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Article mis en ligne le 30 décembre 2010

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Un gros cadeau de fin d'année à nos auteurs

et tous les visiteurs de ce site Internet

 

Un livre de référence gratuit (ebook gratuit)

au sujet de l'orthographe

et de la typographie françaises

 

Orthotypographie (Volume I et II),

Orthographe & Typographie françaises
Dictionnaire raisonné,

Jean-Pierre Lacroux (1947-2002)

 

La Fondation littéraire Fleur de Lys est très heureuse de participer à la diffusion de l'ouvrage Orthotypographie – Orthographe & Typographie françaises, un dictionnaire raisonné signé par le très réputé typographe français Jean-Pierre Lacroux. Malheureusement décédé en 2002, l'auteur n'a pas eu le temps de compléter son chef-d'oeuvre mais un groupe de ses amis a pris la relève et offre gratuitement sur Internet la version numérique (ebook gratuit) de cet ouvrage posthume unique en son genre. Tout auteur reconnaîtra d'emblée l'utilité de cet ouvrage pour améliorer son écriture et la mise en forme de son texte.

 

DÉFINITION

 

«L’orthotypographie est l’ensemble des règles qui permettent d’écrire de façon correcte, selon une norme établie, à l’aide de types (caractères). C’est donc l’ensemble des règles de l’orthographe des mots et des règles typographiques (utilisation des majuscules et des minuscules, des espacements, de la ponctuation, de l’italique, etc.).»

 

Source

 

DÉFINITION de JEAN-PIERRE LACROUX

 

Dans l’avant-propos de son œuvre posthume, Jean-Pierre Lacroux définit l’orthotypographie :

« Orthotypographie est un beau néologisme. Sa formation, fort différente de celle d’orthotypographia (rareté néolatine forgée il y a quatre siècles : ortho + typographia = typographie correcte) ne doit rien à la préfixation. C’est un mot-valise subtil : orthograph[e] + typographie. Il est parfait pour désigner l’armada des prescriptions à la fois orthographiques et typographiques, par exemple celles qui concernent l’écriture des titres d’œuvres. »

 

Source : Orthotypographie (Volume I et II), Orthographe & Typographie françaises, Dictionnaire raisonné, Jean-Pierre Lacroux (1947-2002)

 

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Dans la chaîne du livre, on a l'habitude de penser que la typographie relève uniquement de l'éditeur. Or, ce dernier consacre une bonne partie du temps de révision et de mise en page à corriger des violations de normes d'orthographe parce que ces dernières sont tout simplement inconnues des auteurs. On ne traite pas ici de l'accord d'un participe passé qui relève de la grammaire ou de la formulation d'une phrase qui relève de la stylistique. Il est plutôt question, par exemple, de l'accentuation des majuscules. Doit-on accentuer ou non les lettres majuscules ? La réponse à cette question revient aujourd'hui à l'orthotypographie.

 

Pourquoi ne s'agit-il pas là d'une simple question d'orthographe, direz-vous ? Parce que, à mon humble avis, l'orthographe est devenue malheureusement davantage une affaire personnelle que de normes établies. Le commentaire «Moi, je l'écris comme ça» sert trop souvent d'excuse à l'ignorance. Qui plus est, l'enseignement même de l'orthographe semble en pleine débâcle au profit, je crois, d'une certaine liberté d'expression personnalisée.

 

Je ne sais plus combien de fois j'ai corrigé «Etat-Unis» pour «États-Unis» avec un accent aigu sur le E, combien de fois j'ai remplacé deux espacements à la fin d'une phrase par un seul, ou combien de fois encore j'ai supprimé des suites de points d'exclamations au profit d'un seul, ou combien de fois j'ai enlevé le point ajouté en fin de phrase après trois points de suspension (....)ou les trois points de suspension après l'abréviation (etc....).

