspectateurs Actifs mis de l’avant par le Club d’initiation aux médias et Alliance-Médias. La qualité de ses interventions lui a même valu de participer au documentaire Les enfants de la télévision produit par l’Office Nationale du Film du Canada. Notez que de nombreux ministères du gouvernement du Québec ont supporté ces interventions publiques de Madame Fournier.

Concernant la phase « Recherche & Préparation du matériel » de notre projet Initiation à l’édition, Madame Fournier et moi-même possédons toutes les compétences et expériences professionnelles utiles pour entreprendre et mener à terme une cueillette d’information de qualité supérieure et pour vérifier la validité de cette information avec tout autant de professionnalisme comme nous l’avons fait à de nombreuses reprises au cours de nos carrières.

J’ai été initié à la cueillette et à la vérification de l’information dès l’âge de 16 ans par Monsieur Claude Masson, alors rédacteur en chef du quotidien Le Soleil à Québec, et Monsieur Claude Viens, alors directeur de La tribune de Lévis et président de l’Association des hebdomadaires régionaux du Québec, ces derniers ayant décidé de publier mes premières recherches. Cette initiation a su porter les fruits attendus puisque l’année suivante le directeur de la radio de Radio-Canada à Québec reconnaît mes talents de recherchiste dans sa lettre de recommandation à la suite de mes interventions en ondes à titre de commentateur au socio-culturel à l’émission matinale de fin de semaine au cours de la saison estivale. Il en fut de même lors de la Chant’Août à l’antenne de la radio lévisienne CFLS, lors de la série traitant des festivals du Québec et de celle traitant de la communication à l’antenne de CKRL-MF, la première radio communautaire du Québec, de la série La Semaine Étudiante à l’antenne de la télévision locale de Lévis, financée en partie par le ministère de l’Éducation du Québec et les commissions scolaires. Mes employeurs médias ont toujours laissé à mes propres soins la cueillette et la vérification de l’information parce qu’ils m’en reconnaissaient la compétence professionnelle.

Et lorsque je suis devenu conseiller en communication, mon premier contrat en fut un de cueillette, de vérification et d’analyse de l’information au profit d’un membre de l’Association des hebdomadaires francophones hors-Québec à l’instar de mon contrat avec le Centre francophone de Toronto.

Il faut dire qu’à l’initiation par Messieurs Masson et Viens s’ajouta un stage individuel en communications subventionné par l’Office franco-québécois pour la Jeunesse en 1981 où j’ai eu l’opportunité de me perfectionner avec la phase la plus importante du travail dans les médias, la cueillette et la vérification de l’information, dans le cadre de nombreuses rencontres privées dont l’une au quotidien Le Monde et lors de ma participation au congrès des réalisateurs de télévision.

Et comme preuve additionnelle de la reconnaissance de mes compétences professionnelles dans le domaine, non seulement j’ai été recherchiste, chroniqueur, commentateur puis animateur radio et télévision, mais on m’a également confié le poste de rédacteur en chef du magazine Flash PME à Québec au début des années 90.

Dix ans plus tôt, en 1982, j’ai entrepris de vérifier les allégations concernant la présence de messages subliminaux dans la musique. Une recherche professionnelle que j’ai menée activement pendant cinq ans pour devenir une référence internationale sur le sujet à la suite d’une entrevue avec une agence de presse française établie à New York. J’ai animé plusieurs conférences sur le sujet dont la dernière rassembla plus de 2,500 personnes à Rimouski. Et, à la demande générale, j’ai produit et animé une série radiophonique sur le sujet dont la diffusion de chacune des 20 émissions suscita plus de 5,000 appels téléphoniques de la part des auditeurs répondant à mon offre de recevoir gratuitement une copie de mes notes d’animation. Ma conférence s’intitulait « Le Rock et la déformation de l’information » et visait essentiellement à développer le sens critique des jeunes et des parents face au traitement médiatique de l’information.

Ces interventions ont à jamais cristallisé mon expertise professionnelle dans le domaine de la cueillette et de la vérification de l’information, qu’importent le sujet et l’époque.

Ainsi, en 1992, à la demande même d’un de mes clients, j’ai entrepris de vérifier l’efficacité du marketing compte tenu du taux d’échec de 90% des nouveaux produits et de 80% des nouveaux services. La qualité professionnelle de mes recherches fut reconnue par de nombreux médias prestigieux qui m’invitèrent à reprendre du service à titre de chroniqueur spécialisé en recherche marketing. Aussi, radio, télévision et presse écrite donnèrent écho à la moindre avancée de mes recherches, y compris la Presse Canadienne, notamment celle au sujet de l’efficacité de la campagne Qualité Québec. Plusieurs entreprises sont devenues clientes de mon service de recherche, dont plusieurs dans le domaine agro-alimentaire (Provigo, Aliments Carrières, Flamingo, Filière des légumes transformés du Québec, Centre de développement agroalimentaire du gouvernement du Canada à St-Hyacinthe et plusieurs autres). Plusieurs ministères et institutions gouvernementales, y compris la Banque de développement du Canada, reconnurent mes compétences et mes expériences professionnelles en acceptant de subventionner l’accès de nos clients à mes services de recherche.

