|
LE
NOUVEAU LIVRE AU QUÉBEC
Élisa Boulard (France), Mémoire de maîtrise
sous la direction de
Michel Bernard,
Université de la Sorbonne Nouvelle.
Manque de rigueur
et émotivité débordante
dans le mémoire de
maîtrise
« Le nouveau livre
au Québec »
signé par Élisa
Boulard
À chaque jour, je reçois de la part de Google des
listes de liens m'informant des activités du web en
rapport avec des mots-clés de mon choix. Le service
est offert à tous gratuitement sous le nom « Alerte
Google Web ». Parmi mes mots-clés figure mon nom. Je
tiens à suivre ce qui se dit à mon sujet sur le web.
Voici celle que j'ai reçue le 21 janvier dernier :

Le deuxième lien de cette alerte a attiré mon
attention de par son titre, Le nouveau livre au
Québec, et le texte rapporté : « Je fais référence à
Serge-André, directeur de l'Association Fleur de
Lys, qui reste plus que dubitatif quant à l'avenir
de ce projet... ». Je me suis tout de suite demandé
qui pouvait bien faire référence à moi en se
trompant ainsi sur le nom de notre organisation,
Association Fleur de Lys au lieu de Fondation
littéraire Fleur de Lys. J'ai donc cliqué sur le
lien et cela ma conduit à
Calaméo, un site de partage de documents, et
plus précisément, à un mémoire de maîtrise intitulé
LE NOUVEAU LIVRE AU QUÉBEC signé par une
étudiante française de l'Université de la Sorbonne
nouvelle, mademoiselle
Élisa Boulard. La publication sur le web du
mémoire remontait au 10 janvier précédent.
J'ai vite découvert qu'Élisa Boulard avait consacré
tout un chapitre à la Fondation littéraire Fleur de
Lys. La demoiselle m'étant complètement étrangère,
je me suis demandé comment elle pouvait consacrer un
chapitre à la Fondation littéraire Fleur de Lys sans
jamais avoir communiqué avec moi, pas même pour
m'avertir de la publication de son mémoire.
Dans le texte, Élisa Boulard a nommé notre
organisation à plusieurs reprise mais en ne donnant
jamais le bon nom : association Fleur de Lys,
fondation québécoise Fleur de Lys, fondation Fleur
de Lys, Fleur de Lys. Au fil des ans, je me suis
habitué à de telles erreurs de nom, dans les médias
et ailleurs. Mais dans un mémoire de maîtrise, un
texte que son auteur doit certainement revoir à
maintes reprises, je conviens difficilement qu'une
telle erreur puisse passer inaperçue. Et je conviens
encore plus difficilement que l'erreur persiste à la
lecture du mémoire par les professeurs
universitaires responsables. Personnellement, ma
première question à Élisa Boulard aurait été : «Quel
est le nom véritable de cette organisation?» Mais
aucun professeur ne semble avoir relevé ou signalé
cette erreur.
Pourquoi cette erreur et pourquoi ne fut-elle pas
relevée ou signalée à l'étudiante ? La réponse est
très simple : maque de rigueur, conséquence d'une
émotivité débordante, autant de la part de
l'étudiante que des professeurs universitaires. Il
n'y a rien de pire pour la rigueur lorsque
l'émotivité prend le dessus. On constate de pareils
manques de rigueur presque tous les jours lors des
reportages en direct à la radio et la télévision.
Les journalistes, sous l'emprise de leurs émotions,
disent souvent des énormités, même avec leurs
cahiers de notes en mains. Mais je n'aurais jamais
pensé cela possible lors de la rédaction et de la
révision d'un mémoire de maîtrise universitaire.
Vous pensez peut être que je m'emballe pour bien peu
de chose. Après tout, il ne s'agit que d'erreur de
nom. L'expérience m'a enseigné que la perte de
contrôle des émotions n'est que très rarement
confinée à un type d'erreurs, aussi banale fut-il.
Autrement dit, les erreurs de nom en annonçaient
d'autres.
Par exemple, l'étudiante Élisa Boulard compare les
services de la Fondation littéraire Fleur de Lys à
l'américaine LULU.COM. Or, cette dernière offre des
services d'AUTOÉDITION alors que la Fondation
littéraire Fleur de Lys offre des services d'ÉDITION
À COMPTE D'AUTEUR. Comment une étudiante
universitaire dans le domaine des Lettres peut-elle
confondre deux types d'édition ?
Autre exemple, Élisa Boulard affirme que La
Fondation littéraire Fleur de Lys tous les auteurs
quelque soit le genre littéraire. Or, c'est faux !
Nous avons un comité de lecture qui effectue une
sélection éditoriale.
Autre exemple, l'étudiante Élisa Boulard laisse
entendre que j'ai comparé l'Entrepôt numérique de
l'Association nationale des éditeurs de livres
(ANEL) à la Fondation littéraire Fleur de Lys, ce
que je n'ai jamais fait.
Autre exemple, mademoiselle Boulard affirme les
manuscrits refusés par les éditeurs (traditionnels)
le sont «souvent pour de bonnes raisons» en ne
faisant aucune référence aux critères de sélections
commerciaux et aux limites qu’impose l’aide
gouvernementale (surtout aux éditeurs dépendant de
cette dernière).
