Accueil

Librairie

Maison d'édition

Nous

Nos actualités

Contact

Recherche

 

Le magazine en ligne de la Fondation littéraire Fleur de Lys

Accueil

Actualités

À lire sur Internet

À ne pas manquer

Dossiers

Chaîne YouTube

RSS

 

 

 

Article mis en ligne le 24 octobre 2010

[ Retour à la page d'accueil du magazine ]

 

CentPapiers, le journal citoyen du Québec... pour la francophonie
 

CentPapiers, le journal citoyen québécois devient le journal du Québec pour la francophonie et se fait colonisé par la France avec la bénédiction de ses nouveaux dirigeants, les 7duquebec

 

Le Québec est-il trop petit pour un journal citoyen ?

 

 

 

 

« L’idée d’un journal qui ne s’intéresserait qu’au Québec et auquel ne contribueraient que des Québécois ne me semble pas porteuse. Le Québec n’a la masse ni démographique ni culturelle pour soutenir un tel journal. »

Pierre JC Allard, éditeur,CentPapiers, 22 octobre 2010

 

 

Fondé en 2006 par Olivier Niquet et de Jean-Philippe Wauthier, CentPapiers se présentait alors comme le premier journal citoyen québécois. En 2010, les fondateurs ont passé la main à l'équipe du blogue LES 7 DU QUÉBEC. Cette dernière a procédé à une réorientation du site et le présente désormais sous l'appellation « Le journal citoyen du Québec pour la francophonie ». Pierre JC Allard, le nouvel éditeur de CentPapiers, affirme : « L’idée d’un journal qui ne s’intéresserait qu’au Québec et auquel ne contribueraient que des Québécois ne me semble pas porteuse. Le Québec n’a la masse ni démographique ni culturelle pour soutenir un tel journal. »

 

Or, le problème réel de l'équipe de CentPapiers est sa difficulté à recruter des collaborateurs québécois. Autrement dit, l'ouverture à la francophonie avait pour but de palier au manque de collaborateurs québécois. Monsieur Allard m'écrivait récemment : « Le drame est que je reçois dix articles intéressants de France pour un du Québec ». Pourtant, l'intérêt des Québécois pour l'Internet et les sites de partages est aussi grand ici qu'ailleurs. À mon humble avis, la nouvelle équipe de CentPapiers n'a pas su intéresser davantage de collaborateurs québécois et s'est tournée trop rapidement vers la francophonie.

 

Et qui dit « francophonie », dit « France ». Aujourd'hui, les Français s'activent plus que jamais sur CentPapiers à l'invitation même de l'éditeur : « Les auteurs français sont sur ce site parce qu’ils y ont été invités. Ils contribuent à plus de la moitié des articles... et la France fournit aussi plus de la moitié des lecteurs. La vocation de ce site est vraiment de s’ouvrir à la francophonie dont le coeur est en France et dont le Québec n’est qu’une marche hélas éloignée. » Monsieur Allard n'y va pas de main morte en ajoutant : « Choisir que le Québec soit de culture différente, face à la France, est à mon avis un suicide culturel. » et « Je crois fermement que nous réaliserons mieux notre potentiel de Québécois si nous nous ouvrons à la France. »

 

« Choisir que le Québec soit de culture différente, face à la France, est à mon avis un suicide culturel. Insister sur ce qui nous sépare me semble la mauvaise voie. Qu’on souhaite que ce qui se passe à Montréal ou Québec soit à nous et que ce qui se passe à Paris soit à eux est un marché de dupes.

Je crois fermement que nous réaliserons mieux notre potentiel de Québécois si nous nous ouvrons à la France et que notre ouverture est peut être la clef pour que d’autres fassent ce choix de la Francophonie à Casablanca, Dakar ou ailleurs.»

Pierre JC Allard, éditeur, CentPapiers, 22 octobre 2010

 

 

Au sujet de cette présence de la France sur CentPapiers, je propose la création d'une section INTERNATIONALE de façon à ce que les visiteurs n'aient pas l'impression d'un journal français le jour où la Une est française et parce que cela n'aide sûrement au recrutement de collaborateurs québécois. Un collaborateur français de CentPapiers écrit : « Il faut vraiment ne pas savoir ce que représente la France dans le coeur des gens du Monde entier, pour ne pas aimer la France. Faites un tour au Louvre et vous verrez les amoureux de la France, ils sont si nombreux que ce flux ne cesse jamais et il en vient de partout des antipodes. Vous ne pouvez être plus fort que ça. Votre discours est une impossibilité, donc une impuissance. » Pourtant, je n'ai jamais écrit ne pas aimer la France. Mais pour ce collaborateur français, le Québec ne fait pas le poids face à la France et, par conséquent, les Québécois n'ont qu'à se rallier.