Renée Fournier est mon assistante en cueillette et vérification de l’information depuis 1980. En 1992, elle a pris en charge toute la cueillette d’information dans ma recherche sur l’efficacité du marketing et sa contribution n’est pas étrangère à la reconnaissance de la rigueur professionnelle de notre travail par les instances gouvernementales concernées. Bref, cet autre membre de l’équipe du projet Initiation à l’édition possède également les compétences et les expériences professionnelles pour mener à terme un travail de très grande qualité contrairement à votre allégation.
 

Qu’importe le domaine, l’important dans la cueillette et vérification de l’information n’est pas de tout connaître du sujet dès le départ mais de savoir où trouver cette information et comment la vérifier. C’est pourquoi notre conscience professionnelle nous a dicté de préciser dans le plan d’action du projet Initiation à l’édition : « La recherche se poursuivra par une vérification complète des informations, plus spécifiquement, des nouvelles informations recueillies. Pour ce faire, le personnel du projet soumettra ces informations à l’épreuve des faits sur le terrain lors de rencontres avec des intervenants de la chaîne du livre. »

Quant à nos compétences et nos expériences professionnelles en matière de « Planification logistique des activités », il faut savoir que Renée Fournier et moi-même furent en tout temps les planificateurs de nos activités, y compris les conférences et les séminaires. Nos compétences et nos expériences professionnelles dans ce domaine ne furent jamais remises en cause par le passé.

Il en va de même dans le domaine des « Relations publiques & Publicité ». Notre imposante revue de presse de plusieurs dizaines de pages en est la preuve ultime car nos mandats furent toujours appuyés par la collaboration empressée des médias locaux, régionaux, nationaux et/ou spécialisés que nous avons su susciter de façon professionnelle. Autrement, vous le savez, les médias ne donnent pas suite.

Nos efforts en ce sens avec la Fondation littéraire Fleur de Lys, promoteur du projet Initiation à l’édition, le démontrent clairement une fois de plus. L’annonce de la création de cette fondation a fait le tour du Canada quelques mois seulement après son lancement grâce à la couverture de presse obtenue dans le cadre du bulletin d’information culturelle Info-Culture de Radio-Canada et celle accordée par la Première chaîne de Radio-Canada à Winnipeg et à Vancouver, par les quotidiens Le Soleil, Le Journal de Montréal et Le Droit sans compter celle obtenue dans de très nombreux sites internet, et ce, sans budget. Un véritable exploit compte tenu de la sursollicitation des médias et du sujet. Depuis, non seulement cette collaboration s’est maintenue puisque certains médias reviennent sur le sujet, mais elle s’est étendue à d’autres médias, tel TVA, LCN et L’actualité. Il y a des artistes et des agences spécialisées qui payent des fortunes pour un tel accès aux médias mais le professionnel sait fort bien qu’il y a couverture de presse que lorsqu’il y a vraiment une nouvelle à annoncer, d’où que l’on parle du « sens de la nouvelle », ce que nous avons acquis au fil de nos expériences professionnelles.

Malheureusement, nous n’avons pas eu d’autre choix que de faire du silence du cabinet de votre ministère une nouvelle pour attirer l’attention. Il va de soi que nous avons durci le ton, notamment dans le cadre de l’article publié dans l’édition du 17 mars dernier dans le quotidien Le Journal de Montréal. Nous savons que cet article a fortement déplu à Madame Ginette Desmarais, agente de développement culturel, de votre direction. Nous espérons que son analyse de nos compétences et de nos expériences professionnelles n’a pas été biaisée par son aversion face au « ton » de la Fondation littéraire Fleur de Lys dans cet article. Nous l’espérons mais nous en doutons. Pour certains membres de notre conseil d’administration, ce serait alors une simple vengeance du ministère. Personnellement, j’ose croire que le droit à la liberté d’expression exercé par la fondation lors de la dernière campagne électorale provinciale, au même titre que l’Union des Artistes, n’a pas été réprimé par un refus par votre direction de notre demande d’aide financière motivé par, non pas la qualité du projet en soi, mais par la remise en cause de l’équipe du projet.

Car de toute évidence, notre projet Initiation à l’édition répond en soi aux normes de qualité du programme de votre ministère. Il faut dire que le volet « Séminaires pour les aspirants éditeurs » nous fut proposé par Madame Desmarais, sa fille souhaitant alors elle-même devenir éditrice, nous confia-t-elle.