Autre exemple, Élisa Boulard soutient que si le
projet d’Entrepôt numérique est capable de se passer
de subvention gouvernementale dans trois ans, il
sera un succès. Or, le succès ne repose pas
uniquement sur le caractère financier dans le monde
de la culture.
Autre exemple, l'étudiante universitaire écrit : «Le
concept de ‘‘livre numérique’’ n’inclut pas le fait
que tout le monde peut être publié, et l’éditeur
doit rester un gage de qualité». Il s'agit d'une
opinion et non pas d'un fait. Elle laisse clairement
sous-entendre que les livres édités par la Fondation
littéraire Fleur de Lys ne sont pas de qualité parce
qu'il ne s'agit pas d'un éditeur traditionnel. À la
question «Combien de nos livres avez-vous lus ?», je
n'ai pas eu de réponse.
Un dernier exemple, Élisa Boulard que mes critiques
ne sont pas constructives, notamment en référence à
celle que j'ai faite de l'Entrepôt numérique de l'ANEL.
On ne peut pas juger les critiques d'une personne
sans se donner la peine d'en discuter avec elle. De
plus, Élisa Boulard me traite de provocateur et me
reproche d'initier des débats sans fin. On croirait
lire un porte-parole de l’industrie québécoise du
livre à la défense de ses projets.
À mes observations, Élisa Boulard a répondu : «Monsieur,
J'ai bien pris note de vos multiples commentaires
sur mon mémoire et vous présente mes excuses si j'ai
été maladroite dans mes propos. Afin d'éviter tout
malentendu, j'ai préféré retiré le document du site
Calaméo. Cordialement, Élisa Boulard.» [
Voir ] Elle a peut être eu peur que je me lance
dans un débat sans fin avec elle.
Élisa Boulard était étudiante en échange à
l'université de Montréal pour son année de master 1
de lettres modernes et c'est dans ce cadre qu'elle
rédigé son mémoire LE NOUVEAU LIVRE AU QUÉBEC. Elle
a suivi le cours «Littérature
et informatique» donné par
Michel Pierssens à l'université de Montréal. Je
me suis donc permis d'écrire à ce professeur pour
connaître son avis sur le fait que son élève ne se
soit pas donné la peine de me contacter, et ce, même
si elle me cite dans son mémoire.
Sa réponse est étonnante : «J'ignore si elle a
essayé de vous contacter ou non. Je sais qu'elle l'a
fait pour d'autres acteurs du domaine qui
l'intéressait mais pas tous, son temps étant mesuré.
Je ne trouve cependant rien de scandaleux à se
référer, pour un simple mémoire, à de la
documentation accessible en ligne ou en
bibliothèque, sans faire une étude de terrain ou des
entrevues. Il m'arrive d'écrire sur Proust sans
avoir fait l'effort de l'interroger.»
Proust est mort est 1922, bien avant que le
professeur Michel Pierssens ne vienne au monde. Et
je suis bien vivant, disponible et à quelques
minutes de l'université en métro. L'exemple en
référence à Proust ne tient pas. Il y a toujours eu
un problème entre la théorie et la pratique dans
l'enseignement des sciences humaines dans nos
universités. Quant on enseigne une science inexacte
comme l'est la littérature, on donne au moins des
exemples qui respectent les principes de base de la
logique.
Et le message est clair en ce qui concerne les
mémoires des étudiants : « pour un SIMPLE mémoire»,
écrit le professeur Michel Pierssens. Le propos est
clair, il n'y a pas de quoi s'énerver avec les
mémoires de nos étudiants. Et dire que je
collectionne précieusement tous les mémoires
universitaires que je trouve sur mes sujets
préférés. Monsieur Michel Pierssens ne tient
certainement pas compte du fait que certains
étudiants, tel Élisa Boulard, publient leurs
mémoires et peuvent causer de sérieux préjudices
s'ils ne sont pas revus avec toute la rigueur
nécessaire.
Quant au professeur
Michel Bernard, professeur à Paris 3 depuis 2006
et responsable de la supervision du mémoire de
maîtrise de mademoiselle Élisa Boulard, il n'a pas
(encore) répondu à mon courriel.
En conclusion
Publier sur le web un mémoire universitaire dont
l'un des chapitres est entièrement consacré à la
Fondation littéraire Fleur de Lys sans même en nous
informer est un manque de savoir faire évident.
L'éthique, nous dit-on, doit être au coeur de nos
préoccupations. Commençons par la simple politesse
et nous avancerons d'un grand pas.
Lecture recommandée
Leçons de logique (exemplaire numérique gratuit)
Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys
Téléphone : 450-933-2392 (Laval, Québec)
Courriel :
contact@manuscritdepot.com
ADRESSE POSTALE
Fondation littéraire Fleur de Lys,
259, rue de Clairvaux,
Laval,
Québec
H7N 5K2
ADRESSE ÉLECTRONIQUE
contact@manuscritdepot.com
SITE INTERNET
http://www.manuscritdepot.com
Partagez cet article avec vos contacts
sur Facebook
Partager
sur Facebook
Commentez ce communiquer de presse
contact@manuscritdepot.com
Référencement

|