 

Pierre JC Allard répondra à cette proposition de section INTERNATIONALE : «je comprends votre désir qu’un site existe qui reflète totalement et exclusivement la réalité québécoise. Ce n’est pas celui que je veux éditer.» Pourtant, je n'ai jamais proposé que le site CentPapiers soit exclusivement québécois. Au contraire, je propose, faut-il le répéter, la création d'une section INTERNATIONALE.

 

Le débat s'est tenu à la suite de l'article « Le journalisme citoyen satellisé » signé par le collaborateur français Damian West et publié le 21 octobre 2010. Les commentaires à la suite de cet article nous donnent un exemple typique de dérapage souvent observé en France, notamment sur le site Internet du journal citoyen français AgoraVox.

 

J'ai manifesté mon mécontentement face à ce dérapage dans le commentaire suivant : «Je n’aime pas les dérapages typiques aux Français lorsque vient le temps de débattre d’un sujet.» Et j'ai obtenu la réponse suivante : «Franchement, détourner le débat vers la confrontation entre le Québec et la France, n’est-ce pas tant ringard que dépassé et par tous les côtés à l’ère du web ? On peut le penser sans rougir.» Ce à quoi j'ai répondu : «Confrontation ? Vous en voyez partout ! Désolé mais le web n’a pas aboli les spécificités propres à chaque nation. Et n’oubliez pas que CentPapiers est «Le journal citoyen du QUÉBEC pour la francophonie».» La réponse fut immédiate : «Et bien si justement ! le web a aboli les spécificités. C’est même ce qu’il fait de mieux.» Voilà donc la diversité culturelle sur le cul, rien de moins. Au diable les différences entre les Québécois et le Français voire entre tous les peuples. Si cela n'est pas du dérapage français typique, je me demande ce que c'est.

 

Ouvrir la porte à la France voire à toute la francophonie, c'est bien, très bien même. Perdre le contrôle et devenir la France, c'est mal, très mal même. Car il n'y a que le nombril du monde pour nier toutes spécificités. Ainsi, les collaborateurs français invités de plein gré par l'éditeur ont colonisé le journal citoyen du Québec pour la francophonie. Et cet éditeur d'écrire «Choisir que le Québec soit de culture différente, face à la France, est à mon avis un suicide culturel».

 

Un collaborateur français de CentPapiers écrit : «C’est Agoravox qui doit flipper ! Car… c’est plus du tout là où ça se passe !» et encore «Si ça continue comme ça, tout Agoravox va basculer vers Centpapiers comme le Titanic quand il est devenu le plus grand film de mes chéries». Or, il n'y a pas de vanter de cette migration coloniale française sur le site québécois CentPapiers.

 

 

À ne pas oublier :

 

Déclaration universelle de l'UNESCO sur la diversité culturelle

 

Discours de Robert Bourassa après le rejet de l'Accord du lac Meech : «(...) le Québec est, aujourd'hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d'assumer son destin et son développement.» Robert Bourassa, Premier ministre du Québec, 23 juin 1990.

 

 

Serge-André Guay, président éditeur

Fondation littéraire Fleur de Lys

 

Partagez cet article avec vos contacts sur Facebook

 

 Partager

 

Commentez cet article

 

contact@manuscritdepot.com

 

 

Référencement

 

 Communiques de presse

 

 

Article mis en ligne le 24 octobre 2010

[ Retour à la page d'accueil du magazine ]

 

PUBLICITÉ

-

 

 

 

 

 

 

Fondation littéraire Fleur de Lys, 31, rue St-Joseph, Lévis, Québec, Canada. G6V 1A8 Tél.: 581-988-7146

Le présent site est géré par la Fondation littéraire Fleur de Lys inc.

La Fondation littéraire Fleur de Lys décline toute responsabilité quant au contenu des autres sites auxquels elle pourrait se référer.