Comme vous le savez, nous avons rencontré Madame Desmarais à deux reprises et elle n’a jamais fait allusion à nos compétences et à nos expériences professionnelles, ou encore aux normes du ministère en la matière. De plus, il n’en est pas question dans la documentation qui nous fut remise par Madame Desmarais. Plus encore, dans votre propre réponse à notre demande d’explications du refus de notre demande, vous ne parlez pas des normes d’analyse qui conduisent votre ministère à remettre en doute nos compétences et nos expériences professionnelles. Serait-ce une analyse subjective? Suivant la perception du moment? Quelles sont les normes appliquées ? Sont-elles tacites ou officielles?

Selon nous, votre ministère n’a pas remis en doute les qualités de notre équipe de façon professionnelle. Car on ne s’attaque pas à l’intégrité professionnelle d’une personne sur la simple conclusion en une phrase d’une analyse. Nous désirons lire l’analyse complète de notre projet par votre ministère. Auriez-vous l’obligeance de nous la faire parvenir?

Qui plus est, traiter subtilement notre équipe d’amateur et d’incompétente, laisse entendre une gestion sous influence du corporatisme au détriment de l'intérêt commun. Au Québec, que l’on soit amateur ou professionnel, le gouvernement a le devoir de donner à chacun une chance égale. Dans ce contexte, il nous faut savoir ce que vous entendez dans le cadre du programme Accueil de projet par amateur et professionnel, par incompétent et sans expérience suffisante. Ce programme est-il accessible uniquement aux corporations professionnelles ?

Aussi, il nous faudrait faire une analyse complète de la liste des bénéficiaires des curriculum vitae de l’équipe de chacun des projets subventionnés dans le cadre dudit programme. Auriez-vous l’obligeance de nous faire parvenir ces documents ?

Maintenant, parlons du troisième et dernier membre de notre équipe, Mathieu Guay, dyslexique. Faut-il comprendre la conclusion de votre analyse comme une discrimination face aux personnes en difficulté d’apprentissage ? Chose certaine, ce n’est pas le cas de notre conseil d’administration qui se fait un devoir d’agir sans aucune discrimination face aux personnes en difficulté d’apprentissage. Et à ce jour, cette approche n’a jamais porté atteinte à la qualité de nos interventions, au contraire. Et il en va de même chez tous les employeurs de Mathieu Guay puisque leurs lettres de recommandation sont toutes aussi positives les unes que les autres, y compris celles de partout au Canada obtenues dans le cadre de sa participation au programme Katimavik.

À combien de reprises la direction de votre ministère a-t-elle refusé une subvention dans le cadre du programme Accueil de projet sous le motif que vous énoncez pour le nôtre ? Est-ce courant ou exceptionnel ?

Il est tout de même curieux que votre ministère affirme que je ne possède pas «les compétences ni les expériences professionnelles» pour un projet qui, somme toute, en est un d’information et d’animation car j’ai travaillé à deux reprises pour votre ministère dans ces domaines. Je fus animateur du kiosque d’information de Communication-Québec, région de Québec, au cours des années 80. Aussi, je fus personnellement engagé par l’Honorable René Lévesque avec 29 autres jeunes dans le cadre de l’opération Déclic Jeunesse déclenchée lors de la crise économique des années 80 pour aider les jeunes… à obtenir du financement pour leurs projets, les fonctionnaires en place ne parvenant pas à rejoindre la jeune population. Notre mandat : se documenter pour informer et guider les jeunes, et c’est ce en quoi consiste notre projet Initiation à l’édition.

À cette époque, le ministère a évalué mon salaire en considérant que deux années d’expériences pertinentes équivalaient à une année de formation universitaire. Depuis, mes compétences et mes expériences professionnelles dans ces domaines se sont multipliées, spécialisées et diversifiées. Aujourd’hui, plus de 20 ans plus tard, ce même ministère juge que mes compétences et mes expériences professionnelles pour un mandat similaire ne sont pas suffisantes. Il y a donc erreur dans votre analyse.