 

Bref, j'aimerais bien que ce soit une simple question d'orthographe, d'enseignement des normes et de respect de ces dernières mais peu de gens se sentent concernés et le manque de rigueur se généralise, du moins au Québec. Heureusement, il nous reste les typographes et, plus spécifiquement, les orthotypographes, pour nous rappeler à l'ordre. On les croyait disparu avec le numérique mais il n'en est rien. C'est la typographie au plomb qui a disparu avec le numérique, non pas le typographe. Certes, le métier a grandement évolué mais les règles d'orthotypographie à respecter demeurent.

 

Source des images

 

Autrefois, le typographe, chargé d’assembler des caractères mobiles afin de créer des mots et des phrases et de les imprimer, savait fort bien qu'on n'ajoutait pas trois points de suspension à l'abréviation « etc. » On ne devenait pas typographe sans connaître les règles à appliquer. L'assemblage «lettre par lettre» (caractère par caractère) ne relevait pas d'une simple reproduction du texte écrit à la main sur la feuille de papier ou du manuscrit. Il y avait et il y encore des règles d'orthographe à respecter. Certes, le typographe n'est pas un correcteur ou un réviseur de texte au sens propre. Il n'en demeure pas moins qu'il a «l'écrit» devant ses yeux avec pour mission d'en contrôler la composition des lettres à chaque étape de son travail. Pour le typographe, chaque lettre, chaque mot, chaque phrase, chaque paragraphe,... est un objet au sens propre du terme. Jamais un auteur ne voit ainsi son texte à moins d'être aussi typographe. Ce fut le cas de Jean-Pierre Lacroux. Il n'y a donc rien d'étonnant qu'il traite à la fois de l'orthographe et de la typographie.

 

 

UN PEU D'HISTOIRE

 

Le terme semble être apparu en 1608 et désignait alors un document destiné aux correcteurs ou à ceux qui vont publier leurs écrits. Pour Jean Méron, le terme excluait donc toute référence à la simple rédaction manuscrite. La notion a été reprise par Nina Catach (« orthographe typographique ») qui s’était intéressée également à la ponctuation comme à ce qu’elle nommait « la mise en page ». Jean-Pierre Lacroux revendique le mot-valise ( orthotypographie) avec un sens distinct de celui évoqué par Méron : tout ce qui concerne « l’armada des prescriptions à la fois orthographiques et typographiques ; par exemple, celles qui concernent l’écriture des titres d’œuvres ».

De fait, le terme correspond à une intersection (nécessairement) floue entre orthographe et typographie. Distincte des « marches typographiques » propres à une publication, un éditeur, une collection, etc. — et qui ont chacune leur particularité —, l’orthotypographie répondrait au besoin de repères qui est celui des rédacteurs-composeurs-éditeurs (souvent auto-imprimeurs) d’aujourd’hui. Après cinq siècles de composition typographique et un demi-siècle seulement de photocomposition, le développement des outils bureautiques (matériels et logiciels), mais aussi de l’impression personnelle contribuent à faire émerger dans le public le besoin de connaître les règles de présentation de documents structurés.

L’orthotypographie se distingue donc du simple respect de la norme orthographique et grammaticale commun à l’ensemble des productions écrites (y compris les productions courantes). Son but est d’appliquer des normes ortho- et typo-graphiques applicables à l’édition « composée » qui participent à la compréhension visuelle d’un texte structuré, qu’il s’agisse d’impression sur papier ou de mise en ligne.

 

Source

 

 

Si j'insiste sur la nécessité pour l'auteur de se pencher sérieusement sur l'orthotypographie, c'est parce qu'il en va de la qualité de ses écrits et de son livre. À titre d'éditeur autodidacte et artisan de la mise en page des livres édités par la Fondation littéraire Fleur de Lys, bref d'amateur, j'apprécierai grandement un petit coup de main des auteurs avant même de nous soumettre leurs manuscrits, lors de leur révision. Plusieurs auteurs soutiennent qu'ils ne « voient » plus leur texte après des heures et des heures passées en correction et en révision. Certains auteurs ajoutent manquer tout bonnement de recul pour revoir eux-mêmes leurs textes. Le constat de ces auteurs m'apparaît tout à fait normal. Il n'en demeure pas moins que l'auteur a l'obligation de trouver le moyen de transcender sa situation face à son texte.

