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Article mis en ligne le 14 septembre 2010

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Serge-André Guay, président éditeur

Fondation littéraire Fleur de Lys

De Marque s'approprie tout le mérite
de l'entrepôt numérique

 

Curieusement, l'annonce d'une entente entre Diffusion Dimedia et l'entrepôt numérique, aussi appelé «Agrégateur ANEL-De Marque» a donné lieu à deux communiqués de presse, le premier émis par la firme De Marque le 2 septembre 2010 et le second par l'Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) le 8 septembre suivant. Le projet de cet entrepôt numérique est une initiative de l'ANEL en collaboration avec la firme De Marque, comme on peut le lire dans le communiqué de l'ANEL : «L’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) est bien sûr particulièrement heureuse de la popularité croissante de cet entrepôt de livres numériques mis sur pied il y a moins de deux ans en collaboration avec la firme De Marque.» Alors pourquoi pas un communiqué de presse conjoint de ces deux partenaires plutôt que deux communiqués ?

 

Plus curieux encore, la firme De Marque ne fait aucune allusion à l'Association nationale des éditeurs de livres dans son communiqué de presse. De Marque parle de «la plateforme de distribution de livres numériques de De Marque» et s'approprie ainsi tout le mérite de cette plateforme (ou entrepôt numérique). Pourtant, sur le site Internet de cet entrepôt numérique, on peut bel et bien lire en titre «Agrégateur ANEL-De Marque».

 

C'est sans aucun doute en donnant suite à ce communiqué de presse de De Marque que la station du réseau de télévision TVA à Québec a présenté hier un reportage au sujet de l'entrepôt numérique dans le cadre de son bulletin d'information régionale de 18h00. L'animateur du bulletin, Pierre Jobin, a présenté le reportage en soutenant que la popularité du livre électronique profitait à une firme de Québec, De Marque. Ici encore, pas un mot au sujet de l'ANEL dans ce reportage. La population a donc eu une fois de plus l'impression que tout le mérite de cette distribution de livres numériques québécois revenait à De Marque.

 

Or, si cet entrepôt de livres numériques existe, c'est grâce à la population, à tous les payeurs de taxes et impôts du Québec et du Canada. En effet, le projet d'entrepôt numérique a bénéficié de généreuses subventions de la Société de développement des entreprises culturelles du Québec (SODEC) (200.000$) et de Patrimoine canadien et le Fonds du Livre du Canada. Contrairement à son collaborateur De Marque, l'ANEL ne manque pas de le souligner dans son communiqué de presse : «La mise en place de l’Agrégateur ANEL-De Marque a été rendue possible grâce au soutien de la SODEC et de Patrimoine canadien et le Fonds du Livre du Canada». Pourquoi la firme De Marque n'a-t-elle pas fait de même et ainsi donner une fausse impression à la population ?

 

Il en va de même sur le site de l'entrepôt numérique où on ne retrouve aucune mention des bailleurs de fonds gouvernementaux, contrairement à la pratique courante. Habituellement, le bénéficiaire d'une aide de l'état a le devoir moral d'en informer la population sur son site Internet. Il y a même des programmes d'aide gouvernementaux qui font de ce devoir moral une obligation légale. De Marque pourra toujours répondre que l'aide financière pour l'entrepôt numérique fut accordée à l'ANEL et que seule cette dernière à l'obligation légale de mentionner ses bailleurs de fonds gouvernementaux. Il n'en demeure pas moins que l'ANEL a versé à De Marque une bonne part de cette subvention initiale à titre de fournisseur et de collaborateur.

 

De là à changer le nom de cet entrepôt numérique («la plateforme de distribution de livres numériques de De Marque» au lieu de «Agrégateur ANEL-De Marque») pour s'en approprier tout le mérite il y a toute une marge.

 

Si la firme De Marque tente ainsi de prendre ses distances avec l'ANEL et les gouvernements, c'est raté en ce qui me concerne. Le vice-président à l'édition numérique chez De Marque, Clément Laberge, nous informe sur son blogue de sa nomination en mars dernier au Conseil consultatif de la lecture et du livre par la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec, Mme Christine St-Pierre. (Liste des membres)

 

 

P.S.: Non seulement l'entrepôt numérique est-il subventionné par l'état mais les éditeurs le sont également pour la numérisation, la conversion et le dépôt dans un entrepôt numérique : «L’aide est calculée à partir des coûts encourus pour la numérisation, la conversion et le dépôt dans un entrepôt numérique. De plus, une somme forfaitaire de 10 $ par titre déposé dans un entrepôt numérique sera allouée. L’aide financière peut atteindre 50 % des coûts admissibles jusqu’à concurrence de 5 000 $ par éditeur et par exercice.» (Source) Il s'agit d'un programme de la SODEC.

 

Serge-André Guay, président éditeur

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