Enfin, en matière d’édition, nos compétences et nos expériences professionnelles dépassent largement les attentes de tous nos auteurs, amateurs et professionnels. Il en va ainsi de l’écrivaine professionnelle Monique De Gramont dont une œuvre est publiée par nous et d'autres par Fides. Et que dire de Chantal Gevrey, récipiendaire du prix Robert-Cliche, qui publie trois recueils de nouvelles chez nous. Que penser encore de l’auteur Pierre Chatillon, professeur émérite de l’Université du Québec à Trois-Rivières et récipiendaire du Prix Adagio du Salon du livre de Trois-Rivières et du Prix d’excellence en littérature du Conseil de développement culturel du Centre-du-Québec, signataire de plus de 20 essais sur la littérature québécoise, qui vient de se joindre à notre fondation à l’instar de l’auteur Paul-Émile Roy, récipiendaire du prix Richard-Arès et possédant plus d'une dizaine de publications à son actif, de Michel Leclerc qui a occupé notamment les fonctions de Directeur de Cabinet du ministre de la Justice, de Greffier adjoint du Conseil exécutif, de Greffier en loi de l’Assemblée nationale, de Directeur de Cabinet du Président de l’Assemblée nationale, et de Directeur du Bureau des règlements au ministère de la Justice, de Patrick Simon, chercheur à l'Institut de Documentation et Recherches sur la Paix, de Fernand Couturier, professeur de philosophie allemande retraité de l'Université du Québec à Montréal, de Pierre H Lemieux, professeur de littérature pendant plus de 25 ans à l’Université d’Ottawa, de Pierre Crépeau, éditeur de la série Mercure du Centre canadien d'études sur la culture traditionnelle du Musée canadien des civilisations, de Pierre Bonin, agent d’information, rédacteur relationniste et chargé de communication retraité de la fonction publique montréalaise après 30 années de service, d'Alix Boucard, docteur en sociologie diplômé de l'Université de Montréal, de Mouloud Belabdi, universitaire et journaliste, qui a travaillé à la Radio algérienne et à Radio Canada international tout en collaborant à divers journaux et magazines, récipiendaire de la médaille d’argent de l’URTI (Université radiophonique et télévisuelle internationale) et du premier prix de poésie adulte de la ville de Gijon en Espagne, de Caroline Côté, formée en études littéraires à l'Université du Québec à Montréal, et ainsi de suite.

Comment votre ministère peut-il juger que les membres de notre équipe « ne possèdent pas les compétences ni les expériences professionnelles suffisantes pour garantir la qualité » de notre projet Initiation à l’édition alors que cette même équipe satisfait pleinement les exigences d’écrivains professionnels reconnus et connaissant fort bien le milieu de l’édition, dont plusieurs sont membres de l’union des Écrivaines et des Écrivains Québécois (UNEQ) ?

Et que dire de tous les auteurs amateurs que nous avons initiés à l’édition sinon qu’ils témoignent d’une satisfaction toute aussi grande:

 

« Je voulais vous écrire depuis un bon moment pour vous dire comment j’ai été heureux de faire votre connaissance. Notre rencontre au Salon du livre de l’Estrie a été pour moi très importante. J’ai pu apprécier vos grandes qualités et votre engagement à sa juste valeur. Je n’arrête pas de dire à ceux que je rencontre comment votre travail est important, bien fait et que les résultats sont impressionnants après si peu de temps. Les quelques auteurs que j’ai côtoyés m’ont également impressionné. Sans vous, tous ces écrits s’empoussiéreraient au fond de tiroirs. »

Réal Burelle, auteur, Un ruisseau à rebours

 

 

« J'ai reçu les 10 copies de mon roman hier. Je vous dis que nous n'avons rien à envier aux maisons d'éditions traditionnelles!!! Il est d'une très bonne qualité. Je ne sais quel mot utiliser pour vous exprimer ma joie, car vous venez de concrétiser, un rêve vieux de 20 ans. Vous êtes une équipe du tonnerre!!! Merci mille fois. »

Luc Parent, auteur, La loi du Talion

 

 

« Quelle belle surprise j'ai eue en ouvrant mon ordinateur! Je suis heureux, content. Je ne sais comment vous remercier pour tout le travail que vous vous êtes imposé pour réaliser ce livre. Je n'oublierai jamais votre ténacité au travail, le soin minutieux que vous avez mis à le fignoler, votre habileté sur l'ordinateur, la lourde tâche que s'est imposée madame Fournier pour la correction. »

Philippe Bédard

 

« Votre maquette est excellente. VRAIMENT DU BEAU TRAVAIL DE VOTRE ÉQUIPE. FÉLICITATIONS! / Quelle bonne nouvelle enfin! Je l'ai attendue pendant trois ans chez nos bons éditeurs traditionnels. Durant toute cette patiente et courageuse attente, j'écrivais d'autres romans pour oublier cette petite phrase de cinq mots. Elle semblait se perdre dans les courants d'un club sélect et fermé à toute littérature pas trop à la mode du prêt-à-porter et à lire. C'est grâce à votre ouverture d'esprit et à vos connaissances des besoins de tout auteur et du consommateur-lecteur que vous avez mis sur pied votre fondation littéraire. Pour toutes ces considérations, avec plaisir, je fais le don d'un livre à votre fondation. »

Rosaire Gélinas

 

Il y a plus d’une centaine de témoignages de satisfaction de nos auteurs publiée sur le site internet de notre fondation. Une équipe incompétente et en manque d’expériences professionnelles ne saurait pas obtenir une telle satisfaction de la part de ses auteurs. Est-ce que votre analyse des compétences et des expériences professionnelles de l’équipe de notre projet a tenu compte de cette satisfaction ?