 

Et pour ce faire, je vous propose, chers auteurs, de vérifier si vos textes respectent les différentes normes d'orthotypographie explicitées dans le dictionnaire raisonné de Jean-Pierre Lacroux. En procédant une norme à la fois, vous trouverez le moyen de prendre du recul et de percevoir, vous aussi, vos textes comme des objets dans le sens propre du terme. Car au-delà de l'histoire portée par les mots, un livre se doit d'être beau, plaisant à l'œil et à l'intelligence du lecteur. Un livre ne doit pas agacer le lecteur, même le plus « ordinaire » d'entre eux.

 

En cette nouvelle ère numérique, l'écriture devient plus accessible techniquement. Il n'est plus besoin d'une plume, d'encre et de papier parchemin, d'une machine à écrire (voir illustration ci-contre), de ruban d'encre, de papier industriel, de ruban ou de liquide à correction, de boules de caractères,... Aujourd'hui, un ordinateur et un clavier suffisent à l'écriture. Mais, comme toujours, la facilité menace la qualité. à ce sujet, l'auteur du livre ici recommandé écrit : « La publication assistée par ordinateur fait courir de graves dangers à la langue écrite, des dangers à la mesure de la puissance des machines, comme disent quelques communicateurs.»

 

 

UNE NOTE DE JEAN-PIERRE LACROUX

 

« La composition « typographique » a régné sans partage pendant un demi-millénaire, la photocomposition n’aura pas même vécu un demi-siècle : quelles que soient les évolutions techniques à venir, la chaleur du plomb n’a pas fini d’irradier la langue écrite. Aujourd’hui, l’informatique bouleverse le monde des arts graphiques et multiplie les possibilités de la typographie. Naguère considérable, l’investissement nécessaire à la création d’un poste de composition est devenu dérisoire. C’est très réjouissant. Les machines sont un progrès, on l’a observé il n’y a pas si longtemps dans le domaine des transports, où le code de la route n’est devenu une nécessité vitale qu’après la pose de moteurs sur les véhicules : quand tout le monde circule vite, il vaut mieux prendre des précautions. Quand tout le monde écrit, pas nécessairement ; mais quand tout le monde compose ? quand n’importe qui imprime ? Depuis que la « typographie » est morte, les codes typographiques sont devenus indispensables. La publication assistée par ordinateur fait courir de graves dangers à la langue écrite, des dangers « à la mesure de la puissance des machines », comme disent quelques communicateurs. Les protes et les correcteurs étaient souvent tatillons, du moins connaissaient-ils leur langue ; aujourd’hui nous avons des paoïstes improvisés. Il suffit de feuilleter les publications, les brochures, les rapports annuels des entreprises pour constater que certains desk-topeurs ont constamment le pied au plancher, même dans les virages les plus serrés. Sans risque, sauf pour le français, fracassé, et le bon usage, à l’agonie. […] N’accablons pas les amateurs. Les professionnels ont ouvert la voie. »

 

Extrait de la préface du livre Orthotypographie (Volume I et II), Orthographe & Typographie françaises, Dictionnaire raisonné, de Jean-Pierre Lacroux (1947-2002)

 

 

 

 

Nous voilà donc tous obligés à la vigilance face à nos « machines à écrire numériques ».

 

 

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Orthotypographie, Orthographe & Typographie françaises,
Dictionnaire raisonné, Jean-Pierre Lacroux

 

 

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Serge-André Guay, président éditeur

Fondation littéraire Fleur de Lys

 

 

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