Sachez que « Nous n’avons pas eu le temps » n’est pas une réponse valide à cette question. Il revient à tout professionnel de prendre le temps nécessaire pour analyser pleinement les compétences et les expériences professionnelles des membres de l’équipe d’un projet lorsqu’il en va d’un critère de sélection.

Il est bel et bien vrai que notre site est très volumineux car il est l’un des plus documentés sur le monde de l’édition au Québec, preuve non seulement de nos compétences et de nos expériences professionnelles mais aussi et surtout de notre souci de les partager dans le cadre de notre mission d’éducation inscrite à notre charte d’incorporation.

Notre équipe ne se propose pas d’initier à l’édition les nouveaux auteurs, les enseignants et leurs étudiants et les aspirants éditeurs sans avoir mis à l’épreuve ses compétences et ses expériences professionnelles. La satisfaction des écrivains professionnels et des enseignants servis à ce jour est un indice sûr de nos compétences et de la pertinence de nos expériences professionnelles. En effet, nous nous sommes donné la peine d’effectuer cette vérification jusque dans les salles de classe, telle que mentionnée sur notre site internet.

Votre ministère a-t-il mis à l’épreuve notre projet et son équipe auprès des nouveaux auteurs, des aspirants éditeurs et des enseignants, voire des intervenants de la chaîne du livre au Québec avant d’être refusé ? Si oui, que ces intervenants proviennent de l’intérieur ou de l’extérieur de l’appareil gouvernemental, je vous prie de nous adresser une copie de toute la correspondance traitant de notre projet. En fait, nous vous prions de bien vouloir nous adresser une copie de l’ensemble de la correspondance liée à notre projet Initiation à l’édition, que ce soit des lettres écrites ou des courriels, qu’elle provienne du cabinet de votre ministère ou d’ailleurs.

La déception de nos écrivains professionnels et amateurs provient plutôt de votre ministère que de notre équipe. C’est moi qui ai dû expliquer à votre agente de développement culturel, Madame Ginette Desmarais, en quoi consiste l’édition en ligne lors de notre premier échange téléphonique à la suite d’un transfert de l’un de nos courriels au cabinet de la ministre au début du mois de mai 2006. N’est-ce pas curieux que le plus récent développement dans le domaine du livre échappe à un membre de votre équipe dédié au développement de la culture? Cette question n’est pas plus agréable à lire pour vous qu’elle l’est pour moi à poser. Mais dans le cadre d’une discussion sur l’analyse des compétences et d’expériences professionnelles, il faut aussi questionner celles de l’auteur de l’analyse. Il est hasardeux de juger des compétences et des expériences professionnelles de l’équipe d’un projet visant l’initiation à l’édition quand on ne connaît pas suffisamment soi-même le milieu de l’édition.

De plus, c’est Madame Desmarais qui nous a incités à ajouter un volet pour les aspirants éditeurs dans le cadre de notre projet Initiation à l’édition. En présence de Monsieur Rosaire Gélinas, auteur et membre du conseil d’administration de la fondation, Madame Desmarais a témoigné des intentions de sa fille de devenir éditrice en soulignant l’absence de formation dans le domaine. Nous l’avons alors informée de la disponibilité d’une publication traitant du métier d’éditeur disponible à la bibliothèque de son ministère à Québec. Enfin, nous avons proposé à Madame Desmarais d’inclure dans notre projet une initiation à l’édition pour les aspirants éditeurs, à défaut d’une formation collégiale ou universitaire.

En effet, il ne se trouve au Québec aucun éditeur qui puisse afficher un diplôme québécois d’études collégiales ou universitaires en édition. Nos premiers diplômés universitaires en édition sortiront des salles de classe dans quelques années seulement, l’université de Sherbrooke ayant annoncé il y a quelques mois la mise en place prochaine d’une formation à l’édition. Actuellement, tous nos éditeurs ont été formés sur le terrain ou à l’étranger. Le cas échéant, il n’y a donc aucune raison de fonder votre analyse des compétences de notre équipe sur l’absence de diplôme en édition. Au même titre que la très grande majorité de nos éditeurs, notre équipe a acquis ses compétences et ses expériences professionnelles sur le terrain au contact direct des auteurs. Leur satisfaction démontre clairement que nous avons amplement de compétences et d’expériences professionnelles pour initier les intéressés à l’édition.

Il ne faut pas perdre de vue que notre équipe se propose «d’initier» et non pas de former des professionnels de l’édition. Nous connaissons tout autant nos limites que nos capacités professionnelles.

La transparence est l’une des valeurs fondamentales de la Fondation littéraire Fleur de Lys. On peut lire sur notre site internet :

 

«Nous reconnaissons la transparence comme une valeur de base de l'honnêteté et de la confiance, deux qualités essentielles à ce projet. Nous nous engageons à respecter toutes les lois de protection des consommateurs dans nos relations avec les auteurs, les lecteurs, les éditeurs, les libraires, les bibliothécaires et toutes autres personnes physiques et morales impliquées de près ou loin dans nos activités. Nos contrats ne comprendront aucun frais caché.»

 

J’ose croire qu’il en va de même à la direction de votre ministère et que vous répondrez avec empressement à nos demandes d’informations complémentaires.

En terminant, à la lumière de la présente, j’espère que votre direction reverra sa position et acceptera de subventionner notre projet. Car, de toute évidence, votre ministère a commis une grave erreur dans son analyse de mes compétences et de mes expériences professionnelles exposées dans mon curriculum vitae. Il en va de même dans le cas de Madame Renée Fournier, autre membre de l’équipe de notre projet Initiation à l’édition. Quant à Mathieu Guay, troisième membre de cette équipe, comme je vous mentionnais, nous ne croyons pas que son handicap affectera la qualité du service rendu, d’autant plus que des ressources extérieures compensatoires sont prévues au budget du projet. Il me fera donc grand plaisir de vous rencontrer pour vous fournir toutes informations additionnelles que vous jugerez utiles à la révision du refus de notre demande de subvention par votre ministère.

Dans l’espoir d’une réponse dans les 30 jours suivant la réception de la présente, je vous prie d’agréer, Monsieur le directeur, l’expression de mes salutations les plus distinguées.


Au plaisir,


Le conseil exécutif




Serge-André Guay,
Président


Pierre Bonin,
Premier vice-président

Rosaire Gélinas,
Deuxième vice-président

Renée Fournier,
Secrétaire trésorière

 

 


P.S. : Nouvelle adresse postale :

Fondation littéraire Fleur de Lys,
6678, 25ème Avenue,
Montréal,
Québec.
H1T 3L7
 


 

 

 

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À cette lettre fleuve, monsieur Pierre Aubry répond le 11 juin 2007 par un appel téléphonique de sa secrétaire à la Fondation littéraire Fleur de Lys en vue d'organiser une rencontre. Cette dernière aura lieu le 10 Juillet 2007 à 13h.30 dans les bureaux régionaux du ministère à Montréal en présence de Monsieur Pierre Aubry, directeur du bureau régional du ministère de la Culture et des Communications du Québec à Montréal, de Madame Ginette Desmarais, agente de développement culturel ayant traité notre demande au même bureau, et d'une délégation de la fondation. Notez que madame Desmarais n'était pas de la rencontre; elle fut remplacée par une autre personne. Voici le compte-rendu de cette rencontre.

 

 

Le 10 Juillet 2007 se tenait une rencontre avec Monsieur Pierre Aubry, directeur, région de Montréal, ministère de la Culture et des Communications du Québec, suite à l'envoi de cette lettre contestant le motif du refus de notre demande de subvention pour notre projet Initiation à l'édition. Étaient présents pour la fondation : l'équipe du projet (Renée Fournier, Mathieu Guay, Serge-André Guay) et un représentant du conseil d'administration (Pierre Bonin).

 

En résumé, Monsieur Aubry s'est excusé pour le caractère expéditif de sa lettre de refus de notre demande de subvention et il n'a pas fermé la porte à une nouvelle demande pour notre projet Initiation à l'édition.

 

Cette nouvelle demande ne devrait pas dépasser les 15,000$ plutôt que les 163,000$ de la première version du projet. Cette nouvelle demande ne devrait pas également comprendre de salaires pour les employés du projet, contrairement à la première demande qui incluait la création de trois emplois pour la réalisation du projet sur une période de 63 semaines. De plus, la nouvelle demande devrait se limiter à 75% du budget total du projet plutôt que les 90% demandées initialement. Et ainsi de suite.

 

Autrement dit, nous avons été très mal informés au sujet du programme de subventions «Aide aux projets - Accueil» par l'agente de développement culturel du ministère à Montréal. Pourtant, nous l'avions rencontré à deux reprises dans le cadre de la préparation de notre demande de subvention. Et nous lui avions posé des questions très précises, notamment, au sujet du montant maximal accordé, de la possibilité de création d'emplois et du pourcentage de la contribution du ministère au budget du projet. Notre demande était donc conforme aux réponses de l'agente de développement culturel. Mais cette dernière était mal informée. C'est du moins la conclusion à tirer à la suite des nombreuses rectifications apportées par son patron, M. Aubry, directeur du ministère pour la région de Montréal, lors de la rencontre d'hier.

 

Nous devons aussi conclure que la documentation officielle du programme «Aide aux projets - Accueil» est loin d'être conforme à la réalité. Par exemple, Monsieur Aubry nous a précisé que le programme ne subventionnait pas la création d'emplois mais sur le site officiel du programme on peut lire :  «Seules sont admissibles les dépenses directement liées à la réalisation du projet. Il peut s'agir: «Des coûts de main-d'œuvre (avantages sociaux compris)».

 

Alors comment notre demande comprenant la création de trois emplois pour la réalisation du projet fut-elle refusée? Parce qu'elle fut interprétée par le ministère comme étant liée au fonctionnement de la fondation plutôt qu'au projet présenté. Je ne vous cacherai pas ma difficulté à vous expliquer cette interprétation du ministère qui m'apparaît confuse car il n'y a aucun lien entre le fonctionnement régulier de la fondation et son projet «Initiation à l'édition». Le ministère croit qu'en subventionnant notre projet «Initiation à l'édition», il subventionnerait le fonctionnement régulier de la fondation et qu'à cette fin, il y a déjà des programme d'aide au fonctionnement pour les organismes culturels accrédités par le ministère. Quand j'ai dit que le programme «Aide aux projets - Accueil» s'adressait finalement uniquement aux organismes déjà subventionnés pour leur fonctionnement, je n'ai pas eu de démenti de la part de Monsieur Aubry. C'est comme si la fondation aurait eu plus de chance d'avoir cette subvention si elle avait déjà eu une permanence, elle-même déjà subventionnée par le programme d'aide au fonctionnement du ministère. Est-ce à dire que si votre organisme n'a pas de permanence, toute création d'emplois sera interprétée comme étant associée à la mise en place d'une permanence, le temps du projet. Pourtant, rien ne laisse entendre qu'il faille avoir une permanence pour présenter une demande dans le cadre du programme «Aide aux projets - Accueil».

 

Mais le motif réel du refus de notre demande de subvention demeure le suivant : «« les membres de votre équipe ne possèdent pas les compétences ni les expériences professionnelles suffisantes pour garantir la qualité du projet ». Monsieur Aubry nous a expliqué que notre expertise était d'abord et avant tout dans le domaine du marketing plutôt que dans celui de l'édition. Il considère que nous ne sommes des éditeurs.

 

Plus encore, il nous a dit qu'il considérait la fondation, à la suite de sa visite de notre site, comme un YouTube. Vous imaginez notre surprise. La fondation n'est pas un simple site internet où les auteurs peuvent diffuser eux-mêmes leurs livres, comme le font les internautes en diffusant leurs vidéos sur YouTube. Comme si la fondation recevait des livres déjà fins prêts à mettre en marché et que notre travail ne consistait qu'en cette mise en marché. Est-ce l'impression que laisse une visite de notre site ? En cinq ans d'existence sur l'internet, jamais nous avons été témoin d'une telle comparaison de notre site avec celui de YouTube.

 

Mais pour celui pour qui le travail d'un éditeur ne peut pas être autre que celui connu dans le monde traditionnel du livre, il est difficile de comprendre le travail d'un éditeur en ligne, voire de le reconnaître comme tel. C'est le cas de Monsieur Aubry qui connait fort peu les spécificités de l'édition en ligne, à l'instar de la majorité du personnel du ministère de la Culture et des Communications du Québec, de la presse québécoise,... et de la population, d'où l'importance de notre projet «Initiation à l'édition».

 

Il semble même, pour Monsieur Aubry, qu'un éditeur en ligne se doit de vendre davantage des exemplaires numériques que des exemplaires papier. C'est du moins ce que laissait entendre son commentaire au sujet des Revenus tirés des exemplaires sur support numérique et papier en 2004-2005-2006. Ici encore, vous pouvez imaginer notre surprise, cette fois, d'avoir à expliquer ce que tout le monde sait à l'effet que le lecteur préfère le bon vieux livre papier et que l'éditeur en ligne peut se permettre de répondre à ce besoin grâce à l'impression à la demande. Tout n'est pas que virtuel dans le monde de l'édition en ligne.

 

Et je pourrais poursuivre ainsi encore longtemps sur chaque point de la discussion lors de cette rencontre d'une heure mais cela ne changerait rien à la conclusion générale : très rares sont ceux qui connaissent suffisamment l'édition en ligne au Québec pour en comprendre les tenants et les aboutissants, ce que nous observons et répétons depuis notre étude de marché en 2002.

 

Aussi, je me demande si le programme «Aide aux projets - Accueil» a été bien compris par la direction régionale de Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec compte tenu des différences entre les informations officielles et celles qui nous sont transmises de vives voix par ses fonctionnaires. Somme toute, ce programme est réservé aux initiés, aux organismes dans le secret de l'interprétation des procédures et des critères gouvernementaux.

 

Finalement, Monsieur Aubry s'est engagé à faire le tour de la question de l'édition en ligne au sein de son ministère de façon à nous informer des possibilités de financements d'ici la fin du mois d'août (2007). Il a ajouté qu'il se pencherait très sérieusement sur notre projet «Initiation à l'édition» advenant que notre demande ne dépasse pas 15,000$ et que la direction générale des Bibliothèques publiques de Montréal l'endosse. Notez que cela implique la réalisation du projet par des bénévoles de la fondation parce qu'il ne peut y avoir de création d'emplois dans le cadre du programme «Aide aux projets - Accueil» selon Monsieur Aubry. Monsieur Aubry demande aussi que les conférences et les séminaires prévus au programme du projet soient déjà prêts. Certes, 15,000$, c'est mieux que rien. Mais le personnel de la fondation est-il intéressé à allonger ses heures de bénévolat pour préparer des séminaires et des conférences avec pour seule assurance que le projet sera étudié à nouveau ?

 

Serge-André Guay, président éditeur... bénévole

Fondation littéraire Fleur de Lys

 

 

 

Cette rencontre s'était donc conclue sur une promesse de monsieur Pierre Aubry dont l'interprétation fut unanime au sein de la délégation de la Fondation littéraire Fleur de Lys: «Finalement, monsieur Pierre Aubry s'est engagé à faire le tour de la question de l'édition en ligne au sein de son ministère de façon à nous informer des possibilités de financements d'ici la fin du mois d'août (2007).» L'échéance de la fin août est passée depuis 30 jours et nous sommes toujours sans nouvelle de monsieur Pierre Aubry et rien ne nous laisse croire que nous en aurons.

 

Mais il nous reste encore plusieurs recours possibles

pour être RÉELLEMENT entendus :

 

  • porter plainte au Protecteur du citoyen;

  • demander au vérificateur général du Québec de se pencher sur la gestion du programme Accueil de projet du ministère de la culture et des communications afin de déterminer si cette gestion est conforme aux lignes directrices du programme;

  • demander, en vertu de la loi d'accès à l'information, l'analyse de notre projet faite par l'employée du ministère, la liste des projets subventionnés et les analyses de ces projets, et tous les autres documents demandés dans la lettre du 7 juin 2007.

  • demander à la Commission des droits de l'Homme de l'Organisation des Nations Unies si le gouvernement du Québec fait preuve de discrimination envers les auteurs en subventionnant uniquement les éditeurs agréés (argumentations);

  • ...

 

Ces recours s'imposent depuis le premier refus de notre première demande de subvention au gouvernement du Québec en 2004. Nous avons préféré les mots pour protester. Mais il semble évident que les mots ne suffisent plus à la lumière du comportement de monsieur Pierre Aubry. Dès l'application d'un premier recours, le gouvernement du Québec pourra justifier son silence en affirmant qu'il attend le traitement de notre dossier par le Protecteur du citoyen, le vérificateur général ou la Commission des droits de l'Homme de l'ONU.

 

Puis, pour calmer le jeu, il annoncera un programme de subvention à l'édition en ligne réservé uniquement aux éditeurs traditionnels agréés, si l'étude de marché réalisée par Association nationale des éditeurs de livres actuellement en cours et subventionnée par la SODEC est concluante. Malheureusement, ce programme n'améliorera en rien l'accès à l'édition promis par l'édition en ligne puisque les éditeurs traditionnels continueront de refuser plus de 90% des manuscrits soumis à leur attention.

 

Le Québec fera donc toujours bande à part en Occident en n'ayant pas saisi les enjeux réels de l'édition en ligne, notamment la liberté d'expression et la diversité éditoriale. Pendant ce temps, nos auteurs continueront de se tourner vers des éditeurs en ligne à l'étranger. Et tout cela, parce que notre gouvernement n'aura pas été à l'écoute de la population, y compris de l'un de ses citoyen les plus actifs dans le domaine de l'édition littéraire en ligne et des auteurs qui l'ont suivi dans son projet de maison d'édition en ligne.

 

Voilà comment ça ce passe au Québec ! Et n'allez pas croire que l'édition en ligne est une exception due au tempérament contestataire de son promoteur: il y a plus de 142 000 références sur Google avec la requête «Québec immobilisme». Même l'un des 6 milliardaires québécois, monsieur Guy Laliberté, propriétaire du Cirque du Soleil, a retiré son projet de spectacle permanent à Montréal écœuré par les protestations des groupes d'intérêt corporatistes qui enchaînent notre gouvernement de l'extérieur comme de l'intérieur. Dans le cas de l'édition en ligne, ce sont les fonctionnaires du ministère de la culture et des communications du Québec et de la Société de développement des entreprises culturelles du Québec, en complicité avec les éditeurs agréés subventionnés par l'état, qui tiennent «notre» gouvernement en otage. Si un milliardaire ne peut pas faire bouger les choses au Québec, alors qu'il dispose de tous les moyens nécessaires, on peut imaginer aisément que la Fondation littéraire Fleur de Lys ne fera pas bouger quoique ce soit de sitôt. Tout au plus, elle peut être un grain de sable dans l'engrenage, un témoignage pour les futures générations.

 

Et dire qu'au départ, nous voulions simplement aider le Québec à reprendre son retard dans le domaine de l'édition en ligne avec l'espoir d'un emploi...

 

 

 

Serge-André Guay, président

Fondation littéraire Fleur de Lys

 

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